SEL
resse de la contrée, que par le nom de ses fondateurs, Sébir, ou Esaû. — La montagne de Halak, ou montagne chauve, pelée, de Jos. 44, 47. 43, 7., qui semble être désignée comme l'avant-poste des monts de Séhir, sérail, d'après Rosenmuller, le. mont Madare. que Seelzen a vu sur le chemin d'Hébron à Sinaï, à une journée sud-ouest environ de la mer Morte; mais rien n'est plus arbitraire que de semblables suppositions ; ce peut être celle-là, ce peut en être une autre.
(Le mot dshebal ou djebel, signifie en arabe montagne, et entre dans la composition d'un grand nombre de noms propres, même en Europe où il est resté comme un souvenir du passage des Sarrasins; G*àr-al-tar n'est autre chose que Djebel- al-Tharik, montagne de Tharik; de même Gibra-léon en Espagne, etc. L'Etna porte aussi le nom de Gibet.)
SÉHIRA, Jug. 3, 26., bourg ou village des montagnes d'Ephraïm.
SEL. Ce savoureux minéral, cet assaisonnement cristallin (chlorure de sodium) était fort connu des Hébreux qui le recueillaient eo abondance sur les rives desséchées de la mer Morte, dont les eaux débordées chaque année, laissaient en se retirant, des flaques qu'une rapide évaponttion ne tardait pas a réduire en lits de sel, cf. Soph. i, 9. Ez. 47, 41. Ils en trouvaient aussi beaucoup dans la vallée du Gbor (ou du sel), et sur les flancs d'une montagne longue de 3 lieues qui en forme le flanc occidental. Ces deux mines sont loin d'être épuisées ; e'e&t la que les Arabes vont de nos jours encore chercher le sel nécessaire à leurs besoins personnels, et ils font de cette denrée un article de commerce fort lucratif qu'ils exportent principalement en Syrie.
Le sel ne servait pas seulement d'assaisonnement pour les mets, Job 6, 6., mais toutes les offrandes végétales offertes à l'Eternel devaient i n être saupoudrées, Lév. 2, 43., soit que, par un anthropomorphisme un peu fort, le législateur voulût dire aux Juifs qu'ils ne devaient offrir a Dieu que ce qu'ils pourraient eux-mêmes manger avec plaisir, des plats, des gâteaux tout apprêtés, soit que l'idée de la pureté, de l'incorruptibilité, de la durée, dont le sel éiait un emblème, eût dicté ce détail des prescriptions mosaïques; on ne risque rien d'adopter, avec Meyer et Tboluck, une partie au moins de cette explication, malgré les persifflages de Winer sur la profondeur de cette symbolique. Il n'est pas dit expressément que les pains de proposition fussent aussi offerts avec du sel, mais cela ressort de l'analogie. Le sel entrait donc pour une grande part dans les besoins du culte, Esd. 6, 9. 7, 22., et il se vendait
toujours une abondante provision ; H paraîtrai!
même qu'il y aurait eu dans le second tenu*) une place spéciale appelée la chambre du set Le sel de Sodome (de la mer Morte) que plusieurs pensent à tort être l'asphalte, était généralement employé dans le sanctuaire.
D'après une tradition juive qui firraée parEz. 43, 24. Marc 9, 49., cf. Lév. 8,43.. les offrandes animales elles-mêmes étaient présentées avec du set, comme chez les Grecs et les Romains. Il y avait enfin dn sel jusque dan> le parfum aromatique, Ex. 30, 35.
Le sel était le symbole :
4° De la durée, de la perpétuité, de la sincérité, car le sel préserve de la corruption et èt la dissolution; ainsi l'on disait une alliance de sel,Nomb. 4$, 4 9. 2 Chr. 4 3, 5., cf. Lév. 2,43., soit que les contractants missent quelques grains de sel dans leur bouche en gage de leur sincérité, ou que cet acte extérieur n'eut pas lieu.
2° De l'hospitalité. Il y avait un engagement moral contracté entre ceux qui avaient mange le même sel, maîtres et serviteurs, bûtes et voyageurs, cf. Esd. 4, 4 4., et les Arabes modernes ont conservé la même tradition d' inviolable dévouement à ceux qui ont mangé leur sel ou leur pain (Niebuhr, ttosenmuHer, Lamartine, Voyage en Orient, etc.) .
3° De la sagesse, de. la pureté dans la vie et dans la conversation, Marc 9, 49. Col. 4, 6.
