‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 348 sur 398 · SIG · texte numérisé non relu

SIG

*7, 8. cf. Diod. Sic. 46, 44. 45. Leurs fabriques de verre, q. v., leurs manu factures en tous genres, en lin, étoffes précieuses, objets d'art, etc., étaient renommées dans l'antiquité païenne, v. Iliade, 6, 289. 23, 713. £n., 4, 75. Leurs architectes élaicnt fort recherchés, 4 R. 5, 6. 4 Cbr. 22, 4. Esd. 3, 7. v. Temple. — Sidon atteignit l'apogée de sa prospérité entre le XV» et le XIII' siècle av. C, vers 1209. Aux jours de David, cette peuplade industrieuse paraît être sous la dépendance de Tyr (1015 av. C), mais elle secoue le joug de sa rivale lors de l'invasion de Salmanéser, et elle se soumet au vainqueur : il parait cependant qu'elle conserva ses rots nationaux sous la domination des Syriens, comme plus tard sous celle des Caldéens et des Perses, Jér. 25, 22. 27, 3. Sous cette dernière, sa marine parait avoir pris un développement considérable. Elle s'émancipe sous Artaxercès Ochus, qui la reprend malgré une opiniâtre résistance, et la détruit (351 av. C). Quarante mille hommes périssent dans cette lutte. Mais bientôt ses énergiques habitants la relèvent de ses ruines; après la bataille d'Issus, les Sidoniens se placent sous le protectorat, c'est-à-dire sous la dépendance d'Alexandre, qui dépose Straton, offre inutilement la couronne a deux jeunes frères, et la place enfin sur la téle d'Abdolonyme, qu'il retire de son obscurité, pauvre, et vivant du travail de ses mains : en récompense de ses vertus il augmente même ses états d'une partie des dépouilles des Perses. Ce petit royaume partage néanmoins les vicissitudes de la Syrie, et finit par tomber avec elle sous la domination romaine. — Il n'en est parlé qu'incidemment dans l'Evangile, et toujours conjointement avec Tyr, Matlh. 11, 21. Marc 3, 8. Luc 4, 26., etc. Dans les Actes 12, 20. 27, 3., nous voyons la communauté d'intérêt des Tyriens et des Sidoniens, menacée par Hèrode ; et une visite de Paul aux chrétiens de Sidon, montre que l'Evangile y avait pénétré de bonne heure, peut-être même aux jours de Jésus. Le premier évêque connu de celte ville, est Théodore qui signa les .décrets du concile de Nicée, en 325. — C'était encore une ville importante du temps de Mêla. Aujourd'hui Saïda ou Seide (en turc : Eyalelh Beirùt), peuplée de 8,000 habitants, appartient au pachalik turc d'Acre; elle n'est pas tout a fait sans importance pour le commerce, bien que son port, obstrué par les sables, n'offre plus une grande garantie aux vaisseaux : du c6té de l'est ses fortifications subsistent encore; deux mosquées aux minareis élancés, sont les seuls édifices qui dominent ses autres constructions; un pont de neuf arches, souvenir des croisades, unit la ville à la forteresse, bâtie sur un rocher dans le port : derrière la Yille,

jusqu'au pied des montagnes, il y a des jardins magnifiques et très productifs, arrosés par une rivière considérable, le EI-Amvaleb, le Bostrennus des anciens, qui desrend du Liban et se jette dans la mer. Ses fruits, tels que grenades, abricots, pèches, amandes, dattes, figues, oranges, citrons, etc., comptent parmi les meilleurs de la Syrie : on y cultivait aussi la vigne, mais cette culture a reculé peu à peu devant celle du mûrier, réclamée par les exigence de l'élève des vers à soie. L'ancienne magnificence de Sidon a disparu, conformément aux prophéties, Ez. 28, 21. 23. Joël 3, 4., et ses marchands ont cessé de sillonner les mers, Es. 23, 4.

Le nom de Sidon a continué de désigner la Phénicie tout entière, dont cette ville fut si longtemps le plus glorieux représentant sous le rapport des arts et du commerce, même après qu'elle eut perdu sa prépondérance et sa richesse ; et c'est dans ce sens qu'on doit entendre ce qui est dit des marchands de Sidon, Es. 23, 2., des dieux de Sidon, 1 R. 14, 5. 33. 16, 31. 2 R. 23, 13., des femmes de Sidon, 4 R. 11, 1., de la langue sidonienne, Deut. 3, 9. Quant au nom de roi de Sidon qui est donné à Ethbabal roi de Tyr, 1 R. 16, 31., il s'explique par le fait que ces deux villes n'étaient régies que par un seul et même roi. Les poêles grecs employaient de même dans son sens le plus absolu l'épithète et le nom de sidonien. — v. encore Tyr et Phénicie.

SIÈGES. Le mot hébreu ha'abnaylm, traduit par sièges Ex. 4, 46., est absolument le même qui est traduit par selle Jér. 18, 3. C'est le duel de Eben, pierre : il signifie donc littéralement les deux pierres, soit les deux meules avec lesquelles travaille le potier en Orient, soit le bassin de pierre, avec son couvercle, dans lequel on lavait les enfants nouveau-nés. Le sens serait donc : Quand vous aurez ces enfants en vos mains pour les laver, si ce sont des garçons, tuez-les, etc. C'est l'opinion adoptée par Gesenius, Kitto, etc. D'autres pensent a des sièges spéciaux, destinés à faciliter la délivrance des femmes en couches ; mais rien dans les coutumes de l'Orient ne vient à l'appui de cette traduction. Le sens exact et littéral de ce passage est du reste perdu depuis longtemps, car déjà les Septante ont traduit librement : Quand elles seront près d'enfanter; et la Vulgate : Et partûs tempus advencrit.

S1GGAJON, Ps. 7, I . v. Psaumes.

S1GGIONOTH, pluriel du précédent, Hab.

3, 4. Conservé dans les versions anglaises, ce mot est traduit dans les noires par « ignorances. » De Wette porte : nach Klagliederweise, air de complainte ; c'est aussi le sens que De Meslral donne au singulier, Ps. 7, 4 . La racine hébr. Sbagah signifie errer, se tromper, chan-

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