‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 327 sur 398 · ROT · texte numérisé non relu

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d>au (scirpns licostris) qne l'on trouve dans les marais, dans les étangs, au bord dcsâenves, du Ml, du Jourdain, etc., Ex. 2, :i. 4 R. 1 S, 15. Job 8, 11. Ks. 19, G. 35, 7. Ses sous-espôecs les plus connues sont l arundo phragmites, et le ealamogiostrls. - 2° Une espèce plus forte donl on fait dos bai on 5 et des cannes, 2 H. 48, 21. Ea. 29, G. Matlli. 27, 29., parfois aussi une mesure de totigueur, Ez. 10, î. Apoc. 11,1. 2t. 15. C'est Paruudo domix, dont le tronc dur et ligneux, atteint la haut ur de 3 mitres, et l'épai>si ur de 3 décimètres. Il est aussi très abondant sur les bords du Nil. — 3° Le roseau à écrire, arundo seripiorla, 3 Jean 13., que les Arabes nomment kalam (calamus). 11 croit dans les marais de la Mésopotamie, entre le Tigre et l'Eu| ï:rate, prés d'Heïlah, dans le golfe Perdue, etc. Lorsque le tuyau, qui est rempli de moelle, a été d'abord amolli, puis séché, on le fend et on le taille, a peu prés comme nos plumes, et c est après cette préparation que l'on s'en sert. II manque du reste une description exacte et complète de celte plante, qui croissait autrefois dans l'Asie Mineure, en Lgyple, et même m Italie, Plin. 16,35. Toutes ces espèces sont connues en hébreu sous le nom gênerai de kannel», cannes.

Le terme agmon employé Es. 9, 43. 19, 15., comme faisant opposition au rameau (de palmier), désigne peut être aussi bien le jonc que le roseau; ou en faisait des cordelettes, Job 40,21 ., comme on en fait maintenant encore avec le jonc et le roseau. Le mol achou, d'origine égyptienne, Gen. 44, 2. 18., e t asset bien traduit dans nos versions par herbe des marais, Job 8, 1t.; il désigne en effet la laiebe, ou le carex, cl saint Jérôme l'explique par tout ce qui est verdure dans les marais. Le gomét Es. 33, 7. Job 8, 11., traduit par joncs, est le papyrus si célèbre des anc iens : il n'appartient pas ù la famille des roseaux, c'est le cyperus papyrus de Linnée : on le trouvait autrefois dans les marais de l'Egypte et sur les bords du Nil, mais il y est maintenant fort rare, et au dire de Miuutoli ce n'est plus qu'aux environs de Damielle qu'on le trouve; sa lige triangulaire, garnie de longues feuilles qui se recouvrent par le bas, atteint une hauteur de 3 mètres et plus, cl se termine par un bouquet de feuilles rougealres au milieu desquelles se trouve une touffe de lilets qui forment l'effet d'une chevelure. La racine a I épaisseur du bras, et l'on s'en servait au lieu de bois ; de la tige on fabriquait de petites et légères embarcations, Ex. 2, i. Es. 18, i. (papyracea* naves, Plin. 6, 24., etc.), qui, au dire d'Héliodore, étaient fort rapides: la peMii ulc et les parties membraneuses de la plante, d'un vert clair, et ressemblant assez a la couche la plus fine de Pécorce d'arbre, ser-

vait à* divers usages ? on en faisait des voilés, des matelas, des souliers, des cordes, des cribles, des mèches, et surtout du papier a écrire. Les plus anciens manuscrits Connus, quelquesuns encore très lisibles, sént en papyrus. Le nom de cette plante est berd, ou berdi, en arabe. — Quant à la canne odoriférante , ou roseau aromatique, dont il est parlé Ex. 30, 23. Jér. G, 20. Es. 43, 24. Ez. 27, 19. Cant. 4, 4 4., c'est Pacorus calamus de Llnnée, plante dont la racine surtout se distingue par son odeur agréable et sa forte saveur, et qui croissait, selon Pline, en Arabie, en Syrie et aux Indes ; selon Théophraste, on trouvait aussi la canne dans les vallées du mont Liban : elle n'était peut être pas étrangère non plus aux contrées méridionales de l'Europe, mais la meilleure était celle des Indes et celle de l'Arabie. C'était un des ingrédients dont on composait l'huile sacrée, et l'on en faisait des encensements. — Les roseaux de raçr dont il est parlé Jon. 2, 6., désignent une espèce d'algues marines (fucus nataus de Linnée) que l'on trouve eu quantité près des rivages de la Méditerranée, de PHellespont,el de la mer Rouge; cette dernière en a même tiré son nom de Yam Soupb, ou mer des Algues. La lige en est noueuse, rameuse et filamenteuse; les feuilles sont longues, pointues, et dentées en forme de scies. On en trouve différentes espèces dans la mer Rouge; le latifolius est le plus commun.

ROSÉE. Elle est si abondante en Orient pendant les chaudes nuits d'été, qu'elle fait l'effet «l'une petite pluie, Dan. 4, 15. 23. Cant 5, 2. Elle tempère les violentes ardeurs du jour et rafraîchit les plantes qui, sans elle, périraient do sécheresse ; sans ta rosée on ue peut attendre aucune végétation, aucune récolte, tout est stérile, Gen. 27, 28. Zach. 8, 42. Agg. 1,40. Job. 29, 19., et elle est toujours nommée à côté de la pluie comme une des plus grandes bénédictions que Dieu accorde à la terre, Deut. 33, 28. Elle a fourni aux poètes de belles et gracieuses images , soit qu'ils décrivent le bonheur et la fertilité, soit qu'ils en fassent le symbole de la rapidité avec laquelle disparaissent les jouissances de la vie, ou les bonnes dispositions de ceux qui ue sont ^as fondés en Christ, 2 Sam. 47, 4 2. Ps. 110, 3. Prov. 49, 42. Os 6, 4. 13, 3. 14. 5. Micb. 5, 7. Es. 18, 4. 23, 19., etc. — On a vu a Part. Création que Gen. 2, G. est mal traduit dans quelques-unes de nos versions; la négation est de trop; il faut lire : une vapeur (ou rosée) montait de la terre, etc.

ROTIS. Cette manière d'apprêter les viandes, la plus ancienne peut-être, et dans tous les cas, la plus ordinaire encore dans l'Oiieni moderne, n'est mentionnée qu'en passant dans l'Ecriture,

as de i agneau de la Pà/pie. ? . ' 4

Palestine terrain, iH

RQLTf.S. Les grande/s routes d< devaient 'éjlje.^'aprés^a Rature du unes monlueuses H,r«. ffi^îj nés et sablonneuses; les premières étalent 1rs plus difficiles, et dans les temps de pluies;^ lorsque les eaux découlaient en abondance des montagnes, improvisaient des ruisseaux et grossissaient des rivières, le passage de ces routes était dangereux, parfois même impraticable; elles avaient d'un autre coté l'avantage d'être solides, fermes, dures, ce qui est considérable dans un pays où i on n'était pas, comme dans l'ancien Orient, bien avancé dans l'art des ponts et chaussées. Le passage Deut. 19, 3., relatif à l'entretien des routes conduisant aux villes de refuge, est tout à fait isolé dans l'Ecriture; et si Josèpbe semble indiquer que les routes à l'entour de Jérusalem avaient été pavées par Salomon, c'est le seul indice que nous en ayons. On voit au reste, par l'analogie de Es. 40, 3., que lorsque les rois se mettaient en voyage on préparait la route devant eux, en rendant praticable cl sans danger le chemin qu'ils devaient suivre. Les Romains furent les premiers qui construisirent en Orient des routes régulières, et en organisèrent un réseau dans les pays soumis a leurs armes; ils élevèrent aussi, mais seulement sous les derniers empereurs, des pierres milliaires en Palestine.

11 est naturel que des moyens de communication plus ou moins parfaits aient relié entre elles les différentes villes, entre eux les différents villages de la Palestine; la liste de ces petites routes serait sans valeur et resterait nécessairement incomplète. Nous n'avons à nous occuper ici que des routes principales du pays, lesquelles servaient en même temps à mettre Israël en communication avec les contrées voisines; elles sont restées jusqu'à aujourd'hui à peu près les mêmes que ce qu'elles étaient autrefois.— La configuration de la Palestine donne a ses routes deux directions principales; les unes sont longitudinales et courent du nord au sud, les autres sont transversales et vont de l'est à l'ouest. Parmi les premières, on remarque :

1° La route maritime qui conduit deSidon en Egypte, en suivant les côtes de la Méditerranée; elle passe parTyr;sa première station en Palestine est Acre ou Acco; longeant de près le rivage, et souvent taillée dans le roc, elle passe au pied du Carmel, traverse Çésarée, Joppe, les villes principales des Philistins, Askélon, Gaza, où de fertiles gradius commencent à faire place à un terrain inculte et sablonneux; près

> Sa* VktbÙ plateau du lu mi pays tal est une secondé' roirfe longitudinale qui. * Jérusalem, cumin il fters le 'sud, par Betbtev^ à Hébron et jusqu'à Béer-Sfbab, let1 reHe h* principales villes dé la J*dée\ et vers tai ne* s'avance jusqu'en Galilée, et sert de coiwuw*»cation èrftfe les irôta provinces, pursqaVO» traverse laSamarie en ent fer. One forte jour»** c&nduit de Jérusalem * Sfcib*W; U rou te i âSamarre, traverse la plaine de , aboutit à Nazareth/1'

3° La vallée du Jourdain n'u jamais offert une route régulière et facile ; ks Galilée**, qui voulaient éviter la Samarie en se réfutant a Jérusalem, traversaient le fleuve au midi près àt Bethséan, et le repassaient de nouvemi au nord près de Jérico ; cette roule défectueuse s'arrêtait là, et ne longeait la mer Morte ni à droite, ni à gauebe.

