‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 46 sur 398 · ASS I · texte numérisé non relu

ASS I

synagogue, q. v. L'A. T. parle fréquemment de l'assemblée de l'Eternel, de l'assemblée des saints et des justes, des anciens de l'assemblée, et de l'assemblée dans un sens absolu, comme le N. T. dit l'Eglise de Dieu, l'Eglise des premiers-nés dont les noms sont écrits dans le ciel, les anciens de l'Eglise, ou aussi l'Eglise dans un sens absolu, sans autre désignation; cf. Nomb. 27, «7. Act. 20, 28. Ps. 89, 5. 4, 5. Hébr. 42, 23. Lév. 4, 45. Jacq. 5, 44. - Le terme hébreu qu'on a rendu par assemblée, aussi bien que le terme grec dont on a fait celui d'Eglise, s'applique d'ailleurs a une réunion d'hommes quelconque, religieuse, politique, ou autre. Gen. 49, 6. Ps. 22, 46. Act. 49, 35; il signifie simplement une multitude, Gen. 28, 3. 4 Sam. 47, 47. Jér. 6, 44., ou bien le peuple d'Israël en masse, Ex. 46, 3. Nomb. 40, 3. 20, 6. Néh. 5. 7. Lév. 4, 24. 40, 47. 46, 33. Mais son sens le plus habituel est celui que nous avons signalé d'abord.

ASS1R, 4 Chr. 3, 47-, cSalathiel.

ASSOS, port de mer sur la côte nord-ouest de l'Asie Mineure, au sud de Troas, et vis-à-vis de l'île de Lesbos. L'apôtre Paul y aborda lors de son quatrième voyage à Jérusalem, Act. 20, 43. 4 4.; mais il n'est pas question d'une Eglise chrétienne dans cette ville avant le huitième siècle.

ASSUERUS (Achashverosh), 4° Dan. 9, 4., doit être Astyage le Mède, fils du vaillant Cyaxare, qui concourut au renversement de l'empire des Assyriens et a la destruction de Ninive; il fut père de Darius le Mède et de Mandane, et grand-père de Cyrus. (601 av. C.)

2° Esd. 4, 6., c'est Cambyse, roi de Perse, 529 av. C. Il succéda à sou père Cyrus, et régna sept ans et cinq mois. A peine fut-il monté sur le trône que les Samaritains le sollicitèrent d'empêcher la reconstruction du temple de Jérusalem, et quoiqu'il ne leur accordât pas officiellement leur demande en publiant un décret formel de révocation, les travaux commencés restèrent suspendus tout le temps de son règne. Ce prince, en général, ne fut célèbre que par sa violence, sa folie et sa cruauté. Après avoir fait avec succès la guerre d'Egypte, il perdit son armée dans les déserts de la Libye par son obstination à vouloir envahir l'Ethiopie. Dans sa rage, il fit tomber la téte de ses principaux officiers, celle de son frère, et même celle de sa sœur. Apprenant que le mage Patizilhes, auquel il avait conûé le gouvernement en son absence, en avait profité pour placer sur le trône son propre frère, mage comme lui, Smerdis, qu'il donnait pour Smerdis le frère de Cambyse, celui-ci hâta son retour dans son royaume. On dit qu'en traversant la Judée, il assouvit sur les malheureux Juifs la fureur qui l'animait; mais

près du mont Carmel, il se blessa lui-même de son épèe, en descendant précipitamment de son cheval, et comme il se sentait mourir, il réunit ses officiers, leur déclara qu'il avait fait mourir son propre frère Smerdis, et que celui qui occupait maintenant le trône n'était qu'un imposteur, et les engagea fortement à venger et punir cette usurpation, v. Artaxercès 4». — Que ce Cambyse soit l'Assuérus dont il est parlé Esd. 4, et Smerdis le Mage l'ArUxercès mentionné immédiatement après, c'est un point sur lequel il ne saurait y avoir de doute, puisqu'il n'y a eu que ces deux rois entre Cyrus qui donna l'édit en faveur des Juifs, et Darius qui le confirma.

