ZER
lient leur vie entre ses mains, ils le provoquent, se vantent d'avoir fait périr ses frères, et méprisant Jélher, le fils de leur vainqueur, qui hésite à les tuer, ils engagent Gédéon lui même à se jeter sur eux. Ils meurent ainsi des mains d'un des juges d'Israël, égalant dans leur mort tout ce qu'on sait de l'intrépidité des sauvages attachés au poteau fatal ; ils meurent comme meurent les Mohicans et les Peaux- Bouges, insoucieux, et ignorant la mort, comme Us ont ignoré la vie.
ZÉBÉDÉE (abandon), époux deSalomé, père de Jean et de Jacques le Majeur, exerçait l'étal de pêcheur sur les rives du lac de Génésareth (à Capernaûm?), et fut présent à la vocation de ses deox fils, Maltb. 4, 24. Marc 4, 49. Luc 5, 9. : il n'opposa aucune objection à leur obéissance, et continua seul et sans murmurer de raccommoder ses filets dans sa nacelle. On suppose qu'il était disciple de Jean-Baptiste, et ainsi déjà disposé a reconnaître l'autorité de Jésus. Les ouvriers qu'il avaii sous ses ordres, Marc 4, 20., son épouse contribuant aux besoins de Jésus, Jean son fils chargé par le Sauveur mourant de prendre soin de Marie, enfin les relations personnelles de Jean et de Caïphe, Jean 48, 46., prouvent que la famille de Zébédée n'était pas une famille ordinaire de pécheurs, mais qu'elle jouissait d'une certaine aisance et de quelque considération. — Son nom n'est guère rappelé qu'avec ceux de ses fils, Mali h. 40, 2. 20, 20. 26, 37., etc.
ZÉBUL (demeure), Jug. 9, 28., officier d'Abimélec, rendit à son maître un service signalé, lors de la rébellion et des menées de Gahal. Confident de ce dernier, et n'osant lui résister ouvertement, il feignit d'entrer dans ses vues, mais fit avertir Abiraélec en secret, lui conseillant d'attaquer Sicbem au lever du soleil. Avant de lever le masque, ii amuse Gahal, le persuade que ce qu'il prend pour des hommes n'est que l'ombre des montagnes, laisse à Abimélec le temps d'approcher, puis le temps venu, il rappelle à Gahal ses bravades de la veille, et lui coupe le chemin de Sichem. On admirerait cette fidélité a un méchant, si ce n'était pas une complicité.
ZEEB. v. Horeb.
Z1ÏNAS (vivant), disciple qui parait avoir rempli en Crète les fonctions d'évangélfele, Tit. 3, <3., et qui probablement porta à Tite la lettre dans laquelle saint Paul le recommandait. Il est appelé docteur de la loi, ce qui peut tout aussi bien désigner un jurisconsulte romain, qu'un sage instruit dans les saintes lettres. Son nom indique une origine grecque. On l'a compté parmi les soixante-dix disciples, et on lui a donné l'évèché de Dioepolis.
ZÉRACB (orient), général ou roicusite, qui