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Potiphérab est le même que Potiphar, le premier roailre de Josepb. Les fables, les légendes, les traditions et les livres mystiques abondent sur rhisloire des amours de Joseph et d'Asénalb; les Orientaux ont voulu en faire une espèce de Cantique des cantiques, v. Calmet, Dict.
ASER (bonheur, bénédiction), huitième fils de Jacob et second fils de Zilpa, Gen. 30, 13; il a donné son nom à l'une des douze tribus des Hébreux. Il eut pour fils Jimna, Jisua, Jisui, fiiriba, et pour fille Sérah, Gen. 46, 47. 4 Cbr. 7, 30-40. Au sortir de la servitude d'Egypte, celle tribu comptait 41 ,500 hommes en état de porter les larmes, sous la conduite de Paghiel, fils de Jdocran, Nomb. 4,43. 40. Celui d'entre eux qui alla épier le pays de Canaan, s'appelait Séthur, Nomb. 43, 4 4., et leur chef, lors du partage des terres, était Ahibud, fils de Sélomi, 34, 27. A la sortie du désert leur nombre était de 53,000 hommes au-dessus de vingt ans, 26, 44-47. Le lot qui leur échut en Canaan, Jos. 49, 24-31, était dans la partie nord-ouest du pays, occupant la haute Galilée, avec la plaine d'Acre, depuis le Carmel jusqu'au Liban, contrée d'un sol très fertile et riche en fer et autres minéraux : c'était l'accomplissement des prophéties de Jacob et de Moïse. « Le pain excellent viendra d'Aser; il fournira les délices royales ; il trempera ses pieds dans l'huile ; ses souliers (mal traduit verrous) seront de fer et d'airain. » Gen. 40, 20. Deut. 33, 24. 25. Il aurait pu s'avancer encore d'avantage vers le nord, et la moitié inférieure de la vallée de Békaa lui appartenait; mais lesAsérites, par nonchalance ou par lâcheté, laissèrent entre les mains des Cananéens les villes de Sidou, d'Ahlab, d'Aczib, d'Helba, d'Apbek et de Réhob, Jug. 4, 34 . 32. La tribu d'Aser était une des six qui, placées sur le mont Hèbal, devait répondre Amen aux malédictions de la loi , Deut. 27. Après s'être soumis sans résistance à la tyrannie de Jabin, roi de Canaan, les descendants d'Aser assistèrent puissamment Gédéon contre les Madianites, Jug. 5, 17. 7. 23. Quarante mille d'entre eux, tous vaillants guerriers, assistèrent au couronnement de David. Pabana, fils de Cusaï, gouverna celle tribu s>ms le règne de Salomon. Enfin nous voyons qu'elle ne demeura pas étrangère au réveil religieux qui eut lieu du temps d'Ezécbias, 1 Chr. 42, 36. 4 R. 4, 46. 2 Chr. 30, 11. — Anne la prophélesse était Asérite. Luc 2, 36. v. Tribu.
ASHUR, 4 Chr. 2, 24. 4, 5., fils de Hctsron et d'Abija , et père de Tékoah q. v. ; du reste, inconnu.
ASIARQUES, Acl. 49, 31. C'était le nom que portaient, dans l'Asie procoosulaire, certains magistrats annuels, chargés, comme les édiles,
de faire célébrer les jeux solennels en l'honneur des dieux et des empereurs romains. Cette p'ace était purement honorifique, et ceux qui l'acceptaient devaient être riches et considérés, car les frais de ces fêtes religieuses étaient a leur charge. Ils résidaient dans les principales villes de l'Asie Mineure, à Smyrne, Ephèse, etc. Ces villes, à l'époque de l'équinoxe d'automne, élisaient chacune un de leurs bourgeois, qui pouvait être pris dans les familles sacerdotales, sans que ce fût cependant une condition exclusive; tous même ne pouvaient pas appartenir a la caste des prêtres. Sur le nombre de ceux qui avaient été élus, dix étaient choisis pour former une espèce de couseil administratif, do it il parait que le proconsul désignait lui-même le président; c'était ordinairement l'asiarque de la métropole à qui ce litre était dévolu. Un passage d'Eusèbe montre qu'on désignait l'année par le nom de ce président (Hi&t. Eccl. 4, 45.). — Ceux de la ville d'Ephèse, par amitié et par considération pour saint Paul, l'engagèrent, dans 1 affaire de Démélrius l'orfèvre, a ne point se présenter devant le peuple. On voit par là combien devait être grand le crédit de l'apôtre chez les populations païennes au milieu desquelles il demeurait.
