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le plus sage des trois consolateurs de Job, Elipbas, était Tbèmanite, 2, 41. 4, 4.
THÉOPHILE (ami de Dieu), personnage qui n'est absolument connu que par la mention qu'en fait saint Luc en lui dédiant ses deux ouvrages, Luc 4, 3. Act. 1, 4. On suppose, parle titre de très excellent, qui lui est donné dans l'Evangile, qu'il était un homme de distinction, cf. Act. 83, 26. 24, 3. 26, 25. où celle épitbètc n'est donnée qu'à de hauts personnages; peutêtre occupait-il un poste éminent à cette époque, et le perdit-il plus tard; peut-être l'intimité qui s'établil entre lui et Luc permit-elle à celui-ci de supprimer dans son second ouvrage un litre que l'étiquette lui imposait dans le premier. On n'en sait rien ; on ignore si Théophile était païen ou Juif d'origine, gouverneur romain ou souverain sacrificateur juif, quand, comment et par qui il fut converti; on ignore tout, et l'on n'a pas même quelque vague tradition à invoquer. Cependant, comme il est dans la nature des interprètes de vouloir tout savoir, et il faut le leur pardonner, les suppositions se sont multipliées autour de ce personnage; Morus en fait un Athénien, Hase un Alexandrin, Eichhorn un Italien, etc. D'autres pensent que Luc désigne par un faux nom un hoolme qu'il ne veut pas nommer, gouverneur ou autre, qui penchait vers le christianisme, que son évangile décida, et qui dès lors se lia d'une amilié intime avec lui; d'autres enliti croient que le nom de Théophile, ami de Dieu, désigne d'une manière générale tous les chrétiens. L'opinion qui se recommande le plus au milieu de toutes ces hypothèses, est celle d 'Eichhorn, que Théophile habitait l'Italie; elle se ionde sur ce que Luc, ordinairement si exact dans ses détails géographiques, pour la Palestine, l'Asie el la Grèce, se borne pour la Sicile el l'Italie à la simple mention des noms, comme si Théophile devait suffisamment connaître ces contrées ; la Un subite du livre des Actes qui s'arrête en quelque sorte au momeul le plus intéressant, aux luîtes de Paul avec les puissances de Home, fortifie ce sentiment ; Luc ne dit plus rien, parce que Théophile était là qui pouvait suivre par lui-même l'histoire de l'Apùlre.
THÉRAPH1MS, idoles souvent mentionnées dans la llible, sans doute des dieux domestiques, une espèce de pénates, que les premières générations de la famille d'Abraham paraissent avoir hérités de leurs ancêtres, Gen. 31, 49. 34., cf. El. 21 , 26., et qu'ils consultaient comme des oracles, Jug. 48, 5., cf. 17, 5. Zacb. 40, 2. Pour les croyants, ce culte était une idolâtrie, 4 Sam. 45, 23. 2 R. 23, 24. Os. 3, 4., bien qu'il semble avoir coexisté un certain temps, même chez des familles pieuses, avec le
culte de l'Eternel. 11 y avait des thérapblms de toute grandeur, depuis ceux que Rachel déroba el cacha, jusqu'à celui que Mica! plaça dans le lit de David, 4 Sam. 49, 43. 46. Us avaient des visages humains. Quelques auteurs ont cru que c'étaient des cadrans solaires, des anneaux constellés, des espèces de silènes, etc.; il n'est naturellement pas d'absurdités que les rabbins n'aient accueillies ou du moins recueillies sur ce sujet. — On dérive ordinairement ce nom de l'hébreu tharaph, ou taraph, nourrir (Tpéipetv) ; ce seraient des dieux nourriciers, nutritores; les Latins donnaient de même Pépitbète de almus, ou aima, à quelques-unes de leurs divinités. — v. Crcuzer, Symbolik; YVichmannsbausen, Dissert, de Theraphim ; Cœln, Biblische Théologie; Kilto, Bibl. Cyclopsedia, etc.
TUESSALONIQUE (victoire des Tbessaliens), ville importante, qui était au temps des Romains la capitale du second district de la Macédoine, et la résidence du praeses el du questeur, les deux premiers magistrats romains. Appelée d'abord Emalhia, puis Halia, puis Therma, elle reçut, à ce qu'il parait, son nouveau nom de Philippe, père d'Alexandre (les anciens géographes et scoliastes varient cependant sur ce point), ou de son gendre Cassandre, soit en l'honneur de Thessalonique, Cille de Philippe, épouse de Cassandre, soilen l'honneur d'une victoire remportée sur les Thessaliens. Située au fond du golfe qui porte son nom, sinus Tberraseus, la ville faisait un grand commerce par lequel elle s'enrichissait de plus en plus ; au temps de Pline, elle avait le titre de ville libre, plus tard elle devint métropole; au cinquième siècle, grande, populeuse, riche, elle était la capitale d'un pays d'une très grande étendue ; maintenant elle s'appelle Salonichi, el compte environ 70,000 habitants, qui vivent en grande partie du commerce. D'après le récit de Slrabon, Philippe, en renouvelant la ville, y fil entrer les habitants des petites villes voisines, ce qui augmenta singulièrement sa population; plus tard, un assez grand nombre de Romains vinrent s'y fixer aussi, comme dans toutes les villes considérables de l'empire ; enfin, le commerce y attira eocore des Juifs. Le nombre parait en avoir été assez considérable, car ils y possédaient même une synagogue, ou plutôt, pour rendre précisément l'expression des Actes, ta synagogue, ce qui implique que c'était la synagogue, non-seulement de la ville, mais encore des environs, la synagogue dont la proseuque de Philippes pourrait n'avoir élè qu'une simple annexe. C'est dans cette synagogue que Paul commença à prêcher, lorsque après avoir passé pour la première fois par la Phrygie cl la Galalie, il eut été poussé par l'Esprit à porter l'Evangile en Europe. Forcé de quitter Philippes, il avait pris