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prophète, et Séarjasub le caractérise sous ce rapport ; le fils rappelle le père.
SEB A H (sept). FilsdeBicri, Benjamite,2Sam. 20, 4. H succéda à Absalon dans le commandement des rebelles qui s'étaient levés contre David, ei, comme Absalon, il paya de sa tête sa criminelle entreprise. Une jalousie de tribus fut peut-être encore à la base de ce mouvement : David avait passé le Jourdain avec la tribu de Ju'la, et le Benjamite profila de la jalousie que celle préférence apparente avait réveillée chez les autres tribus; mais le temps n'était pas mûr encore. Assiégé daps Abel par Joab, Sèlah allait être la cause de bien des souffrances pour la ville qui l avait reçu : une femme inconnue excita le peuple à livrer le traître, et la téle de Sébah, jetée par-dessus la muraille, fut le gage de paix donné aux troupes de David.
2° Séba, ou Sébah, Gen. 40, 7., fils atné de Cus. Son nom s'écrit différemment en hébreu que les trois autres auxquels nos versions donnent la même orthographe, t>. Scéba. La racine de ce nom, saba, signifie homme en éthiopien ; plusieurs des noms de la liste généalogique de Gen. 40 commencent par le même mol seb ou sab, et l'on trouve de fréquentes traces de noms semblables dans les noms propres de l'Arabie et de l'Ethiopie, de sorte que les hypothèses relatives a la direction qu'auraient prise les descendants de Sébah sont douteuses. Cependant, celle qui porte le plus de caractères de probabilité, et qui est le plus généralement admise (Schrœder), c'est que les Sabéens, dont il est ici question, auraient occupé une grande presqu Ile formée par le Nil et l'Astaboras, sous le 46° ou 47° de latitude, a laquelle Cambyse aurait donné plus lard le nom de sa sœur, d'autres disent de sa femme, Méroé (Josèpbe, Strabon, Diod. de Sicile, etc.). Les anciens, qui n'en connaissaient que le nord, pensaient que c'était une Ile, et Winer est tombé dans la même erreur. Sébah était le centre d'un grand commerce qui se faisait entre l'Ethiopie, l'Egypte, l'Arabie, l'Afrique septentrionale et l'Inde, v. Heeren, Idées sur la politique et le commerce des anciens, II. 374 . Hérodote dit que les Elhio piens (et les Sabéens appartenaient à ce peuple) étaient célèbres par leur haute stature, et par la longue durée de leur vie (420 ans); ils avaient même reçu, pour cette dernière qualité, le nom de Macrobioles. Leur taille était évaluée a 42 pieds : Ethiopes duodecim pedes longi (Solinus, 30). Inutile d ajouter que l'imagination de l'auteur était fort grande, ou que les pieds étaient fort petits. 11 y a de même de l'exagération dans ce que dit Hérodote, que les captifs même portaient des chaînes d'or, parce qu'on n'avait pas d'autre métal ; mais celte tradition prouve au moins que les Sabéens étaient
fort riches, et qu'ils avaient la réputation de l'être. — La capitale du pays portail aussi le nom de Méroé; le trône était électif; il était donné au plus riche, a celui qui se distinguait le plus par sa manière d'élever les troupeaux. Les prêtres tenaient le premier rang dans l'Etal; leur pouvoir était si grand qu'on les a vus ordonner la mort d'un roi et désigner son successeur. Ergamene, par la suite, leur résista, mais ne trouva moyen de se soustraire à leur despotisme qu'en détruisant le temple, et les prêtres qui furent égorgés, environ 300 ans av. C., sous Ptolémée II. — Les passages, Es. 43, 3. 45, 44. Ps. 72, 40., qui nous montrent les descendants de Séba en rapport avec la Egyptiens et les Arabes, et distingués par leur stature, permettent d'adopter l'opinion que nous venons d'émettre, et la confirment plutôt qu'ils ne la contrediraient. — Méroé, dont il reste de belles ruines, porte maintenant le nom d'Atbarah.
