ART
22, 36. Deot. 2, 34. 36. 3, 8. 12. 4, 48. Jos. 42, 4. 2. 13, 15. 16. Jug. 11, 18. Es. 16, 2. Jér. 48, 20. Il prend sa source dans les plaines du plateau de Galaad. brise la chaîne des hauteurs qui limitent le désert, coule au sud-ouest dans un étroit et sombre ravin, au milieu de vastes et fertiles plaines, le long de la frontière de Moab, et se jette dans la mer Morte. Bamoth- Arnon, Nomb. 21, 28., est le nom propre d une petite ville maintenant inconnue, ou bien il doit se traduire les hauteurs d'Arnon, ce qui se rapporterait aux rives escarpées et rocheuses du fleuve.
ARPACSAD (qui guérit), Gen. 11, 10-13. 10, 22. 1 Cbr. 1, 17., ou Arphasad, Luc 3. 36., fils de Sem, naquit peu après le déluge; c'est de lui qu'Abraham descendait par Sélab, à la septième génération. 11 mourut l'an 2567 av. C, âgé de quatre cent trente-huit ans.
ARPAD, ville de Syrie, probablement voisine de celle de Hamath avec laquelle elle est presque toujours nommée. Quelques-uns la confondent avec Arvad en Phéoicie, mais il est plus probable que c'est l'Arpbas de Josèphe, située au nord-est de Bassan. 2 R. 48, 34. 19, 13. Es. 10, 9. 36, 19.
ARTAXERCES, ou plutôt Arthaehschaschtba, signifie, en vieux persan, un grand roi. C'était un nom générique, et en quelque sorte un titre donné aux rois de Perse. Plusieurs rois de ce nom sont mentionnés dans l'Ecriture, mais il règne beaucoup d'incertitude sur l'identité de ces rois avec ceux dont nous parle l'histoire profane. Ces noms, qui n'étaient souvent que les noms généraux des rois d'une dynastie ou des titres honorifiques accordés à quelques-uns d'entre eux, variaient en outre si facilement, soit par le changement des voyelles, soit par le changement des consonnes, soit même par l'addiiion ou le retranchement d'une ou de plusieurs syllabes, en passant d'une langue à l'autre, du persan au grec, et du grec au latin, que parfois ils sont devenus entièrement méconnaissables. Il arrive ainsi que souvent plusieurs rois portent un seul nom, comme aussi que plusieurs noms très différents ne servent à désigner qu'un seul et même personnage. De tout cela résulte une confusion que les recherches historiques peuvent parvenir à débrouiller dans bien des cas, mais qui parfois déroule aussi la critique. Le cas actuel en est un exemple : nous trouvons dans la Bible trois Artaxercès différents; mais il n'est pas sûr que le deuxième, et le troisième ne soient pas le même, Artaxercès Longue-Main; il est de même possible que l'un des Artaxercès soit identique avec l'un des Assuérus q. v.
4° Celui qui est mentionné Esd. 4, 7. 8. est presque sans contestation le faux Smerdû}, surnommé par d'autres Mardus, par d'autres en-
core Speudatâ ou Oropaste. Prétendu fils de
Cyrus, et prétendu frère cadet de Cambyse, il fut porté au trône des Perses par une révolution de prêtres (522 av. C); il crut affermir son autorité en épousant Atosse, fille de Cyrus et veuve de Cambyse; mais son usurpation ne fut pas de longue durée : au bout de huit mois il fut renversé. Cédant aux menées des Samaritains, et ensuite d'un rapport de Réhiun, Artaxercès fit défendre aux Juifs de continuer les travaux commencés pour le réiablissement du temple et de Jérusalem ; il eut ainsi le temps, pendant son règne si court, d'être trouré taisant la guerre a Dieu. Ces travaux restèrent interrompus l'espace d'environ soixante ans.
2° Esd. 7, 4. 44. 8, 4. Peut-être le fameux Xercès, époux d'Ester, sous le nom d' Assuérus, et successeur de Darius Hystaspe(D. Michaélis, Jahn, De Wette). La septième année de son règne tomberait sur l'an 478 av. C. Il est cependant probable, ainsi que nous l'avons dit, que c'est Artaxercès Longue-Main. C'est l'opinion du Synceile et de Bossuet, c'est encore celle de plusieurs historiens; c'est celle de Geséoius, d'Archinard, d'Eichborn, Winer, Herzog, etc.; les données manquent pour permettre une affirmation absolue, et c'est parce que les dates sont incertaines et fixées diversement que les uns, plaçant le retour des Juifs en 478, le mettent sous Xercès; les autres, le renvoyant à 457, le placent sous le règne de Longue-Main. A la requête d'Esdras, cet Artaxercès permit aux Juifs de reprendre la suite de leurs travaux et de pourvoir à la reconstruction du temple. L'édit qu'il promulgua à cet effet est empreint d'un esprit de générosité, de paix et d'amour pour le bien du peuple de Dieu ; il permet aux exilés de retourner dans leur patrie ; il leur permet de faire des collectes, de recueillir autour d'eux l'or et l'argent dont ils auront besoin, et de l'employer comme il leur semblera bon; il leur rend les ustensiles et vases sacrés destinés au service de l'Eternel, et les autorise, en outre, à puiser dans les trésors royaux tout ce qui sera nécessaire pour les dépenses de leur culte. Esdras est chargé d'établir des juges, des magistrats et des hommes capables d'appliquer les lois de Dieu, et de les enseigner à ceux qui ne les sauraient pas; enfin le roi exemple de toutes charges, impôts et tributs, les sacrificateurs, lévites, chantres, portiers, porteurs d'eau, et autres employés du nouveau temple.
3».Nèh. 2, 1. 5, 44. 43, 6. C'est, sans contestation, l'Artaxercès, troisième fils de Xercès, qui reçut le surnom de Longue-Main. Le commencement de son règne ne se laisse pas préciser très exactement ; selon les uns il commença 474 ans av. C, selon d'autres, et c'est plue probable, en 464; il régna jusqu'en 425.