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marcha contre Asa, roi de Judafvers 950 av. C), A la tète d'une immense armée, en partie composée de Libyens, mais qui fui battu à Marésa dans la tribu de Siméon, et poursuivi jusqu'à Guérar, 2 Chr. 14, 9. 16, 8. Le chiffre d'un million appliqué à son armée, est ou une erreur de manuscrit, ou une manière de parler pour désigner un nombre très considérable; aucune ▼allée en Juda n'eût été assez vaste pour que deux armées de cette taille eussent pu s'y développer. On est d'accord, depuis Des Vignoles, à penser que Zérach est l'Osorchon (ou Osorolb.ou Osorthos) des légendes égyptiennes, le successeur de Sisac ou Sesonchis, le second roi de la 22° dynastie, dite bubaste, mais pendant longtemps l'épithète de cusite, ou éthiopien, a embarrassé les interprètes; on a cherché en Arabie, en Madian, en Ethiopie, un roi de ce nom, et maintenant qu'on sait qui est Zérach, on a encore à se demander comment il a pu être appelé Cusite, ou Ethiopien; les uns pensent que celte désignation se rapporte à l'origine de sa dynastie, d'autres pensent qu'elle s'expliquerait si nous avions plus de lumières sur le vrai sens du mot Cus, sur les rapports géographiques et politiques de l'ancienne Egypte avec l'Ethiopie. — C'est par erreur que quelques versions lisent Zérapb au lieu de Zérach.
ZEKED, torrent situé à l'est de la mer Morte, au sud de l'Arnon, dans le pays des Moabiles, Nomb. 24,12. Deut. 2, 13., c'est probablement le Kérek ou le Wadi Karrak actuel.
ZÉRÉS (qui disperse l'héritage), femme d'Haman, Est. 5, 10., oubliant que l'orgueil marche devant l'écrasement, donna a son époux des conseils de vengeance arbitraire, imagina le gibet qui devait mettre fin aux insolences de Mardochee, mais pressentit ensuite aux premiers mots le discrédit d'Haman, et comprit que tout était perdu. Comme, en Orient surtout, il n'y a jamais de demi-disgrâces, la laveur dont commençaient a jouir Ester et Mardochee fut un trait de lumière pour elle. Deux Juifs se relevaient : c'est que la nation était pardonnée, c'est qu'une politique nouvelle succédait à celle d'Haman ; la ruine d'Haman était certaine, Est. 6, 13. Les paroles de Zérès et des mages n'emportent pas qu'ils eussent conlianceen la protection spéciale de Dieu pour les enfants d'Abraham, comme l'ont cru quelques auteurs : elles signifient simplement que la situation changeait du tout au tout.
ZICKl(mon souvenir), 2 Chr. 28,7., puissant chefd'Ephraïm, qui profila de la victoire de son maître Pékacb, roi d'Israël, sur le royaume de Juda, pour entrer dans Jérusalem, et mettre à mort un des tils du roi, l'intendant des biens royaux, et le favori ou premier ministre d'Achaz ; on ignore si ces morts furent des
sinats, ou des accidents de la guerre. — Quelques-uns le font fils de Tabé;il. q. v.
ZIP. 1° 1 R. 6, 1. p. Mois. 2°». Ziph.
ZILPA (bouche dédaigneuse), servante de Laban, fut donnée à Léa lors de son mariage avec Jacob. Sur l'ordre de sa maîtresse, elle devint concubine de son maître, et lui donna deux Qls, Gad et Aser, Gen. 29, 24. 30, 9. 35, 26. 37, 2. 46, 18. Elle est du reste inconnue, ce qui vaut mieux pour elle que la triste célébrité de sa compagne Bilha.
