‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 353 sur 398 · SON · texte numérisé non relu

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daos le deuil, v. encore Deul. 4, 49. 17, 3. Job 31, 26. sq. Ez. 8, 46.; enfin Lév. 26, 30. el Es. 47, 8., où le mot hammanim, traduit par tabernacles, signifie probablement statues du soleil -, le dieu du soleil est appelé Babal Hamman sur des inscriptions phéniciennes. — Le soleil serl, dans les écrivains sacrés, à la plupart des plus nobles similitudes, Es. 43, 40. 24, 23. Jér. 45, 9. Ez. 32, 7. Joël 2, 31. Am. 8, 9. Trois miracles extraordinaires dont cet astre fut l'objet, sont rapportés dans l'histoire sainte : le soleil s'arrête à la voix de Josué , son ombre recule sur le cadran d'Achaz, il perd sa lumière à la mort du Sauveur, Jos. 40, 42. 2 R. 20, 14. Matth. 27, 45.; on verra, aux articles spéciaux, les essais d'explication qui en ont été donnés. Jésus est appelé le soleil de justice, Mal. 4, 2. (TJn beau sermon de Laget sur ce texte mérite d'échapper à l'oubli). Le soleil est considéré comme l'emblème de l'éternité, Ps. 72 , 5. 89, 36., cf. Es. 30, 26. La femme revêtue du soleil, Apoc. 12, 1., c'est l'Eglise personnifiée.

SOLDAM, Lév. 11, 22. v. Sauterelles.

SONGES. Indépendamment de ces rêveries sans valeur, qui peuvent provenir d'un état maladif, ou d'un accident quelconque, et qui sont le symbole du néant, Job 20, 8. Es. 29, 7. Eccl. 6, 3. Ps. 73, 20., les Hébreux, comme tous les peuples de l'antiquité, et comme les Orientaux en particulier, comptaient des songes significatifs et prophétiques. Ces songes, songes du matin surtout, ne seraient autre chose que le développement d'une faculté que personne ne pense à méconnaître entièrement, celle du pressentiment; elle se développerait d'une manière plus active, lorsque le corps ayant cessé ses fonctions laisse le système nerveux et l'àme plus libres d'agir. L'Ecriture, Job 33, 15., et l'observation se réunissent pour lever un coin du voile qui recouvre les mystères du sommeil, et les explications les plus naturelles n'empêcheront pas que les songes ne soient dans certaines circonstances ce qu'ils ont déjà été, des instructions et des avertissements. Les païens, vivant sans Dieu, mais ne pouvant se passer de directions supérieures, avaient multiplié les signes et symboles de l'avenir; tout servait à des divinations; les songes ne furent pas négligés, et les auteurs profanes sont remplis d'allusions à ces légères divinités que les dieux envoyaient aux hommes pour les sauver ou pour les perdre, cf. Cic, Divin., 1, 43., etc.; des hommes spéciaux étaient chargés d'expliquer les songes dans les cas difficiles, et nous voyons cet usage régner déjà chez les Egyptiens, Gen. 48, 5. 8. 41, 8. 15. Joseph seul comprend des avertissements envoyés de Dieu, et que les habiles

