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43, 4., peut-être celle sur laquelle fut bâtie fa ville de ce nom.
TSÉMARIENS, Gen. 40, 43., peuplade cananéenne, nommée entre les Arvadiens et les Hamathfens : on croit en retrouver les traces (Schrœder) dans la ville phénicienne de Simyra, située au pied du Liban, sur le fleuve Eleulherus, Plolém. 5, 45. Plin., 5, 47. Shaw en a vu les ruines à environ 8 ou 40 lieues sud-est de Tortosa. L'opinion de Hamaker qui place les Tsémariens sur les bords du Tamyras entre Béryte et Sidon ne s'appuie que sur cette analogie de nom ; et les rabbins, suivis par Jérôme, qui pensent à la ville d'Emesa on Emissa, magnifique ville située sur l'Oronte en Syrie, avec nn temple du soleil, nous transportent trop loin, et oublient que cette ville ne fut construite que beaucoup plus tard.
TSEKEKA.r». Tsarthan.
TSÉRUIA (détresse de l'Etemel), sœur de David, fille de sa mère, d'un premier mari nommé Nabas, n'est connue que par ses trois tlls Joab, Abisaîet Hazaêl, 2 Sam. 2, 48. 47, 25. 4 Cbr. 2, 46. Elle est souvent nommée avec eux; son mari est complètement inconnu.
TSIBA (soldat, guerrier), 2 Sam. 9, 2., ancien serviteur de Saûl, se distingua plus sous le nouveau régime par son habileté que par sa fidélité. Nommé par David intendant des domaines résumés à Méphibosetb, il goûta les douceurs de l'indépendance, et ne rêva rien moins que de devenir le propriétaire des biens qu'il administrait; lors de la révolte d'Absalon, il vint audevant de David sur le mont des Oliviers, lui offrit quelques provisions, et fut naturellement interrogé sur ce qu'il savait; il de nom, a son maître, Méphibosetb, comme aspirant à la couronne, et cette infâme calomnie, quoique mal inventée et mal racontée, lui assura la possession de ces domaines qu'il convoitait, 2 Sam. 46. Lorsque la victoire fut assurée à David, et qu'il eut repris le chemin de Jérusalem, Tsiba, craignant que la lumière ne se fit jour pendant la paix, vint avec ses quinze enfants et vingt serviteurs, se mit a la suite de Simhi qui sollicitait son pardon, ne vit ses intrigues qu'à moitié dévoilées, et n'eut a restituer que la moitié des biens qu'il avait si honteusement acquis. Il eut tous les dons qu'il faut pour réussir par le mal, et n'eut aucune des qualités qui font une bonne réputation; de l'habileté, mais point de cœur.
TSIDK1JA (justice de l'Eternel), fils de Kénabana, 4 R. 22, 44. 2 Chr. 48, 40., imposteur et chef d'une école de faux prophètes. Le front armé de cornes de fer, symbole d'une puissance extraordinaire, Mich. 4, 43., il se présenta devant Achab qui le consultait sur la guerre qu'il allait porter en Ramoth de Galaad, et nattant
ses désirs, il lui annonça une victoire éclatante, au nom de l'Eternel. Le prophète >lichée ayant osé lui répondre par des oracles plus vrais, Tsidkija s'emporta violemment contre lui jusqu'à le frapper; Michéeen appela à l'accomplissement, et annonça à cet imposteur une honte et une fuite prochaine. L'accomplissement de cet oracle ne nous est pas raconté. Tsidkija et les siens paraissent n'avoir pas été compris dans l'exécution des faux prophètes ordonnée par Elie, cette dernière n'ayant porté apparemment que sur les prêtres de Banal, 4 R. 22, 6., cf. 48, 49. Il fallait que l'imposteur jouit à la cour d'Achab d'une bien grande faveur pour avoir osé s'emporter devant le roi, et cette colère, qui à elle seule eût suffi pour prouver l'imposture, prouve aussi que la majesté d'Achab était complice des fourberies du faux prophète.
TSIHOR (petit), Jos. 45, 54., ville des montagnes de Juda, située, d'après Eusèbe qui croit en avoir retrouvé les restes, entre Jérusalem et Eleuthéropolis.
TSIKLAG (mesure pressée), ville cananéenne, qui, après avoir appartenu successivement aux tribus de Juda et de Siméon, Jos. 45, 31 . 49, 5., était retombée entre les mains des Philistins, et se trouvait, aux jours de David, sous la dépendance du roi de Gatb, 4 Sam. 27, 6. Elle fut assignée pour demeure à David qui en fit le centre de ses expéditions militaires, I Sam. 30, 4. 44. 26. 2 Sam. 4, 4.4, 40. Dès cette époque, elle redevint Israélite, et après l'exil on la re trouve habitée par des Juifs, Néh. 44, 28. Elle était située au sud du pays, au pied des montagnes de Juda, et sur un torrent qui se jette dans le Bésor.
TSILLA, Gen. 4, 49. v. Caïn.
TSIN (bouclier), désert de l'Arabie Pétrée. Les Israélites du désert y arrivèrent de Hetsjon- Guéber, Norab. 33, 36., espérant de la pénétrer en Canaan en traversant le pays des Edomites qui l'avoisine, Nomb. 34, 3. C'est un plateau dont la partie la plus élevée (5 à 600" au-dessus de la mer) est située vers le sud et vers
I est, et qui s'abaisse au nord vers les montagnes de Juda, et surtout à l'ouest vers la Méditerranée, Nomb. 43, 22. Jos. 20, 4. Le sol est d'une extrême aridité ; à peu près aucune source; rien que des réservoirs et des puits taillés dans le rocher; pas un seul ruisseau qui atteigne la mer; des rochers nus et inhabités; des serpents et des scorpions. Kadès est la seule ville nommée comme appartenant à cette solitude désolée, Nomb. 20, I. 27, 4 4. Le désert de Tsin et celui de Paran qui le louche portent aujourd'hui le nom de Djebel el Tyh Ceni Israjëi, la montagne des errements des fils d'Israël.
II ne faut pas le confondre avec le désert de Sin, q. v.