ZIMRI (mon champ, ma vigne). 1° Siméonite, (ils de Salu, Nomb. 25, 14., afficha avec hardiesse son impudicité, et conduisit Cosbi dans sa tente, lorsque déjà les principaux coupables payaient de leur vie leur obéissance aux infâmes conseils de Balaam. Son impudence ne le préserva pas du châtiment; il péril à l'instant même, tué par Phinées. — 2* Zimri, 1 Chr. 2, 6., ou Zabdi (doté), Jos. 7, 1., tils de Zara, petit-fils de Juda, n'est pas compris dans l'éloge qui est fait de ses quatre frères, dont la sagesse est comparée à celle de Salomon, t R. 4, 31., soit qu'en effet il ne les ail pas égalés, soit plutôt qu'il fût leur père, et fils unique de Zara, ce que la méthode des généalogies permet de supposer, et ce qui s'accorderait mieux avec la chronologie. — 3° Zimri ou Simri, cinquième roi d'Israël, 1 R. 16, 9., n'était d'abord que général, ou officier dans l'armée de son prédécesseur Ela; il ourdit une conspiration contre son jeune maître, le surprit à Tirlsa, le tua, et jouit pendant sept jours du fruit de ses crimes (920 av. C). 11 n'eut que le temps d'exterminer la famille de Bahasa, selon la prophétie de Jéhu, et bientôt assiégé dans Tirtsa par l'armée, qui refusait de le reconnaître, il mit le feu â son palais et périt au milieu des flammes, après un songe d'une semaine.
ZIPH (bouche). 4° Fils de Jéhallélel, de la tribu de Juda, de la famille de Caleb. 1 Chr. 4, 16. — 2» Ville de Juda, peut-être fondée par Ziph, située sur une éminence, et entourée d'un désert dans lequel David demeura caché quelque temps, 1 Sam. 23, 14. 15., cf. 26, 1. Roboam ta fortifia, 2 Chr. 11,8. Jérôme la place à 8 milles est de Hèbron, et Robinson pense en avoir retrouvé les ruines sous le nom de Tell-Zif, dans celle direction, et à peu prés à la distance indiquée, 8 à 40 kilom. — 3° Autre ville du même nom, Jos. 15, 55., située probablement aux environs de Mahon et du Carmel de Juda. D'après Van de Yelde, ce serait la même que la précédente.
ZODIAQUE (les douze signes du). C'est ainsi qu'il faut traduire l'hébreu Mazzalotb, 2 R. 23, 5. que nos versions ont rendu par astres. Le mot hébreu signifie proprement les demeures, et rappelle l'expression cycle des palais par la-
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quelle les Arabes désignent les douze signes du zodiaque, comme les splendides habitations qui sont successivement choisies par le dieu du jour. Le mot Mazzarolh, traduit par signes du zodiaque, Job 38, 32.(dausla Vulgale, Lucifer), est le même mol, avec la seule différence du changement assez ordinaire des lettres r et /. v. Astres.
ZOROBABEL (étranger à Babylone), ou Sesbatsar (joie dans la tribulation), Lsd. 4, 8. 41. 5, 44., fils de Salatbiel, ou son petit-fils, 4 Cbr. 3, 47., appartenait ù la famille royale de David, 4 Cbr. 3, et était prince de Juda. Il fut le chef de la colonie juive qui retourna la première de Babylone à Jérusalem, sous Cyrus (536 av. C), Agg. 4,4. Esd. 4, 8., et il remplit en Judée les fonctions de gouverneur civil sous le litre perse de Pécha (pacha), du muius sous Darius Hyslaspe, Agg. 4,4. 44. 2, 2. 24. Esd. 6, 7. Après avoir rétabli l'autel des holocaustes, il Ut célébrer solennellement la fête des tabernacles, qui se faisait eu plein air; puis il commença la reconstruction de Jérusalem eu posant la première pierre du temple devant une foule immense, où les cris de joie de lu jeunesse étaient presque couverts par les lamentations des vieillards, qui se rappelaieul avec douleur la gloire incomparable du temple de Salomon. Les Samaritains ayant essayé, mais sans succès, de faire reconnaître leur ualiuualité juive, eu demandant de prendre part aux travaux du temple, se tournèrent