du pays se sont déclarés incapables d'expliquer. Les rois cananéens, les patriarches, les juges, offrent aussi de fréquents exemples de ce mode de révélation, Gen. 20, 3. 31, 10. 24. 37, 5. Jug. 7, 13. 1 Sam. 28, 6. 1 R. 3, 5., cf. Matth. 27, 19. Chez les prophètes, les songes étaient souvent accompagnés de visions, Nomb. 12., 6. Joël 2,28., et pendant la période de la captivité babylonienne, ce fut surtout par des songes que Dieu découvrit l'avenir, soit a ses prophètes, soit aux rois païens victimes de leur vain orgueil, Dan. 2, 2. 4. 5. 5, 42. 7, 4. C'était tantôt une manifestation claire et parlée de la volonté divine, Gen. 20, 3. 1 Sam. 28, 15. Matth. 4, 20. 2, 12. 19., tantôt une image symbolique dont il fallait rechercher la signification, Gen. 37, 7. Jug. 7, 13. Dans ce dernier cas, l'on s'adressait à ceux qui faisaient profession d'expliquer les songes, et qui étaient en général des personnages très recherchés et très considérés, Gen. 41, Dan. 1. Les mages de la Caldée s'étaient en particulier acquis dans ce genre d'exercice une grande réputation, comme les esséens parmi les Juifs; toutefois, au moment de l'épreuve, ils faiblirent, et Daniel, en qui résidait l'esprit des dieux saints, mérita d'être nommé leur chef, Dan. 4, 8. 2, 48. Mais s'il est vrai qu'il y ait, ou qu'il puisse y avoir dans les songes des indices des choses futures, le chrétien ne saurait leur accorder qu'une faible et prudente attention; plus que le Juif, il est à même de consulter le grand prophète suscité de Dieu, Deut. 18, 15-18. La loi et le témoignage doivent lui suffire, et il n'est aucun de nos intérêts, comme aucun de nos devoirs, que la sagesse éternelle n'ait parfaitement prévu, cf. Lév. 19, 26. Deut. 18, 10. Les faux prophètes avaient aussi leurs songes, et ils en abusaient pour séduire le peuple, Jér. 23, 25. 27.; le succès même et la réussite de leur divination étaient un piège de plus tendu aux simples, el la peine de mort était prononcée contre ceux qui, s'appuyanl sur l'accomplissement de leurs prédictions, cherchaient à semer l'idolâtrie en Israël, Deul. 13, 1-3. Satan fait aussi des miracles.

SONNETTES. On a parlé, à I article Prêtre, des sonnettes d'or (72, disent les Juifs) que les prêtres portaient à la frange inférieure de leur rochet, Ex. 28, 33. 39, 25. Il résulte aussi de Zach. 14,20. que les chevaux, comme dans l'Orient moderne, étaient souvent ornés de petites clochettes. Ce sont les seuls cas où l'Ancien Testament en fasse mention. Le passage de Zacharie signifie que dans le monde à venir, toutes choses, même les plus modestes, les sonnettes des chevaux, seront consacrées à Dieu.

SOPATER, Act. 20, 4. probablement le

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même que Sosipater, Rom. 46, 24., était parent de saint Paul, natif de Bérée, et, selon la tradition, flls d'un nommé Pyrrhus. Il suivit l'apôtre de Grèce en Asie Mineure.

SOPHACH.v. Sobac.

SOPHONIE (Tsephanyah ; celui que l'Eternel a gardé, ou, celui à qui l'Eternel a révélé les choses cachées, ou encore, guérite de l'Eternel). 4° Le neuvième des petits prophètes, fils de Cusi, appartenait à une grande famille, et remontait par quatre générations au roi Ezéchias (rabbins, Eichliorn, Strauss) : il prophétisa sous Josias, après Habacuc, et avant la destruction de Ninive, 2, 43-45., deux dates bien vagues qu'indique le livre lui-même, probablement avant la dix-huitième année de Josias, et l'achèvement des réformes opérées par ce prince, cf. 4, 4. 3, 4. 2 R. 23, 4. 5. 11 a concentré dans la courte prophétie qui nous reste de lui, le résumé des prophéties qu'il dut prononcer pendant l'époque de son ministère public, la censure des vices de son temps, des avertissements aux pécheurs endurcis qui marchent sans crainte à la rencontre d'une vie qu'ils ignorent, des avertissements à ceux donl la conscience n'est pas encore endurcie aux appels de Dieu, l'assurance donnée aux justes qu'ils seront épargnés au jour de la vengeance, et l'espérance glorieuse réservée a lu fille de Sion. La promesse succède à la menace, la grâce vient après la justice, ou pour mieux dire, là, comme partout, en petit comme en grand, l'Evangile succède à la loi. Il n'est pas nécessaire d'admettre pour cela, comme le font la plupart des modernes, que le livre se divise en deux oracles distincts; car d'abord, la limite qui sépare les deux oracles n'est pas bien déterminée, puisque ceux qui l'admettent diffèrent sur l'endroit où commence le second, puis il est très naturel que dans le même oracle, le prophète, après avoir censuré les pêcheurs, coDsole les justes, et encourage ceux qui s'amendent. On peut cependant distinguer dans ce livre plusieurs parties : 1° Oracles contre Juda et contre les idolâtries de Bahal et de Moloc, 4 à 2, 3. 2° Oracles contre les païens riverains de la Méditerranée, Moabites, Ethiopiens, etc., ch. 2. Le prophète décrit en termes admirablement précis la désolation de Ninive; ces prophéties commencèrent toutes a s'accomplir par les conquêtes de Nébucadnetsar. 3° cb. 3. Sophonie revient sur Juda et sur Jérusalem. Son style rappelle souvent celui d'Esaïe, parfois aussi celui de Jérémie qui a louché les mêmes sujets. — Il y a peu de commentaires spéciaux sur ce livre ; l'un des meilleurs parmi les modernes, est l'ouvrage latin de Strauss (F. A.), Berlin 4843; v. aussi Les petits prophètes (Neucbâtel).

