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rejette au dehors des laupinlères , comme nos taupes, et se nourrit surtout de plantes aromatiques à fortes odeurs. — Luther et d'autres commentateurs ont encore traduit par taupes les mots thinshèmelh, Lév. 44, 30. v. Lézard, et hheparpéroth, Es. 2, 20. (d'après Jérôme et Théodotion) ; Gesenius entend par ce dernier mot, des rats, Hitzig, des moineaux; Winer, d'après l'étymologie, traduirait d'une manière générale : des animaux qui creusent la terre (pour y chercher leur nourriture) ; la traduction qui donnerait le meilleur sens est celle qui s'attache à la langue arabe : « dans des trous de souris. »
TÉBETS, ville du centre de la Palestine, située non loin de Sithem, Jug. 9, 50. 2 Sam. 4 4, 24. On en trouvait encore les restes au temps d'Kusèbe. Auj. Tubàs.
TEH1NNA, de la tribu de Juda, descendant de Pharez, n'est connu que comme fondateur de Hirnahas en Juda, 4 Chr. 4, 42.
TEIGNE, Luc 42, 33. L'hébreu et le grec désignent souvent le même insecte, que nos versions traduisent tantôt par teigne, tantôt par ver on par vermisseau, Job 4, 49. 43, 28. Es. 50, 9. 54, 8., cf. Matth. 6, 49. Il s'agit probablement dans ces passages de la phalaena tinea sarticella, de ce ver qui ronge les vêtements de laine, et qui est si universellement connu et redouté.
TÉKOAH (son de la trompette), ville située au sud-est de Bethléem, sur le sommet d'une montagne (Jér. 6, 4 .) allongée, sur laquelle se voient des ruines considérables, et qui produit des olives et du miel. Amos, le berger de Tékoab, promenait ses troupeaux dans la grande et solitaire contrée de pâturages qui s'étend de là au sud du Cedron, Am. 4, 4. 7, 44. 2 Chr. 20, 20. Roboam fit fortifier la ville, 2 Chr. 44, 6. Auj. Teltu'â.
TEIAB1B (du blé nouveau), sur le Chaboras en Mésopotamie : une colonie de Juifs y était établie, Ez. 3, 45. C'est peut-être le Thalaban de la carte de d'Anville.
TÉLAJIM (agneaux), 4 Sam. 45, 4., non loin de la frontière bamalécite, peut-être le même endroit que Télem, Jos. 45, 24., qui appartenait à Juda vers Edom.
TÉLASAR, ouThélassar, 2 R. 49, 42. Es.
37, 4 î., province inconnue, placée sous la domination assyrienne. On compare ce nom avec celui d'Ellasar, Gen. 44, 4. 9., qui se trouve en connexion avec Elam et Sinbar, et que le Targum de Jonathan a rendu par Thelassar-, la version arabe le rend par Arménie. Dans la version de Luther, Judith 4, 6., le roi Arioc Ellasar est fait seigneur de Ragau (Ragès) ; dans les Septante , il est roi des Elyméens (ElamJ, et dans la Vulgate, rex Elicorum. Toutes les no-
tices indiquent donc d'une manière générale un pays situé vers la mer Caspienne, au nord de la Médie.
TELHARSA et Telmélah, Esd. 2, 52. 59.
Néh.7, 61., villes inconnues de la Babylonie.
