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par la Colcbide et ribérie, à l'est par la Médle, j au sud par la Mésopotamie, à l'ouest par la Cappadoce, au sud-ouest par l'Euphrate et par la Syrie. Elle fut conquise par Astyage le Mède, qui lui laissa ses propres rois lout en se la rendant tributaire. Sous Cyrus, elle devint une simple province de la Perse, dont elle continua de faire partie jusqu'au moment de la conquête de l'empire par Alexandre. Après lui, elle échut en partage aux rois de Syrie, qui la possédèrent jusqu'à Anliochus le Grand , sous le règne duquel cette province se révolta et se partagea en deux royaumes, la grande et la petite Arménie. Environ cinquante ans avant Christ, elle tomba au pouvoir des Romains, auxquels les Arabes ou Sarrasins l'enlevèrent du temps de Justin II, empereur d'Orient; cinquante ans après, elle fut envahie par les Ta r tares; en 4472, elle fut annexée derechef à l'empire perse, jusqu'à l'an 4522, où elle fut conquise par les Turcs dont elle est encore, en majeure partie, la propriété.

Le christianisme pénétra de bonne heure dans cette contrée, et il y est encore professé. Les Arméniens font un commerce très étendu avec l'Inde, la Perse et la Turquie, où ils ont des éta-

L'Arménie est un pays de montagnes; les hivers y sont très froids; mais en été, et dans les vallées surtout, la température y est extrêmement élevée.

Elle ne se trouve nulle part mentionnée dans la Bible sous le nom même d'Arménie, mais on croit qu'elle est désignée en divers passages par les mots de Ararat, Gen. 8, 4., de Thogarma, 40, 3., et de Mlnni, Jér. 54, 27. ; v. ces articles.

ARMES. On trouve, en général, employées chez les Hébreux les mêmes armes que chez les autres peuples de l'antiquité, 4 Sam. 47, 5. sq. 2Chr. 26, 44. Néh. 4, 43. 46.; mais il est diffi cile de rien préciser ni sur la forme de ces armes, ni sur les matières dont elles étaient faites. On distinguait :

4« Parmi les armes défensives, a. le bouclier : 6. le casque, 2 Chr. 26, 44. Jér. 46, 4., cf. Eph. 6, 47., d'airain, 4 Sam. 47, 5. 38.; c. la cuirasse, uni recouvrait le ventre et la poitrine, 4 Sam. 47, 38. Néh. 4, 4 6. 2 Chr. 26, 4 4. , ordinairement d'airain, et souvent de lames d'airain disposées en écailles. Pour blesser un guerrier cuirassé, il fallait l'atteindre à l'endroit des jointures et de l'agencement des deux pièces principales de la cuirasse, cf. 4 R. 22, 34. d. Les jambières, espèces de bottes destinées a couvrir l'os de la jambe, aussi d'airain, 4 Sam. 47, 6.; elles étaient fréquemment employées par les guerriers de l'antiquité, Iliade, 7, 42. Enéide, 4 4 , 777. f. H est encore parlé, Es. 9, 4., suivant quel-

ques traductions, d'une espèce de soulier militaire, ou bottine de cuir (lat. caliga) garnie de fortes pointes; c'est le mot que nos versions rendent par tumulte.

2° Armes offensives, a. L'épée, qu'on ceignait autour du corps avec une ceinture de cuir; les Juifs, comme l'infanterie romaine, portaient l'épée au côté gauche : on a voulu prouver le contraire par l'histoire d'Ebud, Jug. 3, 46. 24.. mais l'historien fait précisément remarquer l'exception dans le fait de ce guerrier qui était gaucher, v. 45. L'épée se mettait dans un fourreau, 4 Sam. 47, 54. 4 Chr. 24, 27.; souvent elle était à deux tranchants, Jug. 3, 46. Prov. 5, 4., cf. Hébr. 4, 42. b. La lance, ballebarde ou javelot, dont, parfois, on se servait pour le combat corps à corps, et qui, d'autres fois, se lançait contre l'ennemi : ce dernier cas était le plus rare, 4 Sam. 49, 40. 20, 33. La hampe était ordinairement de bois et se terminait par une pointe de fer ou d'airain, 4 Sam. 47, 7. 2 Sam. 24, 46. 49. Nab. 2, 3. (dans ce passage le mot traduit par sapin se rapporte à la hampe de la lance, le contexte le prouve suflisamment). c. L'arc (q. v.) avec ses flèches. d. La fronde, e. On peut croire, enfin, qu'il s'a-il encore d'une hache d'armes, Ps. 3b, 3. (au lieu de lance), et d'un marteau de guerre, Prov. 25, 48.; mais ce n'est pas très clair.

Quant à l'usage des anciens d'ensevelir avec un guerrier les armes dont il se servait pendant sa vie, on peut en trouver une trace Ez. 32, 27. On suspendait volontiers dans les temples, ou bien on brûlait par monceaux, les armes prises sur l'ennemi , Ez. 39, 9. (Es. 9, 3. P) II parait que les rois d'Israël avaient des arsenaux; du moins, nous voyons que David, Cant. 4, 4., Salomon, 2 Chr. 9, 4 6., Roboam, 44, 42., Hosias, 26, 4 4., et Ezéchias, Es. 39, 2., en avaient. Le temple lui-même servit à ces dépôts, 4 Sam. 24, 9. 2 Chr. 23, 9.

Les armes de Dieu sont, dans un certain sens, tous les moyens que le Seigneur emploie pour défendre son peuple et le faire triompher de ses ennemis; dans un autre sens, les secours mêmes qu i) prête aux fidèles pour combattre le bon combat de la foi contre le péché, le monde et Satan. Ps. 35, 2. Eph. 6, 14-20. Ces armes ne sont pas chamelles, 2 Cor. 4 0, 4.

ARMONI, fils de Saul et de Ritspa, et Méphir boseth, son frère (qu'il ne faut pas confondre avec le fils de Jonathan), furent livrés par David, de même que cinq de leurs neveux, fils de Mical, aux Gabaonites, qui les mirent à mort, pour expier les crimes de Saùl à l'égard de cette peuplade, 2 Sam. 24, 4. 8.; ils furent exposés en croix sur une colline.

ARNON, rivière ou torrent dont il est fréquemment parlé dans l'Ecriture, Nomb. 24 , 43.

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