SEBNA, trésorier du palais sous Ezéchias, n'est connu que par les reproches du prophète, Es. 22, 45. La destitution et l'exil lui sont annoncés, comme châtiment de ses malversations, de son orgueil, peut-être aussi d'autres faits plus graves encore qui ne sont pas racontés. On ignore si c'est le même dont il est parlé, Es. 36, 3. 37, 2. 2 R. 48, 48. ; dans ce cas, il aurait été député avec Eliakim qui l'avait remplacé, pour entendre les propositions de Rabsaké. On suppose qu'il fui un des fâcheux conseillers de Manassé, qu'il partagea plus tard sa captivité, mais que, moins heureux que lui, il mourut dans l'exil, Es. 22, 48.
SÈCAN1A. 4° Fils de Jébiel, de la famille d'Hélam, une des plus distinguées de Jérusalem du temps d'Esdras, 40, 2. Il seconda avec énergie les mesures du chef d'Israël contre les mariages mixtes, et montra dans cette circonstance autant de résolution que d'intelligence; sa parole porta coup. On ignore s'il était lui-même au nombre des coupables; il semble s'humilier avec les autres, 40, 2. ; peut-être s'humiliait-il au nom des autres, car son nom ne se trouve pas dans la liste de ceux qui renvo\èrent leurs femmes étrangères, 40, 26.
2° Fils d'Arab, Néh. 6, 48. 7, 40. Esd. 2, 5. Beau-père de Tobija, il trempa dans la trahison de son gendre et dans les complots de Samballat contre Mehémie ; qui se ressemble s'assemble. On ne sait si le gardien de la porte orientale, Néh. 3, 29. était fils de celui-ci ou du précédent.
SECOND, de Thessalonique, compagnon de saint Paul dans quelques-uns de ses voyages, n'est connu que par la mention qui en est faite Act. 20, 4.
SEDÉC1AS (jugement, ou justice de l'Eter-
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nel). 4* Vingtième et dernier roi de Juda, fils de Josias et d'Hamutal, Jér. 37, 4. SI, 4. Il s'appelait d'abord Matthania (don de Dieu), mats son nom fui changé par Nébucadnetsar, lorsqu'en 597, il l 'éleva sur le trône vassal de Juda, à la place de Jéhojacbin (Jécbonias), qui l'avait précédé contrairement à l'ordre naturel de la succession. Les rapports de parenté, du reste, ne sont pas nettement établis, Sédécias, étant tour à tour appelé oncle, frère et 111s de Jécbonias, 2 R. 24, 47. 2 Chr. 36, 40. t Chr. 3, 46.; quant au mot fils, il signifie quelquefois successeur, ou bien l'on pourrait admettre qu'il est parlé dans ce dernier passage d'un Sédécias, fils inconnu de Jécbonias, ce qui est peu probable ; les noms de frère, ou d'oncle (frère du père), se prenaient quelquefois l'un pour l'autre, et les relations de neveu et d'oncle paraissent les plus vraisemblables entre Sédécias et son prédécesseur. Sédécias, que Josèpbe nous dépeint comme un homme qui ne manquait pas d'une certaine bonté naturelle, fut un des plus mauvais rois de Juda; pour mieux dire, il ne régna pas lui-même, il n'eut de roi que le nom, et encore pas toujours ; des intrigants gouvernèrent pour lui : les grands du royaume tenaient en mains les rênes de l'Etat, Jér. 38, 5. De faux prophètes, des prêtres oublieux de leurs devoirs, des sujets rebelles étaient ligués avec les grands, pour troubler le pays, le corrompre et le jeter dans le précipice, Jér. 28 et 34. Nul n'osait parler ouvertement, et Jéréraie, aux jours de la catastrophe, expia par la prison le tort d'avoir dit la vérité. Le roi luimême était gêné ; il tenait secrètes ses convictions et ses démarches, 38, 25. 