‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 367 sur 398 · TE M · texte numérisé non relu

TE M

d'Ezéchiel, quoique les contemporains du prophète fussent encore vivants; preuve qu'on n'estimait pas qu'il eût voulu imposer de la part de Dieu la forme du nouveau temple. 6) Plusieurs détails de la description étaient d'une exécution matériellement impossible, n'ayant qu'une valeur symbolique; ainsi, l'étendue de l'enclos autour du temple, 500 cannes de côté (4,800 mètres), 42,46. sq.; la gloire de Dieu qui se manifeste, 43, 2.; les eaux qui sortent de dessous le seuil de la maison, qui augmentent en volume jusqu'à devenir un torrent que le prophète traverse à la nage, quoiqu'elles n'aient point d'affluent, qui finissent par se jeter dans la mer d'Orient, la mer Morte, et qui en assainissent les eaux, 47, 2. sq.; le nouveau partage du pays entre les douze tribus, partage qui n'a jamais eu lieu, 47, 43., etc. c) Ezéchiel, le lévite, avec son caractère sacerdotal et mosaïque, si attaché à la loi de l'Eternel, d'ordinaire si attaché a la lettre du Pentateuque, l'abandonne ici à plusieurs reprises, n'en conservant que l'esprit, et semble entrer dans une voie nouvelle de développement, comme s'il pressentait celui qui n'est pas venu abolir la loi, mais l'accomplir; comme s'il pressentait 1ère nouvelle de la loi parfaite, Moïse remplacé par Jésus, la synagogue par l'Eglise, d) La prophétie est présentée sous la forme d'une vision, et c'est le propre d'une vision de présenter des idées abstraites sous des formes concrètes, matérielles, physiques; le prophète se voit lui-même transporté dans an temps nouveau, il participe aux bénédictions que la vision lui montre ; il ne pouvait pas voir l'ère de Christ sous une forme spirituelle, a) Le prophète lui-même en plusieurs autres passages, notamment 20, 40. (cf. aussi 4 4 , 49. 36, 26. et surtout 37, 26-Î8.), semble déjà fixer notre attention sur une époque où le culte sera esprit et vie, où Dieu sera le sanctuaire de son peuple comme il l'a déjà été, 4 4, 46./) L'analogie des autres prophètes appuie le sens symbolique de ce passage; ainsi Jérémie, 34, 38., représente la restauration du culte et de la théocratie sous l'emblème de la reconstruction de Jérusalem; v. aussi 33, 47., cf. encore Aggée 2, 7. Es. 60, 40. Zaeh. 2, 2. sq. ; 4; 6, 43.; 44. g) Le Nouveau Testament, et spécialement les deux derniers chapitres de l'Apocalypse, confirme pleinement et péremptoirement l'explication symbolique de la vision d'Ezéchiel, comme étant la seule juste, la seule conforme à l'analogie de la foi. A) La lecture enfin de cette prophétie reste obscure à quelque point de vue qu'on se place, mais elle acquiert une entière clarté si l'on abandonne le sens matériel, ou simplement poétique et prophétique, pour ne voir dans ces magnifiques descriptions que le langage symbolique du chrétien à qui Dieu ré-

vèle une économie nouvelle, une dispensât ion nouvelle de grâces, de bénédictions, de joie, de paix et de fidélité.

Il appartient aux commentaires (v. Havernick) d'entrer à cet égard dans des développements; ce qui précède suffit pour montrer que le temple symbolique du prophète ne peut servir que par d'incertaines analogies à la reconstruction du temple de Salomon ou du temple de Zorobabel.

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