SIC
SICHAR. t>. Tari. suiv.
SICHEM (portion). 1° Fils d'Hémor, enleva Dina, fille de Jacob, la tlt ensuite demander en mariage à son père, et péril victime de la stupide violence et de la perfidie de Siméon et de Lévi, Gen. 34, cf. Act. 7, 46. La ville de Sichem existait probablement déjà, et l'on suppose que les noms d'Hémor et de Sichem s'étaient conservés dans cette famille.
2° Sicbem, hébr. Shekem, ville d'Ephraïm, située entre l'Hébal et le Guérizîm, dans une étroite vallée, au milieu d'une belle et fertile contrée. La vallée, avec ses nombreux jardins qu'arrosent des sources abondantes, apparaît au voyageur comme une épaisse forêt d'arbres fruitiers : elle s'ouvre tout près de la ville, sur la campagne de Jacob, qui forme une plaine agréable et fertile, arrosée par un ruisseau limpide, et entourée de toutes parts de collines verdoyantes. C'est là probablement la plaine où Abraham habitait dans le bois de Moré, où Jacob fut troublé en voyant ses fils attaquer et piller Sicbem, où il fut affligé à cause de l'idolâtrie de sa famille, Gen. 34, et 35. Le champ qu'il y avait acheté resta sa propriété, 33, 4 8- 20.,* ses fils y paissaient leurs troupeaux, 37, 42. 43. Plus tard, il le reconquit sur les Amorrhéens avec l'arc et Pépée, et, près de mourir, en Egypte, il le donna, plein de foi, à son (ils Joseph, en demandant d'y être enseveli, 48, 24. 22. La dépouille de Joseph y rejoignit plus tard celle de ses pères, Jos. 24, 32., cf. Gen. 50, 25. Sous Josué, Sichem entendit les bénédictions et les malédictions solennellement prononcées du haut des monts, Deut. 27, 4 2.; puis elle fut déclarée ville de refuge et ville lévilique, Jos. 20,7.24, 24., et servit, pendant la vie de ce général, de centre aux douze tribus, 24, 4 . 25. Pendant la période des juges, elle fut quelque temps la résidence de la royauté improvisée par Abimélcc, qui, après avoir perdu sa couronne, détruisit la ville qui lui avait donné une assistance passagère, Jug. 9; ainsi, la méchanceté des hommes de Sichem, Dieu la fit retomber sur leurs têtes. Du reste, elle ne tarda pas à être rebâtie, cf. Ps. 60, 6. Roboam y convoqua celte assemblée populaire qui fut si fatalement décisive pour le royaume, 4 R. 42, 4., et la scission s'étant opérée, Sichem passa avec sa tribu ftJéroboam, qui en fit longtemps sa résidence royale, 13, 25. 4 4, 47. Elle échappa aux désolations de l'exil, Jér. 44, 5., et fut, après le retour, le centre principal du culte samaritain, cf. Jean 4, 20. Jean Hyrcan la conquit, et en détruisit le temple situé sur le mont Guérizim. Depuis les temps apostoliques, le nom de Sichem est remplacé par celui de Naplouse ou Nrapolis, et Ton trouve sur des médailles ce dernier nom, et le nom plus complet de Flavia Néapolis,
qui lui fut donné en l'honneur de Flavius Vespasien , qui la rétablit après qu'elle eut été presque détruite pendant la guerre des Juifs. Elle ne paraît pas, du reste, avoir été reconstruite à la même place, ou du moins elle n'occupe plus tout l'espace qu'elle occupait anciennement ; Joséphe même donne à la nouvelle ville le nom de Mabortha, et Pline celui de Mamortha , qu'on essaye de rattacher au nom du val Moré, qui était près de là. Elle était située à 42 milles nord de Silo, à 28 milles de Béthel, à 390 stades de Jérusalem. Mieux protégée par sa situation contre les attaques imprévues des Arabes que beaucoup d'autres villes de la Palestine, Sichem (auj. Nabûlns) a conservé jusqu'à nos jours une assez grande importance ; entourée de toutes parts d'arbres fruitiers, au-dessus desquels brillent ses dômes et ses minarets, elle fait un commerce assez actif ; on y trouve encore une soixantaine de Samaritains, qui vivent tranquilles et sans bruit. D'après Keilb (les Juifs d'Eur.), leur nombre s'élèverait à 450.
On a beaucoup discuté sur le nom de Sichar, ou Sychar, que Jean, 4, 5. donne à cette ville (Robinson du moins maintient l'identité). Les uns pensent que ce sont les Samaritains euxmêmes qui ont occasionné ce changement de lettre en substituant l'r à l'm, comme on cite d'autres changements analogues entre les lettres liquides, Béliar pour Bélial, Nébucadretzar, Jér. 46, 43., etc. D'autres pensent que ce sont les Juifs qui ont changé le nom de Sichem en Sychar, soit pour rappeler l'hébreu sheker, qui signifie menteur, ville idolâtre, apostate, soit en souvenir de Es. 28, 4. où les habitants d'Ephraïm sont appelés des ivrognes (hébr. sbikkor); les Juifs se seraient ainsi vengés des Samaritains, qui donnaient à Jérusalem la sainte (mik'dash) le nom de Mik'thash, ville de percussion, de meurtriers (Lightfoot, Reland, etc.). Hengstenberg suppose que c'est Jean lui-même qui, en passant, aura cru devoir protester par ce nom ironique contre l'ensemble trompeur du culte samaritain; c'est peu probable. — Quelques auteurs pensent cependant que Sichar doit être distingué de Sicbem ; d'après Eusèbe, il aurait été situé un peu plus à l'est, et l'on en aurait retrouvé les ruines sous le nom d'Askar ; on en ferait même le lieu de naissance de Judas Iscariot; cette opinon a peu de partisans.
SICLE. Le sicle a été, dès les plus anciens temps, l'unité de poids des Hébreux, comme chez nous la livre d'abord, puis, aujourd'hui, le gramme. C'est au poids qu'ils mesurèrent longtemps la râleur des objets, des marchandises, du blé, des épices, mais surtout des métaux, de l'or, de l'argent et du fer, Gen. 24, 22. Ex 38, 24. Nomb. 34, 52. Jos. 7, 24. Jug. 8, 26. 2 Sam. 4 4, 26. Ez. 4, 40. Ce poids déter-