4° De la stérilité; on saupoudrait de sel les terrains maudits et condamnés à rester toujours déserts et stériles, Jug. 9, 45. Soph. 2, 9., cf. Deut. 29, 23. Ps. 407, 34. (Job 39, 9., I hébreu porte talée au Heu dlnhabitée); v. aussi Pline, H. N-, 34 , 7 , 39. Virg., Georg., 2, 23*- 240. Ces passages semblent ainsi offrir une contradiction avec Matth. 5, 4 3., où les fdèiec sont appelés le sel de la terre. Calroet résout cette difficulté en changeant la signification dn mot; il pense qu'il s'agit la de la marne avec laquelle on fume les terres dans certains pays. On peut l'expliquer aussi d'une manière peotétre plus simple en donnant au mot terre le sens de monde, cf. v. 44, : le sel serait alors te symbole de la pureté ; c'est aux fidèles de préserver le monde de la corruption.
Quanti la statue de la femme de Lot, v. Loi.
Mer de sel, ou mer Salée, Geo. 44, 3. v. mer Morte. D'après le Dr Danbeny, les eau de la mer Morte ne contiennent d'autres substances que le sel muriatique, circonstance en harmonie avec l'origine volcanique du pays environnant.
Ez. 46, 4. Sur l'usage de frotter de sel les enfants nouveau-nés, n. le Comment, de Hav vernick. Cet usage reposait sur des considére-
rai1 le marché du temple, où l'on en trouvait | lions médicales (saiut Jérôme, Gallien), mois il
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s'y rattachait sans doute aussi une pensée symbolique, celle de la pureté à laquelle nous sommes appelés, peut-être celle de l'incorruptibilité, de rimmorialité> de l'éternelle durée de l'homme. La salis sparsio qui accompague le baptême dans l'Eglise romaine, se rattache peut-être, comme tant d'au 1res cérémonies, a celle coutume des Juifs, que d'autres peu pies de l'antiquité connaissaient du reste également.
Le sel que le prophète Elisée jette dans la fontaine de Jérico pour adoucir l'amertume de ses eaux, 2 R. S, 11.. ne peut avoir été un moyen naturel d'assainissement; les eaux de Jérico se ressentaient du voisinage de la mer Morte, et le moyen employé par Elisée allait plutôt à rencontre du but qu'il se proposait : ce moyen devait faire ressortir avec d'autant plus d'évidence la mission divine du prophète.
t allée du Sel. Célèbre par une victoire de David sur les Syriens, a Sam. 8, 4 3. 4 Chr. 48, 41., cf. Fs. 60, (suscriptioo), celte vallée, large d'environ 3 kilom.,est située à l'extrémité sud de la mer Morte ; elle ne présente pas le moindre vestige de végétation, mais abonde en couches salines.
JHaundrell, dans ses Voyages, cite un fait qui sert à nous faire comprendre ce que c'est que le sel qui a perdu sa saveur, Malt h. 5, 13. Dans la vallée du Sel, près de Gebul (à environ 4 journées d'Alep), il y a un petit précipice causé par de continuels éboulements de sel. J'en brisai un morceau, dit-il, dont la partie qui avait été exposée à la pluie, au soleil et a l'air, quoiqu'elle eût le brillant du sel et des particules salines, en avait cependant complètement perdu la saveur. L'intérieur, qui tenait au roc, conservait le goût salé, comme j'en lis l'épreuve. Dans un des historiens byzantins, on trouve un commentaire vivant et frappant de ce texte. Echaboliu* avait fait profession d'être chrétien sous le régne de l'empereur Constantin, mais sous celui de Julien l'Apostat il était retombé dans le paganisme. Poussé plus tard à la repenlance, il se déclara de nouveau chrétien, et se prosternant sur le seuil de l'église, il s'écria : Foulez-moi aux pieds, car je suis du sel qui a perdu sa saveur.
SEL A. 1° Un des ancêtres de notre Seigneur par Marie, v. Sala. — 1° Fils de Juda et d'une Cananéenne, Gen. 38, 5. 1 Chr. 2, 3. Il ne contracta probablement jamais l'union dont il est parlé Gen. 38, 44M cf. 16. Il est nommé Nomb. 16, 10. , et sa famille fut une des plus industrieuses d'Israël, t Chr. 4, 11.