2° Sophonie, Zach. 6, 40. 44., père de Josias, inconnu.

3° Sophonie, fils de Mahaséja, sagan ou second sacrificateur (vicaire, Jér. 52, 24., c'est le seul passage de l'Ecriture, où cette charge soit mentionnée ; le sagan suppléait le souverain sacrificateur dans les cas où celui-ci était empêché de fonctionner). Sophonie, vicaire de Séraja, parait avoir été au nombre des ennemis cachés de Jérémie ; ayant reçu de Sémahja de Babylone une lettre où Jérémie lui était dénoncé comme faux prophète, il en fit publiquement la lecture en présence du prophète, qui n'hésita pas â répondre immédiatement par une lettre dans le sens de ses précédents oracles, Jér. 29, 25. Il avait été deux fois chargé par Sédécias d'aller demander les conseils de Jérémie, 21, 4. 37, 3., maison n'a aucun détail sur la manière dont il remplit son message. Il fut mis â mort â Ribla par ordre de Nébucadnetsar, 2 R. 25, 48. Jér. 52, 24.

SOREK, vallée située entre Askélon et Gaza, et traversée par un torrent du même nom, le plus grand de toute la côte jusqu'au Carmel, le Bésor excepté; les auteurs ne sont cependant pas d'accord sur le torrent désigné parce nom ; les uns disent qu'il se jette dans la mer près d' Askélon, les autres entre Asdod et flékron. Délila, maîtresse de Samson, était native d'un petit bourg situé près de là, Jug. 46, 4., et Eusèbe (Onomast.) dit que de son temps on voyait au nord d'Eleuthéropolis un village nommé Kaphar Sorek (village de Sorek) où la tradition portail que Samson avait vécu habituellement (Yan de Velde le chercherait un peu plus au sud, et croit le retrouver dans le Wady-Simsin). Il n'y a nul doute que ce bassin, auquel appartenaient la vallée des Térébinlbes et celle d'Escol ou des Raisins, n'ait reçu son nom des belles vignes qui croissaient sur son terroir; c'était une espèce de raisins fort doux, et donl la graine est si molle qu'on a dit quelquefois qu'ils n'avaient pas de pépins; ce plant, originaire de Syrie, où il porte encore le nom de serkl, serait nommé Es. 5, 2. Jér. 2, 24 . Gen. 49, 41.

SORT. L'usage du sort est fort ancien chez les peuples orientaux, comme chez tous les peuples primitifs dont l'intelligence n'a pas encore été développée par la connaissance. Nonseulement il plait à l'imagination en lui fournissant une préoccupation vive et facile, mais encore il ne fatigue pas le jugement, il le laisse reposer, et décharge de toute responsabilité celui qui s'abandonne en aveugle à l'aveugle destin, ou le lidèle qui dévotement pense avoir le droit de s'en remettre â Dieu seul pour les décisions importantes de sa vie. L'A. T. nous fournit plusieurs exemples de païens consul -

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