Parmi les routés transversales, on distinguai surtout celle d'Aéco à Nalareth, au nord, * celle de Joppe à Jérico par Jérusalem, au sud. La première, partant d'Acco et se dirigeai»1 vers le sud pour éviter les montagnes, presque à la plaine de Jlzrénel, i le nord-est à Tibérias, longeait la mer â Gène sareih jusqu'à Capernaûm, traversait le Jonrdain près du puits de Jacob (?), et se dirigea i de là au nord-est, en rVanchissant les cols les moins élevés de !'\ mi- Liban Jusqu'à Damas. C'était là le cbemin de la met, d-Ul vient (Tan delà du Jourdain, Es. 8, 13. Matin, f, 1$.; les Romains y avaient établi un péage Important. Malth. 9, 9., et, jusqu'à l'époque des croisades, ce fut la route la plus fréquentée de tonte ia Palestine, et la principale par laquelle les caravanes arrivaient de l'intérieur de l'Asie jusqu'aux ports des Phéniciens. — La route de Joppe (Jaffa) à Jérusalem est tortueuse, et compte environ 60 kilom. de longueur; après avoir traversé la plaine de Saron, on arrive à t; mule, la station principale, qui n'a été fondée qu'au huitième siècle ; puis au milieu de collines variées, on entre dans les gorges des montagnes de Juda, on longe la vallée des Térébintbes, on passe le mont Guihon, d'où l'on aperçoit,dans le lointain, les montagnes qui formeat la rive orientale de la mer Morte, et l'on ne farde pas à entrer dans Jérusalem. — Le et*min de Jérico, mentionné Maitb. ÎO, ï9. Il, t. Luc 10, 29-37., est aujourd'hui fréquenté par les pèlerins qui viennent célébrer, dans le Jourdain, la mémoire du baptême de Jésus -Chr-t. On descend dans la vallée de Josaplrat; on traverse la partie sud du mont de£ Oliviers, sur la pente duquel est Bétnanie; les montagnes deviennent escarpées et arides; les' Toeèers

d'EI Arisu on trouve le vrai désert de Sur, puis sont de plus en plus déchirés et affreux ; c'est Pelusium et l'Egypte. là, dit-on, le désert de la O^rafflame, où en-

rent lieu les scènes delà tentalion du Sauveur. Lu serçtier est suspendu sur d'effrayants précil»icft$j ,çà et là on trouve quelques ruines d'aqueduc* et de réservoirs, ou les restes d'antiques terrasses, et une multitude de cavernes jadis JUabitées par des ermites. Kn sept heures, Oll' arrive dans la plaine de Jériço La roule se partage, alors; un bras poursuit ^Iftfc.ftft, fiM7 «lu il. en deux heures, au Jourdain: c'est le cbejnin pur lequel passèrent les Israélite*' après le voyage du désert; l'autre suit le pied des rochers, et se dirige vers le nord, pendant trois heures, jusqu'à l'endroit où la rivière présente un gué sûr et facile ; c'est le chemin que suivent les pèlerins qui viennent de la Galilée.

On peut mentionner aussi la roule d'Hebron à Gaza, celle de Jérusalem à Gaza Act. 8, 26., celle d'Hebron à la mer Morte, celle de Siehem à Jérieo, celle de Caua à Tibériade, celle de Jérusalem à Césarée, par Lydde et Antipatris, que Paul suivit dans son voyage, Act. 23, 31 . sq., etc. v. Braem, trad. Rougemonl. La contrée la plus dépourvue de routes était la Samarie, vrai pays de montagnes, que ne traversent ni des caravanes de marchands, ni des caravanes de pèlelies, et qui fut toujours assez riche pour se suffire à lui-même.

RUBEN (voyez un Ois !J, fils aîné de Jacob et de Léa, Gen. 29, 32. 35, 23. 46, 8., souilla la cou che de son pér e, et perdit ainsi, avec son droit d'aînesse, toute prééminence en Israël, 49, 3. 4. (35, 32. .Quand Israël demeurait en ce pavs-là, c'esl-à-dire à Bethléem, Ruben vint, c'est-à-dire à Béthel où Oilha était demeurée). Sa conduite à l'égard de Joseph fut plus modérée que celle de ses frères, soit caractère ou affection naturelle, soit qu'il voulût essayer de rentrer en grâce auprès de son père, soit enfin que sa responsabilité, comme aîné, fût plus engagée que celle des autres; il s'opposa au meurtre, et ne consentit à la descente dans le puits que parce qu'il espérait faire évader Joseph, mais le marché se conclut pendant qu'il s'était un moment éloigné : « L'enfant ne se trouve point, s'écriat-il alors devant la fosse vide, et moi, moi, où irai-je? » Gen. 37, 30. Cette cruelle expérience lui apprit peut-être pour la vie, qu'il ne sert de rien, quand on se propose le bien, de proposer un compromis aux méchants, et que toute demi mesure, que tout accommodement, que toute concession est fatale : le demi mal est autant que le mal, et celui qui veut le bien doit le réclamer tout entier. Ruben put cependant rappeler plus tard son infructueuse tentative, et il fut le premier à presser Jacob de laisser Benjamin partir avec eux pour l'Egypte.

Il suffit souvent d'un instant pour briser une carrière, d'une tache pour ternir toule une vie ; Ruben en est un exemple. La tribu dont il fut le

père, Ex. 6, u. (INomh. t, 5. %o. % lo. 7, 30. 10, 18., forte de 16,500, hommes lors du dénombrement de Sinaï, tfonib. 1,20., ne comptait plu§ que {3,730 hommes à l'épicfuè de l entréq en Canaan, Nomb. 26, 7. Elle n'ambitionna pas mCme iTiorneur d'avoir son lot dans la terre promise, et se choisit sur le's confins des Moabites et des Arabes nomades, sans aucun <:ontact avec lés tribus occidentales, une contrée de peu d'étendue, les plaines septentrionales des districts de l'Arnon, ce fleuve la bornant au sud, et la tribu de Gad au nord, Nomb. 32, f. 34, 14. Jos. 1 et 18. Deut. 3, 12. 16. Ces limites n'étaient cependant pas toujours bien rigoureusement fixées, et l'on voit les villes d'Hesbon et de Dibon attribuées successivement à l'une et à l'autre tribu, Jos. 13, 17. 26. M, 39. Ruben fut toujours une tribu médiocre, un peuple de bergers, qui ne produisit aucun homme célèbre (sauf, si l'on veut, les trois conjurés de Nomb. 16, 1-3.1 et qui ne parait pas, dans son isolement, avoir exercé jamais une grande influence; on le vit même se refuser à prendre part à une guerre nationale, et sa prudente lâcheté fut chantée par Débora, Jug. 5, 15. 16. Ainsi s'est accomplie la prophétie de Jacob, Gen. 49, 3. 4., et Moïse, dans ses bénédictions, ne dit de Ruben que ce peu de mots : « Que Ruben vive, et qu'il ne meure point; que ses hommes soient un nombre » (c'est-à-dire que l'on puisse compter, peu considérable), Deut. 33, 6. Lors de la séparation des deux royaumes, Ruben, fidèle à la majorité, passa au royaume d'Israël; il vit, sous Jèhu, son beau territoire ravagé par les Syriens. 2 R. 10, 33., et, plus tard, lors de la destruction de Samarie et de la déportation de ses principaux habitants, ses riches pâturages devinrent la proie des Moabites. On trouve maintenant encore quelques ruines assez importantes des anciennes villes de cette tribu.

RUBIS. C'est probablement par ce mot que l'on doit traduire, ou le mot hébreu cadeod, Es. 54, 12. Ez. 27, 16., ou le terme ekdach, Es. 54, 12. L'un et l'autre, d'après leur élymologie, doivent signifier une pierre précieuse du plus beau rouge, ou couleur de feu; mais l'on est réduit à des conjectures sur leur véritable signification. Le premier de ces mots a été rendu par agate, le second par rubis. U faudrait au moins donner au premier une épithète qui rappelât sa signification hébraïque, comme rouge, éclatante, brillante; peut-être l'un des termes hébreux désigne-t-il le grenat.

RCE. 1° o. Villes. 2° Herbe domestique, ruta graveolens, que l'on trouve même chez nous, et qui se distingue par son agréable odeur, Luc H, 42. Ses feuilles, presque triangulaires, sont épaisses, glauques et couvertes de glandes rem-

ri:t

plies d'une huile volatile qui petit occasionner de petites ampoules, quand on les touche sans précaution-, ses fleurs sont jaunes et en particules terminaux. On en compte plusieurs espèces. Cette plante, exempte de la dlme , selon quelques-uns, che* les Juifs, ro.tis assujettie à cet impôt lorsqu'elle était cultivée dans les jardins, ainsi que tous les autres herbages, est choisie à cause de sa petitesse par notre Sei gneur, qui reproche aux pharisiens leur soin minutieux à s'acquitter de devoirs qui n'en valent, pour ainsi dire, pas la peine, ou qui ne coûtent rien à remplir, lorsqu'ils négligent sciemment des devoirs plus importants, mais plus pénibles.

