TOL
comme si l'on y était plus près de Dieu; on y faisait aussi des choses que l'on désirait voir connues du public, 2 Sam. 46, 22., telles que des proclamations, Malth. 40, 27. Luc 42, 3.; on observait ce qui se passait au dehors, Jug. 46, 27. Es. 22, l.; on s'y défendait contre des altaques, Jug. 9, 51 . 2 Macc. 5, 12.; on y exposait les ustensiles et objets de ménage que l'on voulait sécher, Jos. 2, 6.; en un mot, l'on s'en servait comme de véritables terrasses, pour tous les usages possibles; mais l'on n'y demeurait pas d'habitude, et l image de Prov. 24, 9., cf. 25, 24. dit assez combien c'eût été une (risle existence que de vivre sur un toit et exposé aux intempéries de l'air.
On montait sur le toit par deux escaliers, l'un intérieur, l'autre extérieur; il était en ou tre facile d'enjamber d'un toit sur le toit voisin et d'aller ainsi d'un bout de la rue a l'autre, Malth. 24, 47. Marc 43, 45. Luc 47, 34.
D'après ce qui précède, on comprend comment les amis du paralytique purent porter leur malade sur le toit, quand la foule les empêchait d'entrer par la porte, Marc 2, 3. 4., surtout si I on se rappelle qu'il y avait presque toujours un escalier extérieur.
Quelques observations du rév. Harlley compléteront ce qu'il y a a dire sur ce sujet : Quand j'étais à Egine, dit-il, j'étais souvent occupé à regarder le toit au-dessus de ma téte, et j'admirais combien l'action des amis du paralytique élait facile. Au dessus des poutres était une couche de grands roseaux ; ces roseaux étaient couverts de broussailles, et pardessus tout cela était une couche de terre, battue au point de former une masse solide. Il leur fut très aisé de remuer la terre, puis les broussailles, et enfin les roseaux ; cela ne leur eût pas été plus difficile lors même que la terre eût été couverte de tuiles, cf. Luc 5, 49; ils ne pouvaient incommoder en aucune manière les personnes qui étaient au-dessous dans la maison en enlevant les tuiles et la terre, ces personnes étant garanties par les broussailles et les roseaux qui devaient être remués les derniers. — Le même missionnaire explique encore Es. 22, 4., par la coutume turque de monter sur les toits quand on entend crier : Au feul pour voir de quel côté l'incendie s'est déclaré. — v. Maisons.
TOKEN, Tolad, villes inconnues, de Siméon, 1 Chr. 4, 29. 32.
TOLAH. 4» Fils aîné dïssacar, Gen. 46, 13. Nomb. 26, 23. 4 Chr. 7, 4 . — 2° Le septième des juges d'Israël, de la tribu d'Issacar, peutêtre d'une famille distinguée; il gouverna le pays pendant vingt-trois ans, après la mort d'Abimélec (4346-1293), et profita sans doute des douceurs de la paix pour réparer le mal