Cette vacbe, ou génisse, devait être prise
du bétail des Israélites et amenée an sacrificateur ; elle devait être rousse, entière, sans tare, et n'ayant jamais porté le joug. Deut. 94, 3.; il fallait qu'elle fût égorgée par le peuple hors du camp, que le sacrificateur prit du sang avec le doigt, et en jetât par sept fois contre l'entrée du tabernacle; qu'on brûlât sous ses yeux sa peau, sa chair, son sang, tout ce qui lui appartenait; qu'après cela le sacrificateur prit du bois de cèdre, de l'bysope et de l'écarlale, et jetât le tout au milieu du feu qui avait consumé la génisse; qu'un homme net ramassât les cendres de la génisse pour les mettre en réserve hors du camp, dans un lieu pur; enfin, que de ces cendres, mêlées avec de l'eau, on fit une eau appelée eau de réparation, et dont on se servait, avec de l'bysope qu'on y trempait, pour arroser la tente, les ustensiles, les vêtements et le corps de ceux qui avaient été souillés, afin de les purifier et de les meure en état d'assister a la sainte congrégation avec le re»le du peuple. Ceux qui avaient pris part à ce sacrifice étalent souillés jusqu'au soir, et ils devaient laver leurs vêlements et leur ebair avant de rentrer dans le camp. La vacbe rousse était un type de Jesus- Cbrist, Héb. 9, 43.; Ie6 analogies sont nombreuses et faciles à trouver; v. G. Des Bergeries, p. 4 43, E. Guers, Le Camp, etc., p. 56. sq. Selon Spencer, ce sacrifice aurait été établi par opposition aux superstitions des Egyptiens qui ne tuaient jamais d'animaux femelles, et qui avaient le poil roux en borreur ; Reland croit au contraire que les vaches rousses étaient plus rares et plus estimées. On ignore si ce sacrifice était annuel, c'est peu problable ; quelques auteurs juifs prétendent même qu'on ne brûla qu'une vacbe rousse depuis Moïse jusqu'à Esdras, et seulement six à neuf jusqu'à la destruction du temple par les Romains. — Les Malabares, les Perses, les Grecs et les Romains avaient aussi une espèce d'eau sainte faite avec de la fiente pulvérisée d'une vacbe sainte, ou avec l'urine d'un taureau.
VAISSEAUX, flotte, marine. La position de la Palestine, baignée par les flots d'une mer aussi fréquentée que la Méditerranée, et la circonstance qu'elle possédait encore sur son territoire un lac navigable, le lac de Tibériade, sont deux causes qui expliquent la fréquente mention de vaisseaux et de flottes dans l' Ancien Testament. Il n'y est du reste question que de la navigation extérieure, et des vaisseaux qui faisaient le service de la Palestine et des côte» voisines, car dès les temps les plus anciens. Joppe de la contrée des Philistins, et Tyr de Pbénicie, étaient des ports célèbres desquels parlaient des vaisseaux de long cours, 2 Car. 2, 46. Jon. 4, 3. cf. 2 Maco. 42, 3., Es. 23, I.