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sèbe, et Jérôme qui l'appelle un grand bourg, pensaient en retrouver les restes dans la Salaba de Sébaste.
SAHAPH, ftlsdeJadaï, n'est connu que comme fondateur de Madmanna, 4 Chr. 2, 47. 49., cf. Jos. 45. 31.
SAHARVJIM. 4° Benjamite, descendant d'Ehud; il s'établit sur le territoire de Moab, sans doute après quelques victoires, et y épousa plusieurs femmes, 4 Chr. 8, 8. S'il compte parmi ses ancêtres le Juge d'Israël, on peut croire que les conquêtes de son aïeul favorisèrent son émigration. La mention qui en est faite est obscure; il paraît qu'il aValt répudié deux femmes avant de partir. — 2° Ville des plaines de Juda, sur Pbistoire et la position de laquelle Eusèbe déjà déclare ne rien savoir; Jos. 45, 36. 4 Sam. 47, 52. 4 Chr. 4, 31.
SAHASGAS, Est. t, 4 4., officier du sérail d'Assuérus, chargé de surveiller, dans le second harem, celles des femmes que le monarque avait renvoyées; son service l'appelait ainsi auprès des mécontentes, et de celles qui n'avaient point trouvé de faveur ou dont la faveur était passée; Hégaî, son collègue, était plus heureux, chargé de garder celles qui espéraient encore.
SAINT (Heu), ou saint des Saints, v. Temple.
SALA ou Séla, tils de Caïnan, et petit-fils d'Arpacsad ; à l'âge de cent trente ans, il devint père d'Héber, et mourut Agé de quatre cent soixante ans. Il est nommé parmi les ancêtres de notre Seigneur, Luc 3, 35. cf. 4 Chr. 4,48. 24. Gen. 40, 24. 44, 42.
SALAMINE, Act. 43, 5., ville maritime située dans la partie orientale de l'Ile de Chypre. Elle possédait un bon port, et fut autrefois la résidence de rois puissants. Ruinée par un tremblement de terre, elle fut rétablie au IV« siècle sous le nom de Constantia, maintenant Constanza. Celte ville n'a de commun qu'un souvenir avec l'île de Salamine, qui rappelle la gloire de Théml&tocle : celte dernière, patrie de Teucer, le chassa pour n'avoir pas vengé la mort de son frère AJax, et Teucer, conservant dans l'exil le souvenir de sa patrie, donna le nom de Salamine à la ville nouvelle qu'il fonda en Chypre, et que ses descendants possédèrent pendant plus de huit cents ans. Paul vint h Salamine avec Barnabas, et y convertit Serge-Paul.
SALATHIEL (j'ai demandé à Dieu), un des ancêtres de notre Seigneur, nommé dans les deux généalogies de Joseph et de Marie, (Ils de Jèchonias selon Matih. 4, 42., et descendant de David par Salomon; tils de Néri, selon Luc 8, 27., et descendant de David par Nathan. D'après la manière dont nos versions traduisent 4 Chr. 3, 47., ce passage ne présente pas de difficultés, mais les mots « qui fut emmené en captivité (en hébreu assir), ne peuvent pas être
considérés comme un qualificatif de Jéchonia».
