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codile qui désigne l'Egypte), le léviathan, serpent torlu (le serpent en général, qui paraît désigner l'Assyrie ou la Babylonie), et il tuera la baleine qui est dans la mer (ou à l'Occident, car le même mot désigne les deux choses ; ce serait l'empire d'Occident, la Rome païenne, et la Rome papale). Le mot léviathan est pris ici dans son sens le plus général, puis il est déterminé deux fois par le mot serpent avec deux épithètes dont la seconde est facile à comprendre, mais dont la première n'a pas toujours été bien saisie : l'hébreu bariach signifle selon les uns s'enfuir, s'étendre, et on a traduit serpent fugitif, ou droit, ou encore traversant ; selon d'autres il se rapporte au mot verrou qui marque en général la roideur et l'inflexibilité, et il renfermerait une allusion aux mouvements gênés et roides du crocodile.
SERUG. r. Sarug.
SÉSAI, ûls de Hanak, q. v.
SÉSAK, Jér. 25, 26.; v. Babylone.
SÊSAN. p.Jarhab.
SESBATSAR. v. Zorobabel.
SETH (placé), Gen. 4, 25. 5, 3. 6. 7., etc. 4 Chr. 1,1. Luc 3, 38. Troisième flls d'Ad.im,
il compte parmi les ancêtres de Jésus, et parmi les nôtres, puisque Noé qui était de sa race, échappa seul au déluge. Il fut père d'Enos, et vécut neuf cent douze ans (A. M. 230-4442). Ses descendants sont comptés comme une famille élue qui conserve la connaissance et le service du vrai Dieu : ils eurent avec Adam cette ressemblance en bien, 5, 3., comme la famille de Caïn, q. v., représenta les péchés de ses premiers parents. Quelques-uns des descendants de Selh se détournèrent cependant de la foi pour suivre les voies des voluptés charnelles, 6, 2. v. Géants. Un grand nombre de fables rayonnent autour de l'antique flgure de ce patriarche ; on lui a attribué des révélations, une ascension au ciel, des visions, des prophéties, plusieurs écrits, entre autres un sur l'astronomie, un autre encore dans lequel il serait parlé de l'étoile qui apparut aux mages de l'Orient, etc. La tradition la moins invraisemblable, quoiqu'elle le soit encore un peu, est celle que rapporte Josèphe, de deux colonnes, l'une de briques, l'autre de pierres, sur lesquelles auraient été consignées certaines observations astronomiques et peut-être aussi quelques lois morales.
La secte des sétliiens qui parut au deuxième siècle, prétendait que deux couples primitifs avaient été créés, l'un par les anges de ténèbres, Caïn en descendait, l'autre par le démiurge; ce dernier couple fut vaincu en la personne d'Abel : la sagesse aurait alors créé, pour le remplacer, Selh, qui serait le père des spirituels, par opposition aux charnels ; mais la lutte aurait continué entre ces deux races, et Selh, pour as-
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surer le triomphe de sa postérité, aurait cru devoir paraître de nouveau dans la personne du Messie. — La secte opposée avait pour héros Caïn dans l'A. T. , et Judas Iscariot dans le Nouveau. Telles sont les ruses de l'enfer, que des hommes tordent les Ecritures à leur propre perdition.
SETHARBOZNAI, v. Tallenaï.
SÉVA, fils de Sabaph, continua ses travaux, et fut nommé père ou prince de Macbéna et de Guibba, en Juda, Jos. 45, 57. 4 Chr. 2, 49.
SHE1KH. C'est ainsi que doit être traduit, d'après Schrœder, l'hébreu alouph, Gen. 36, 45. sq. que nos versions ont rendu par le mot si ridicule de duc, q. v. Le mot chef serait, dans notre langue, celui qui rendrait le mieux l'idée exprimée par le terme hébreu. Aleph est la première lettre, la tète, le chef de l'alphabet; alouph, non point comme simple assonance, mais comme dérivé, renferme la même idée. D'autres (Court de Gébelin, par exemple) ont été chercher leurs analogies plus loin ; du mol arabe alaph, s'accoutumer, on a fait dériver éleph, bœuf, bétail apprivoisé, puis le taureau par excellence, le chef du troupeau. Mais c'est trop recherché. — Outre le passage cite plus haut, alouph est employé dans le sens de chef, en parlant des Edomites, Ex. 15, 45., où nos versions l'ont rendu par princes, et 4 Chr. 4, 54 . sq., où nous retrouvons le titre de ducs; rarement il se dit des chefs de famille Israélites; v. cependant Zacb. 9, 7. 42, 5. 6., où nos versions l'ont rendu une fois par chef et deux fois par conducteurs. (11 y a ainsi quatre mots français pour la traduction de ce seul mot hébreu.) L'idée de filiation est d'ailleurs toujours censée unir le chef de la tribu avec ses administrés ; c'est l'aïeul, ce n'est point un conquérant. SIBBOLETH, ». Schibboleth.
S1BBÉCAI de Husa, l'un des chevaliers de l'ordre de Jasobbain, chef lui-même de 24,000 hommes, n'est connu que par sa victoire sur Saph ou Sippaï, géant philistin, 2 Sam. 21, 48. 1 Cbr. 11, 29. 20, 4. 27, 44.
SIBHA, Gen. 26, 33., puits que les serviteurs d'Isaac creusèrent, et qu ils appelèrent sept ou serment, shibeab. La ville porta le nom de Béersébah, ou puits du serment, q. v.
S1B.MA (captivité), ville de Ruben, située au delà du Jourdain, Nomb. 32, 38. Jos. 13, 19. On y cultivait la vigne, Es. 16, 8. Après la destruction du royaume d'Israël, lesMoabites s'en emparèrent et l' habitèrent, Jér. 48, 32. D'après saint Jérôme, elle n'aurait guère été éloignée d'Hesbon que de cinq cents pas.
SIBKAJIM, ville qui n'est nommée que Ez. 47, 46., entre Damas elHamatb, et dont on ne trouve d'ailleurs aucune trace; la version syriaque l'a confondue avec Sépharvajim.
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