RUFlS(roux), Marc 45, l\. Rom. 16, 13., de Simon le Cyrénéen, probablement le individu dans les deux passage*, mais on ne peut l'affirmer, car ce nom était assez ordinaire. D'après Dorothée, qui dislingue les deux personnages, le dernier aurait été l'un des soixante-dix disciples, et serait mort èvéque de Théhes. Si dans les deux passages il est question du même homme, on peut croire que la charge impotée a Simon île porter la croix du Seigneur, n'a pas été sans bénédiction pour lui et pour les siens; en suivant l'agneau que l'on menait a la boucherie, il aura pu se convaincre de l'accomplissement des prophéties messianiques ; un pareil spectacle n'aura pu sortir de sa mémoire, et celte muette prédication de la victime aura louché son cœur; on voit en effet, par la salutation de saint Paul, que les deux fils et l'épouse de Simon auraient été amenés à la foi, et étaient distingués parmi les disciples de Rome. Il y aurait lieu a de riches, réflexions pratiques sur le bonheur de l'homme qui porte la croix de Jésus, et sur les bénédictions qui sojU promises à sa famille et a sa postérité* ,

RUISSEAUX. C'est le nom que l'Ecriture donne, comme nous, aux petites rivières qui coulent au fond des vallées, eJ, qui proviennent de .sources intérieures, comme l'Anton, le Cédron, le Jahbo*, le Kisou, le Sorek, etc.; les vallées ellrts-mémes portent souvent aussi le nom de ruisseaux, comme la vallée des Arabes, Es. 15, 7. {ou ruisseau des Saules). On appelait encore ruisseaux, ces torrents tonnés pendant la saison des pluies et desséchés en été, Job 15.; c'est à cette classe qu'appartient, par exemple, le torrent d'Egypte à la frontière méridionale de (a Palestine. Nomb. 3-4, 5. Jos. 15, 4. 47. S R. £4, 7. % Chr. 7, 8. Es. 87, 12., et qui, à une lieue et demie «le la Méditerranée, se retrouve Maintenant encore sous le nom d'El- Arish près de Rhinooe4ure.

RU HA MA (gracie, qui a obtenu miséricorde), Os. ï,,1. o, Osée.

RUMA, 2 R. *3, 38., ville inconnu*», situ* dans le voUrage de Siehem ; pi ut-étre la mvm qu Arum;», q. v.

RVTH (satisfaire', femme païenne, de Moab. qui rnppe le déjà sous l'ancienne écororrît», qu'en toute nation, celui qui craint Pieu et »;•« s'adonne ?l la justice, lui est agréable, Art. 10, Veuve d'un Juif qui était vonu, pressé par j disette, l'é; ousrt en terre païenne, elle ac< on pngn»> ?a belle mère lorsque ccl!c-<i se déc"^ a retourner dons son pays, et elle s'établit a*ec clie a Bethléem. Sa modestie et sa pîrtê filial' la fent remarquer d s habitants, et Bo*>z, rut des profits parnts de son mari, l'éjOttse, conformément à la loi du lévirat, q. v.; lur fils compte parmi les ancêtres de David et du Sauveur. On peut croire que Ruth était déjà prosélyte avant d'épouser son premier mari. C'est à l'époque des Juges d'Israël que sepa.ve ce charmant épisode; c'est au milieu de rç tourbillon de guerres et de combats féroces, dans ces temps orageux où des cris de hataile retentissait M d'un bout a l'autre du pays, oii des mœurs barbares répandaient partout fi deuil et la dévailation, où l'idolAlrie s élevant avec audace parais, il vouloir affronter le ciel même , c'est à celte époque qu'une jeune fi e étrangère :iu peuple de Dieu vient prendre place dans son histoire, et répandre quelques teintes douces et fraîches sur un tableau dont le fond est noir, dur et farouche. On ne saurait toutefois en préciser la date exactement. Ce fui sous les.juges, Ruth 1,1., peut-être au temps de Jaîr, pendant une famine dont la date nV<t pas indiquée et dont il n'est pas parlé dans le livre des Juges. Le passage 4, 17., en faisant du fils de Ruth le grand-père de David, si aucune génération n'est omise, indiquerai' ies derniers siècles de la période des juges cornue la date probable de cette histoire, que Josèpbe place peut-être un peu trop tard, après Samson, sous Ileli.

Le Livre de Ruth, écrit par un auteur inconnu, plus Lard que David, mais ô une époque où l'intérêt pour sa famille, pour son origine et pour son histoire, existait encore pleinement, probablement dans le temps de la belle littérature classique des Hébreux, comble la lacune que prèseclei.t les livres historiques relativem« ni aux ancêtres de. David le londateur de h dynastie juive. Il valait certainement la pcii d'exhumer ces vieilles origiacs avec leur antique fraîcheur, et si celui qui les u rédigées n'était pas un prophète dans le sens ordinaire du mot, >,on œuvre n'en a pas moins été jugée digne de pr< mire place dans le canon sacre parmi les hagiograpbcs; on l'insérant entre les Juges et le premier livre de Samuel, le» interprètes d'Alexandrie ont eu égard au contenu

et à la date plutôt qu'à son auteur. Mais à ooté de sa valeur historique, le livre de Rutb a une sigtiifi: ation thèocratique sans I aqiu lie il ne serait, en defJi qu'un document quant nu foud, une idylle quant à la forme. Le nœud de cette histoire, l:i pensée du livre se trouve exprimée, I, 16., puis plus clairement euoore, 2, •11. 12. Kutb a quitté son pays, sa famille et ses dieux pour le Dieu d'Israël, et par cet acte de foi, elle a obtenu ce qu'elle attendait, et plus qu'elle n'attendait; sa conversion a fait son bonheur; elle a vu que la piété a des pro messes pour la vie présente et pour celle qui CM à venir; fille soumise, respectueuse et dévouée, elle est devenue la mère des rois de Juda. — Ce petit livre a plus été lu et admiré que commenté; les différentes questions que sa lecture peut soulever sont examinées dans l'Inirod. de H.-cvernick, notamment celles qui concernent le caractère historique du fait raconté (v. aussi mes Juges d'isr.ièl, p. 71-82). Chaieaubriand en a fait une imitation qu'il reconnaît d'ailleurs, malgré son talent, être de beaucoup intérieure à la pure simplicité de l'original.

SAUBATS (shabbal et shabbathon), le septième jour de la semaine hébraïque; il commençait le vendredi soir et finissait le samedi soir, Lév. 23, 32. Les Juifs étaient obligés de le consacrer à Dieu par le repos et la sanctification, de. même que leurs esclave* et tous les étraugers qui habitaient dans le pays ; le bétail même était mis au bénéfice de la loi du repos, Ex- 20, tu. 31, 13. 34, 2t. 33, 2. Deut. 5, 44., ef. Jcr. 17, 24. Deux agneaux d'un an, saus tare, devaient être offerts daus le temple avec les offrandes non sanglantes qui accompagnaient toujours cet holocauste, Nomb. 28, 9., cf. 2 CUr. 31, 3. Néu. 10, 33. C'était un jour de repos et un Jour de joie, Es. 58» 13., cf. Os. 2, 4t. Les pains de proposition étaient renouvelés, Lév. 24, 5. t Chr. 9, 32., et les tours de semaine commençaient pour les prêtres avec les jours du sabbat, 2 H. 11, 5. 7., 9. 2 Chr. 23, t. Les travaux relatifs au culte, n'étaient naturellement pas comptés comme une profanation du saint jour, Matth. 12. 5. La peine de mort, notammeul Ja lapidation, était prononcée contre ceux qui contrevenaient à celte loi divine, Ex. 3t, 14. 35, 2. Nomb. 15, 32. Les Juifs cependant se relâchèrent souvent à cet é^anl , et les prophètes font entendre des plaiules ameres sur 1 oubli et le mépris dans lequel était tombé le jour du repos, Es. 56, 2. 58, 43. Ez. 20, 46.. 22, 8. Lam. 2, 6. Neu.

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43, 45,; ce n'est que depuis l'exil que le sabbat fut observé en Israël avec un scrupuleux res* pect ; on chercha même à compenser par de rigoureuses minuties les négligences du temps passé, et l'on fit un sabbat Judaïque du jour qui devait être un sabbat divin. On voulut préciser les choses que le législateur avait désignées sous le nom de travail, alors que le législateur n'avait pas cru devoir le faire, laissant à l'opinion publique et a la conscience individuelle le soin de déterminer ce qui constitue un travail, et de résoudre les cas douteux. Une seule chose était positivement défendue dans la loi, c'était de faire du feu dans les maisons pour cuire les aliments, Ex. 16, 23. 35, 3., de sorte qu'il fallait cuire et préparer d'avance la nourriture du sabbat. La sagesse humaine voulut aller plus loin que ce qui était écrit, et l'on vit surgir une véritable casuistique à propos du quatrième commandement. La défense de vendre et d'acheter, même des aliments, allait sans dire, Néh. 10, 31. 13, 15.46., et si Néhémie, 43, 19. fit fermer les portes de Jérusalem pour empêcher le commerce avec les Tyrlens, ce ne fut ni un nouveau commandement, ni un raffinement de l'ancien, mais une simple mesure de police tendant à l'exécution de la loi. Que l'on s'interdit de voyager le jour du sabbat [v. Chemin), c'était encore conforme à l'esprit de la loi, Ex. 46, 29., cf. Aet. 1,12. Matth. 24, 20. Mais l'on a de la peine à distinguer entre le fanatisme et la foi dans le courage avec lequel des armées juives se laissèrent massacrer le jour du sabbat sans se croire permis de recourir a la défense. 1 Maec. 2, 32. sq., çf. 2 Maec. 5, 25. 6, 1 1. Corn; Tenant le facile avantage que l'ennemi devait trouver dans cette attitude passive, les chefs ne voulurent des lors observer le sabbat qu'en s'abslenant de prendre l'offensive, mais ils se réservèrent le droit de se défendre au besoin, 4 Maec. 2, 40. sq. 9, 34. 43.; cependant, vers la fin ils se montrèrent, même à cet égard, moins scrupuleux (Jos., Guer. des Juifs, 2, 19, 2.).