3° Enfin, l'Assuérus dont il est parié dans le livre d'Ester et qui fut le mari de celte belle et pieuse Juive. On a essayé de toutes sortes de conjectures, et l'on a cherché un peu partout quel était le roi de Perse auquel pouvait le mieux se rapporter, sous le point de vue historique, le peu que nous savons de cet AssuéruS. On en a fait tour à tour Cambyse, Smerdis, Darius fils d'Hystaspe , Darius Nolhus, Artaxercès Mnémon, et enfin le fameux Xerces, et Artaxercès Longue-Main. L'histoire profane ne donne aucune indication qui puisse nous mettre sur la voie; nulle part il ne nous est parlé d'un roi perse, époux d'une Israélite Ester ; nulle part nous ne voyons un premier ministre Haman disgracié et remplacé par un Juif Mardochée. Les Grecs et les Romains, qui seuls nous ont conservé l'histoire de la Perse, ne font aucune mention du massacre projeté des Juifs de la dispersion ; mais leur silence sur ce point ne prouve rien : il lient à ce qu'ils avaient assez d'autres choses a nous raconter, quand ils voyaient l'Orient se ruer sur l'Occident par millions d'hommes, et les principes des gouvernements se discuter dans de sanglantes batailles. Ester pâlissait devant Marathon peutêtre, et Mardochée devant Salamine. Mais Ester a été la première femme d'un roi perse, et Mardochée son premier ministre. Qui est ce roi? La plupart des interprèles semblent, au milieu de toutes les suppositions que nous venons d'énumérer, hésiter entre Xercés et Longue-Main. C'est donc très probablement de l'un de ces deux rois qu'il est question, et les raisons que l'on met en avant pour Xercès paraissent l'emporter encore sur celles qui prouvent en faveur d'Artaxercès Longue-Main. En effet, ce dernier (v. notre article) a été contemporain de Nébèmie; sa femme parut s'intéresser à lui, Néh. 2, 4., et l'on ne comprendrait pas comment, si celte femme était Ester, Nébèmie ne l'aurait jamais nommée, ne fût-ce qu'en passant ou pour lui donner un témoignage public de la reconnaissance 4e ses compatriotes,

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dont elle avait protégé la vie contre les tentatives de leur oppresseur. D'ailleurs, on ne saurait pas non plus où placer l'histoire d'Ester sous le règne de cet Arlaxercès : serait-ce pendant que Néhémie était à la cour? mais comment Ester eût-elle souffert jusqu'alors cet asservissement des Juifs dont se plaint l'échanson? serait-ce après la faveur accordée à Néhémie de retourner à Jérusalem pour en rebâtir le temple et les murailles? mais celte faveur même était une garantie qui devait rendre impossibles les machinations d'ilaman contre les Hébreux dispersés. Ces motifs, joints à la circonstance que cette histoire tout entière cadre mieux avec l'histoire de Xercès et avec la chronologie, nous paraissent décisifs autant qu'il peut y avoir quelque chose de décisif en pareille matière. Le fameux Xercès aurait été l'époux de la cousine de Mardochée (485-465 av. C). Le caractère cruel, capricieux, voluptueux, bizarre de ce prince est le même dans les livres d'Hérodote et dans le livre d'Ester : là nous le voyons faisant frapper et emprisonner la mer qui a détruit son pont de bateaux; ici, par une boutade sans motifs, nous 1 entendons livrer, donner le peuple juif tout entier à Haman pour qu'il en fasse « comme il lui plaira » Est. 3, 44. Là ce prince farouche se prend à verser des larmes en contemplant son immense armée du haut d'une colline , à la pensée que , dans un siècle, il n'existera plus un seul de ces innombrables guerriers; ici de même, en apprenant les représailles sanglantes des Juifs révoltés a Susao

Assuérus parait ému et voudrait venger les fa

milles en deuil (cf. Est. 9, 44. 42. Hérodote, 7,

33. 37. Justin, 2, 42. Strabon, 44, etc.). Tour ce qui regarde la chronologie, on peut encore comparer Est. 4, 3. S, 46. avec Hérod., 7, 7. ASSUR, Gen. 40, 41. 22., fils de Sem, et

père des Assyriens. Moïse raconte l'origine de

l'Assyrie à l'occasion du royaume de Nimrod.

