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propriétaire foncier, rendait ce système plus applicable qu'il lie le serait dans nos sociétés modernes, où une partie de lu fortune consiste souvent dans des créances insaisissables. — Le vol simple était puni d'une restitution double, si l'objet volé n'avait ele ni dénaturé, ni vendu; dans le cas contraire, la restitution était quintuple pour un vol de bœufs, quadruple pour un vol de brebis, Ex. 22, 4 . 4. 7. 9. (Les bœufs et les brebis expriment ici des objets d'une valeur plus ou moins considérable; le concret est mis pour l'abstrait, selon l'habitude de ia loi; le juge devait suivre l'esprit et ne pas s'en tenir à la lettre;. Le vol du bétail était puni plus sévèrement que celui d'autres objets, soit à cause de sou importance chez les Hébreux, soit à cause des fa« ililés qu'on avait pour en détourner quelques pièces. Celui qui ne pomail payer l'amende devenait l'esclave de son créancier, si toutefois l'amende équivalait au prix d'un esclave, .los., Anl., 16, 1,1- D'après Prov. 6, 3t., la restitution aurai! éle portée au septuple au temps de Salomon, modification ipii, d'après Michaclis et Cellerier, s'expliquerait par l'insuffisance de la règle ancienne quand le luxe et le commerce vinient, sous les rois, changer la nature de la propriété : toutefois ce passage est susceptible d'une interprétation plus large, et le chiffre indiqué serait un nombre rond souvent employé. Le voleur de nuit pouvait être lue s'il était surpris en flagrant délit, Ex. 22, 2. 3., soit parce qu'où était censé ne pas connaître ses intentions et sa force, soit parce que la difficulté de le n connaître diminuait les chances d'une restitution.

— Les lois de Solon et des anciens Humains avaient plus d'un rapport a\ce celle des Juifs sur le vol; elles admettaient la restitution multiple, et le droit de tuer un voleur nocturne.

— Le vol d'hommes était impitoyablement puni de mort, Ex. 21, 16. Deut. 24,' 7., cf. 1 Tim. 1, 10. (l'était une espèce de traite fort facile dans un pays dont presque la moitié des frontières étaient maritimes; on pouvait aisément se débarrasser de celui dont on faisait un esclave, et le séparer pour toujours des siens : la peine ne pouvait être trop sévère; les rabbins disent que le coupable élan étranglé. L'A. T. se montrait donc plus avancé sur cette question des droits de l'homme, que les Etats chrétiens qui ont permis le Iralic des esclaves, et que l'Eglise de Rome qui autorise l'enlèvement d'enfants à leurs parents (Morlara, Cohen, etc.).

Le vol ne parait pas avoir emporté chez les Hébreux une infamie particulière; c'était un acte coupable, mais pas honteux, surtout lorsqu'il se faisait en grand. Il semble qu'on le considérât comme une industrie chanceuse pour celui qui l'exerçait, préjudiciable à celui contre

qui on l'exerçait, mais comme une industrie. C'était bien l'idée païenne, et dans lous les temps, on a plus ou moins respecté le vol heureux; de nos jours encore, on respecte la contrebande et l'agiotage, pourvu qu'ils réussissent. Jcphthé était un chef de bandes au pays deTob, Jug. 11, 3. Les gens de David en fuite n'avaient guère d'autre métier, 2 Sam. 3, 22., et les pillages nombreux qu'on trouve dans sa vie, louchent de plus près au brigandage qu'à la guerre, 1 Sam. 30, H. 23., cf. 2 Sam. 4, 2. 1 R. 11, 23. 24. Job 1, 17. — Il semblerait que Salomon excuse le vol commis par besoin, Prov. 6, 30.; il ne le dispense pas de la peine, mais il l'affranchit de la honte, et en fait dans lous les cas une chose .1 part, un vol d'une nature particulière. « On ne méprise point un larrou s'il dérobe pour remplir sou âme quand il a ' faim. » Ce passage, d'ailleurs, n'a pas un caractère législatif, ainsi que le prouve le verset suivant; il exprime simplement ce qui est dans le cœur de chacun, c'est qu'il y a une différence morale énorme entre celui qui vole par cupidité cl celui qui dérobe un pain pour satisfaire sa faim et celle de ses enfants. Dans ce dernier cas, la société a sa part de responsabilité, cl I on ne comprend pas les législations qui ne tiennent pas compte de ce fait.

VOLAILLES, t>. Poules.