Le N. T. nous montre par plusieurs exemples jusqu'à quel point les pharisiens avaient poussé la futilité et le microscopisme. Cueillir des épis en se promenant, guérir un malade, même par une simple parole, et pour le malade, charger son petit lit après sa guérison et s'en aller, e*élaient pour les pharisiens et leurs adhérents autant de profanations du saint jour, tandis que l'on ne se faisait aucun scrupule, en cas de besoin pressant, de vaquer a des occupations domestiques parfaitement contraires à la lettre et à l'esprit de la loi, Matth. 12, 11. Luc 14, 5. Un traité spécial de la Mishnasur le sabbat, compte treu^e-neuf occupations défeudues, plus leurs

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subdivisions ; d'autres écrits vont plus loin e ncore dans leurs subiili les ; les soeours médicaux ne doivent èn?e administrés que làoùilyanrait péril pour la y ii> à renvoyer au jour suivant; pouç une jambe cassée il faut remettre an lendemain, on peut attendre, etciuu.d n,p »*.|.;ilA i , Le sabbat devait ôtré consarté à la méditation de la loi, et c'est ee -ce jour que le culte se célébrait presque généralement dans les synagogues, par la prière, la lecture, et l' explication des saints livres, 2 R. 4, 13. Mate 4, Jl. 6,2. Luc 4, 34 . 6, 6. 43, 40. Act. 43, 27. 44. 46, 43. 47, 2. 48, 4. On célébrait de joyeux festins, Luc 44, 1 .; on revêtait ses plus beaux babils; on ne jeûnait jamais, Judith 8, 6.

A l'exception d'Antiocbus Epiphanes, toutes les puissances étrangères qui dominèrent sur Israël laissèrent aux Juifs la liberté de fêter le jour du sabbat à leur manière, 1 Macc. 4, 45. 44). 10, 34. i Macc. 6, 6., et dans leurs institutions judiciaires elles surent tenir compte des lis et coutumes des Hébreux, sans toutefois les respecter ni les observer pour leur propre usage : les Romains en particulier se moquaient des Juifs commede paresseux, Juvén., 44, 405., et ailleurs.

Il paraît, d'après Gen. 2, -2. 3., que le sabbat fut observé sous toutes les dispensations, et même avant la promulgation de la loi; v. Dimanche. Il ressort évidemment de l'histoire de la création elle-même, que la célébration du septième jour était dans l'ordre naturel des choses, de telle sorte que le sabbat n'eût-il été imposé aux Juifs que sur le Sinaï, il n'en existait pas moins pour tous les hommes depuis qu'Adam l'avait vu consacrer par le repos de l'Eternel. Ce jour appartient en quelque sorte à la loi naturelle, et si les lois ne furent articulées et déclarées telles que par Moïse, elles n'en subsistaient pas moins avant lui, écrites dans les cœurs, et elles subsistent encore après l'écroulement de l'échafaudage judaïque, non plus sur des tables de pierre, mais sur les tables du cœur des chrétiens, 2 Cor. 3, 3. Il est arrivé de ce commandement comme des autres, que lorsque les prophètes le rappellent, ils ne peuvent le rattacher qu'au jour de sa promulgation, Ez. 20, 4a. Néh. 9, 44., cf. Deut. 5, 44., quoiqu'il existât auparavant déjà, cf. Ex. 46, 23.; c'est à un texte positif, à la lettre bien connue, qu'ils en appellent, et cette lettre ne date que de Moïse. — Il est évident que cette féte religieuse si caractéristique ne pouvait être empruntée ni à des religions étrangères, ni par des religions étrangères, et qu'entre les Juifs et leurs voisins païens à qui ils étaient en horreur, il ne pouvait se trouver aucun lien commun à cet égard, aucune communication religieuse. Or le cycle hebdomadaire, parfaitement connu des

Kgypi ien s et commençant au jour de Cbronus (le temps)j le< septième Jour consacré 4 Sa uirve pan les Romains (samedi), les saiumateaqui, rappelant l aga d'or, rendaient po«r u* >o*r ia liberté taux esclaves, démontrent <i«e la tradition d u i) septième jour était connue- de* paino* dès l'anUfu i t è 1» plu» reculée,. - PréAepdre que les Juifs auraient emprunté; ocitetcgammenux Egyptiens, serait un simple non-sens UwoJog»quo ol historique, qui «'aurait pas mèmejl'avantage de résoudre la question, car il faudrait toujours se demander comment les habitante de l'Asie, de l'Afrique et de l'Europe se seraient trouves d'accord à mettre a part un des jours de la semaine, et partout le mime, ; l'uni versa lilé, ou la presque généralité de ocljte- otiaervance, ne peut s'expliquer que par/ l'unité et l'antiquité de son origine. Il serait difficile de comprendre d'ailleurs que Dieu, m imposant 4 l'homme le travail rade et la fatigue, n'eût pas dès le commencement annoncé qu'il levait celte obligation à des intervalles déterminés ; l'homme n'eût pu la supporter à la longue, et neuf cents années d'un travail non interrompu ne se peuvent concevoir; d'un autre; eoté,te travail interrompu sans autorisation divine fut devenu un péché nécessaire, et nulle part, même dans les plus sévères de ses lois, Dieu n!a demande à l'homme des choses impossibles à «es forces physiques. De même que le repo6} la sanctification et la mise à part d'un jour sur sept appartient aux lois éternelles, et la phase juive qui a été la manifestation la plus éclatante de la volonté divine se traduisant en paroles humaines, n'a été qu'une des phases do l'histoire du septième jour. Les chrétiens, en substituant le dimanche au samedi, l'ont fait a 1 imitation des apôtres, qui n'ont pu être amenés a re changement que sous l'influence de l'inspiration du Saint-Esprit : cette substitution, qui consacrait pour eux le souvenir de la résurrection du Sauveur, avait aussi l'avantage de les séparer dune manière plus complète, dogmatiquement, historiquement, et politiquement, des Juifs avec lesquels les ennemis du peuple de Dieu pouvaient être tentés de les confondre.

La controverse qui a été quelquefois soulevée entre les chrétiens sur le maintien ou la suppression du quatrième commandement dans la loi nouvelle, ne peut que contribuer à faire toujours plus apprécier le bienfait de cette vieille institution, et si le dimanche nous était retiré, tous seraient bien vite d'accord à le redemander à Dieu pour la chrétienté et la pauvre humanité. m j - : ,j .nlffO -

Le sabbat avait un sens et un usage typique; il était un signe, une alliance entre Dieu et son peuple, une grâce, un privilège particulier octroyé aux enfants d'Israël, Ex. 34, 46. 47. j un

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mémorial tfil T©p65 <leDfiMI,"ef dB-lâ délivrance <}iii suivit la captivité dtEgypte, Deùt. 9, 45. ? un iype< <hj < repos< due. Dieu dônneruU a ex raeme* dunsla lef« rte Canaan; qui est appelée poorcei* m lieu (te topos, «Beat, '42,$. Uftgu^ rait le repes que l'Evangile proeureatouseeux qUlleWavent -dans leu«*i cœurs, Matin! 44, WRotni 1. ; enfin 'et»urtdui il figurait m repos enlie» «t parfait , ce repos éternel <les saint* b,ul esi rêeerté on piuple de Dieu, Hébr. 4, 9. sq'. ' 1

Ce Jwkir VéorftpM' le seoltemps de repos qui fût accordé aux Juifs -, outre leurs fêtes solennelles, d'autres sabbats se présentaient pour eux àJalinde chaque mois, a la fin de chaque septaine d'années, puis, derechef, après sept fois sept années, v. Aimée, Chemin, Jubilé, Lnne, etc.

Le sabbat second-premier, Lnc 6, 4. était, d'âpres l'opinion de Scaliger généralement adoptée maintenant, le sabbat qui suivait le second jour de la fêle de Paque, autrement dit jour des prémices. Olshausen pencherait vers une autre supposition ; admettant que tous tes jours de féte portassent ta nom général de sabbat, il pouvait arriver facilement qu'un de ces jours fut immédiatement procédé OU suivi d'un sabbat ordinaire, aux nouvelles lunes, etc. ; le premier de ces deux jours solennels consécutifs serait, d'après cet auteur, le sabbat second-premier, ou plulAt le premier des deux : Olshausen ne donne d'ailleurs eette hypothèse que comme une hypothèse, et il admet ce qu'a d'ingénieux celle de Scaliger. Enfin, d'après Wieseler, ce serait le premier sabbat de la seconde année ecclésiastique â compter de la fin de la dernière année sabbatique -, mais cette explication est forcée, et présente de grandes difficultés.

SABÉENS (captivité) Ex. 45, 44. Er. 23, 42. t?. Scéba.

SABTHA (détours), Geo. 40, 7. 4 Chr. 4, 9., peuplade camlte de la famille de Cus. Les uns (Winer) comparent Sabatba, ville située au sudouest dans l'Arabie Heureuse, non loin de la mor Rouge, peut-être la même que Sabota dont parle Pline : résidence d'un roi de la tribu des Sabéens, cette ville faisait un grand commerce d'encens-, elle était riche, très grande, et comptait soixante temples. D'autres (Gesenius), en suivant le Pseudo -Jonathan , pensent à Sabat ville d'Ethiopie, située sous le 48* degré de latitude. D'autres enfin (Braunschweig, et d'après lui Prelswerk dans le Morgenland), font descendre de Sabtha plusieurs nations de l'Asie postérieure, les habitants primitifs du Tbibet, les Chinois, les Malais, et quelques insulaires de l'archipel de l'océan Pacifique, v. Noachldes, art. Noé.