Assur, probablement avec une colonie, ou avec

une tribu mécontente, partit de Sinhar, où

Nimrod exerçait son pouvoir absolu, et s'en

vint fonder les royaumes de Ninive, etc. 11

faut aussi quelquefois entendre sous ce nom le

royaume même d'Assyrie, comme Os. 44, 3.

v. 1 art. suiv. et Nimrod. — Dans le passage

cité de la Genèse . d'autres commentateurs , et

notamment Schrœder, traduisent : * Nimrod

sortit vers Assur; » c'est-à-dire qu'après avoir

fondé le royaume de Babylone, son vaste génie

fonda un second royaume, celui d'Assyrie, dont

Ninive fut la capitale. La question est indécise. ASSYRIE, ancien royaume de l'Asie, borné

au nord par les montagnes de l'Arménie, à Test

par la Mèdie et la l'erse, au sud par la Suziane,

province perse, et la Babylonie; à l'ouest entir

par le Tigre (Hiddekel), dans lequel se jettent le | membré par Nabopolassar, un de ses généraux

Lycus, le Capros, le Gorgus et le Silla, quatre rivières qui parcourent l'Arménie dans une direction sud-ouest. Les villes les plus célèbres de ce royaume furent Ninive, Résen, Calah, Bessarab, Ctésiphon, sur la rive orientale du Tigre, Arbèle et Artèmita, encore plus à l'orient. Ninive était le centre général du commerce entre l'Occident et l'Orient. Cf. 2 R. 47, 24. 48, 44. 2Chr. 33, 44. Es. 7, 20. 40. 8. 9. 22, 6. L'Assyrie est appelée le pays de Nimrod, Mich. 5, 6. Ses habitants avaient une grande réputation de richesse, Ez. 23, 6. 47. 23.; ils étaient orgueilleux. Es. 40, 42. Zach. 40, 44., et redoutables, Nah. 2, 4 4. 42. Cette contrée porte de nos jours le nom de Rourdistan (Kurde signifie homme vaillant); depuis deux cents ans ce n'est plus guère qu'un vaste désert, par snite des luttes sanglantes qu'y ont entretenues pendant de longues années tant et de si puissants peuples.

Après avoir dit que le royaume d'Assyrie fui fondé par Nimrod, l'Ecriture n'en reparle plus jusqu'au jour de la mission de Jonas le prophète. 840 ans av. C; puis nous voyons un roi assyrien, nommé Put (Sardanapale II), attaquer le pays de Canaan . environ soixante-dix ans après Jonas, vers 770, 2 R. 45, 49. Peu après, Tiglalh-Piléser, 2 R. 46, 7. 2 Chr. 28, 4 6., autre roi d'Assyrie , envahit la portion de la Judée qui était sur la rive gauche du Jourdain, ce qui n'empêcha pas Achaz de contracter une alliance avec lui. Tiglalh-Piléser eut pour successeur son fils Salmanéser, qui s'empara de la Samarie et emmena captives les dix tribus d'Israël vers 723 av. C, 2 R. 47, 5. 48, 9., cf. Noœb. 24, 22. Le royaume même de Juda lui fut rendu tributaire. 4 8, 7.; la Médie et la Perse lui furent également assujettis, 48, 14. Sancbérib, son fils, monta sur le trône à sa place 74 4 av. C. Après une heureuse expédition contre l'Egypte, il entreprit aussi, mais sans succès, la conquête de Juda et le siège de Jérusalem sous Ezécbias, 2 R. 48, 43. 49, 36. Es. 37. Mis à mort par ses deux aînés , il fui remplacé par son troisième fils Esar-Haddon, Es. 37, 38. 2 R. 49, 37.. appelé Osnapar, E6d. 4, 40., qui fit prisonnier Mariasse, roi de Juda. L'Ecriture nomme encore Sargon, Es. 20, 4 ., dont le règne doit se placer entre ceux de Salmanéser et de Sancbérib. — A l'exception de ce dernier (Hérod. 2, 444 ), aucun de ces rois ne parait dans les auteurs profanes.