27. Cependant les événements marchaient; se fiant sur l'assistance de l'Egypte , Sédécias crut pouvoir secouer le joug des Caldéens a l'instigation de ses courtisans et malgré les remontrances de Jérémie, 37, 5. El. 47, 45. cf. 2 Chr. 36, 43. Les Caldéens s'avancèrent alors contre le pays, et après divers succès ils mirent le siège devant Jérusalem; averti de l'approche des Egyptiens, ils marchèrent a leur rencontre, les battirent (sousHophra), et revinrent assiéger Jérusalem, Jér. 37, 44., cf. 8. et 34, 21. C'était au dixième mois de la neuvième année de ce règne. Après dix-huit mois de siège, au quatrième mois de la onzième année, les Caldéens entrèrent dans la ville sainte (586 av. C), Jér. 39, 2. 52, 5. Sédécias s'enfuit du côté de Jérico, mais il ne tarda pas à être arrêté; traduit devant un conseil de guerre, il fut jugé et chargé de fers; il rit mettre à mort sous ses yeux ses fils et ses principaux officiers, puis il ne vit plus rien ; on lui creva les yeux, il fut conduit à Babylone et jeté en prison où il resta jusqu'à sa mort. Nébucadneisar lui fit faire des obsèques royales,
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sans doute afin de relever sa gloire de toute celle de son illustre prisonnier, 2 R. 25, Ez. 49, Jér. 39 et 52. Bientôt Jérusalem ne Tut plus qu'un monceau de ruines. Tous ces événements, jusqu'aux plus petits détails, cf. Ez. 4 2, 43. Jér. 34, 4., avaient été prédits par les prophètes. — Sédécias ne fut pas un roi théocratique ; il fit ce qui déplaît a l'Eternel, et sans atteindre a la perversité de ses prédécesseurs, il combla la mesure; il laissa faire le mal; son trône, son sceptre, ses conseillers, son peuple, tout était vermoulu ; Jérémie était une pièce de drap neuf à un vieil habit ; il ne servait qu'à faire ressortir le mal. Sédécias ne causa pas la chute du trône de David, mais il le laissa tomber et tomba avec lui.
2° Sédécias, faux prophète, Jér. 29, 21. v. Achab, 2°. — 3° Fils de Hanania, Jér. 36. 42.
SÉÉRA (chair), fille de Bénira et petite-tille d'Epbraïm, n'est connue que par la mention qui en est faite, 4 Chr. 7, 24. Elle fonda des établissements en Israël avant que le peuple entier s'y fût établi.
SÉGUB (fortifié), second fils d'Hiel, q. v.
SEHALIM, 4 Sam. 9, 4., probablement on district du centre de la Palestine, p. Saltm. Eusèbe parle d'un bourg de ce nom, situé à 7milles ouest d'Eleutbéropolis.
SÉHIR, Gen. 36, 20. 4 Chr. 4, 38., chef des Horiens, antérieur sans doute a Abraham, et le premier habitant de l'Idumée. La contrée, connue dans l'histoire sous le nom de monts de Séhir, Gen. 33, 4 4. 36. 30. Ez. 35, 3., etc., était située dans la partie méridionale de la Palestine, non loin de la vallée du Sel, et voisine des Amorrhéens, Jos. 44 , 47. Deul. 4, 44. 2 Chr. 25, 44. Primitivement habitée par les Horiens, qui lassèrent à ses montagnes le nom de leur chef Séhir, Nomb. 24, 48., elle fit ensuite partie du territoire des enfants d'EsaQ, ou Idumèens, Gen. 32, 3. 33,44. 36, 8. Deut. 2, 29., cf. 2 Chr. 25, 14. Le district que la vallée d'EI Ahsa sépare de la province de Kérek, au sud-est de la Palestine, porte aujourd'hui le nom de Dshebal (la regio Gebalena des anciens); toutefois l'ancien Séhir embrassait encore les monts d'EI Sberab, qui se prolongent jusqu'au golfe élanitique, et qu'un simple wady sépare du Dshebal (Burkhardt). Il Importe de rappeler pour l'intelligence de Nomb. 20, sq., que cette chaîne, la demeure des Edomites, se jetait k l'ouest dans les sab'es du Gbor, et à l'est dans les déserts de l'Arabie. On prend aussi que les monts de Séhir soient més dans un même contexte avec les moms de Paran et de Sinal, également situés dans l'intérieur de l'Arabie Pétrèe, Deut. 33, 2. Jug. 5, 4. Le nom de Séhir (roux, sauvage, velu) est aussi bien justifié par la désolante sèche-