‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 371 sur 398 · THÉ · texte numérisé non relu

THÉ

la grande route le long de la cAte, et il était arrivé à Tbessalonique par Amphipolis et Apollonia. Il prêcha pendant trois sabbats consécutifs, et gagna à Christ quelques Juifs et un grand nombre de païens attachés au culte juif, Act. 17, 4-4.; mais les Juifs incrédules, qu'on voit avoir été nombreux, riches et influents, causèrent un tumulte en se servant, comme de juste, des hommes oisifs et fainéants qu'ils trouvèrent sur la place publique; le mot de Luc, «YaP*ki, devrait proprement se traduire par flâneurs; ils rassemblèrent la populace, en grande partie sans doute composée de leurs débiteurs, et qui, par ce motif, était d'autant mieux préparée à suivre l'impulsion qu'ils leur donneraient; suivis de cette foule, ils cherchèrent Paul et Silas dans le dessein de les faire paraître en jugement devant l'assemblée populaire, Act. 47, 8. Ne les ayant pas trouvés, ils s'en prirent a Jason et à ses amis, tous hommes de distinction, qu'ils n'osèrent pas juger sommairement et qu'ils traduisirent devant le sénat en formulant une accusation bien propre à effrayer une autorité municipale soumise au joug des Romains. Jason et les siens ne furent point incarcérés, mais durent fournir un cautionnement. Saint Paul dut fuir; il se retira d'abord à Rérée, puis à Athènes, et enfin a Corinthe. C'est de là, qu'après avoir travaillé avec succès, il écrivit à l'Eglise naissante qu'il avait dû abandonner au milieu de beaucoup de difficultés, sa 4™ aux Thessaloniciens, v. 4 Thess. 4, 8. 3, 6. L'occasion de cette lettre se trouve dans l'arrivée de Timotbée auprès de Paul; il lui apporte des nouvelles du beau réveil de la Macédoine, de ce réveil dont Paul n'avait vu que les premiers moments, mais qui s'était développé après son départ sous la direction de Silas et de Timothée, non-seulement dans la ville même de Tbessalonique, mais aussi dans les environs, parmi les Juifs et au milieu des païens, réveil qui fournit plus tard à l'Apôtre des collaborateurs et des aides, Act. 20, 4. Paul loue les Thessaloniciens pour leur foi et leur charité, il les exhorte à la persévérance, leur donne quelques préceptes généraux, et s'attache à combattre des vues fausses qui s'étaient introduites dans l'Eglise sur divers points, spécialement sur le retour du Seigneur et le jugement dernier. On peut diviser cette épltre en cinq par- 1 lies : a) 4-2, 46. Paul rappelle aux Thessaloniciens leur histoire spirituelle, la manière dont l'Evangile fut reçu dans leur ville, l'impression qu'a produite sur d'autres leur conversion, etc. b) L'amour de l'Apôtre pour cette Eglise, et sa sollicitude pour les fidèles depuis son départ 2, 47.-3, 13. c) 4, 4-42. Exhortations morales, de la conduite des chrétiens en général, et de l'amour fraternel, d) 4, 43.-5, 4 1 . Réponse aux

doutes, aux erreurs, et aux préoccupations de Thessaloniciens sur le second avènement de Christ, consolations, et exhortations à la vigilance, e) 5, 4 2-24. Exhortations relatives à l'Eglise et directions morales et religieuses.

2° aux Thessaloniciens. Elle fut écrite également de Corinthe, et peu de temps après la première, pour rassurer ses amis qu'une fausse interprétation de sa première lettre, ou qu'une lettre supposée, et exploitée dans de mauvaises intentions, avait alarmés et troublés. Il censure avec plus de force encore ceux qui vivent dans l'oisiveté et dans une curiosité inquiète ; il exhorte l'Eglise à s'attacher toujours plus à la saine doctrine, et à surmonter avec constance les persécutions présentes ou futures, 4, 1-12.; il leur annonce l'homme de péché, le mystère d'iniquité, 2, 4-42.; il les engage à se garder de toute séduction, 2, 43.-3, 4-6., et a éviter tous ceux qui ne se conduisent pas d'une manière régulière, 3, 7-4 8. On a remarqué la grande analogie qui existe entre l'homme de péché de cette épître, et la petite corne de Dan. 7; aussi longtemps que l'empire romain subsistera, le mystère d iniquité ne pourra se révéler librement.

L'authenticité de ces deux épitres, prouvée par les témoignages des Pères, Polycarpe, Justin Martyr, Irénée, Tertullien, Clément d'Alexandrie, n'a guère été révoquée en doute que par quelques savants toui à fait modernes. La seconde épltre a en sa faveur des témoignages encore plus anciens que la première. Quant aux commentaires, on peut citer celui de Turrellin (4739), ceux de Koppe, Flatt, Pelt, Schotl, et surtout celui d'Olshausen.

TflEUDAS (ou Théodas, contracté de Théodore), célèbre patriote juif, nommé daos le discours de Gamaliel, Act. 5, 36., comme ayant réussi à se mettre à la tête de 400 hommes, qui du reste ne tardèrent pas à être défaits. Son histoire se place donc avant Gamaliel qui la raconte, et avant celle de Judas le Galiiéeu, ainsi qu'il résulte duv. 37, par conséquent avant Tibère, ou au plus tôt sous son règne. C'est donc à tort qu'on a voulu le confondre avec un autre chef du même nom dont la révolte, arrivée sous le règne de Claude, et sous le gouvernement de Cuspius Fadus, vers 41, est racontée par Josèphe. Pour les confondre on est obligé de recourir à trop de subterfuges, jusqu'à supposer que Luc met dans la bouche de Gamaliel un anachronisme, et lui prèle un discours qui n'a pu sans doute être prononcé à cette époque, mais qui du moins renfermait pour les lecteurs des Actes une allusion facile à comprendre. L'interrègne qui suivit la mort d'Hérode le Grand fut fécond en émeutes, moitié politiques, moitié religieuses, et le nom de Theudas était assez

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