VOY AGES. Les Orientaux ont toujours beaucoup moins voyagé que les peuples de l'Europe, et ils ne le font jamais que pour affaires. lis ne voyagent pas pour leur plaisir, leur plus grande jouissance consistant a rester tranquilles chez eux. i-s -ii> lî«K»t', -n

Outre le caractère souvent mou des Orientaux, diverses raisons contribuent à rendre les voyages difficiles dans ces contrées, l'ardeur du climat, les déserts à traverser, le mauvais étal des chemins, le manque d'hôtelleries, la crainte des bandes de voleurs, elc. Ceux qui sont obliges de se mettre en roule, se réunissent ordinairement en caravanes, souvent aussi nombreuses qu'une petite armée, et pourvues de toutes les provisions nécessaires. Une avantgarde et une arriere-garde armées, protègent la marche. Dans les déserts ou prend volontiers un guide qui puisse, à de vagues indices, reconnaitre le chemin, cf. Nomb. 10, 3t. Dans les pays habites, comme la Palestine, on peut se hasarder à voyager seul. Les riches voyageaient en voilure, les autres sur des ânes ou à pied; ceux-ci portaient ordinairement avec eux, dans des sacs, leurs provisions de roule, Alatih. 10, 10., et souvent une lente légère, sous laquelle ils campaient quand ils ne pouvaient atteindre une hôtellerie. Lors des grandes fêtes, les Juifs de toutes les parties du pays montaient à Jérusalem, réunis en caravanes, et

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poussant des cris d'allégresse, Luc 2, 42. Les voyageurs trouvaient partout une hospitalité affectueuse (ù l'exception de Juifs «.liez les Samaritains, ou l'inverse); cependant, il parait que dans les derniers temps, des espèc es d'auberges, tenues par des étrangers et non destinées aux Juifs, s'établirent sur quelques-unes des routes les plus fréquentées de la Palestine. Lorsqu'on savait l'arrivée d'étrangers de distinction, on allait à leur rem outre, et on les recevait avec toutes sortes d'égards, 2 .Mare, i, 22. v. Hospitalité. Un faisait de même la conduite aux hôtes qui parlaient, Act. 4 3, 13. 20, 38. 24, 5. Rom. 4 5, 21. Lorsque les Juifs de In Galilée se rendaient aux fêtes de Jérusalem, ils passaient par la Pérée, pour éviter la Samaiïc; cependant, comme c'était un détour considérable, ils étaient quelquefois obligés de prendre ce dernier chemin, Luc 17, II, Jean 4, 4.; niais ils se munissaient alors de provisions suffisantes pour n'être pas obligés de rien demander aux Samaritains, ce qui ne les empêchait pas d'avoir quelquefois des difficultés et des altercations avec ceux-ci.

/ . Roules, Hôtelleries, campements, etc.

XERCÈS. v. Assuérus.

YEUX. Œil. Comme tous les organes du corps doivent glorilier Dieu, Pa il. le plus lin d'entre eux, est cité souvent dans l'Ecriture dans ses rapports avec la vie nouvelle et avec le monde invisible. La création nouvelle sera la restauration de l'ancienne, et les yeux de l'homme contempleront le roi dans sa beauté, Es. 33, 47.; ils ont été créés pour cela. Mai par la chute, l'œil est devenu mauvais, Gen. 3, 7. cf. Matin. 5, 28. 29. Nomb. 45, 39. Ps. 4 49, 37.; il est le siège de plusieurs tentations, tellement que c'est un péché pour le cœur de marcher après ses yeux. Job 34, 4. 7., et qu'il faut quelquefois arracher l'œil qui est une occasion de chute, Marc 9, 47. L'Eternel peut ouvrir, guérir et dessiller les yeux, Ps. 119, 18. Act. 26, 48. Apoc. 3. 18.; il le fait par la parole de la prédication, et par la vue de Christ représenté devant les yeux. Gai. 3, 1. Eph. 4 , 47. 48. Alors tout est changé pour l'Iiuinmc, et s'il ne voit encore que confinement, comme dans un miroir, 4 Cor. 43, 12., eependant il voit, Hébr. 44, 4. 4 Cor. 2, 9. Act. 44,5. Que sera-ce quand nous le verrons tel qu'il est? 4 Jean 3, 2., cf. Luc 41, 36. — Il