parce que assir n'est pas lié par l'article au nom propre qui le précède ; assir doit être pris comme nom propre, et la tradition des rabbins confirma cette traduction : v. 47. « Et les enfants de Jèchonias, Assir; son fils fut Salathiel, v. 48. et Makirmn, » etc. Assir formerait donc un chainon de plus dans la généalogie. Une autre raison qui milite en faveur de cette explication, c'est Jér. 22, 30., qui annonce il Jèchonias qu'il n'aura point d'enfant; or, s'il avait eu plusieurs fils, cette prophétie aurait été fausse, tandis qu'elle peut être véritable en lui reconnaissant un seul fils : Jèchonias fut emmené captif dans sa dix-huitième année, avant d'avoir des enfants, 2 R. 24, 45.; il resta en prison pendant trente-sept ans, et mourut sans laisser de postérité. Mais ne peut-on pas supposer qu'on de ses parents, Néri de la branche de Nathan, en épousatit une de ses femmes, lui ait engendré un flls qui serait Assir, père de Salathiel ? Cette hypothèse, si conforme à l'esprit du judaïsme, cf. Dent. 25, 6., cadrerait parfaitement avec le caractère des deux généalogies, et concilierait leur divergence en ce point, saint Matthieu attribuant toujours le fils à son père légal, même Jésus â Joseph , comme II le fallait pour convaincre les Hébreux, et saint Luc donnant au Bis son père réel. Le nom de Salathiel qui se trouve encore Esd. 3, 2. Néh. 42, 4. Agg. 4,4., parcourt toute la période de la captivité, depuis Jèchonias avec qui elle commença, jusqu'à Zorobabel sous qui elle finit, et sert à combler le vide que son absence aurait laissé dans les généalogies.
SALCA, ville, probablement frontière du royaume de Basan, mais conquise avec le reste du pays par les Israélites, et adjugée à la tribu deManassé, Deut. 3, 40. 43. Jos. 42, 5. 43,41. D'après 4 Chr. 5, 4 4. on pourrait supposer que Salca passa plus tard aux Gadites, mais il est possible aussi que Salca dans ce passage soit entendu exclusivement et non inclusivement. Cette ville existe encore à 7 lieues de Botsra, à la frontière sud-est du flauran vers le désert, sous le nom de Salkhal, ou Sarkhad ; elle est protégée par un fort, bâti sur des rochers de basalte.
SALEM (paix), un des premiers noms de Jérusalem, la capitale du royaume de Melchlsédec, r. ces deux articles.
SALIM (renards), près d'Enon, Jean 3, 23. Plusieurs croient que Salim est l'ancienne Salem où Melchlsédec avait régné, et où l'on voyait alors un palais en ruines, qu'on prétendait avoir été celui de ce roi de paix; mais comme on l'a vu ailleurs, Salem est Jérusalem, et Salim ne saurait être confondu avec son presque homonyme. Il est difficile de déterminer où celte ville
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a èû èxlster; le voisinage d'Enon, lieu également inconnu, ne peut donner aucune lumière a cet égard : ce devait être a l'ouest du Jourdain, et selon Tholuck, très probablement dans la Judée, ou dans le Ghor supérieur. Eusèbe et Jérôme placent Salim et Enon à environ 8 milles sud de Seythopolis ; peut-être est-ce le même endroit dont il est parlé Judith 4, 3. Il y avait là beaucoup d'eau. — Plusieurs noms à peu près semblables sont rapportés dans l'A. T. , l'un comme appartenant â la tribu d'Ephralm, 1 S.im. 9, 4., l'autre comme élant de Juda, Jos. 15,32.; le nom de Hajin qui le suit pourrait être le Enon du IN. T. - Simon Zélotes doit avoir été originaire de Salim.
