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yeux fixés sur l'avenir, plus encore quo sur l'état moral du peuple au milieu duquel il prophétise.
Le livre de Znclmrie se divise en trois parties bien distinctes. La pre mière, chap. 1-6, se compose d'une série de visions, introduites par les six premiers versets du livre, qui sont pour ainsi dire l'inauguration, la consécration du prophète. Toutes ces visions, le prophète les a eues dans une senle nuit; rl'cssonl en rapport intime quant à leur contenu, les premières étant plus générales, les dernières étant plus précises et plus détaillées; elles annoncent la restauration de Jérusalem et la nouvelle théocratie, et ont pour but immédiat d'encourager le peuple à reprendre les travaux de la construction du temple. — La seconde partie (7 et 8) nous montre le prophète dans son activité pratique; elle renferme des exhortations, des promesses, et fut prononcée deux ans après les visions qui pn cèdent. — La troisième partie comprend la (in du livre (9-14). On n'y retrouve plus cette préoccupation des besoins présents et temporels qu'on remarque dans les deux premières. Le prophète s'occupe des destinées futures du peuple juif et des espérances messianiques (qui sont d'ailleurs le thème du livre entier) : c'est un chant prophétique; et après avoir éveillé dans le peuple la haine du mal et l'esprit de la repentance, il lui montre le Sauveur, tantôt sous l'image d'un roi, tantôt sous celle d'un prophète, tantôt comme l'idéal de l'homme de douleur, mis a mort pour les pi i hés de tous; le livre se termine par l'aniiniice du dernier jugement et de la victoire complète du royaume de Dieu.
La troisième partie de ces oracles a, depuis deux siècles, éprouvé, en Angleterre d'abord, puis en Allemagne, des attaques de divers genres; on l'a d'abord attribuée à Jérémie, surtout à cause de la citation de Mallh. 27, 91 cf. Zarh. 11, 12. 13. (v. l'art. Jérémie); puis on en a complètement nié l'authenticité; d'.m- Ires l'ont partagée en deux parties dont on a attribué l'une (9-41) au Zacharie contemporain d'Arhaz, dont il est parlé Es. 8, 2., l'antre à un prophète postérieur à Josias, mais antérieur à l'exil : Rosenmuller enlin rapporte toute celle dernière partie au temps d llozias ; mais r. 42, 11. La multitude de ces hypothèses si différentes est déjà une forte présomption contre leur valeur; les doutes d'abord avancés, puis rétractés, par Eichhorn, et de nos jours par De Wette, sont également de nature a invalider l'autnrité d'une critique toujours démolissante. Quant à l'obscurité que les anciens docteurs juifs, el que les rationalistes modernes reprochent à Zacharie, elle lient a ce que les uns el les autres sont embarrassés pour expliquer un
livre qui renferme de si nombreuses prédictions relatives A Jésus-Christ. Les attaques ayant eu si peu de succès, il n'est pas nécessaire de faire autre chose ici que les constater, et en renvoyant a l'Einleitung de Hœvernick, et au travail spécial de Burger (Strasbourg, 4841), nous nous bornerons a citer quelques mots de ce dernier (p. 126), sur les rapports frappants qui se trouvent entre la dernière partie du livre et celles qui précèdent. « Ces ressemhlances, dit-il, sont l'inégalité constante du style, flottant entre la prose et la poésie; la similitude du contenu, qui dépeint dans les deux fragments des guerres imaginaires, avec parité des figures, qui souvent vont jusqu'au grotesque; les images empruntées à la vie pastorale, et qui se trouvent dans les deux fragments ; quelques autres particularités, par exemple, les idoles el les devins, les idoles et les faux prophètes, Ai. 4 3, etc. » — ». l'Explication des Douze petits prophètes (Neuchaiel, 1841-43).
6° Zacharie, sacrificateur de la classe d'Abia, mari d'Elisabeth et père de Jean-Baptiste, Luc 3, 2. 4, 5., cf. 1 Chr. 24, 10., n'est connu que par la vision qu'il eut dans le temple, ses doutes en entendant les paroles de l'ange Gabriel, son châtiment, sa soumission, et le sublime cantique d'actions de grâces qu'il prononça, et probablement qu'il écrivit, après la naissance de son miraculeux enfant. Son histoire est simple pour celui qui l'accepte avec foi; elle se complique inutilement pour celui qui veut l'expliquer d'une manière naturelle. Une tradiiion porte qu'il fut tué près du temple par les ordres d'Hérode, el c'est à ce fait que quelques Pères de l'Eglise pensent que Jésus fait allusion Matlh. 23, 35.
ZACMÉE, chef des péagers de Jérico, désirant vivement de voir Jésus, et ne pouvant y réussir a cause de la foule, parce qu'il élait petit, monta sur un sycomore, et fut distingué par Jésus, qui savait el appréciai! ce qui se passait au dedans de lui. Jésus entra dans sa maison malgré les murmures du peuple, lui annonça le salut, el produisit sur lui une impression si profonde, que, repentant, de ses actions, le riche ptiblicain s'engagea non-seulement selon les prescriptions de la loi, Ex. 22, 4. ii rendre le quadruple de ce qu'il avait dérobé en abusant de sa position, mais encore à donner la moitié de ses biens aux pauvres, Luc 19, 2., etc. Zachée était Juif, comme le prouvent son nom (le même que Ziccaï, Esd. 2, 9. Néh. 7, 14., signifiant juste; on croit aussi que le Zabhaï de Esd. 10, 28., et Néb. 3, 20., où nos versions portent à tort Zaccaï, n'est qu'une faute de copiste pour Ziccaï; ce nom aurait été fort répandu), sa connaissance de la loi dans son
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