SABTHECA, Gen. 40, 7. 4 Chr. 4, 9., descendant de Cam par Cus, comme Sabtha, divise

comme lui les Interprètes,^ paraît avoir suivi d* près son 'sort.' Les uns comparent la ville de Saraew, sïtuéë selon Ptôtèmée dans le golfe Perstque ; le* autres suivent le Targum de Jonathan; qui rend ce hdnr Zangueï, peuple d'Afrique qui habitait les 'cotes de Zanguebar; d'autres enfin, Braunschweig et Preiswerk, pensent aux Iles orientales de l'Asie, Ceylan, Guxuraie, Décan, etc. Ce né sont que des présomptions. t>. Noé.

SAC Ce mot désigne le plus souvent un grossier vêtement de deuil , presque sans couture et sans ouverture, d'une étoffe très commune, qui couvrait presque entiers ceux qui le revêtaient, Gen. 37, 34. 2 Sam. 3, 34. 4 R. 20, 31. 24, 27. 2 R. 19, 4. Joël 4, 8. Jon. 3, 6. Ez. 7, 48. Matth. 44, 24. Luc 40, 43. Apoc.6, 12., etc. On se l'attachait avec une corde en guise de ceinture, Es. 3, 24. La couleur en était foncée, quoique ce soit en chercher la preuve un peu trop loin que de la trouver Es. 50, 3. Les prophètes, en se revêtant de sacs, rappelaient aux yeux de tous le sérieux de leur vocation, Es. 20, 2., cf. Matth. 3, 4., mais ce qui était utile au peuple charnel de Dieu ne Test pas à son peuple spirituel, et ni le Seigneur, ni ses apôtres n'ont recouru à de semblables distinctions. Les capucins ne ressusciteront pas Jean-Baptiste.

On a remarqué que les racines de ce mot sac se retrouvent dans toutes les langues connues, avec la même signification : Goropius Becanus en a conclu avec beaucoup de sérieux qu'il devait appartenir à la langue primitive , et que c'est le seul mot qui se soit conservé parce qu'au moment de la confusion des langues tous les hommes n'eurent qu'une seule préoccupalion commune, identique, celle de ne pas perdre leur sac qui contenait tout leur avoir (Wiseman, Discours).

SACRIFICATEURS, o. Prêtres.

SACRIFICES. Les offrandes diverses, les sacrifices sanglants ou non sanglants, dont il est parlé dans la législation mosaïque, et qui faisaient à quelques égards le fonds et l'esprit de cette économie, étalent si multipliés, qu'il s'introduit nécessairement une sorte de confusion dans l'idée que l'on peut s'en former, lorsqu'on ne vit pas au milieu de la pratique de ces sacrifices, et que l'on a le bonheur d'appartenir à une alliance qu'un seul sacrifice a faite et consommée. En lisant le Pentateuque, on est frappé dos nombreux détails qui déterminent la forme et la nature des offrandes que, tour à tour, le peuple collectivement, et les individus pris à part, devaient présenter à l'Eternel ; et le petit nombre de mots que nous avons dans notre langue pour exprimer l'idée ou la nature de ces | sacrifices, contraste singulièrement avec la ri*

cbesse de la langue hébraïque îi cet égard, el contribue à enln tenir une confusion qui nYxisr (ail pas pour les Dcbreux, où cliaquc sacrilh u sjiêrtal avait son nom qui le distiugu; il aisément de Ions Je» autres; chaque sacrifice était ainsi une ebose à pari, un acte distinct, qui ne se rangeait pas, nomme chez nous, dans la même catégorie el sous Je même nom que tels au: es sacrifices que nous ne pouvons distingue; que par de plus ou moins longues adjonctions el circonlocutions.

Essayons d'établir un peu d'ordre dans tout ce qu'il y a à dire sur ce sujet, el que la lecture de cet article laisse au moins dans Te prit une idée claire, nette, ci aussi complète que possible du système mosaïque.

Le mol corban (cf. Marc 7, H.) était le plus vague el le plus général; il pouvait s'appliquer chez lus Hébreux à tous les sacrifices, sans en désigner aucun en particulier.

Les sacrifices ont fait de tout temps, même chez les nations les plus reculées, une des parties les plus importantes du culte rendu à la Divinité; ils remontent aux premiers jours du monde; Abel, Caïu, Noé, Melchisédec, Abraham, Jacob, nous apparaissent déjà comme sacrifie .<leurs, Gen. 4, 3. 8, 20. f i, 18. 15, 9. 31, 54. 46, f. On ire saurait affirmer qu'ils se fissent une idée bien claire du but du sacrifice; ils lui attribuaient peut-être une valeur, tantôt subjective, tantôt objective; ils pouvaient y voir, tantôt un moyen de plaire à la Divinité, tantôt une .simple manifestation de leur désir de se rendre la Divinité favorable ; quelquefois, assimilant Dieu à l'homme, ils pensaient faire bien en lui apportant de la nourriture pour ses besoins; d'autres fois, à mesure que l'intelligence de Dieu se développai! en eux, et qu'ils avaient davantage aussi l'idée de leur indignité, les sacrifices qu'ils offraient n'étaient plus que des emblèmes par lesquels ils manifestaient leurs besoins, leurs actions de grâces, leurs désirs ou leur repentir. Les dons appartenaient presque toujours à l'ordre alimentaire; chacun offrait ce qui lui paraissait a lui-même paiticulièremenl bon, rare, ou précieux en fait de nourriture, I Sam. 15, 1o. Ps. 6(j, 13.; l'offrande, apprêtée ou non, était bonne à mang r, et l'usage du sel, q. v. , devait, ne fût-ce que par cette considération, être général el ordiniire. Dans l'origine, cl lorsqu'on ne comprenait pas le vrai sens du sacrifice, on offrait des fniih de la terre, et des produits animaux non sanglants, du lait, du miel. etc. Les animaux ne furent offerts d'abord que par ceux doi.t la foi devançait les siècles, el traversait le. nuage épais des longues anuées qui cachaient à la vue la victime sans défaut el sans lâche : le doux Abel sacrilia un agneau. Les païens n'en vinrent

a l'idée des offrandes sanglantes que lorsqu'ils

eurent eux-mêmes commencé A se nourrir de la chair des animaux, el N >é, sacrifiant au sortir de t'a che, donna à ses fils et a ses pelttsfils un exemple, une impulsion qui devait être suivie d'autant plus facilement que la chair ailait devenir partie intégrante de la vie el de <a ïi.iuiriture des hommes : c'est peut-être àt<ltf inlrodm lion des sacrifices sanglants que rtmonte aussi l'usage d'allumer le bois du bûcher, et d'embraser l'autel. Oue Dieu ait le premier dom é aux, hommes l'ordre ou même ta seule idée de lui offrir des sacrifices, c'e-i ce qu'il n'est pas facile de prouver; niais que ces sacrifices- aient eu dans l'esprit de ceux qui les offraient une signification dogmatique, confuse si l'on veut, mais réelle ci positive, c'est ce qu'il est impossible de nier. Le sacrifice était évidemment un rapport que l'homme voulait établir (ou maintenir) avec Dieu ; c'était en outre un acte d'humiliation ; il renfermait l'idée que l'homme n'est pas au-si près de Dieu qu'il le devrait, que celte séparation doit cesser, que cet intervalle doit être comblé, qu'il peut l'être, mais qu'une offrande est nécessaire : un sentiment religieux quelconque présidait par conséquent à tout sacrifice, et la foi fil voir a Abel ce que les aujres ne faisaient que pressentir et entrevoir confusément, Hébr. fi, 4.

Ce que les Israélites avaient r -çu par tradition, leur législation le fixa et le compléta, en déterminant la nature et le mode des sacrifice*, le rituel, et tout ce qui s'y rapportait :

fu L'objet de l'offrande, animal ou végétal, déposé sur l'autel de Jébovah, devait appartenir .tu nombre des aliments purs dont les Hébreux étaient appelés ou autorisés a faire euxmêmes usage. On distinguait les menachoth et le zebachim, ces dernières étant des v lcliv.es sanglantes, par opposition aux premières, 4 Sain. 2, 29. 3, H. Ps. 40, G. Hébr. 8, 3. Une substance minérale soluble, le sel, servait d'assaisonnement aux offrandes de ces deux classes. Les offrandes végétales étaient ou sèches, ou liquides : sèches (mincha), comme la fine farine, des grains rôtis, du pain, des gâteaux, de l'encens; liquides (nctek), comme l'huile el le vin. Le., offrandes auimales consistaient en animaux purs, cf. Gen. 8, 20., lauMaux, chevreaux, brebis, tourterelles, etc.; aucun poisson ne pouvait être offert. Ces animaux devaient être nets de loute tache et sans défaut physique ; leur âge même est l'objei de l'attention de Moïse; ils ne «levaient pas avoir moins de huit jours, Lev. iï, 27., la chair irop jeune étant déjà par ellemême une chose malsaine et souvent dégoûtante. L >exe des victimes était indifféreut dans les offrandes pour le péché, et dans les sacrifices d'actions de grâces, Lév. 3, 1.,elc. 5, (>.;

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maïs comme holocauste, on no pouvait offrir que drs victimes du sexe le plu* parfait, Le choix des victimes était, dans U plupart des cas, laissé à ta volonté de celui nul faisait le sacrifice, lév. 1, 3., mais il e^t déterminé dans les sacrifices pour le péché, Lév. 4. 3.; ds boucs sont souvent ordonnés pour ce dernier ras. — Les Israélites professaient la plus grande horreur pour les sacri "ces humains, Ps. 4 OC, 37. Ks.Gfi, 3. El. 20, 26. 31., non-seii!enu-M, pan e qu'ils étalent d'origine prenne, Lév. 18, 2t. 20, î. Meut, 12, 3t., mais parce qu'il- sont contraires a tous h s sentiments de la naluivet de l'humanité. L'exemple d'Ahraham sacrifiant Isaac ne peut rien prouver contre ce fait, non plus que le sacrifiée de Jephlbé : le premier obéissait à un ordre spécial e* positif de Dieu, qui n'en permit pas même l'exécution; le second obéissait a u:i vœu irréfléchi qu'il ne se croyait plus le maître do ne pas accomplir.