TÉMOINS. La loi de Moïse avait consacré et reconnu l'importance et la nécessité du témoignage oculaire en matière pénale ou criminelle, et dans la pratique de la vie ordinaire, des témoins étaient fréquemment appelés dans les cas où chez nous la signature et le cachet suffisent. La condamnation d'un homme accusé de meurtre ne pouvait avoir lieu que sur l'accusation de deux ou de trois témoins, Nomb. 35, 30. Dent, 47, 6. cf. Hébr. 40, 28. Et en général pour tout crime ou délit, ce nombre de témoins, devaient être entendus, Deut. 49, 45. cf. Matth. 48, 46. 4 Tim. 5, 49. Jean 8, 47. Les témoins devaient être Israélites . hommes, et libres : les femmes, les enfants, les étrangers, les esclaves ne pouvaient témoigner. Les témoins, cités devant le juge, étaient assermentés, et ne pouvaient se refuser a porter témoignage, Lév. 5, 4.; et afin qu'ils sentissent dans tous les cas la gravité de leurs paroles, pour qu'ils fussent solennellement responsables du sang versé sur leur déclaration, ils devaient mettre la main sur la tête de l'accusé, et lui jeter la première pierre s'il était condamné, Deut. 47, 7. cf. Jean 8, 7. Act. 7, 58. Celui qui avait sciemment porté un faux témoignage, et chargé un innocent, était puni avec toute la rigueur du talion, et subissait la peine qu'aurait encourue et peut-être subie sa victime, Deut. 49, 46. Ces précautions, le serment, l'exécution, le talion, cf. encore Ex. 23, 4., n'étaient que des mesures extérieures-, elles n'avaient de garantie que dans la conscience des individus; là où cette conscience manquait, les mesures étaient inefficaces, et dès les temps de la royauté, lorsque la piété était sur son déclin, on vit souvent les témoins se faire un jeu de leur parole et de leur serment, Prov. 6, 49. 42, 47. 44, 6. 49, 6. 24, 28. Ps. 27, 42. On voit enfin par Rutb 4, 9. Jér. 32, 40., que même en dehors des questions judiciaires, le témoignage était employé pour la conclusion d'affaires particulières, contrats, ventes, etc. Le Talmud renferme encore beaucoup de détails secondaires qui ne sont pas mentionnés dans la Bible, sur la qualité des témoins, les peines des faux témoins, les épreuves auxquelles ceux-ci étaient soumis, etc.
La Bible est appelée un témoignage, Es. 8. 46. 20., et ce même nom est souvent donné aux commandements et aux promesses de Dieu, 4 Chr. 29, 49. Ps. 25, 40. 93, 5. Act. 4 4, 47.
Les deux témoins de l'Apocalypse, 44, 3-40., sont expliqués dans chaque système d'après
l'analogie du système. Il y en a deux, parce que le Seigneur envoie toujours ses serviteurs deux a deux pour se fortifier mutuellement. Moïse et Aaron, Elle et Elisée, Zorobabei et Jéhosuah, etc.; et aussi parce que toute parole sera confirmée par la bouche de deux ou de trois témoins. Ils représentent l'Eglise fidèle en général, pendant les 4260 ans du règne de l'Amit-brist (Guers), et spécialement lesVaudois et les Albigeois (Digby) : ce seront deux individus (Newton, Pensées), et probablement Moïse et Elie, ou Enoch et Elle. Les deux systèmes, ainsi qu'il a été dit ailleurs, nous paraissent pouvoir être conciliés; l'Eglise rendra témoignage pendant toute la durée de la lutte, el quand 1 Antichrist personnel viendra résumer toute la baine du monde contre Christ, deux témoins, personnels aussi, résumeront par leur mort la fidélité de l'Eglise, et par leur résurrection, la puissance et la fidélité de Jésus, le cbef de l'Eglise : ces témoins seront peut-être en effet Enoch et Elie, ces deux hommes qui seuls n'ont pas encore passé par la mort, et que les traditions juives affirment avoir été mis a part auprès de Dieu, dans le jardin d'Eden, pour paraître en justice aux derniers jours.