ASIE. Sous ce nom par lequel nous désignons maintenant l'une des cinq grandes parties du monde, les anciens entendaient tour à tour, l'Asie entière (v. Hérodote), la partie de l'Asie soumise aux Romains jusqu'à l'Indus, puis l'Asie Mineure, enfin l'Asie propre. Ces deux dernières sont les seules qui soient expressément mentionnées dans l'Ecriture sainte.
4° L'Asie Mineure, Natolie, ou le Levant, bornée au nord par l'Hellespont et le Pont- Euxin, à l'occident et au midi par la Méditerranée, avait environ 4,000 kilom. de long sur 850 de large, et renfermait les provinces de la Mysie, la Lydie, la Carie, à l'ouest; la Bithynie, la Phrygie, la Pisidie, la Pamphy lie, et la Lycie à l'est des premières; plus à l'est encore, se trouvaient la Paphlagonie, laGalatieel la Lycaonie; enfin à l'extrême frontière orientale, le l'ont et la Cappadoee, 4 Pierre 4,4.
2° L'Asie propre, que le roi Atlale laissa par testament aux Romains, comprenait la Phrygie, la Mysie, la Carie et la Lydie. C'est là que se trouvaient les sept Eglises dont il est parlé Apoc. 4,41. C'est de cette Asie qu'il est question lorsqu'il est dit que le Saint-Esprit défendit à Paul de prêcher l'Evangile en Asie, lors de son premier voyage dans le Nord, Acl. 46, 6. C'est là que de faux apôtres parvinrent à détourner les âmes de l'affection et de la conliance qu'elles devaient a saint Paul, pendant qu'il était prisonuier a Rome, 2 Tim. 4, 45. ; cf. encore Acl; 2, 9. Dans le N. T., on doit donc
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presque toujours entendre par le mot Asie, PAsie propre.
L'Asie Mineure, à l'exception peut-être de la Lydie , fut primitivement peuplée par les descendants de Japhet, qui se la partagèrent en un très grand nombre de petites souverainetés. Les plus remarquables , avec les Etats de la Grèce qui avaient une commune origine, furent la Troade, la Lydie, le Pont et la Cappadoce. Il ne paraît pas que les Assyriens, ou Caldéens, aient jamais étendu leur? conquêtes jusque-là. Mais il n'en fut pas de même des armées perses : de là naquirent les guerres de ces derniers avec les Grecs. Sous Alexandre le Grand, et environ 330 ans avant Christ, les Grecs d'Europe s'emparèrent de l'Asie Mineure tout entière, après quoi elle tomba au pouvoir des Romains, et leur demeura soumise, du moins en partie, jusqu'aux invasions des Sarrasins ; puis les Turcs en dépouillèrent les empereurs d'Orient. Depuis plus de trois cents ans le farouche Musulman opprime ces magnifiques contrées, qu'il a presque réduites en désert.
Il n'est pas douteux que ce pays ne soit un de ceux que les prophètes appellent les Iles de la mer, Es. 4î, 10. 49, 4 ., etc. Le christianisme y fut généralement connu et adopté dès les jours des apôtres. Pendant longtemps un grand nombre d'Eglises y fleurirent et brillèrent d'un vif éclat ; c'est là que se tinrent, entre autres, les fameux conciles de Nicée , d'Epbèse et de Chaleédoine. Maintenant la plupart de ces Eglises sont détruites , et celles qui subsistent encore sont dans un état déplorable -, les Sept Eglises de l'Apocalypse, en particulier, ont toutes subi le sort qui leur fut annoncé par le Seigneur, r. les articles spéciaux , et Hartley, Voyage en Grèce et aux sept Eglises.
AS1MA, 2 Rois 4 7, 30. ; c'est le nom de l'idole que se firent les gens de Hamalh. Oh ne sait rien sur sa forme ; quelques-uns lui donnent la figure d'un singe (cf. le latin Simia), d'autres celle d'un âne, d'un bœuf, du soleil, d'un agneau, d'un bouc, d'un satyre, du dieu Pan, etc. Les mages pensent qu'Asima était l'ange de la mort , qui sépare les âmes des corps. Ce sont tout autant de conjectures.