dès lors contre Zorobabel, dont ils tentèrent à diverses reprises, par la violence ou la perfidie, d'entraver les travaux, et de faire avorter l'œuvre. Des obstacles sans nombre ameuèrenl de l'incertitude; les travaux souvent interrompus pendant les dernières années de Cyrus, et sous le règne de Camhyse, furent entièrement suspendus sous le faux Smerdis (Artaxercès), par suite des menées de Aébum. Zorobabel, pendant ce temps, disparait de l'histoire, découragé, ou vaincu par les circonstances. Mais dans la seconde année de Darius (ils d'Ilysiaspc (524 av. C), il réparait, soutenu par la voix puissante d'Aggée et de Zacbarie; les machinations des Samaritains tournent à leur confusion, les travaux continuent, et au bout de quatre ans, le temple reconstruit est publiquement rendu au culte par une dédicace dont l'humble pompe contraste avec laspleudide inauguration du premier temple. Douze jeunes boucs offerts, avec d'autres victimes, eu expiation des pèches, selon le uombre des tribus d'Israël, mollirent, ou que les Juifs de retour enlendaieut représenter la uation dans sou in-
tégrité, ou qu'en effet un certain nombre de Juifs des dix tribus avaient profité, avec les deux autres, du bénéfice du retour. Dès tors le culte continua d'être célébré régulièrement, et la pâque réunit à Jérusalem tous les fidèles qui avaient conservé le souvenir et la sainteté des beaux jours de leur patrie. On ignore quand et comment Zorobabel mourut ; 11 laissa sept fils et une tille, 1 Cbr. 3, 49. v. Josèpbe,Antiq., 4.4, 3.
Sa généalogie offre quelques difficultés : il est appelé fils de Salatbiel, Est. 3, S. Malth. 4, 4 2. Luc 3, 17., lils de Pédaja et petit-llls de Salatbiel , 4 Cbr.f, 49. Les noms de ses enfants sont indiqués dans ce dernier passage, mais on n'y trouve ni celui d'Abiud, Matlh. 4, 43., ni celui de Rbésa, Luc 3, 17., qui sont comptés pour ses ttls, si toutefois le Zorobabel de la généalogie de Joseph est te même que celui de la généalogie de Marie, et si l'un et l'ajUre sont identiques avec celui qui restaura Jérusalem et avec celui de 4 Cbr. 3, 49., ce qui a été contesté ; v. Salatbiel. On ne peut, dans tous les cas, rien conclure au sujet de ces généalogies; d'uu côté il est évident que les Chroniques ne nomment pas individuellement ebacuu des pctils-hls de. Zorobabel, dont la famille était très nombreuse, de l'autre que Matthieu, en ne nommant que dix descendants de Zorobabel jusqu'à et y compris Joseph, u'a pu énumérer tous les membres de celle lignée qui remplit l'espace de cinq cent trente ans. Les hypothèses n'ont pas manqué, depuis Jérôme, jusqu'à Jansénius, Kuinoel et Paulus, mais elles u'out pas fait avancer la question.
Le caractère de Zorobabel est peu dessiné : il brille plus par sa position et sa mission, que par les laits ; il serait imprudent cependant d'eu rien conclure contre ses talents ou sou activité; les meilleurs administrateurs ne sont pas toujours ceux dont on parle le plus. 11 apparaît dans uue des visions de Zacbaric, 4, 6. sq , où les promisses les plus encourageantes lui sont faites sous la forme la plus poétique! « Qui es-tu, grande montague, devant Zorobabel? Lue plaint ! » Tous les obstacles seront aplauis sur son chemin ; sa force sera : « non poiut une armée, mais l'esprit de I Eternel. »
ZIZ1INS, peuplade inconnue, deCauaan, au temps d'Abraham, Gen. 44, 5.; d'après Calmet, qui eu a fait des géants, et le contexte autorise celle supposition, ce seraient les mêmes que les Zamzummims. Deut. 2, 20. Leur territoire, au dire de Schrœder, devait s'étendre jusqu à l'Arnoii, enlre celui des Képbaîms au uord, et celui desEmiusausud.
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