‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 44 sur 398 · AS A · texte numérisé non relu

AS A

ASE

du secours de Dieu, montra, par une triste chute, combien sa foi était encore faible et mêlée de doutes, d'incrédulité, de confiance humaine. Four résister à son ennemi, il contracta allianceavec Ben-Hadad, roi de Syrie, et acheta même son secours avec les trésors du temple, qu'il avait consacrés d'abord à l'Eternel. Il obtint la victoire, força Bahasa d'abandonner ses travaux, et se servit des matériaux que le roi d'Israël avait fait transporter à Rama, pour fortifiera son tour Guébab et Mitspa, qu'il entoura de fossés; cf. Jêr. 44, 9. Mais il recueillit ce qu'il avait semé, et moissonna les fruits du péché : sa démarche lui fut vivement reprochée par le prophète Banani, et occasionna même des troubles civils. Asa, irrité contre le voyant, parce qu'il lui avait annoncé de nouvelles guerres comme châtiment de son alliance avec les étrangers, le fit traîner en prison ; mais cela ne lui donna pas la paix. Dans ce même temps encore, et comme poussé par une conscience malheureuse, il se laissa aller à opprimer quelques-uns de son peuple, et ternit ainsi la On d'un règne commencé sous de si heureux auspices. Pendant sa dernière maladie, il montra aussi moins de confiance en Dieu que dans l'an des médecins ; il mourut, à ce qu'il parait, de la goutte, après deux ans de souffrances, et dans la 44e année de sou règne. On l'ensevelit dans une sépulture qu'il s'était fait préparer à Jérusalem.

Quel que soit le jugement que nous soyons disposés à porter sur la tin du règne d'Asa, ce règne fut, a tout prendre, un des plus heureux qu'ait eus le royaume de Juda ; la Bible même cite en diverses occasions Asa comme un des rois dont la piété dut servir de modèle à leurs successeurs, 4 R. 22, 43. 2 Chr. 20, 32. 24, 12. Sa fidélité est d'autant plus digne d'être remarquée, que pendant son long règne six rois se succédèrent sur le trône d'Israël , qui tous furent coupables (Nadab , Bahasa, Ela, Zimri, Bomri, Achab), et dont l'exemple eût pu facilement entraîner au mal tout autre qu' un monarque fidèle.

Pour concilier la chronologie des rois de Juda avec celle des rois d'Israël, il faut nécessairement admettre que lorsqu'il est dit, 2 Chr. 45, 49. 46, 4.. qu'il n'y eut point de guerre qu'en la trente-cinquième année, ce chiffre se rapporte, non point à l'avènement d'Asa, mais à l'époque de la séparation des deux royaumes; car, d'après 4 R. 45, 33., Bahasa commença de régner la troisième année d'Asa , et comme il ne régna que vingt-quatre ans, il atteignit ù peine la vingt-sixième année d'Asa, bien loin d'avoir atteint sa trente-sixième année.

ASAPH, 4° descendant de Lévi par Kéhalh, fut un des trois principaux chantres (les deux

autres étaient Héman et Jédutbun) établis par David pour le service du sanctuaire; ses enfants, 4 Chr. 25, 2., formaient les classes première, troisième, cinquième et septième des musiciens. Il parait que leur place, dans les cérémonies, était au côté méridional de l'autel d'airain. Le Ps. 30" et les onze depuis le 73* jusqu'au 83e, sont indiqués comme étant d'Asaph, quoique l'on puisse traduire aussi Psaumes pour Asaph, destinés à être chantés par lui ou par les chœurs de ses enfants, v. Psaumes. Quelques personnes pensent, à cause du contenu de ces psaumes, qui ne paraissent pas convenir au temps d'Asaph, qu'il y eut plus tard un autre prophète du même nom, qui les aurait composés; d'autres enfin supposent, et c'est l'opinion du bénédictin Galmel, que quelques descendants d'Asaph les auront écrits, et leur auront donné le nom de ce fameux chef de la musique du temple; ils rapportent les Ps. 50, 74, 79 et 80 à l'époque de la captivité, le 78" au temps d'Asa, les autres au temps de Josaphat. Asaph est appelé voyant ou prophète 2 Chr. 29, 30.

2° Le père de Joach qui fui secrétaire du roi Ezécbias, 2 R. 48, 48.

ASDOD , appelée Azote par les Grecs et les Romains, ville forte sur la côte sud-est de la Méditerrannée, sous la môme latitude à peu près que Jérusalem, a 55 ou 60 kilom. ouest de cette ville, a 50 de Gaza, à 25 de Hékron. Celte ville devait aparlenir à la tribu de Juda, mais elle demeura aux Philistins qui surent la conserver ou la reprendre, Jos. 45, 47. C'est là que se trouvait le fameux temple de Dagon ; c'est la que fut conduite l'arche captive, qu'elle mit en pièces l'idole du faux dieu, et qu'elle frappa de plaies les Philistins, 4 Sam. 5, 4-6. Hozias en démolit les fortifications, et l'entoura de quelques forts pour la tenir en respect, 2 Chr. 26, 6. Tartan, général assyrien, l'ayant prise de vive force, y plaça une garnison qui tint ferme contre Psammélique, roi d'Egypte, Es. 20, 4 . Prise et ravagée plus lard parles troupes de Nébucadnetsar, elle fut de nouveau reprise par Alexandre le Grand. Jonathan Maecabée la réduisit en cendres avec le temple de Dagon. 4 iMacc. 5, 68. 40, 84.; mais elle fut ensuite rebâtie. Dès les premiers temps de rétablissement du christianisme, l'Evangile y fut prêché par Philippe, Acl. 8, 40., et une église chrétienne s'y forma et s'y maintiut, sans doute jusqu'au temps de l'invasion des Sarrasins. Cf. encore Sonh. 2, 4. Zae.h. 9, 6. Ce n'est plus maintenant qu'un misérable village qui a conservé son ancien nom.

ASENATH, fille de Potiphérah, et femme de Joseph ; elle fut mère d'Epbraïm et de Manassé. Gen. 44, 45. 46, 20. Quelques-uns pensent que

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