‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 342 sur 398 · SEM · texte numérisé non relu

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ancêtres par le cours de la lune* dont chaque quartier ne dure qu'environ sept jours (7 et 3/8). Ideler, et après lui Winer, adoptèrent volontiers cette origine naturelle de la semaine. Dion Cassius prétend que les Egyptiens furent les premiers qni divisèrent les mois en semaines, et que les sept planètes leur en donnèrent l'idée, et Blondel cherche à expliquer pâr un calcul fait d'après les planètes dominantes de chaque jour et de chaque heure, pourquoi les noms des jours ne sont pas rangés dans l'ordre des planètes considérées par rapport a leurs dislances. Court de Gébelin établit que le nom des jours est indiqué dans l'ordre harmonique des différentes planètes. Quoi qu'il en soit du plus ou moins grand degré d'antiquité de la semaine chez les Egyptiens, Us professaient une grande vénération pour le nombre sept et ses multiples. Quant aux (îrècs, ils divisaient le mois en trois décades ; cependant ils regardaient chaque septième jour comme un jour saint, et dans Hésiode, le premier, le septième et le quatorzième jour du mots sont indiqués comme des jours heureux.

La semaine s'appelle, en hébreu, sbebonaft, une septaine et quelquefois aussi un sabbat : Je jeûne deux fois par sabbat, dit le pharisien orgueilleux, Luc 48, 12. L* s Juifs u'ont aucun nom particulier pour désigner les jours de la semaine, à l'exception du mercredi qu'ils appelaient mtorol^ (les luminaires) en souvenir du quatrième jour de la création; quant aux autres, ils les désignent par la place qu'ils occupent relativement au sabbat passé ou prochain, comme font les quakers. Les auteurs du N. T. font de même, Marc 46, 2. (Bridel, de l'Année juive.)

Les Hébreux avaient, outre la semaine de sept jours, la semaine prophétique qui était de sept ans, qui allait d'une année sabbatique à une autre année sabbatique, cf. Gen. 29, 27. < et la semaine jubilaire qui était de sept fois sept années, et allait d'un jubiié à l'autre. (Les Romains connaissaient aussi des annorum hebdomades, Gell., 3, 40., etc.) C'est dans mie catégorie que se rangent les fameuses semaines de Daniel, 9, 24-27. On a vu (Chronologie) qu'on ne pouvait les prendre dans un sens rigoureusement historique, el ce qu'il y aurait a dire de plus sur ce sujet serait du ressort des commentaires. Ajoutons seulement que ceux qui tiennent au chiffre exact sont obligés de recourir i des interprétations dont quelques-unes sont forcées. Pour eux, le commencement des soixantedix semaines doit être daté du moment où Esdras a commencé son œuvre réformatrice, la vraie reconstruction de la vraie Jérusalem, de la Jérusalem spirituelle et ihéocralique (457 av. C, 483 ans avant la prédication de Jeao-Bap-

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liste). Les travaux préparatoires du rétablissement de Jérusalem, l'ordre de Cyrus, 536 av. C. Tordre de Darius Hystaspe, 520 av. C, le secours accordé par Artaxercès à Esdras, vers 457, l'autorisation de partir accordée par le même mouarque à Néhémie vers 445, sont des faits extérieurs qui ne concernaient que la Jérusalem matérielle, le berceau de la Jérusalem vivante, de la Sion sainte; le prophète a plutôt en vue une restauration spirituelle, non celle des rues et des murailles, mais celle du culte ; ce rétablissement spirituel coïncide d'ailleurs aveu le départ d'Èsdras sous Artaxercès, et à peu près avec celui de Nébémie. Le v. 25 parle de la sortie de la parole, d'un ordre donné : par qui? Plusieurs interprètes ont pensé a quelque roi perse; mais la comparaison du v. 23 prouve que c'est de Dieu qu'il s'agit. Ces soixante-dix semaines sont divisées en trois termes de sept, soixante-deux, et une semaines. Pendant les sept premières, c'est-à-dire pendant une cin- ' quautaine d'années à peu près, Dieu continua de se manifester encore par les saints hommes qu'il avait choisis, les Esdras, les Nébémie, les Malachie; puis vint une longue et sombre période de soixante semaines, où la parole écrite remplaça la parole parlée, et où se forma la triste théologie des scribes et des pharisiens; ces soixante-neuf semaines finissent avec l'arrivée de Jean-Baptiste, l'an 26 ou 28 de notre ère, l'an 30 de Jésus, et alors commence la dernière semaine à la fin de laquelle l'alliance doit être conUrmée à plusieurs; c'est au milieu de celte semaine que, par la mort de Christ, cesse le régime des sacrifices et des oblations. Après cela (la date n'est pas indiquée d'une manière précise) vient la ruine de Jérusalem et du temple : sous les ailes de l'horreur (est) celui qui désole; (mais) la destruction et la fin (l'extermination) atteindra le dévastateur. V. 27.