SALIVE. Cracher contre quelqu'un, ou à propos de quelqu'un, était déjà, dans la plus haute antiquité, considéré comme une Insulte grave, Deut. 25, 9. Nomb. 12, 14. Es. 50, 6. Jlatlh. 26, G7. ; le simple acte de cracher en présence de quelqu'un était considéré comme une malhonnêteté, Job 30, 10., et un Oriental de nos Jours, comme du temps d'Hérodote (1, 99.}, ne se permettra jamais une action pareille en présence d'un supérieur, Niebuhr, B. 26, 29. ; ce n'est point seulement comme le pense Jahn, à cause des beaux tapis qui couvrent la terre ou le plancher, mais par celte pudeur naturelle qui dit à chacun l'inconvenance qu'il y a à se purger d'une sécrétion quelconque en présence de personnes respectées; il pourrait, d'ailleurs, arriver qu'un peu de salive vint à tomber sur les vêtements et même sur la barbe du voisin, ce qui est pour les Orientaux un affront suprême. La salive d'un homme ayant une maladie impure, rendait impur celui sur qui elle tombait par hasard, Lév. 15, 8., et l'on doit voir dans celte prescription morale une précaution médicale. — La salive a certaines vertus adoucissantes, surtout celle d'un homme a Jeun, qui n'est pas gâtée par le mélange d'odeurs diverses et de particules alimentaires; les animaux guérissent ordinairement leurs plaies en les léchant ; la morsure des serpents et des scorpions a été souvent guérie par la salive d'homme à Jeun; d'autres maladies, notamment certaines ophthalmies, ont été traitées avec succès au moyen de ce remède si simule et si facile, v. Pline 28, 7. ; mais 11 ne parait pas que la salive ait pu guérir de véritables cécités, des maux ayant affecté l'organe visuel dans ce qui constitue sa propriété de vision. Ce que Tacite et Suétone racontent en effet de PcmpercurVespasien (Hist., 4, 81. Vcsp., 7.), se rapporte probablement à des yeux affectés extérieurement et non point au fond, et quelques faits de ce genre qu'on a découverts plus tard, portent un caractère légendaire qui ue permet pas d'en tirer des conclusions positives. Jésus en guérissant un aveu-
gle-né au moyen de salive mêlée de boue, Jean
9, 6., évidemment a fait un miracle, et en a voulu faire un ; mais pourquoi s'est-il servi d'un moyen, et d'un moyen qui ne pouvait pas atteindre le but ? On a diversement répondu A celte question, et l'on peut comprendre dans le bénétice de la même réponse d'autres fails analogues, où des moyens extérieurs sont employés pour des guérisons miraculeuses, 2 R. 4, 41. Es. 38, 21. Marc 6, 13. 7, 33. Ces moyens, selon Passavant, auraient été les conducteurs physiques de la force surnaturelle qui agissait. Chrysostome, Mélanchthon, Calvin, pensent, dans le cas particulier, que le Seigneur voulait éprouver la foi du malade, et voir si, après ce traitement en apparence peu efficace, l'aveugle aurait asseï de confiance en lui pour se rendre de là ville a la fontaine de Siloé où sa guéi ison devait être accomplie; peut-être aussi l'emploi d'un moyen quelconque était-il au contraire un point d'appui pour une foi faible encore. Winer enfin pense que Jésus voulait, par cette action, protester une fois de plus contre le légalisme absurde des pharisiens qui défendaient de guérir le jour du sabbat, même au moyen de la salive. Toutes ces explications ont de la valeur, et nous les acceptons, mais nous ne repoussons point aussi absolument que Winer, et comme une absurdilé. l'opinion de Johren (de Christo medico) que puisque le corps de Christ était entièrement sain et parfait, les facultés qui dorment, ou qui sont émoussées en nous, devaient exister en lui dans toute la plénitude de leur perfection, et que si la salive humaine et animale a quelques vertus médicales, celle du Seigneur devait les posséder toutes, et non altérées.
Luc 1 6, 21 . Us chiens oi t un grand penchant à lécher les plaies, même les plus dégoûtantes; ils sont représentés léchant les ulcères de Lazare, et, comme la langue du chien est très line, son action produit toujours une impression agréable sur le malade, et peut procurer sa guérison. On ne s'étonne pas de trouver un détail de ce genre dans les récits de Luc le médecin.
SALLTJM. 1° Quinzième roi d'Israël, 2 R. 15,
10. Plis de Jabès, il conspira contre Zacharîe, le tua, éteignit la dynastie de Jéhu, ceignit sa tête de la couronne, la garda un mois (769), et la perdit comme il l'avait gagnée : Menahem le tua, vengea son ancien maître, et lui succéda à son tour. Sallum, pour avoir osé assassiner son prédécesseur en présence de tout le peuple, devait avoir un grand nombre de complices, et avoir préparé de longue main son complot. — 2° Mari de Hulda, et garde du vestiaire royal sous Josias, 2 R. 22, 14. Il était peut-être mort lorsque son épouse parulsur la scène. — 3*Grand-