est aussi parlé des yeux de Dieu; il est dit de ceux de Jésus qu'ils étaient comme des flammes de feu, Apoc. 4, 44. 2, 48. 49, 12. Sans doute Dieu est esprit, mais s'il habile une lumière inaccessible 4 Tim. 6, 46., cela n'empèrhe pas les manifestations de cette lumière, Ps. 404, 2. Les fréquents anthropomorphismes de l'A. T. se rapportent à Jésus qui est l'incarnation de la divinité, mais ils se rapportent également à Dieu, et rappellent sous îles formules humaines des actes ou des qualités divines qui sont réelles, quoiqu'elles n'aient pas la réalité matérielle de l'humanité ; il est parlé des yeux de sa gloire, Es. 3, 8.; il est dit qu'ils sont trop purs pour voir le mal, Hab. 4 , 43.; ils ne peuvent voir les orgueilleux, 2 Sam. 22, 28., mais Ml yeux sont avec son cœur au milieu de ceux qui prient. 4 R. 9, 3., cf. Ps. 14, 4. 439, 46. Prov. 4 5, 3. Zach. 8, 6., etc.

ZABAD. v. Jozabad. Le premier de ces noms, 1 Chr. 2, 36. 7, 21., etc., signille simplement donné, le second, 2 R. 12, 22., donné par l'Eternel.

ZABDI (douaire), v. Zimri.

ZARUD (donné), ou Zabul, fils de Nathan le prophète, occupait à la cour de Salomon le rang de favori ou d'ami, 1 R. 4, 5., charge (ou honneur) que Cusaï avait remplie à la cour de David, 1 Chr. 27, 33., qu'EIkana remplit plus tard auprès d'Achat, 2 Chr. 28, 7. Il devait sans doule celte dignité au souvenir du prophète qui avait dirigé l'enfance du monarque.

ZABULON (Zebuloûn, dot, demeure). 4° Ti!s de Jacob et de Léa, Gen. 30, 4 9. 35, 23. 1 Chr. 2, 4., cadet et frère propre d'Issarar avec, lequel il esl presque toujours nomme, Deul. 33, 48. Ez. 48, 26. Il devint cher de l une des douze tribus d'Israël, qui déjà, lors du voyage du désert, était assez nombreuse ; elle était la quatrième eu nombre, et comptait d'abord 57,400, puis 60,500 hommes au-dessus de 20 ans, Nomb. 4 , 30. 2, 7. 26, 20. Le territoire qui lui échut, était situé au nord -est de la Palestine, dans la Galilée méridionale, près des tribus de Nephthali au nord, Jos. 4 9, 3t., et d'Aser a l'ouest, Jos. 49, 27. C'est a cause dé ce voisinage que la Iribu de Zabulon est souvent nommée avec celle de Nephthali; elle se montra aussi vaillante qu'intelligente, et mérita d'être chantée par Debora, Jug. 4, 6. 4 0. 5, 48. 6, 35. Ps. 68, 27. Son territoire touchait à Pesl au lac de Gencsarelh , vers l'ouest au Carme); à la Méditerranée, à la Phénicie; selon la prophétie de Jacob, Gen. 49, 43., il louchait au port des mers. Ce devait être une tribu très

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( ommerçanle, cf. Jos. 19, 11., et sa position la rendait propre ù faire connaître la vérité aux païens, à appeler les gentils sur la montagne de Sion, Deui. .13, 49. Elle paraît avoir acquis par le commerce une culture scientifique plus grande que d'autres tribus, Jug. 5, H. Pendant la période des juges, elle dut souffrir sur son territoire des villes cananéennes tout entières, Jug. 1, 30.; des Phéniciens s'y Axèrent plus lard, et Salomon alla jusqu'à céder une portion même de ce territoire a Hiram roi de Tyr,

1 R . 9, 11. Bien que réunis par leur position :m royaume des dix tribus, les Zabulonitcs répondirent a l appel d'Ezéehias qui les invitait à célébrer une Pâque solennelle â Jérus;drm,

2 Clir. 30, 11. M, 18. Le juge Elon appartenait a celle tribu, Jug. 12. 1 1 .— Esaie 8, 23. prédit à cette tribu un avenir lumineux, et cette prophétie s'accomplit lorsque Jésus vint demeurer et faire scsumvresaCapewiaiim. Matlh.4, 12. sq.

2" Ville des frontières d'Aser, Jos. 19, 27., mais qui fut probablement donnée à la tribu de Zabulon. Elle était voisine de Ptolémaïs, et Joséplie en parle con.me d'une ville forte et très peuplée.