SÉLAH (rocher, petra), 1° ville édomite, située au midi de la vallée du Sel; le roi Amatsia la conquit, Si II. 14, 7., mais plus lard il paraît que les Moabites s'en emparèrent a leur
tour, Es. 46, 4. Elle est phis comme sous le nom de Pétra, comme capitale des Nabathêens, dans l'Arabie Pétrée. Elle est située à 40 lieues de Jérusalem, dans une petite vallée, fertile, bien arrosée, et entourée de rochers escarpés. Sa position était aussi avantageuse au point de vue militaire que sous le rapport du commerce : deux routes principales s'y croisaient, et la ville renfermait des dépôts considérables à l'usage des caravanes, et les trésors d'or et d'argent qu'elles y déposaient èn échange de leurs marchandises. Les rocs infranchissables qui l'entouraient en faisaient une place forte, et le désert qui séparait Pélra de la Judée en rendait, de ce côté du moins, l'abord presque impossible pour une armée. Pendant la période romaine Petra fut une résidence royale ; elle fut en particulier la demeure d'Arétas, roi de l'Arabie Pétrée. Trajan la soumit, ainsi que la contrée environnante, et Adrien parait, d'après quelques médailles, l'avoir honorée de son nom. Bun khardt a retrouvé ses ruines dans le Wady Mousa,à deux journées nord-est d'Akaba. Un passage très étroit, arrosé d'un ruisseau qui coule entre des rochers de 80 pieds de hauteur, semés de tombeaux et de monuments, conduit, & l'ouest, dans nne plaine qui va en «élargissant, et où l'on trouve les ruines nombreuses et imposantes de l'ancienne Pétra ; a l'ouest et au nord, des rorhete à pie semblent les protecteurs naturels de cette solitude; deux cents hommes pourraient défendre, a l'est, le passage qui conduisait dans la ville.
1° Sélah- Hammahlékolh (rocher des divisions), 4 Sam. 13, 18., ainsi nommé parée qu'il séparait entièrement les deux armées ennemies, et les empêchait d'en venir aux mains. Le mot hébreu peut signilier aussi rocher de l'évasion, et donnerait l'idée que David aurait glissé entre les mains de Saul, voulant a toute force éviter le combat avec celui qu'il continuait de regarder comme l'oint de l'Eternel-
SÉLAH (l'orthographe de ce nom n'est pas la même en hébreu que celle du nom qui précède). Terme hébreu qui se rencontre soixantetreize fois dans les Psaumes, et trois fols dans Habacuc. Les anciens interprètes, les Septante, Théodotlon, le traduisent par pause. De VVeite et Winer pensent qu'il indiquait un Changement de mesure; ou la répétition dé l'air sur un ton plus élevé, da capo (Suidas, Hesychiusj. D'autres, et quelques-unes des plu anciennes versions, Aquila. Symmaque, le Targ. de Jonathan, traduisent, triais sans justifier étymologiquement leur traduction, par : toujours, éternellement, aux siècles des siècles ; le contexte n'est pas favorable a cette interprétation. Il est difficile de se décider lorsqu'on a perdu les éléments d'une décision, la connoia-
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sance des secrets de la langue et celle delà musique hébraïque. Herder n'éprouve aucuo embarras : le mot sélah, dit-il, ne saurait être ni une pause, ni un signe de répétition, mais un avertissement pour changer de ton, changement qui se manifestait par une augmentation de force, ou par le passage d'un mouvement, d'un mode, à un autre mouvement, à un autre mode. (Les Orientaux aiment encore aujourd'hui une musique monotone que les Européens trouvent triste, et qui, à certains passages des paroles, change tout a coup de mesure et de mode. Le mot sélah indiquerait ces brusques variations.) Quand le contenu ou l'expression du chant se modifiait, on se servait sans doute de ce signe pour avertir le musicien qu'à cette place, il fallait varier la mélodie, qui n'était jamais définitivement arrêtée. Cette opinion parait d'autant plus fondée que le mot sélah se trouve souvent dans les chants passionnés, et jamais dans les psaumes didactiques. Quand il se trouvait à la (in d'un psaume, c'était pour avertir qu'il fallait y en ajouter un autre, car il est certain qu'on aimait ces sortes d'additions et d'enchaînements. Celte opinion qui est aussi, plus ou moins, celle d'Ewald, a été combattue par Ge*enius au point de vue de la langue, et par Dengstenberg quant au sens. Kimbi, et après lui la plupart des modernes (De Mestralj rattachent ce mot à un verbe qui signifie élever, comme une invitation à donner plus de force au chant ou au jeu des instruments. L'étymologie la plus simple et la plus naturelle de ce mot se trouve dans le verbe syriaque thala, qui a aussi, en* hébreu, la signification de reposer; sélah serait alors ou un substantif, repos, pause, ou un impératif, arrête, repose-loi. Cette pause, se rapportant aux paroles, était en même temps un signe musical, parce que la musique s'accordant avec les paroles doit s'arrêter, et rester, en quelque sorte, suspendue, là où le sens de la phrase fixe l'esprit, provoque la méditation, et demande un moment de repos. L'examen des différents passages ou sélah est employé rend cette explication très vraisemblable, et nous l'adoptons comme la plus probable et la mieux justifiée. « Sélah, dit Luther, indique que l'on doit s'arrêter et méditer avec soin les paroles du psaume. »
SÉLAH, fils d'Arpacsad et petit-fils de Sem, Gen. 40, 24. Inconnu.