ASKELON , capitale du pays des Philistins, sur la cote de la Méditerranée, à Î5 ou 30 kilom. nord de Gaza sa rivale, à 45 kilom. sud d'Asdod, à 65 kilom. ouest de Jérusalem, et à BO de Jaffa. Celte ville fut autrefois célèbre par son temple et son vivier poissonneux , l'un et l'autre consacrés à la déesse Derrélo , par ses produits en épiées, en vin et en fruits excellents, et par ses oignons si renommés (d'où nos éckaiotUs, coepe ascalonicum). C'était la plus forte des villes appartenant aux Philistins, ce qui n'empécba pas qu'elle ne leur fût enlevée par
la tribu de Juda, de même que Gaza et Hèkron ; mais les Philistins la reconquirent plus tard, Jug. 1, 18. 44, 19. Elle fut prise et saccagée par les Assyriens, détruite par les Caldéens, puis rebâtie. Alexandre le Grand s'eu empara; puis les Juifs s'en rendirent maîtres de nouveau du temps des Maccabées, Am. 1, 8. Jér. 17, 5-7. Zach. 9, 5. Une Eglise chrétienne y fut fondée peu après l'ascension de notre Sauveur, et subsista dnrant plusieurs siècles, jusqu'à U funeste invasion des Sarrasins, 4194. Maintenant c'est à peine s'il reste quelques vestiges de cette ville ruinée, et quelques traces d'un port que le sable a comblé.
ASKENAS. Gen. 40, 3. Jér. 51, 27. Un des descendants de Japhet. La contrée qu'il liabiti parait avoir été proche du pays de Gomer son père, et du royaume d'Ararat; mais c'est tout ce qu'on en sait de positif, et les interprètes varient beaucoup sur le lieu où ils doivent fixeT sa descendance. Bochart fait observer que l'on rencontre ce nom dans plusieurs endroits de h Phrygie ; il y a une ville Ascania , un sinus Ascanius , un lacus Aseanius , les insula? Ascania?, etc. Quelques-uns supposent qu'Askénas, partant de l'Asie Antérieure, aura traversé l'Asie Mineure, où il aura en quelque sorte semé ces divers noms; puis, arrivés en Europe, ses descendants auraient pris deux directions différentes; les uns, franchissant les Alpes et les Pyrénées , auraient peuplé la Grèce , l'Italie et l'Espagne, leur langue nous serait conservée dans la langue basque;' l'autre branche aurait suivi les côtes de la mer vers le nord, et aurait conservé le nom de son aïeul Gomer dans la dénomination deCirobri, lesCimbres (les mêmes peut-tire que lesGaêls, les Celtes, les Gaulois); leur langue nous aurait été conservée dans le dialecte du pays de Galles (province de Wales , elle a beaucoup de rapports avec la langue basque. Les Juifs, d'après leurs traditions, appellent l'Allemagne Askénas, et portent euxmêmes en Allemagne le nom d'Ashkenatsira.
ASPÉNAZ, Dan. 1, 3. sq., capitaine des eunuques de Nébucadnetiâr-, chargé de présenter à son maître quelques jeunes Hébreux, beaux et bien faits, il lui présenta Daniel et ses trois compagnons, dont il changea les noms afin de leur en donner d'autres plus en rapport avec «eux des idoles babyloniennes. Les jeunes prisonniers lui demandèrent de n'être point contraints à manger des viandes sacritiées, et Dieu inclina le cœur de cet ofticier, de telle sorte qu'il leur accorda un essai de dix jours, malgré les dangers auxquels il s'exposait en n'exécutant pas en tous points la volonté du monarque.
ASPERSIONS, v. Libations.
ASPHALTE ou bitume, hébr. Hhémar. Celte
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matière résineuse, semblable à de la poix fondue, sort de terre, soit comme une source, soit en filtrant à travers les crevasses dont le sol est parsemé. L'asphalte se trouve tantôt dans les montagnes, tantôt nageant à la surface des sources et des lacs de plusieurs contrées de l'Orient; il (lotte surtout en abondance sur les eaux de la mer Morte, dont les rives et le fond le vomissent en masses considérables, gras et foncé. La mer Morte, comme on sait, occupe la place où existait autrefois la vallée de Siddim, Gen. 44, 40., qui était remplie de puits de bitume, el le voyageur Mariti a trouvé sur la côte occidentale de ce lac de petits cratères pleins de cette substance continuellement en fusion; elle se solidifie dans les eaux lourdes et salées du lac auquel elle donne son nom, le lac Asphal- Ute, r. Mer Morte.