Les derniers rois d'Assyrie ne sont pas nommés dans l'Ecriture. Le successeur d'Osnapar fut son fils Saosduchinus. qu on suppose être le Nabuchodonosor du livre de Judith : son règne fut d'environ vingt ans. Après lui vint Cbyniladanus , contemporain de Josias , roi de Juda. Ce prince efféminé vit son empire dé-

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qui se déclara roi de Babylone , dont il était satrape; Babylone, depuis une cinquantaine d'années, appartenait aux Assyriens. Nabopolassar, s'étant allié avec Cyaxare, foi des Mèdes, attaqua le roi d'Assyrie, s'empara de Ninive, trancha les jours de Chyniladanus, et mit ainsi (in à l'antique royaume de Nimrod le chasseur. — v. Babylone et Ninive.

ASTARTÉ, v. Babal, Caldéens et Uasloreth.

ASTRES. Le soleil, la lune et les étoiles sont appelés, dans l'Ecriture, l'armée des cieux, l'armée de l'Eternel. C'est le plus magnifique spectacle que Dieu ait donné à notre terre; il est digne de l'admiration des hommes, et doit élever leurs cœurs vers l'Etre suprême, créateur de ce vaste univers. Mais comme la pauvre créature, pécheresse et corrompue depuis la chute, ne saurait admirer sans être tentée d'adorer et de rendre un culte, l'Espril-Saint qui, dans les trois premiers chapitres de la Genèse, semble avoir renfermé le plus sublime manuel de dogmatique, a pris soin de raconter la création de ces divers luminaires ; Moïse rappelle que ces astres ne sont point des dieux, mais des choses créées qui s'en iront et s'en vieilliront; ces astres ne sont que des serviteurs de Dieu, destinés à servir de luminaires; un jour ils passeront, mais l'homme vivra éternellement. Les peuples, sans connaissance du vrai Dieu, sont tous arrivés à une astrolàtrie, qui est bien la plus concevable et la plus noble des idolâtries, mais qui n'est cependant qu'une idolâtrie. L'éclat, la beauté de ces astres, leur influence réelle, mais éloignée, sur l'ordre du monde, la fixité des uns, la régularité des autres dans leur cours, le retour des saisons qui en dépend, les effets de la lune sur quelques maladies, en un mot, tout ce qu'il y a en eux de grand et de mystérieux, leur a fait attribuer, par différents peuples et dans presque tous les temps, une force, une connaissance, une espèce de vie, une action, une influence magique sur les destinées de ce monde, bonne ou mauvaise, suivant la constellation sous laquelle tel homme est né, suivant la conjonction d'étoiles dans laquelle telle entreprise se forme ou s'exécute; de là l'astrologie si généralement crue des anciens, et même de quelques modernes (Bodin, de Tnou, Montaigne), et dont l'Ecriture nous montre des traces chez les Babyloniens, q. v., Es. 47, 43. Dan. 4, 20. Les Juifs semblent avoir puisé, dans leur captivité de soixante et dix années, quelques idées astrologiques ; Pbiloo fait à cet égard une profession de foi très explicite, et les rabbins plus modernes ne se sont pas fait faute des mêmes erreurs. Maimonides, en particulier, estime qu'entre les sages il ne peut pas y avoir deux opinions pour ce qui regarde les astres : chaque herbe doit avoir son étoile particulière,

chaque homme de même, sans toutefois que sa liberté momie en soit atteinte ni détruite; les astres n'ont d'influence que sur les choses extérieures, sur le corps, la santé, la génération et la production des êtres. On trouve à la vérité, dans l'Ecriture, des passages où les astres sont traités comme des créatures intelligentes, iuvitées à louer le Seigneur, capables de recevoir des ordres et d'y obéir, exerçant même une espèce d'influence particulière sur les produits du sol, Job 9, 7. Ps. 4 48, 3. Deut. 33, U. Ps. 404, 49., etc. Mais tous ces passages sont pris dans un sens poétique, et ne peuvent pas plus favoriser l'astrologie que tant d'autres passages où la terre, l'herbe, les eaux sont personnifiées, ne prouvent que ces objets soient effectivement animés. Moïse se prononce très fortement contre le penchant à l'astrolâtrie ; il interdit au peuple de Dieu de se faire aucune espèce d'image ou d'effigie, « de peur, ajoute-t-il, qu'élevant tes yeux vers les cieux, et qu'ayant vu le soleil, la lune et les étoiles, toute l'armée des cieux, tu ne sois poussé à te prosterner devant elles, et que tu ne les serves, vu que l'Eternel ton Dieu les a données en partage ù tous les peuples qui sont sous tous les cieux, » Deut. 4, 4 9. Et Job. parlant de la supposition où il aurait pu se laisser a!ler à adorer le soleil qui brille et la lune qui marche noblement, dit : « C'eût été une iniquité toute jugée, car j'eusse renié le Dieu d'en haut »(34, 26. 28).