SELEPH, Gen. 10, 26. 1 Chr. 4, 20., peuplade arabe dont le chef est compte parmi les descendants de Joktan. Bochart pense que cette peuplade pourrait désigner les Salapéniens qui, selon Ptolémée 6, 8., étaient une des tribus habitant l'intérieur de l'Yémen.
SÉLEUCIE. Il y avait plusieurs villes de ce nom dans l'Orient ancien, et la plupart remon-
tant à Séleucus. Celle dont H est parlé Ave*. 43, 4. appartenait à la Syrie; elle était située sur la Méditerranée près de l'embouchure «Je l'Oronte, à 7 lieues sud-ouest d'A ni loche à «fief elle servait de port. Elle était très forte et passait pour imprenable. Fondée par Séleuctas— Nicanor, général d'Alexandre, qui devint après la mort de ce prince roi de Syrie, et fut le cbef de la dynastie des Sèleucides, elle fut la capitale de la province de Séleucte sous les rois «le Syrie, et fut déclarée ville libre sous Pompée. Elle portait le surnom de Pieria, du mont Pierius au pied duquel elle était bâtie; on Pappelait aussi Séleucie près la mer (ad mare) pour la distinguer d'antres villes du même nom qui se trouvaient en Syrie. Séleucus y fut enseveli. On en retrouve aujourd'hui les ruines près d'un village nommé Kapse.
SÉLOMITH, mère d'un homme Israélite qui fut lapidé pour avoir blasphémé, Lév. f 4, 4 4 . 4 4 . Elle avait épousé quelqu'un de ces Egyptiens qui avaient quitté l'Egypte avec le peuple de Dieu ; peut-être même que cet homme ne s'était décidé à ce voyage que parce qu'ils étaient deji mariés, Ex. 42, 38. il ne parait pas que Moïse énonce un blâme contre Sélomith en rappelant cette union avec un étranger; de pareils mariages dans les premiers temps de l'existence du peuple juif n'étaient pas encore flétris, et l'on voit Deut. 23, 7. que des relatioos intimes avec les Egyptiens sont moins sévèrement interdites qu'avec d'autres nations païennes. Le nom du blasphémateur n'est pas prononcé ; le crime en ces temps reculés n'avait pas le privilège de faire des réputations : le blasphème lui-même n'est pas rapporté, parce que c'eût été un appel indirect à l'imitation, tant est grande la force provocatrice du mal : d'ailleurs, s'il est des choses qui ne doivent pas être nom-
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contre l'Eternel, ne pouvait passer sous la plume d'un écrivain inspiré.
SÉLUMIEL, proposé de la tribu de Siméon pour faire avec Moïse et Aaron le premier dénombrement d'Israël, Nomb. 4,6. 2, 4t.; do reste inconnu.
SEM, second fils de Noé, Gen. 5, 32. 6, 40. 7, 4 3. 9, 23. 4 Chr. 4,4. Luc 3, 36. Sauvé du déluge, il montra du respect pour son père plongé dans l'ivresse, et fut béni avec Japhei au nom de «l'Eternel, Dieu de Sem;» le nom de Jébovah, l'Eternel, indiquait une protecUoi plus tendre, plus paternelle que le seul nom de Dieu, d'Elobim, et ce titre annonçait des grâces toutes particulières pour ses descendants. Deox ans après le déluge, Sem, âgé de cent ans, eut un fils, Arpacsad, le premier enfant peut-être du nouveau monde. Il mourut âgé de six cents ans (3203-2602 av. C).
Void, d'après Gen. 40, le tableau de sa postérité :
Sem
Hélam
A ssu r
Arpaosad
Lud
Héber
Ara m 4 Hus
2 Hul
3 Guélher
4 Mas
Peleg
jokian
Kébu
Almodad
Séleph
Sérug
Hatsarmaveth
Jérah
Nacor
Hadoram
Utal
Taré
Dikla
HobaJ