Lors de la construction de la tour de Babel, Gen. 44, 3., on se servit de bitume au lieu de mortier, et de tout temps les habitants de la Babytonie l'ont employé pour le même objet. Le voyageur Balby rapporte que dans le désert de Bagdad, il y avait un lac tellement plein de bitume, que si les habitants des contrées environnantes n'avaient pas été le recueillir pour fabriquer des tuiles, ou construire des maisons, ii y aurait eu bientôt tout autour du lac des montagnes de bitume devenu solide. Dans l'Ile de Zante, on trouve également des puits d'asphalte, et Ton a remarqué que ce bitume, employé comme ciment devient si tenace et si durable, lorsqu'il a été séché au soleil, qu'il est plus facile de briser que de séparer les pierres qu'il sert a lier. Pline le naturaliste, raconte que les Egyptiens se servaient d'asphalte pour enduire leurs barques de papyrus, et pour empêcher les eaux du Nil d'y pénétrer. Celte coutume parait être fort ancienne, car déjà nous lisons dans la Bible que le petit vaisseau ou coffret de jonc (papyrus), dans lequel l'enfant Uoïse fut exposé sur le Nil, était enduit de poix et d'asphalte ; el, longtemps auparavant, l'arche de Noé avait été garantie des eaux du déluge par une précaution semblabe, Gen. 6. H. Ex. 2, 3.
ASPIC. 4° Ce serpent (hébreu Pèthen) est mentionné six fois dans l'A. T.; dans cinq de ces passages, Deut. 32, 33. Job 20, 44. 46. Ps. 58, 5. Es. 44, 8. Jér. 8, 47., les Septante le traduisent pas «pic, et dans le 6% Ps. 94, 4 3., ils le rendent par basilic, sans avoir cependant aucune raison pour faire celte différence. Une espèce de serpent qui chez les Arabes, porte «core le nom de Béien et que quelques savants croient être le Pèthen de la Bible, a environ un Pie4 de longueur, et une grosseur proportionnée; sa peau est couverte de taches de di- ^r>es couleurs, de noires et de blanches; il
est ovipare, et si venimeux que sa morsure tue en très peu de temps, en faisant enfler le corps et produisant une gangrène générale. Le célèbre voyageur Hasselquist rapporte à peu près la même chose d'un autre serpent appelé aspic par les Grecs de l'Ile de Chypre, et dont le venin, dit-il, est le plus violent qui soit connu en Orient. Il est très possible que ce soit le même que le béten des Arabes, ou du moins une espèce de la même famille. Les habitants de l'île de Chypre le représentent comme privé de l'ouïe, et lui ont donné à cause de cela le surnom de sourd, parce qu'aucun charme ne saurait dompter sa méchanceté. Jérëmie dit de même, 8, 47., que ce serpent est le plus malicieux et le plus dangereux de tous, qu'on ne peut ni l'apprivoiser, ni le mettre hors d'état de nuire, comme on le fait avec d'autres espèces; dans le Ps. 58, 5. 6., il est encore appelé sourd a la voix des enchanteurs et du charmeur.
Les voyageurs qui ont visité l'Orient racontent des traits étonnants de l'adresse et du pouvoir dont certaines personnes, hommes ou femmes, font preuve pour dompter et presque apprivoiser les serpents. Cet art, pratiqué dans l'antiquité par les Marses et les Psylles, qui habitaient la portion de l'Afrique comprise entre la mer Rouge et la Méditerranée, est encore connu, mais gardé secret, chez les Egyptiens, les Arabes, les Indous, et d'autres peuples de ces contrées. Le fait est suffisamment constaté pour être hors de doute; mais depuis deux mille ans, malgré toutes les recherches qu'on a failes, rien n'a transpiré sur les mystérieux moyens employés pour obtenir d'aussi singuliers résultats : c'est une espèce d'art et de ga -ne-pain que certaines familles possèdent seules, et qu'elles transmettent à leurs descendants comme elles l'ont reçu de leurs ancêtres. Tout ce qu'on a pu observer, c'est que les charmeurs se nourrissent volontiers de serpents, crus ou cuits, et qu'ils en font des soupes pour leur nourriture ordinaire ; ils en mangeut surtout lorsqu'ils se proposent une de leurs exécutions, expédilions ou représentations; et le sheik de leur tribu ou de leur village les bénit en prononçant sur eux certaines formules accompagnées de cérémonies mystérieuses. — Les charmeurs de serpents ne s'occupent jamais d'apprivoiser d'autres animaux venimeux, tels que les lézards ou les scorpions; il y a pour chacune de ces spécialités des personnes spéciales qui n'empiètent pas sur les attributions les unes des autres.
«« Quant à la plante d'aspic, tant. 4, 44. 4, 43. 44., v. Nard.
ASSEMBLÉE. C'est ainsi que doivent se traduire les deux mots d'origine grecque église et