SÉMED, Benjamite; fondateur de deux villes situées non loin du Jourdain, 4 Chr. 8, 42.

SÉMEI, inconnu ; l'un des ancêtres de Jésus par Marie, Lnc 3, 26.

SEMENCE. La loi défendait de semer dans un même champ deux sortes de graines, Lév. 4 U, 49. Les uns ont vu dans cette interdiction une mesure tout à fait théologique, v. Accouplements; les autres n'y ont vu qu'un précepte agricole, et s'appuient sur l'expérience d'anciens agronomes, cf. Virgile, Géorg., 4, 493. Varron, R. Rust., 4 , 52 : ils pensent que Moïse avait pour but d'engager les Israélites à trier soigneusement leurs grains avant de les confier à la terre, et qu'il rendait ainsi indirectement impossible l'introduction des mauvaises herbes, de l'ivraie, du lolium temulentum en particulier. D'après Lév. 44, 37., un corps mort qui tombait par accident sur des graines destinées à

être semées ne Jes souillait pas, a moins que ces graines ne fussent mouillées, parce que l'humidité absorbe beaucoup plus facilement les gaz et les particules impures que ne font les corps sees.— Il paraîtrait, d'après les Targums, que les Hébreux avaient déjà découvert une espèce de semoir, ou de machine à semer, et que l'honneur de l'invention n'appartient pas à noire siècle.

SÉMER, possesseur de la montagne de Samarie, la vendit pour deux talenls d'argent à flomri, roi d'Israël, qui y bâtit sa capitale, et lui conserva le nom de son ancien propriétaire, 4 R. 46, 24. Comme la vente des héritages de famille était défendue aux Israélites, Lév. 25, 23., on a supposé que Sémer était un descendant de ces Cananéens qui n'avaient pas été dépossédés lors de l'entrée de Josué dans le pays, d'autant plus que son nom, contrairement a l'usage, n'est accompagné d'aucune notice généalogique. D'un autre cote, les lois de Moïse étaient assez oubliées et violées en Israël pour que l'on puisse admettre aussi que la loi des héritages n'ait pas été respectée par Sémer et Homri dans le contrat de vente.

SÉM1MTH. Ce mot qui est traduit par octave, 4 Chr. 45, 24 ., signifie le huitième, ou les huit. Il est employé dans l'inscription des Ps. 6 et 4 2, et a été diversement interprété : les uns y ont vu un instrument à huit cordes, une espèce de lyre on de guitare ♦ ce qui est d'autant moins probable qu'un autre instrument, le néguinoth, est indiqué comme devant accompagner le Ps. 6. D'auUres, comme Hengstenberg, pensent que c'est l'indication du ton. o. Musique, et Psaumes. On pourrait traduire l'inscription du Ps, 6 : « Psaume de David, donné au maître chantre , air de basse , avec accompagueneat d'un instrument a cordes. » SÉNEVÉ, v. Moutarde.

SÉNIR. v. Hermon.

SENNACHÉRIB. v. Sanchérlb.

SÉPHAR, montagne, ou plutôt. ville, qui servait de frontière orientale aux Joktanides, Gen. 40, 30. Selon quelques-uns (Rocbart, Gesenius), ce serait Taphar, ou Dàfar, située sur les frontières de l'Hadramaouth. Il est plus probable cependant (Winer, Prejswerk), qu'il s'agit de la ville désignée par Pline et Ptolémée, sous le nom de Saphar, à l'extrémité sud de l'Arabie Ueureusè, à quelque distance de la mer. Le mot montagne d'orient est probablement une indication générale de la contrée, comme le nom d'un déparlement ajouté à la suite d'un nom de . ville ou de village. On suppose qu'il s'agit ici de la chaîne qui traverse l'Arabie depuis les environs de la Mecque jusqu'au golfe Persique. Les deux noms de ville les limites nord et sud du pays;

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