ABRAHAM
Abimaël
Séba
Opbir
Havila
Jobab
Ses descendants s'établirent ainsi dans les plus belles provinces de l'Orient, Ils dépossédèrent les enfants de Caro et s'emparèrent de la Palestine; ils furent la famille bénie de laquelle devait naître le Christ selon la chair, et leurs tabernacles forent le berceau du judaïsme d'abord, puis du christianisme : les prophéties étaient accomplies au delà de ce qu'elles semblaient promettre.
Cinq peuples célèbres appartenaient ainsi à la postérité de Sem, les Hébreux, les Araméens, les Assyriens, les Elamiles (Perses), et les Lydiens; v. ces articles. On s'est longtemps étonné que les langues de ces cinq peuples n'eussent pas des caractères communs qui permissent de les rattacher a une même famille, et cela d'autant plus que parmi les peuples issus de Caro il s'en trouvait plusieurs dont les langues avaient des rapports frappants avec les langues sémitiques, les Phéniciens et les Cananéens, par exemple. Cette difficulté, car c'en était une dans l'état actuel de la science, tenait à ce que les éléments dont pouvait disposer la linguistique, n'étaient encore ni suffisamment nombreux, ni assez complètement coordonnés. On ne pouvait rien conclure de ce double fait, mais on ne pouvait se l'expliquer. De nouvelles recherches ont constaté de nombreuses affinités de mots et de formes entre les diverses langues sémitiques, en même temps qu'elles ont donné la clef des analogies constatées entre elles et les langues camites, analogies provenant soit de rapports particuliers qui ont existé entre
des peuples de races différentes, soit du grand fait de l'unité originelle de la race humaine.
Sem est ordinairement nommé avant Jarhet, comme Isaac avant Ismaél, Jacob avant EsaQ, parce qu'il était le chef de la famille théocratique. Il portait le nom de la famille (Sem signifie nom), et c'était aussi parmi ses descendants que Dieu voulait faire demeurer son nom ; les enfants de Sem devaient porter le témoignage du vrai Dieu, et c'est parce que cette charge passa d'une manière spéciale dans la famille d'Héber que Sem est aussi appelé le père de tous les enfants d'Héber, 40, SI.
Une foule de traditions, les unes curieuses et intéressantes, les autres absurdes, se rattachent au nom de Sem ; les uns voient en lui Typhon, le géant de la fable, d'autres Pluton, d'autres Uranus (5A*m, pluriel Shamayim, les deux) : d'autres se bornent à le retrouver au temps
d'Abraham, sous le nom de
don-
nant au patriarche les leçons qu'il avait luimême reçues de Méthuséiab, sur la tradition historique, et la doctrine de Dieu. Sem aurait aussi reçu de Noé le testament et le corps d'Adam. D'autres en font un roi, ou un prophète, ou un fondateur de villes. Quelques-uns lui attribuent le Ps. 4 40, et un vieux livre hébreu sur la médecine, qui se trouvait en manuscrit dans la bibliothèque de l'électeur de Bavière. Il parait qu'il fit des observations astronomiques, qu'il remarqua le premier certains mouvements des astres, et qu'il enseigna la manière de compter les mois et les années, avec les mois intercalaires.
SÉMAH, v. Bériha.
SÉMAH1A (obéissant à l'Eternel). 4» Lévite, chargé sous David d'enregistrer la division des vingt-quatre familles sacerdotales, 4 Chr. 24,6. Son nom est inscrit en tête de la liste, comme garantie d'authenticité. — 2° Faux prophète, transporté â Babylone probablement avec Jéchonias, et qui , irrité des oracles de Jérémie sur la durée de la captivité, le dénonça comme imposteur aux Juifs de Jérusalem par une lettre écrite en son propre nom, et reçut pour réponse un nouvel oracle, annonçant que ni lui, ni personne de sa famille, ne verrait la fin de cette captivité, Jér. 29, 24-32. Il est appelé Nébéiamite, soit que ce nom désigne le village d'où il était originaire (Jérôme), mais on ne connaît aucun village de ce nom, soit que ce fût un nom de famille, mais il serait également inconnu. Quelques Hébreux voient dans ce surnom un appellatif, signifiant le rêveur, et pensent qu'il l'aurait reçu à cause des rêveries qu'il avait coutume de débiter pour des oracles. — 3° Faux prophète à la solde de Samballat et de Tobija, Néh. 6, 40-4 4.; retenu dans sa maison, il tendit a Nénémie un piège dans le-
quel un lâche seul pouvait tomber ; le noble courage du gouverneur le sauva du danger. Si , pour fuir les assassins, Néhémie avait cherché un refuge dans les parvis du temple, lui qui peut-être n'était pas sacrificateur, on pouvait ensuite lui faire son procès et le faire mourir légalement, cf. Nomb. 3. 38.; le bourreau remplaçait les assassins. Sémahia ne laissait que le choix à Néhémie; Néhémie ne choisit ni l'un ni l'autre; méfiance ou courage, il refusa le secours, et évita le piège. — On n'est pas d'accord sur le sens du mol retenu, employé en parlant de $èmahia, v. 10. Efail-il retenu par quelque infirmité ou maladie? Vivait-il habituellement dans la retraite, pour se faire une réputation de sainteté? Ou bien voulait-il, en restant caché dans sa maison et s'enveloppant de mystères, fr;tpper l'imagination de Néhémie, plie mieux persuader?
SÉMAHJA, prophète contemporain de Robpam. Il eut le bonheur de prévenir la guerre civile entre les deux royaumes, 4 R. 42, 22. 2 Chr. 14 . Plus tard, lors de l'invasion de Sisak roi d'Egypte, il eut une mission pénible à remplir auprès de Juda ; il vint lui dire au nom de l'Eternel : Vous m'avez abandonné, el je vous abandonne au roi d'Egypte. Le peuple el le roi se repentirent alors, et détournèrent une partie des menaces divines : Jérusalem fut épargnée, mais le reste du royaume fut asservi pour un temps, 2 Chr. 42, 5. Sémahja esl nommé, 2 Chr. 42, 15. comme auteur d'une vie de Roboara.
SEMAILLES, v. Semence.
SEMAINE. Pour les juifs comme pour les chrétiens, la division de l'année et des mois en semaines esl d'origine divine j elle remonte a la création. Dieu eréa l'univers en six jours, et nonseulement il se reposa. le septième, mais encore il le bénit pour qu'il fût célébré d'Age en âge. Les Hébreux comptèrent par semaines longtemps avant Moïse; et sans. parler de plusieurs passages de la Genèse, 4, 3., 8, 40. 19, 27., on pourrait le déduire du Décalogue, dans lequel Dieu ne prescrit pas l'observation du sabbat comme une loi nouvelle, mais comme une loi ancienne qu'il confirme. Cette ancienne loi fut d'abord respectée dans tout l'Orient. Les rois de la Chine faisaient au septième jour, appelé le grand jour, fermer les portes des maisons; on ue faisait en ce jour- là aucun commerce, et les magistrats ne jugeaient, aucune affaire. Les Perses avaient donné un nom spécial aux premier, huitième, quinzième et vingt-deuxième jours du mois, etc. Mais lorsque les peuples de l'Orient eurent oublié l'origine du monde, et qu'abandonnant le culte du vrai Dieu ils furent tombés dans l'idolâtrie, ils oublièrent la cause de la division du temps en sept jours, el s'imaginèrent que ce nombre avait été indiqué a leurs