VOY
qui on l'exerçait, mais C'était bien l'idée païenne, et dans tous les temps, on a plus ou moins respecté le vol heureux; de nos jours encore, on respecte la contrebande et l'agiotage, pourvu qu'ils réussissent. Jcphtbé était un chef de bandes au pays de Tob, Jug. 44, 3. Les gens de David en fuite n'avaient guère d'autre métier, 2 Sam. 3, 22., et les pillages nombreux qu'on trouve dans sa vie, touchent de plus près au brigandage qu'à la guerre, 4 Sam. 30, 8. 23., cf. 2 Sam. 4, 2. 4 R. 41, 23. 24. Job 4, 47. — Il semblerait que Salomon excuse le vol commis par besoio, Prov. 6, 30.; il ne le dispense pas de la peine, mais il l'affranchit de la honte, et en fait dans tous les cas une chose à part, un vol d'une nature particulière. « On ne méprise point un larron s'il dérobe pour remplir son âme quand il a ' faim. » Ce passage, d'ailleurs, n'a pas un caractère législatif, ainsi que le prouve le verset suivant; il exprime simplement ce qui cî4 dans le cœur de chacun, c'est qu'il y a une différence morale énorme entre celui qui vole par cupidité et celui qui dérobe un pain pour satisfaire sa faim et celle de ses enfants. Dans ce dernier cas, la société a sa part de responsabilité, et l'on ne comprend pas les législations qui ne tiennent pas compte de ce fait.
VOLAILLES, v. Poules.
VOYAGES. Les Orientaux ont toujours beaucoup moins voyagé que les peuples de l'Europe, et ils ne le font jamais que pour affaires. Ils ne voyagent pas pour leur plaisir, leur plus grande jouissance consistant a rester tranquilles chez eux.
Outre le caractère souvent mou des Orientaux, diverses raisons contribuent à rendre les voyages difficiles dans ces contrées, l'ardeur du climat, les déserts à traverser, le mauvais étal des chemins, le manque d'hôtelleries, la crainte des bandes de voleurs, etc. Ceux qui sont obligés de se mettre en roule, se reunissent ordinairement en caravanes, souvent aussi nombreuses qu'une petite armée, et pourvues de toutes les provisions nécessaires. Une avantgarde et une arrière-garde armées, protègent la marche. Dans les déserts on prend volontiers un guide qui puisse, à de vagues indices, reconnaître le chemin, cf. Nomb. 40, 3t. Dans les pays habités, comme la Palestine, on peut se hasarder à voyager seul. Les riches voyageaient en voilure, les autres sur des ânes ou à pied; ceux-ci portaient ordinairement avec eux, dans des sacs, leurs provisions de route, Maub. 40, 40., et souvent une tente légère, sous laquelle ils campaient quand ils ne pouvaient atteindre une hôtellerie. Lors des graodes fêtes, les Juifs de toutes les parties du pays montaient à Jérusalem, réunis en caravanes, et