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nationalité, surtout depuis l'exil , c'est comme doclenrs de la loi que les scribes se distinguaient surtout, et c'est dans ce sens qu'Esdras est appelé scribe. La loi ayant un c6té religieux et un côté civil ou politique, l'éducation des scribes était à moitié théologique, A moitié juridique, et l'étude théorique et pratique de la loi était le champ, le vaste champ, sur lequel ils s'exerçaient avec leurs interprétations allégoriques ou les élucuhratlons de leur casuistique appropriée à tous les cas et A tous les besoins de la vie morale et matérielle. Mais sf l'on se rappelle les observances nombreuses et diverses, et les traditions nouvelles qui surgirent après l'exil, et qui, du temps de notre Seigneur, étaient généralement crues et admises même des savants, on comprendra quelle a dû être l'élasticité de leur exégèse, et par quel procédé ils réussirent A trouver dans la loi ce qui ne s'y trouvait pas. Ils surent de cette manière se rendre précieux, non-seulement à cause de la profondeur de leurs aperçus théologiques, mais aussi par le droit

rusaient, et la plupart des données historiques qui se rapportent à leur organisation, la promotion des rabbins, etc., sont postérieures A l'époque du N. T., et n'ont pas à nous occuper.

SCYTHES. Chez les anciens géographes, ia Scythie était un immense pays aux limites passablement indéterminées, et l'on parait avoir successivement désigné sous ce nom tous les pays compris entre la mer Notre, la mer Caspienne et la Grande-Tatarie actuelle. Peuple nomade, les Scythes n'eurent longtemps qu'une histoire confuse : on les perd au milieu de leurs migrations continuelles; on les voit naître au centre de l'Asie; on les retrouve ensuite A l'orient de l'Europe, près du Palus-Méotide, puis en Syrie, en Egypte ; puis, vainqueurs des Mèdes et de Cyrus, ils s'emparent de l'empire de la Haute-Asie, le laissent échapper au bout de vingt-huit aus (624-596 av. C), et finissent par se retrouver dans les montagnes qui furent le berceau de leurs pères. Ils disparaissent de l'histoire vers le VIIe siècle de l'ère chrétienne.

qu'ils avaient de résoudre les difficultés prati- j Leur nom ne se rencontre pas dans l'A. T. Quelques, et de décider des cas de conscience. | ques auteurs pensent que le nom de Magog, q.

Ils pouvaient se diviser en trois classes d'après la nature de leur activité. Les uns appartenaient au sanhédrin avec les sacrificateurs ; les autres étaient voués A l'enseignement public, et s'occupaient surtout des jeunes gens qui voulaient devenir rabbins; les autres enfin se livraient à l'enseignement privé, servaient parfois de suppléants aux précédents , ou enseignaient pour leur compte d'une manière non officielle, et dirigeaient les jeunes élèves-rabbins dans certains actes particuliers de leur vie, dans le choix d'une vocation, par exemple, car tout rabbin qui se respectait devait apprendre un état qui le mil a même de gagner sa vie. Le célèbre Gamaliel appartenait A la seconde classe, et il est connu sous le nom de docteur de la loi, Act. 5, 34. Deux autres scribes de la seconde classe sont nommés Jos., Ant., 17, 6, 2., et le nom plus grec de sophistes parait avoir été réservé aux membres enseignants de celte caste. On a du reste fort peu de détails sur la nature de leurs écoles. Dans les parvis du temple se trouvaient plusieurs salles qui servaient d'auditoires, et c'est apparemment dans l une d'elles que Jésus, Agé de douze ans, écoutait et interrogeait les sages qui l'entouraient, et les étonnait par ses réponses, Luc S, 46. Maîtres et élèves étaient assis, Act. 22, 3. Luc 2, 46. On suppose que l'enseignement se composait moins de discours suivis, que de questions et de discussions, et dans tous les cas il n'est pas douteux que les disciples n'eussent le droit d'interroger leurs maîtres et de leur poser des questions. Ces écoles, du reste, n'acquirent toute leur importance qu'après la ruine de Jé-

v., désigne les Scythes el la Scythie. Dans le N.T., Col. 3, 11., cf. 3 Macc.7, 5., le nom de Scythes désigne simplement un barbare, sans acception de lieu. — L'invasion des Scythes en Egypte, au temps de Psamméllcus, 656-617 av. C. est suffisamment connue par le récit d Hérodote 1, 103. sq. Il est probable qu'ils louchèrent en passant la Palestine, aussi bien que les cotes des Philistins, et qu'ils y laissèrent des traces de leur passage. Scythopolis, nom donné plus tard à Bethséan, en serait une preuve; mais les historiens sacrés n'en font aucune mention. L'idée que Joél ou Sophonie auraient fait une allusion a cet événement est une malheureuse hypothèse de Cramer ; il serait plus vraisemblable d'admettre avec Eichhorn, Bohlen, Dahler, que l'oracle de Jér. 4, 5. a 6, 30. se rapporte A cette invasion, quoique Rosenmuller hésite même A se prononcer dans ce sens.

SÉARJASCB (ce qui reste se convertira , ou retournera), un des (ils du prophète Esaïe, 7, 3., cf. 10, 21. Il accompagna son père auprès d'Achaz, iorsqu'Esaîe vint annonce r au roi qu'il n'eût rien A craindre de la ligue des rois d'Israël et de Syrie ; ce jeune homme devait être, en quelque sorte, le témoin du prophète au nom des fidèles. — Il n'est pas dit que le nom de Séarjasub fût symbolique, et, daus la seule circonstance où nous le voyons figurer, la signification de ce nom n'est pas mise en saillie; mais on sait qu'Esaïe donnait volontiers ù ses fils des noms symboliques en r.ippoit avec ses idées, cf. Lemahcrsalal 8, 3., et le v. 18. Or, l'idée qu'il n'y en aurait qu'un petit n unbre de sauvés, un résidu, est fondamentale chez ce

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