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supposition de Steudel est eocore moins soulenable, et n'aurait pas suffi a faire la réputation de son auteur, lt admet que le principal, dans ces sacrifices, était la réconciliation du pécheur avec Dieu, par le moyen d'une offrande, et que les cérémonies qui entouraient le sacrifice , n'avaient d'autre but que de témoigner le repentir du coupable, et son horreur pour la transgression qu'il avait commise de la loi divine. Klaiber, enfin, est encore au-dessous de ses prédécesseurs : il ne considère que la pureté nécessaire à la béle du sacrifice, et pense que l'offrande d'un animal, sans défaut et sans tache, devait rappeler au pécheur la pureté que la loi exigeait de lui. Ce point de vue, qui s'appliquerait aussi bien à tous les autres sacrifices qu'aux sacrifices pour le péché, a, en outre, le grave inconvénient de ne tenir aucun compte du sacrifice en lui-même, et du rituel qui l'entourait. L'idée d'expiation, de substitution, ne peut donc pas nous paraître devoir être sacrifiée a d'aussi insignifiantes théories, et les passages cités qui l'appuient, trouvent, dans le N. T., leur dernière et complète justification. Un sacrifice expiatoire, une victime sans tache, offerte en lieu et place des pécheurs, est venue prouver à ceux qui doutaient, que les sacrifices symboliques et typiques de l'ancienne alliance avaient, en effet, une signification expiatoire, qn'ils représentaient la mort d'une victime, à la place de ceux qui avaient mérité et encouru la condamnation divine.
Les sacrifices du matin et du soir mentionnés Ex. 29, 38-4*. Nomb. î8, 3-8. Esd. 3, 5., étaient un holocauste journalierde deux agneaux d'un an qui étaient offerts, l'un le matin, l'autre le soir, au nom du peuple entier; ce sacrifice était continuel, et n'était supprimé ni les jours de sabbat, ni les jours de grandes fêles; lorsque d'autres sacrifices étaient présentés, celuici prenait place avant eux. Les rabbins ont fixé et multiplie les cérémonies qui accompagnaient ce symbole important du culte juif, et ont fini par n'en plus faire qu'une cérémonie ; on voit même (Tamid. 3, 3.) que dans le second lemple une place particulière était réservée à la partie nord-ouest du bâtiment comme étable des brebis destinées à ces sacrifices.
Quant aux offrandes de purifications, v. Pureté, Aspersions, Libations, etc.
SADDUCÉENS, secte juive fréquemment mise en scène dans le N. T. comme hostile aux pharisiens, mais se liguant avec eux dans une commune hostilité contre l'ennemi commun, Jésus-Christ, qui venait renverser les superstitions des uns et troubler la quiétude des autres, Matin. 3, 7. 46, 4. 6. 12. 22, 23. Luc 20, 27. Act. 4, 4.5, 17. 23, 7. Ils faisaient dériver leur nom de Tsadoc, disciple d'Antigonc de
Socbo, et l'on prétend que c'est la doctrine de ce dernier qui avait engagé Tsadoc a quitter son école et a se faire chef de secte. Antigone, par un excès de spiritualité, en était venu a exagérer l'amour pur, ou du moins, s'il ne Pavait pas exagéré, il l'avait présenté sous un faux jour : Travaillez, disait-il à ses disciples, travaillez non point comme des serviteurs en vue des récompenses, mais obéissez à Dieu sans vue d'intérêt et sans espérer aucune récompense de vos travaux; que la crainte du Seigneur soit sur vous. Tsadoc, dit-on, en conclut fort à tort, qu'il n'y aurait pas de rétributions dans l'autre monde, par conséquent aussi pas de vie future. Ce qu'on sait des rapports d' Antigone et de Tsadoc est au reste fort confus et ne semble pas justifier cette origine des sadducéens; il est plus probable que ces sectaires, qui se seraient réunis d'une manière beaucoup plus simple et par la seule sympathie de l'incrédulité, auront fini lorsqu'ils auront eu l'idée de se constituer en confrérie, par rechercher un nom célèbre auquel ils pussent se rattacher, et qui pût leur servir de base et de point d'appui ; une parole de Tsadoc, interprétée d'une manière favorable a leur système, aura servi de transition entre les fils et le père supposé. — Les rabbins nous apprennent déjà dans le Talmud qu'Esdras avait ordonné que toutes les prières faites au temple, finissent par la formule « aux siècles des siècles; il l'aurait fait pour exprimer la foi dans la parole divine qui nous enseigne qu'il y a un monde à venir, et pour protester ainsi publiquement contre certaines doctrines qui tendaient à se glisser dans l'Eglise juive, renversant l'espérance d'un monde futur et de l'éternité. — Le mot hébreu tsaddik signifiant juste, quelques-uns ont pensé aussi que le nom de sadducéens pouvait en dériver, et qu'ils avaient choisi les idées morales au lieu des idées religieuses pour leur drapeau. Quoi qu'il en soit, il est probable que les sadducéens ont emprunté leurs principes aux idées philosophiques qui se sont fait jour dans l'Asie antérieure depuis les conquêtes d'Alexandre le Grand ; l'existence de la secte des pharisiens a peut-être aussi contribué à provoquer celle des sadducéens; un extrême en provoque un autre; le bigotisme engendre l'incrédulité, et la foi est au milieu, au-dessus de l'un et de l'autre.
Quant a leur doctrine, elle n'avait rien de positif. Ils rejetaient les traditions, ils niaient l'immortalité de l'âme, la résurrection, les rétributions finales, l'existence des esprits, des anges, des démons, etc. Selon eux, la providence divine n'entre pas dans tous les détails de la vie humaine, l'homme ne dépend que {le lui-même; il est l'artisan de ses destinées; par sa sagesse ou par sa folie, il règle son bonheur