2° Le /i>« ou les sacrifices seraient offerts fut déterminé; il ne pouvait y en avoir qu'un : ce fut le tabernacle dans le désert, puis le temple a. Jérusalem. Ce lieu devait être unique pour rappeler l'unité tic Dieu, puis pour maintenir l'unité du peitple, et faciliter la fusion des tribus rivales en les réunissant autour d'un seul et même sanctuaire. Tout sacrifice offert ailleurs qu'au lieu désigné était considéré comme un acte d'idolâtrie et puni de mort, Lév. 17, 4. Dent. 12, 5. I R. 12, 27. La loi ne fut cependant pas toujours rigoureusement observée, au moins pendant la période des juges, et ju que sous David, t R. 3, 2. 3.; on sacrifiait ailleurs, particulièrement sur des collines, de, hauts lieux; Samuel même l'a fait, et David l'a souffert, Jug. 2, 5. 6, 26. 13, 19. 1 S un. 7, 17. Les sacrifices sur les hauts lieux continuèrent même après Salomon, et sous les rois les plus pieux, qui ne purent souvent que pallier le mal sans réussir à le détruire. Il va sans dire qu'en Israël cet article de la loi céiénionielle fut traité comme les autres; les rois se séparèrent, cl séparèrent leur peuple du sanctuaire de Jéhovub, et ceux qui voulurent rester iidèh s A la religion de leurs pères durent quitter le royaume pour adorera Jérusalem. — On s'explique difficilement comment la loi étant là, positive, des infractions aussi flagrantes ont pu avoir lieu, et éire, pour ainsi dire, autorisées par l'exemple même de quelques .hommes de Dieu: l'éloiguemeni géographique des tribus, leurs querelles intestines, les luttes à l'extérieur, les difficulté* de communication, l'absence de fixité dans la résidence de l'arche, peuvent avoir contribue a amener la transgression de la loi; mais toutes ces caust s réunies ne suffisent pas pour l'excuser, bien moins encore pour expliquer la couduitc illégale du légal Samuel. Il faut croire

qu'en général les prescriptions cérémotrielles de la loi n'étaient considérées que comme des détails dont on se croyait obligé de tenir compte autant que possible, sans cependant les regarder comme indispensables; peut-être que les Juifs i i ux étaient plus spiritualistcs qu'on ne s/* plaît généralement à le croire; les impies et les indifférents auront mis, dans un même vaisseau, le fond et la forme, comme ils le font encore de nos jours, et, négligeant l'amour de Dieu et dn prochain, ils auront su trouver de bonnes raisons pour se dispenser des cérémonies extérieures de leur loi. Samuel et les hommes fidèles de ces temps, pénétrés de douleur à la vue de l'incrédulité qui avait envahi le pays, giddés par l'Esprit «le Dieu, forts de l'inspiration qui était en eux, et sachant bien que ce n'était pas l'unité de Dieu, mais Dieu lui-même qu'on oubliait, auront songé à relever ses autels,A ramener la religion, a reconstituer l'unité au moyen de ses fractions, et, sans analyser peut-être les motifs de leur conduite, ils auront sacrifié au vrai Dieu la où ils se trouvaient, sachant qu'il y était avec eux. Il est peu probable que les prescriptions cérémonielles de la loi mosaïque aient toutes été observées, ou même connues de tous les Israélites; elles tendaient à rendre le péché excessivement péchant, mais les hommes pieux savaient que Dieu regarde au cœur, les autres ne s'inquiétaient pas de la loi.

1° Quant au but du sacrifice, à Vinientwn dans laquelle il était offert, ce pouvait être le désir, la reconnaissance ou la repentance; un sacrifice pouvait être une prière, une action de grâces, ou une expiation; il portail alors des noms différents, ainsi qu'on le verra plus loin. Les holocaustes avaient un caractère plus général. Eu suite des divers sentiments qui se manifestaient de cette manier', les sacrificos étaient nombreux, à peu près comme les mes-» ses dans l'Eglise romaine; les uns étaient publics, les autres particuliers; les uns généraux, les autres spéciaux; les uns obligatoires, les autres volontaires; ces derniers état; nt souvent des sacrifie, s de famille, cl se répétaient, soit annuellement, soit à des époques plus rapprochées et déterminées, 1 Sam. 1 , 3. 21 . 20, 6. Les païens étaient admis, comme les Juifs, a présenter des sacrifices, Notnb. 15, 14. 2 Macc. 3, . 5. 13, 2?., et l'on voit même, des Juils offrir d s saciitkes pour des princes païens, 1 Macc. 7,33.

4" Celui qui offrait un sacrifice sanglant pouvait, après s'être purifié et sanctifie, conduira lui-même laminai à l'autel; i) lui posait solennellement la main sur la tête, comme pour s'identifier avec lui, ou pour le consacrer à Jchovab, puis il 1 égorgeait, mais il ne touchait

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pis 1è sang > Ww tard, ce^ndaht,,o¥r'Vo1t qtifl les <pt êtrd«î et lesi lévites eufr-mémcs furent a*séa ordinal r<««eitt chargés d^gorg«*r la victime, l'CmMlty MuLe saigtoifpftMai*étdit reéupar les> prêtres, «i, suivant la nature du ; sacrifice, répandu où employé en nspersfons. Celui qui offrait la bèt* du sacrifice l'écorcbait ensuite, lui ôtait la peau (cepend&m ». S Chr. fft, 34.), et dépeçait l'animal en morceaux qui, suivant la nature des cas, étaient tous, on en partie, brûlés sor l'autel; le reste des viandes, lorsqu'il en restait, appartenait, soit acre prêtres, soit à celui qai avait présenté le sacriflce ; d'autres fois encore ce reste devait être consumé hors de la ville sainte. Les morceaux brûlés sur l'autel devaient toujours élre de ceux qui étaient réputés les meilleurs et les plus succulents, cf. Es. 4, II. — t?. sur cet article, Lév. 1, 3, 4, 8, et 47; 4 Sam. 46, 5. et les articles spéciaux Festins, Holocaustes, etc. Quanta l'offrande des pigeons, v. Lév. 4, 44. 5, 8. Quelques sacrifices étaient tournoyés ; ». Lever.

S* Les sacrifices étaient nombreux, continuels, ils devaient nécessairement entraîner avec eux de grandes dépenses annuelles, mais les matières du sacrifice, fruits ou animaux, étaient en quelque sorte sous la main de chaque père de famille, et faciles à se procurer; les jardins, les pâturages et les bois de la Palestine, suffisaient amplement à cette partie des besoins du culte hébreu. Lorsque les richesses naturelles du pays eurent commencé à diminuer, par suite du manque de culture, de la guerre, ou de l'accroissement de la population, des princes étrangers qui voulaient se rendre les Juifs favorables, ou leur donner des preuves de leur amitié, leur fournirent, en nature ou en argent, une partie de ce qui leur était nécessaire pour la célébration du culte public, Esd. 6, 9. 4 Jlace. 40, 39. 1 Macc. 3, 3. 9, 46., etc. v. Temple, et Impôts.

6° Comme acte d'humiliation ou de reconnaissance envers l'Eternel (Ps. 66, 15. 4 46, 47., cf. Mal th. 8, 4. Act. 21, 26.), les sacrifices particuliers furent toujours nombreux en Israël, et eelui qui s'abstenait d'en offrir passait pour un homme impie et irréligieux, Eccl. 9, S., cf. Es. 43, 13. On jurait en conséquence par les autels et les sacrifices, Mattb. 13, 48., et, dans les descriptions qui sont faites de la restauration du monde, le culte des sacrifices est relevé comme devant faire une des gloires de cette époque , de même que l'absence des sacrifices constitue l'une des calamités qui résulteront de l'exil, Os. 3, 4., cf. Es. 49, SI. 60, 7. 61, 6. Zach. 1 4, 14 . Jér. 4 7, 16. 33, 4 8. li faut ajouter que bien des fois cependant les Israélites, oubliant la signification des sacrifices, n'en firent

agréable* & I Dteu, peut-être même laver leurs péchés ; 1 par1 le seul fait qu'Us offraiecU sur l'autel quelques pièces de bétail; ce quelque produits de leurs champs. Le* propbéaesOne cessent de protester contré eéûe •fausse et orgueilleuse pensée, et de rappeler que &'eat l'intention, que c'est le cœur, un «eur 9 ut, humilié, froissé, qui seuloeut donner du sa cri tic une valeur réelle aux yeux de Dieu, Es. -1 , 1 1. Jér. 6, 20. 7, 11. Os. 6, 6> Àm, &, 1t. Midi. 6, 6. Ps. 40, 6. 61, 47. Prov 14, 3. Mattb. 5, 13., etc. Les essénlens après léxil, comprenant que la réalité du culte n'est pas dans sa matérialité, mais voulant être sages au delà de ce qui était écrit dans leur loi, ne gardèrent do culte extérieur que les lustrations et les -ablutions, et supprimèrent entièrement les sacrifices. On peut voir sur ce sujet dans la Alishru les traités Sebachim, Menacboth el Ternira, qui renferment les principales dispositions de la tradition juive sur les sacrifices.