TEMPÉRATURE. Le climat de la Palestine, comme celui de tous les pays qui s'étendent sur plusieurs degrés de latitude, et qui renferment des hauteurs et des vallées, des montagnes et des côtes maritimes, est extrêmement varié; dans les vallons et les plaines, il est chaud en été, doux en hiver; sur les montagnes, il est doux en été, rude en hiver. En général, cependant, on peut dire que la température est modérée, el plus régulière que chez nous. Arago, dans l'Annuaire du Bureau des Longitudes de 1834, compte que la température moyenne du Caire étant de 22°, celle de Jérusalem qui est située à 2* plus au nord doit être de 21° environ, et les observations la portent en effet à 21 1/2°. Il en résulte que depuis trois mille trois cents ans le climat de la Palestine n'a pas beaucoup changé, car la culture de l'orge ne comporterait pas une chaleur de plus de 23°-25° en moyenne , et la limite inférieure est fixée par la production de l'arbre à baume, qu'on trouvait à Jérico, et qui exige une température d'au moins 24<>-22<>. En outre les Juifs célébraient la féte des Tabernacles après la vendange, en octobre, et de nos jours c'est encore à la Un de septembre, ou au commencement d'octobre, qu'on cueille le raisin dans la contrée de Jérusalem. La moisson se faisait anciennement entre la mi-avril el la fin de mal, el des voyageurs modernes ont vu les épis déjà mûrs en avril dans le midi de la Palestine, le 1 3 mai aux environs de Saint- Jean d'Acre. En Egypte, où le climat est un peu plus chaud,
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on coupe les blés vers la fin d'avril et au commencement de mai. La cbaleur qui devrait être insupportable, en été, d'après la latitude de la Palestine, puisque en juin, à midi, le soleil n'est qu'à 9° ou 10° du zénith, est considérablement combattue par la brièveté des jours. Le plus long jour d'été n'a que 44 heures 42 minutes, le soleil se levant vers 5 heures, et se couchant déjà vers 7 heures du soir. Le plus court jour d'hiver a encore 9 heures 48 minutes. L'année se divise en deux saisons, la pluie el le beau temps, l'hiver et l'été. L'hiver commence en octobre et finit en avril : des pluies presque continuelles le caractérisent, parfois aussi de la grêle, ou de la neige pendant les grands froids, en janvier et en février; mais cette neige, comme les glaces de la nuit, se fond ordinairement pendant le Jour; cf. Esd. 40, 9. Le froid n'est jamais excessif, mais il est suffisant pour que les personnes qui le peuvent s'en garantissent encore quelquefois par des feux de cheminée, ou des brasiers, Jér. 36, 22.
La mention faite de l'hiver Matth. 24, 20. se rapporte plus au mauvais état des chemins qu'à l'idée du froid. L'hiver légal, tel qu'on pouvait l'entendre pour les contrats, loyers, etc., allait, d'après le Talmud, depuis la fête des Tabernacles jusqu'à Pâque. L'été comprenait le reste de l'année -, une cbaleur toujours croissante, un ciel pur et sans nuages, d'abondantes rosées pendant la nuit, des orages, mais très rares, cf. Prov. 26, 4. 4 Sam. 42, 47., sont dans tout l'Orient, et dans la Palestine en particulier, les caractères de la bonne saison. C'est à la fin d'octobre, lorsque les jours étant encore agréables, les nuits commencent à devenir froides, que surviennent les pluies de la première saison, Deut. 44, 44. Jér. 3,3.5,24.; elles augmentent en novembre, le mois des semailles, et, en décembre, elles deviennent toujours plus fortes et plus abondantes, se changent quelquefois en neige dans le mois de janvier, mais laissent apercevoir déjà en février l'approche du printemps. Dès lors, jusqu'à la mi-avril, c'est la pluie dite de la dernière saison, cf. Jacq. 5, 7., qui vient féconder la terre; la chaleur devient plus sensible, mais les nuits sont encore froides, cf. Jean 48, 48. Quelques orages épurent l'atmosphère. Vers la (in d'avril , le ciel achève de se découvrir presque entièrement ; l'air devient sec el chaud, les rosées commencent. C'est le temps de la moisson. Le tonnerre et la grêle ne sont pas rares en mai. Dans les trois mois suivants, la chaleur devient souvent insupportable, les nuits même sont ardentes, et beaucoup de ruisseaux tarissent. Septembre prépare le retour de l'hiver.
TEMPLE. Ce mol qui, dans le N. T. et dans