ZACriAKlE (que l'Elernel s'est rappelé;. Ou connaît six personnages de ce nom. I° Le souverain sacrificateur, tils (de Baraehie?) deJchojadah et de Jébosébah, i Chr. 24, 20. 22. Il exerçait ses fonction* sous le règne de Joas, l'élève de son père, et voyant le peuple retournera l'idolâtrie, il profila d'une fête solennelle pour reprocher aux Juifs leur endurcissement et leurs infidélités toujours renouvelées. Le peuple et l'ingrat Joas, irrités, punirent par la mort un zèle qui les menaçait, et le pontife fui lapidé dans les saints parvis, entre le temple et l'autel (840 av. C). C'est â ce meurtre infâme que Jésus fait allusion, Matin. 23, M). Luc 11, 51. (dans ce dernier passage, il est, par erreur, appelé tils de Harachie,soit que ces mots soient interpolés , ou que Luc se soii trompé, et ait confondu le pi re du prophète, r. !>°, avec celui du pontife).

i° Prophète ou ministre qui dirigea les heureux commencements du règne d'N'tzias, 2 Chr. 26, 5. On ignore s'il était lévite. Il est apm-lé intelligent dans Ips visions de Dieu (ou habile pour voir Dieu), ce qui peut s'appliquer à ses dons ou â sa piété, en faire un prophète, ou un docteur. Quelques-uns pensent avec assez de raison que c'est le même dont la fille épousa Achaz et devint mère d'Ezéehias, i H. 16, 20. 2 Chr. 29, 1.

3° Zacbarie, fils de Jéroboam 11 , succéda à son père dans la trente-huitième année d'Ho zias (769 av. C), et devint ainsi le quator zième roi d'Israël ; mais il marcha sur les traces impies de ses prédécesseurs, et péril au boul

de six mois, assassiné parSallum i son trône. Sa dynastie périt avec lui, n' compté que cinq rois, selon la prophétie prononcée contre Jéhu, 2 R. 15, 12. On suppose qu'après la mort de Jéroboam et avant l'avènement de Zacbarie, il y eut un interrègne plus ou moins long, causé par les troubles du pays; en tout cas, l'accord des chronologies rend nécessaire une supposition de ce genre.

4° Fils de Jérèbecja, choisi par Esaie comme témoin de son mariage et du nom symbolique de Lcmahersalal-Hasbas donné d'avance à l'enfant qui devait naître de cette union, 2 Chr. 29. 13. Es. 8. 2. C'était sans doute un homme distingué par son rang, appartenant â l'une des familles les plus considérables de Jérusalem; on a cru que c'était le même que le conseiller d'Hazaria (r. ci-dessus î°), mais il faudrait, vu la distance des temps, supposer que ce prophète avait atteint un âge fort avancé.

:;° Le onzième des petits prophètes, Zacbarie, était lils de Barachie, et petit-fils de Hiddo, Zach. 1, 1 . 7.; il est appelé lils de Hiddo, Esd. 5, I. 6, 14., selon l'habitude des généalogies d'omettre les générations peu importantes, ce qui prouverait que le grand-père de Zacbarie était plus célèbre que son père, supposition confirmée par Neb. 12, 4. 12. 16.; dans ce dernier passage, Zacbarie est marqué comme successeur de son aïeul dans les fonctions sacerdoiales, mais l'époque précise n'en est pas indiquée; on voit seulement que ce fut sous le successeur de Jéhosuah, sous le souverain sacrificateur Jojakim , qu'il entra en fonctions. Dès lors on ne rctrou\e plus le titre de prophète rattaché ù son nom, ce qui qu'après avoir prophétisé pendant sa Je» il se serait spécialement consacré, dans son âge mûr, aux fonctions de son ministère sacerdotal. Son livre, tout empreint de l'abondance et du feu de la jeunesse (Ewald), confirmerait assez cette idée, et comme il fut écrit dans la seconde année de Darius Hyslaspe, dixhuit ans après le retour de l'exil, on doit croire que Zacbarie était fort jeune quand il quitta lïabylone, cf. 2, 4. Peut-être même n'est-ce qu'à celle époque qu'il revint en Judée, ou di iiioins a Jérusalem. Ses son histoire. Elles onl, pour le style, beaucoup de rapports avec celles d'Ezéchiel et d'Aggée, et ne sont, pour ainsi dire, qu'un commentaire de ces dernières, un développement d'Aggée; par leur précision, elles ressemblent même en plusieurs parties a un livre historique. Les circonstances dans lesquelles vécurent Aggée et Zacbarie eL dans lesquelles ils prophétisèrent, sont les mêmes; deux mois seulement les séparent. A quelques égards aussi, Zacbarie ressemble à Daniel, parce qu'il a comme uu les

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