Après ces observations générales, nous avons à examiner en détail ee qui est dît des sacrifices propitiatoires. Deux mots sont employés en hébreu pour indiquer e* quelque sorte deux nuances du péché : l'on, aMam, deVigruit les sacrifices pour le délit; l'autre, hhalath , se disait des sacrifices pour lepéthé. Nosvcrsioito n'établissant aucune différence dans la traduction des deux mots hébreux, nous indiquerons quelques-uns des principaux passages où l'un et l'autre sont employés; ce Bera la meilleure manière d'en préciser la signilicatioo-

On offrait le axham pour le délit : 4" Quand on avait détourné ou retenu par mégarde des choses sanctifiées à l'Eternel, Lév. 5, 45.— 1° Quand on avait par ignorance fait quelque chose de contraire a la volonté de Dieu, Lév.

5, 47., cf. Esd. 40, 19. 4 Sam. 6, 3.— 3» Quand on avait nié un dépôt, ou gardé un objet perde par un autre ou dérobé quelque chose, ou prêté un faux serment, Lév. 6, 1. 3. — 4° Dans le cas de séduction exercée sur une esclave fiancée a un homme, et non encore rachetée, Lév. 49, 10.— 6° Un lépreux après sa guérison, un nazarien qui s'était souillé par la vue ou le contact d'un cadavre, devaient également offrir un sacrifice pour le délit, Lév. 44, 41. Nomb.

6, 41. — La peine, car lu sacrifice en était une. variait suivant les cas; dans les quatre premiers il fallait offrir un bélier, dans le dernier un agneau; en cas de vol il fallait restituer l'objet détourné et y ajouter un cinquième de la valeur qui revenait de droit soit au prêtre (t°j, soit au propriétaire (3°). L'animal était égorgé du côté septentrional de l'autel, son sang était répandu tout à l'enlour, les graisses étaient brûlées, le reste des viandes appartenaient aux

qu'un opus operatum, et crurent se rendre j prOtres, Lév. 7, 4-6. Des cérémonies spéciales,

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notamment eu ce qui concerne l'emploi symbolique du sang, éLaiqnt prescrites pourj la purification du lépreux, Léx. 44» 4/4., ] [( m :

Quant aux sacrifiée* pour le péthé {Mmtath) H y <>i) avait d'ordinaires, el d'extraordinaires ou spéciaux. On offrait les premiers : a) pour tout lo peuple, aux jours, de nouvelle lune, à Bâqne, à PentecôCe, aux Cèles «les trompettes el (des tabernacles, au grand jour des expiation*; Nom*. 28, et 29, Lév. 46.; b) pour les prêtres et les lévites lors de leur consécration, Nomb. 8, 8. Ex. «9; c) pour le souverain sacrificateur au grand Jour des expiations* — Les sacrifices extraordinaires et non réguliers étaient offerts en diverses occasions : o) pour les relev ailles d'une femme nouvellement accouchée, Lév. 4 1, €. 8.; 6) pour la purification d'un lépreux ou d'une maison attaquée de la lèpre, q. v., Lév. U; c)pour la purification d'un homme guéri de la gonorrhée, Lév. 45, 45.} d) pour la purification d'une femme longtemps souffrante d'une perte de sang, Lév. 45, 29.; e) lorsqu'un nazarien avait été souillé par la présence d'un corps mort subitement près de lui, ou lorsque le temps de son vceu était expiré, Nomb. 6, 10. 14.; f ■ quand rassemblée, ou un prêtre, ou un simple Israélite avait par roégarde transgressé un des commandements de Dieu, Lév. 4, Nomb. 15, 24., cf. 2 Chron. 29, 24.; g) quand un homme appeléà témoigner par serment, d'une chose qu'il avait vue ou entendue, refusait de le faire ; lorsqu'il avait touché un homme ou une chose impure, lorsqu'il avait juré à la légère de faire une chose, bonne ou mauvaise, et qu'il oubliait son serment, Lév. b, 4-5.; h) v. enfin â l'article Vache rousse, une dernière espèce de sacrifices pour le péché (bhalatb). — Tour tous ces cas l'objet du sacrifice était, selon te degré et la nature du mal commis, un jeune taureau, un bouc, une brebis ou une cbèvre, uu pigeon, ou un tourtereau, et dans un cas spécial des oiseaux quelconques, dont l'espèce n'était pas déterminée, mais qui devaient être purs. C'étaient des taureaux lorsque le sacrifice était offert pour l'assemblée ou pour un prêtre, un bouc lorsque le pécheur était nazarien, un bélier pour la consécration des prêtres, deux oiseaux pour la purification d'une maison lépreuse, etc. Tous ces détails sont marqués aux passages cités.

Les parties grasses des animaux à quatre pieds étaient toujours consumées sur l'autel ; les autres parties étaient, 4° ou bien brûlées hors de la ville, pour les sacrifices ordinaires, Ex. 29, 44. Lév. 4 et 46, 2° ou dans les cas spéciaux, abandonnées aux prêtres pour servir a leur nourriture dans le parvis du sanctuaire, Lév. 6, 25. 4, 25.

Quant au sang, on en faisait un usage diffé-

rent suivaot ?itafti[4ffféregH6) caHI Celui dé in grande victiree «xpialoireélaUtoutienlier porte dan* le lien i*è*,»aiui, on m anrwait l'a rtim de I alliance et l'on m trottait les cornes de .l'autel, Lév. 46, H, 48. Dans îles sacrifices ordinaires pour le péché on emportait une partie dans ta lieu saint, on en versait en aspersions près du voile qui servait d'entrée au lieu très saint, et l'on eu oignait les cornes de l'autel des parfums; le reste était répandu au pied de l'autel des holocaustes, Lév. 4, 5. 46. Enfin, dans les sacrifices spéciaux pour le péché, l'on en mettait une partie sur les cornes de l'autel des holocaustes, et le reste était répandu au pied de cet autel, Lév. 4, 23. 30. 34., cf. 2 Chr. 29, 22. D'après Ex. 29, 42. il semblerait que

manipulation du sang fût également en usage pour les sacrifices ordinaires et réguliers, ce qui ne s'accorderait pas avec Lév. 6. 30.; mais au milieu de tous ces détails, et presque à cause de ces détails mêmes, il est difficile de se représenter d'une manière exacte l'ensemble de ces cérémonies , qui variaient si souvent et à propos des plus petites nuances. D'autres détails, le bouc Uazazel, etc., sont encore mentionnés, v. Lév. 5, 8. 4 4, 49. 53. Ex. 29, 49.

D'après ce qui précède on voit que les offrandes pour le délit et celles pour le péché (asham et hbatath, en allemand Schuldopfer et Sundopfer, analogues par leur nature et leur objet sous bien des rapports, constituaient cependant deux espèces de sacrifices, distinctes Tune de l'autre aux yeux des Uehreux et dans l'esprit de la législation de Moïse, comme cela ressort non-seulement de fait qu'il est parlé de chacune séparément, Lév. 4, 6. 25., cf. 5, 45. 7, 1-40., mais encore des passages où elles sont nommées l'une à la suite de l'autre, el des cas de souillure ou de culpabilité où elles sont prescrites comme devant être offertes l'une et l'autre. Le rituel en était différent, notamment en ce qui concerne la manipulation du sang : la destruction des viandes hors de la ville, prescrite dans certains cas de sacrifices pour le péché, ne l'est pas dans les offrandes pour le délit, et quant à ces dernières, le choix des victimes était bien plus facile, bien moins embarrassé de restrictions el d'ordonnances que pour les sacrifices pour le péché.

Mais si l'on doit tenir ces deux ordres de sacrifices pour distincts, il n'est pas facile de dire en quoi consistait la différence morale qui les séparait, le principe spécial qui les caractérisait l'un et l'autre.

A première vae on peut dire que les délits paraissent avoir été d'une moins grande importance que le* péchés, les asham que les hhatatK; les offrandes sont eu général moins considérables, le rituel moins sévère dans le pre-

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mier cas que dans le second; et sauf le passai \À-\: 5, 4-13.. qui présent quelques obscurités, on peut dire que. les offrandes pour le délit étaient réclamées pour des fautes pou graves, commises par erreur, par négligence, dont la commission était eu quelque surie regardée comme involontaire, accidentelle, ou inévilabie, pour la souillure publique ou sacerdotale qui trouvait son expiation dans les sacrifices annuels, dans les sacrifi. es de consécration, cnlin pour la purification de. la lèpre qui dans la symbolique juive représentait la souillure du péché. Le point de vue de « elle sorte de sacrifice était pour aiisi dire objectif, et ceJui qui le présentait semblait s'accuser d'une faute positive, mais involontaire et dont il n'était pas coupable : il semblait dire : Je suis innocent, mais la loi a été violée. Dans l'autre cas, au contraire, dans celui des sacrillees pour le péché, la faute était non-seulement positive, mais précise, et volontaire : le point de vue du sacriliee était plutôt subjectif; celui qui apportait son offrande le faisait dans le sentiment d'une transgression volontaire d'un commandement spécial de Dieu : il s'accusait d'une faute qu'il aurait pu éviter, il était coupable paice qu'il l'avait bien voulu, cf. aussi Lèv. 19, 20.

