‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 343 sur 398 · SEP · texte numérisé non relu

SEP

les montagnes indiqueraient la position de Test i l'ouest : c'est aussi plus ou moins ce que la tradition nous a laissé sur le pavs de Joktan.

SEPflARAD. Cette ville ou contrée était habitée par des Juifs exilés, Abd. 20., mais elle est inconnue, et les commentateurs sont loin de s'entendre sur la valeur de ce nom, qui ne se trouve qu'ici. Les Septante et la version arabe portent Epbrata ; le syriaque et le caldéen ont Ispania, l'Espagne. Saint Jérôme pense au Bosphore en suivant une étymologie assyrienne, et peut-être en lisant les consonnes sans les points-voyelles, Bspbrd (Bocbart); Hardt pense à Sippliara en Mésopotamie, mais cette ville avait un autre nom en hébreu, v. l'art. suiv.; d'autres enfin pensent à Sparte, q. v. La principale difficulté vient de la mention faite 4 Macc. 12, 2. 7. de Sparte, et d'nn roi Daréius ou Aréius, avec lequel les Juifs de la Palestine auraient entretenu des relations toutes fraternelles. 11 parait évident que cette ville de Sparie est la même que Sepbarad, mais il est évident aussi qu'elle n'a aucun rapport avec la Sparte des Lacédémoniens. On ne peut non plus déclarer fausse, comme le font Eichhorn et Winer, toute celte correspondance : le premier livre des Maccabées a une trop grande valeur historique. On doit croire qu'il s'agit d'une colonie de Juifs exilés; mais oùP D'après Jabn (Arcbéol.) et Ritter (Géogr.), il y avait à travers toute l'Asie, et jusqu'en Chine, de petits royaumes juifs indépendants, en Crimée, sur les bords de la mer Noire, dans le Caucase, et ailleurs. Cependant d'après le passage des Maccabées, c'est depuis Rome que les ambassadeurs durent aller visiter les frères de Sparte, ce qui nous conduirait plutôt vers les contrées occidentales, en Espagne en particulier, comme le porte la tradition constante des Juifs, confirmée par le Talmud. v. Bost, Epoque des Maccabées.

SÉPHARVAJIM (les deux livres). District d'abord indépendant, 2 R. 49, 4 3., puis assujetti à la domination syrienne, et d'où une colonie fut envoyée en Israël pour repeupler le territoire de Samarie, 2 R. 47, 24., cf. 48, 34. Es. 36, 49. D'après Rosenmuller, ce serait la Sipphara de Ptolémée, située au sud de la Mésopotamie sur la rive orientale de l'Euphrate, la même que la ville des Sipparéniens d'Eusèbe, et peut-être que l'Hipparenum de Pline. Viet d'autres, concluent au contraire de ce Is. 36, 49., cette ville est nommée avec deux autres villes syriennes, qu'elle doit être cherchée en Syrie même, mais ils pensent que la place exacte ue saurait en être déterminée. Schultbess la voit dans le Seidenaîa du pachalik de Damas. Mais la ville de Hénah mentionnée Es. 37, 4 3. à côté de Sépnarvajim, noua ramène

en Mésopotamie, i de Rosenmuller.

SÉPHATIA, Jér. 38, 4. ». Gnédalia

SÉPHÉLAH, mot hébreu qui est traduit par plaine, Jos. 9, 4. 40, 40. 44, 46. Jér. 32, 44. 33, 43. Zacb. 7, 7., et par plat pays, 4 Macc. 42, 38. On suppose généralement que ce nom désignait tout le littoral de la Palestine, ou du moins une partie des côtes baignées par la Méditerranée, et le plus souvent d'une manière spéciale la partie des côtes possédée par les Philistins, depuis la plaine de Saron.

SÉPHORA (la belle), Madlanite, fille de Jétbro, et femme de Moïse, Ex. 2,24. 4, 25., etc. La scène mystérieuse de l'hôtellerie a beaucoup tourmenté les interprètes; de toutes les explications, la plus simple nous parait être celle qui est aussi le plus généralement admise. Moïse tombe gravement malade dans une hôtellerie (l'Eternel cherche à le faire mourir) ; cette maladie peut n'être que la suite naturelle de ses fatigues et de ses travaux; sa femme, conformément a l'idée alors généralement répandue, que les épreuves sont des châtiments (Gen. 42, 24 . 22. Job), se demande avec inquiétude quel crime ou quelle faute a pu attirer sur eux la colère divine; elle se rappelle que son second flls n'a pas encore revêtu le sceau de la famille d'Abraham, elle le circoncit, et a la vue du sang qu'elle fait couler, elle jette avec dépit ou frayeur son couteau aux pieds de Moïse, et s'écrie : Tu m'es un époux de sang. Moïse se rétablit, et à tort ou à raison, elle établit entre son obéissance et la guérison une relation qui pouvait exister dans la pensée de Dieu, ou n'être qu'accidentelle. Peut-être Séphora s'étaitelle d'abord opposée à la circoncision de son fils, peut-être trabit-elle trop de vivacité dans cette circonstance; elle dut se séparer de soi époux qui continua seul son voyage : plus lard elle vint le rejoindre en Horeb, Ex. 48, 2. et le suivit avec ses fils dans les campements du désert. On ignore quand elle mourut. On ignore également si c'est d'elle-même qu'il est question Nomb. 42,4., mais c'est probable : le sujet de la querelle n'est pas indiqué; peut-être sa qualité d'étrangère faisait-elle l'objet du débat, mais après quarante ans et plus, c'eût été s'y prendre bien tard pour critiquer la convenance de ce mariage ; peut-être Séphora s'était-elle glorifiée des faveurs que Dieu accordait ù Moïse, et Aaron en avait- il été blessé ? La réponse de Marie et d'Aaron indiquerait qu'il y avait quelque chose de semblable , mais Séphora eût été blâmable dans ce cas, et l'on ne s'explique pas la condamnation dont Marie fut frappée. U est plus probable qu'Aaron et Marie eurent les premiers torts envers elle, v. Marie.

SEPT. v. Nombres.

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