TOB
commerce, Ez. 27, 7., cf. Prov. 7, 46. C'est là probablement que les Israélites avaient Tait leur apprentissage, puisque dans le désert ils avaient déjà des ouvriers assez habiles pour confectionner tous les tapis et tentures du tabernacle, Ex. 35, 35. Chez eux cependant, c'était plutôt les femmes, même les princesses, et souvent les esclaves, qui s'occupaient de tisser comme de filer, Prov. 3t, 43. 19., cf. 2t. 22. 24. Ex. 35, 25. 2 R. 23, 7. Cependant cette règle avait ses exceptions, Ex. 35, 35., cf. 4 Chr. 4, 21 . En Egypte, au contraire, c'était les hommes qui lissaient, Hérodote 2, 35., cf. Es. 49, 9. Le métier du tisserand était chez les anciens assez élevé, de telle sorte que l'ouvrier travaillait debout.
Les diverses pièces nommées dans l'Ecriture sont la navette, Job 7, 6.; Pensuble, 4 Sam. 17,7. 2 Sam. 21, 49.; la cheville du métier avec la chaîne, Jug. 16, 14. (mal traduit dans Martin, l'attache de la tissure avec l'ensuble); la chaîne et la trame, Lév. 43, 48.; les pesnes, Es. 38, 12., etc. La fréquence de ces expressions et l'usage qu'en font les prophètes dans leurs poétiques comparaisons, montrent que le métier du tisserand était assez général parmi les Israélites, quoique l'on puisse conclure de Prov. 7, 46., qu'ils continuèrent de tirer d'Egypte leurs tissus les plus estimés. Ils travaillaient surtout Je coton, le lin et la laine, peu ou point la soie; ils faisaient entre autres des étoffes grossières de poil de chèvre et de poil de chameau qui servaient d'habits de deuil, de vêtements pour les pauvres, ou de garnitures de tentes, Matth. 3, 4. Ex. 26, 7. 35, 6. Cant. 4, 5. On sait qu'il n'entrait jamais deux matières différentes dans un même tissu, Lév. 49, 49. 11 est difficile de déterminer exactement la nature des diverses étoffes mentionnées dans l'Ecriture; on voit seulement qu'il y en avait de plusieurs sortes, des quadrillés, des croisés, des espèces de damas avec des dessins symboliques «en broderies, etc. La robe sans coulure, Jean 49, 23., quelque simple qu'on l'imagine, montre à quel haut degré de développement ils avaient déjà porté le travail de la fabrication.
TITE (honorable), aide et compagnon de Paul, était païen d'origine, et ne revêtit point, même après sa conversion, le signe de la nationalité juive, Tite 4, 4. Gai. 2, 3. Les Actes ne le nomment nulle part, et il n'est un peu connu que par l'èpUre qu'il a reçue de Paul, et par la mention qui est faite de lui à plusieurs reprises dans la 2* aux Corinthiens. C'est à Antioche que nous le trouvons d'abord ; député par cette Eglise au concile de Jérusalem, il s'y rend avec Paul, son père spirituel, Gai. 2, 3., cf. Act. 45. Paul l'envoie plus lard d'Epbèse à
Corinlhe sur les traces de Timothée, pour travailler à rétablir l'ordre troublé dans cette Eglise. Tite y est bien reçu, remplit avec succès la mission qu'il a acceptée, et refuse toute espèce de don ou de récompense, 2 Cor. 7, 43. 42, 4*8. 11 rejoint en Macédoine, peut-être à Pbilippes, son maître, qui l'a vainement attendu à Troas, 2 Cor. 2, 4 2. 43. 7, 6. Paul le renvoie de nouveau à Corinlhe pour y organiser ou y presser des collectes, 2 Cor. 8, 6. On croit que ce fut lui qui porta la seconde lettre de Paul aux Corinthiens. Dès lors on a plus de peine à suivre son histoire. Paul q. v. laisse Tite en Crète avec la mission spéciale d'orgaser les troupeaux en mettant des anciens à leur tête; là, Tite reçoit la lettre de l'Apôtre qui lui demande de venir le trouver à Nicopolis, Tite 1 , 5. 3, 12. 11 accompagne Paul dans son voyage à Rome, mais le quitte au bout de quelque temps pour se rendre en Dalmatie, 2 Tim. 4, 40. Les plaintes de l'Apôtre qui, après avoir dit: Tous m'ont abandonné, mentionne spécialement l'absence de Tite, peuvent aussi bien être un regret qu'un reproche, et rien, ni dans les paroles de Paul, ni dans la vie de Tite, ne permet de croire que le voyage de Dalmatie fût pour Tite une affaire d'intérêt ou de peur. La tradition ajoute que Tite devint évêque de Crète et qu'il mourut dans cette île à un âge fort avancé, v. Juste 2°. — Quant à son épitre, v. Timothée.
TOB (bon), district situé au delà du Jourdain, dans le voisinage d'Jiuminon et de la Syrie, Jug. 4 4, 3. 2 Sam. 40, 6., peut-être le même que le Tubin ou Tubius de 4 Macc. 5, 4 3. Ptolémée compare Tbauba dans l'Arabie Déserte, d'autres pensent à Tabai en Pèrée.
TOB1JA (bonté de l'Eternel). 4° vil intrigant hammonite qui, d'esclave affranchi, était devenu chef d'une tribu samaritaine, et n'usa de son influence que pour se faire le complice de Samballat et son agent dans toutes ses perfidies contre les Juifs et contre Néhémie en particulier. Il avait épousé la fille de Sécania, son lils était gendre de Messullam, et par ces relations avec deux des premières familles de Jérusalem, il pouvait se lenir facilement au courant de tout ce qui se faisait. Longtemps la présence de Nébémie déjoua ses projets ; une absence de ce gouverneur l'enhardit, il s'établit à Jérusalem, et profita de son intimité avec le souverain sacrificateur Eliasib pour se faire concéder l'usage d'un des appartements du temple. Néhémie, de retour, le fit honteusement chasser et jeter ses meubles hors des parvis : ce fut là sans doute ce qui lui fut le plus sensible. Celte âme basse et inconséquente ne connaissait que deux passions, l'envie et la cupidité, Néb. 2, 40. 4, 3.