Josèphe, Ant. 3, 9, 3 , a reconnu et établi cette distinction. Cependant elle u'e.st pas toujours maintenue dans la loi, et le principe du législateur n'apparaît pas toujours d'une manière claire : quelques répétitions du livre des No:i bres semblent destinées a interpréter ou a compléter, peut-élre même à modifier les règles posées dans le Lévitique, et a les modilier dans un sens qui ne sYxplique que par le but léléo- Ingiquc de la législation mosaïque. Aiusi no is voyons, Nomb. (i, I i. que la mort d'un homme dans le voisinage du nazarien, souillait celui-ci, alors mèine qu'il en était innocenl, de telle sorte qu'il était obligé d'offrir pour sa purification en sacrifice pour le péché, hhatalh : lïntention du législateur était évidemment de faire ressortir ce fait que le nazarien é tait un homme à part, et que ce qui n'était pas péché pour les autres, le devenait pour lui. Quant aux présentions relatives aux maladies des frnuues, Lév. 15, 25., elles se concilient fort bien avecce que nous avons dit plus haut, el avec les idées que la loi devait donner aux Juifs sur le pur et l'impur.

Reland, Bauer, el Wincr, partagent avec nous l'opinion de Joséphe sur la caractéristique de ces sacrifices, telle qu'elle peut être saisie et que nous l'avons exposée. — Le passage Lév. 5, 1-13. semblerait cependant faire objection à ce point de vue. Les expre nions ashaot el hhatalh s'y confondent en effet tellement, et paraissent si souvent se substituer l'une à tau- 1

tre, que l'on ne sait p irfois de quel sacrifice est qneslion ; on peut se demander même s'il y a entre, les deux offrandes, un« distimti.n établie. Cependant, comme le mol hhatalh est formellement employé, en parlant de l'offrande, aux versets 6, 7. 8. 9. 11. 42., nous n'avons pas hésité à ranger ces sacrifices au nombre des sr.criflces pour le péché; mais il faut avouer que la distinction faite sur la nature des deux offrandes est ébranlée, ou que, cette distinction existant, Moïse n'a pas cru devoir la maintenir ou l'observer dans tous les cas, ou enfin que les détails de cette distinction nous échappent, et que nous avons perdu la clef de ces nuance>. qui ne. sont plus pour nous que de fines subtilités, alors même qu'elles pouvaient avoir pour les Hébreux une importance considérable, relativement à l'ensemble de l'économie mosaïque. Nous n'en maintenons donc pas moins l'explication que nous avons donnée ci-dessus, et cela d'autant plus que les essais que l'on a faits d'une interprétation différente, sont loin de nous satisfaire au même degré. Cramer, par exemple, et d'autres, ont voulu voir dans 1rs asliam (délits) la violation d'un contrat tacite fait avec des hommes, «oneitoyens, prêtres, époux, etc., et dans le sacrifice, la manifestation du remords el le cri de la conscience ; c'tsl trop raffiné, et, d'ailleurs, le détournement des choses consacrées à l'Eternel, qui appartient à cette sorte de délits, ne se rangerait pas à cette explication, a moins d'étendre l'idée de la violation aux contrats, à l'alliance faite avec Dieu; mais alors l'explication irait t op loin, car elle s'étendrait jusqu'aux péchés (hhatalh), et ne se rail plus caractéristique. D'autres, comme Micbaélis, ont vu dans les asham les péchés d'omission, U dans les hbatatb les péchés de commission expiés; mais les passages Lév. 5, 17. 15, 25., réfutent à eux seuls celte interprétation. Grolius a vu le contraire, qui se réfut<également par Lév. 4, t. 13, 27. L'opinion de Sauberi est encore moins soutenante : il voit dans les asham la réparation de péchés faiis avec mauvaise intention el par méchanceté, cl dans les lihalath, celle de péchés commis par ignorance; l'appui que donne à celle opiniou l'autorité de l'biloo el d'Abcn Esra (du moins eu partie) est plus que renversé par L'examen même des textes. Notons enfin l'explication d'Abarbauel, qui perse que les sacriâces pour le péché étaient offerts dans les cas d'une violation positive el intentionnelle d'un commandement de Dieu, les sacrilices pour le délit dans les cas douteux ; c'est de l'esprit rabbinique tout pur.

Nous avons maintenant à nous demander quelle idée les Juifs ait . chah ui a la mon d. victimes offertes eu sacrifice, s'ils n'y voyaient

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qu'un présenl fait â la divinité offensée, ou comme le veut Michaé i-, une amende exi^è^ comme châtiment, eomme peine, oit enfin, <laus l'acte du sacrifice, une ubstitution, el dans la victime un suppléant, un remplaçant destiné à souffrir pour eux !a mort qu'ils avaient méritée. Celle dernière opinion est celle de plusieurs rabbin», cl, parmi les théologiens moderne», c elle de Bauer, De Wclé, Gesenius, Scholi, Tholuck, Cœlln, NViner, Si hrœder, etc. Elle a éle, combattu*, avec plus de force que d'arguments, par Klaiber, qui a clé plus négatif que positif, el qui prouve fort bien que cette doctrine des Juifs ne se trouve pas dans certains passages, sans avoir prouvé qu'elle ne se trouve pas dans d'autres. Nous n'insisterons pas sur les formules : « Le sacrificateur fera ainsi propiliatiou pour eux, et il leur sera pardonné, » ou •> il fera prophiation pour son péché, » etc., formules qui se retrouvent fréquemment, Lév. 4, 20. 26. 5, 40. 43. 48., et qui ne sont cependant pas sans importance; l'acte de poser la main sur la tête de la victime, acte qui, au grand jour des expiations, indiquait positivement la transmission des péchés, Lév. 46, 21., pourrait ne pas avoir eu, dans les autres sacrifices, la même signification, ci notre conviction qu'il en était cependant ainsi, n'aurait pas la valeur d'une preuve; enfin la circonstance que, dans certains cas, la victime était regardée comme souillée, ce qui suppose nécessairement qu'elle était chargée des péchés de celui qui l'offrait, n'est p;is prouvée pour tous les cas, Ex. 29, 4 4. Lév. 43, 46. 46, 28., et semblerait même contredite par des passage* tels que Lév. 4, 4 2. 6, 17. Nous renonçons à faire usage de ces divers textes, quelque forts qu'ils puissent paraître, et qu'ils soient en effet, parce qu'ils ne sont convaincants que lorsqu'on est déjà convaincu par les déclarations el les faits plus explicites qui suivent, el que nous allons examiner :

Lév. 17, 4. «L'âme de la chair esl dans le sang; c'est pourquoi je vous ai ordonné qu'il soit mis sur l'autel, alin de faire propitiation pour vos âmes, car c'est le sang qui fera propitiation pour vos âmes. » On ne peut entendre ces paroles de deux manières : elles disent clairement que l'âme de la béte, qui est répandue avec son sang, esl offerle au lieu de l ame du pécheur en propitiation. Il n'est pas même besoin d'insister sur le sens de kippt r, expier; le seul parallèle entre l'âme de la chair et vos âmes implique l'idée de substitution, par conséquent d'expiation

L'effusion du sang d • la victime

el l'usag.

qVon en faisait, prouve que la mort de l'animai u'élait pas la seule chose a considérer dans ces sacrifices, comme dans d'autres offrandes où la

combustion des viandes sur l'autel était la chose priocipaie. Or, que pouvaient signitler ces aspersions de sang, sinon que la vie ellemême était dispersée, perdue, jetée loin, el entièrement détruite? l'effusion du san? n'était pas un movrn, celui, par exemple, de tuer l'animal, mais un but; or, elle ne peut avoir été un but que si l'on se représente la vie du pécheur mystiquement unie a celle de l animal, et anéantie avec elle.

L'idée d'une substitution, la pensée qu'un être pût souffrir et être puni de Dieu à la place d'un autre, se retrouve fréquemment dans l'ancienne alliance, non-seulement 2 Sam. 42, 45. 24, 10. Es. 53, 4. Dan. 44 , 35., surtout 9, 26., mais déjà d;ins la loi de Moïse à l'occasion du meurtre dont l'auteur restait inconnu, Dcut. 21, 6. 8.; puis encore dans la signification symbolique du sacrifice de l'alliance, Jèr. 34, 48., dans le rituel du sacrifice du bouc expiatoire, Lév. 16, 21.; enfin, Es. 4J, 3., où le mot de rançon est exprimé par l'hébreu kopher, qui s'emploie si fréquemment lorsqu'il est parlé des sacrifices expiatoires. Le mol hhitteh (expier) est employé avec le régime direct, Gen. 31, 39., dans le sens de remplacer, expier une chose, supporter une perte, et c'est le même mot, au même temps, mode el régime, qui esl traduit par offrir, Lév. 6, 36 (19). 9, 15.

D'autres peuples de l'antiquité étaient encore familiers avec l'idée d'une expiation, que nous estimons avoir été celle que les Hébreux attachaient â leurs sacrifices; Hérodote, Jules César, Ovide, Porphyre, parlent des Egyptiens, des Gaulois, et d'autres nations chez qui une victime, homme ou béte, était censée expier les péchés, et prendre la place de celui qui l'offrait eu sacrifice. La même idée se retrouve, chez plusieurs peuples sauvages de nos jours, el paraît profondément enracinée dans le cœur humain. Elle a presque partout, et presque toujours, i ;arché de pair avec l'idée de Dieu. On p ut consulter, pour les citations, Tholuck, dans Guido et Julius, et pour l'exposition, les sermons de M. Martin sur la Rédemption. Au reste, il est peu de questions qui aient été plus souvent examinées, et qui aient eu l'houneur d'un examen plus profond et plus sérieux, de sorte qu • la liste des ouvrages à consulter sérail considérable.

Remarquons enfin que toutes les autres explications qu'on voudra donner du principe et de l'idée des sacrifices sont forcées, obscures el peu naturel! s, ain>i que le remarque VViner lui-même. Michaélb» voit dans le sang le principe de la vie, de la : ensualilé, du péché : l'effusion du sang lui parait un symbole de la destruction du péché; mais ni l'A. ni même le N. T. ne justifient une pareille hypothèse. La

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