‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 354 sur 398 · SOI · texte numérisé non relu

SOI

sage même. Il peut se présenter des cas déci* dément douteux, et dans ces cas s'en remettre au sort avec un esprit de prière, c'est s'en remettre au Seigneur.

SOSANMM. v. Musique.

SOSIPATER. v. Sopater.

SOSTHÈÏNES (sauveur puissant). Successeur de Crispus comme chef de la synagogue de Corintbe, à l'époque de Gallion et du second voyage missionnaire de Paul, Act. 48, 47. Compromis dans l'émeute provoquée par son troupeau contre les cbrétiens, et le tribunal ayant décliné sa compétence en matière de controverses religieuses, il fut battu par les Grecs, qui voulaient peut-être faire leur cour au président du tribunal, en protestant de cette manière contre l'appel au bras séculier que les Juifs avaient inutilement tenté. D'autres leçons, moins probables, portent que ce furent les Juifs qui battirent leur chef, soupçonné d'être favorable à l'Apôtre. Il paraît en effet, qu'à l'exemple de son prédécesseur, il se joignit plus lard aux disciples, 4 Cor. 4,4. (Micbaélis, Winer, etc., pensent qu'il ne s'agit pas de la même personne dans ce dernier passage). Eusèbe le range au nombre des soixante-dix disciples, et le fait devenir évêque de Colophon.

SOl'FRE. Cette substance qui abonde en général dans les terrains d'origine volcanique, se trouve en masses assez considérables dans la vallée qui s'étend du pied de l'Oermon au golfe arabique : au milieu de ces rochers de basalte, de ces sources de naphle et de ces couches de bitume, on rencontre fréquemment des dépôts de soufre, surtout sur la rive nord-ouest de la mer Morte. Le souvenir du cataclysme qui avait submergé les villes de la plaine (Gen. 49, 24. Luc 47, 29.) était trop vivant dans la tradition pour que les prophètes ne le rappellent pas comme un puissant moyen de destruction entre les mains de l'Eternel, contre Israël en cas de rébellion, Deul. 29, 23.; contre les impies. Job 4 8, 45. Ps. 44, 6.; contre Assur, Es. 30, 33., passage qui rappelle les torrents de lave brûlante; contre Gog, Ez. 38, 22., et enfin contre Satan et contre ses anges, Apoc. 4 4, 40. 49, 20. 20, 40. 24, 8.

SOULIERS. Les Grecs, les Romains et les ploi du sort; quelques-uns, les frères Moraves I Orientaux de tous les temps, portaient, au lieu

tant le sort; Haman le consulte, Est. 3, 7. pour fixer le jour où les Juifs devront être exterminés; les nautonniers l'interrogent, Jon. 4, 7. pour connaître quel est au milieu d'eux le coupable que poursuit sur la mer la vengeance céleste ; Nébucadnetsar le jette sur deux flèches pour savoir le chemin qu'il doit prendre, Ez. 24, 26., etc. Les Hébreux aussi le consultent, d'après l'ordre de Dieu, pour le partage de Canaan conquis, Nomb. 26, 55. 33, 54. 34,

43. 36, 2. Jos. 4 4, 2. 48, 6. 49, 54. C'est le sort qui assigne à chaque famille son héritage, et aux Lévites les villes de leur possession ; de même au retour de l'exil, Néh. 44, 4. Le sort décide, au temps de David, de l'ordre dans lequel les vingt-quatre classes de prêtres doivent servir dans le temple, 4 Chr. 6, 54. 64., cf. Néh. 40, 34. Luc 4, 9. Il désigne ceux des hommes du pays, dix sur cent, qui doivent prendre part a l'expédition contre les Benjamites, Jug. 20, 40. Il préside au partage du butin, 4 Chr. 24, et 25, et les vêlements de notre Sauveur sont jetés au sort, Matth. 27, 35. Jean 4 9, 24., cf. Ps. 22, 48. Dans les enquêtes criminelles, et en l'absence de témoins suffisants, on procède de la même manière : Hacan, Jonathan, Jonas sont découverts, Jos. 7,

44. 4 Sam. 4 4, 42. Jon. 4, 7. Safll enfin est nommé roi, et Matthias apôtre par le sort, 4 Sam. 40, 20. Act. 4, 26. — La législation mosaïque ne fournit qu'un seul exemple où l'emploi du sort soit commandé, c'est celui de la mise en liberté d'un des boucs offerts pour le peuple en expiation de ses péchés. Lév. 46, 8-40., et les passages Prov. 46, 33. 48, 48. sont les seuls où la sagesse divine semble accorder une espèce d'approbation à celte manière hasardée de trancher les questions difficiles, Dieu lui-même décidant toujours des événements, quels que soient les moyens qu'on emploie. La Bible ne donne pas de détails sur la manière dont le sort était jeté; on suppose que c'était de dés (une fois de flèches) qu'on se servait habituellement; quelques-uns pensent aussi, mais à tort, que l'Urim et le Thummim était une espèce de sort. — Quant à la fêle des sorts, v. Purim. Les chrétiens ne sont pas d'accord sur la légitimité actuelle de Pem

surtout (v. Bost, Hist. des Moraves, II, p. 74 sq.), l'emploient sans scrupule, et peut-être trop souvent, la même où les directions ordinaires de l'Evangile devraient suffire; d'autres regardent comme un péché d'y avoir recours : c'est un point sur lequel nous croyons que la conscience chrétienne doit rester libre. Le sort n'est pas défendu, et nous voyons le collège apostolique nous donner le premier l'exemple non-seulement de la tolérance, mais de Tu-

de souliers, des sandales, ou simples semelles de cuir ou de bois, rattachées sur le coudepied par des courroies, Gen. 44, 23. Es. 5, 27., cf. Luc 3, 46.; plusieurs bas-reliefs ou sculptures de Persépolis nous ont conservé l'image de cette ancienne chaussure aussi simple que conforme aux besoins des climats méridionaux. Les sandales des femmes étaient en général ornées avec beaucoup de luxe, Judith 46, 44. Ez. 46, 40., cf. Gant. 7, 4. Virg., Mn.f 4,

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