Quant à l'astronomie des Hébreux , elle ne parait pas avoir été fort avancée, non plus que celle des autres peuples de l'antiquité. Elle reposait sur des observations que les pâtres pouvaient faire en gardant leurs troupeaux dans de vastes steppes dont aucune montagne ne bornait l'horizon, A m. 5, 8. : de là vient aussi que la plupart des noms que les constellations ont reçus, sont empruntés à la vie champêtre de ces premiers astronomes, le Bélier, le Taureau, etc. Les patriarches ont déjà senti leurs cœurs s'émouvoir à la contemplation des beautés célestes, cf. Gen. 4 5, 7. 37, 9., et leur langue emprunta plus d'une figure à la langue des cieux. Le soleil et la lune furent distingués naturellement au milieu des autres habitants de l'espace, à cause de leur grandeur et de leur éclat, cf. Gen. 4, 46., et la lune amena la première division du temps en mois et années (q.v.). On célébrait chaque nouvelle lune par des fêtes solennelles; cf. Ps. 84,4. 4 Sam. 20, 5., etc.

Les principales étoiles ou constellations mentionnées dans la Bible, sont : l'étoile du matin, Vénus, Es. 44, 4î., cf. Apoc. 2, 28. 22, 46.; la Grande Ourse, ou le Chariot, Job 9, 9.; Orion, ibid. 38, 3t. et Am. 5, 8.; les Pléiades, ou la Poussinière, Job 9, 9. Am. 5, 8.; la Petite Ourse avec ses enfants (sans doute les trois étoiles

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courbées en arc dont la dernière marque le pôle), Job 38, 32.; le Serpent traversant, 26, 43., peut-être le Dragon entre la Grande et la Petite Ourse; les Gémeaux, Caslor et Pollux, Act. 28, 4 4. Quant à une division des astres en comètes, étoiles fixes et planètes, il n'en est parlé nulle part dans l'Ecriture, et le passage Jude 43, où les étoiles errantes sembleraient désigner les planètes, n'a qu'un sens tout à fait figuré.

Les Egyptiens, les Caldéens, les Babyloniens, d'autres peuples dont la configuration géographique et les vastes plaines étaient plus favorables à l'observation des astres, et ceux qui, cherchant leur vie dans le commerce et dans la navigation, devaient avoir l'astronomie pour alliée, ont à cet égard laissé les Hébreux bien en arrière. C'est en Egypte que, d'après Hérodote, on aurait découvert la véritable année solaire, et les habitants de ce pays auraient, d'après Dion Cassius, trouvé la division en semaines de sept jours dans le nombre des principales planètes. Cette dernière assertion cependant est plus que douteuse, car il est très probable que la semaine était connue dès les jours de la création, et qu'elle se sera conservée au moins comme tradition et comme division du temps chez tous les descendants de Noé.

Mais quelque reculés qu'aient été les Hébreux dans la science de l'astronomie , il est remarquable qu'aucun de leurs livres sacrés ne renferme une seule erreur sur ce sujet; on y découvre au contraire, avec étonnement, une sorte de prescience de la véritable astronomie, qui montre à l'évidence l'intervention de l'Esprit de vérité qui a conduit la plume des historiens comme celle des prophètes. Tous les peuples ont compté le nombre des étoiles, et les premiers télescopes ont bien servi celte opération; mais la Bible nous dit qu'elles sont innombrables, et flerschel l'a prouvé. « Comme leur nombre, dit-il, croit indéfiniment à mesure que les instruments se perfectionnent, on peut dire, par expérience, que ce nombre est infini dans toute l'étendue du sens qu'on voudra donner â ce mot. » Il estime qu'une nébuleuse est un groupe qui ne renferme pas moins de vingt mille soleils. Ailleurs la Bible nous parle de (a terre comme d'un globe, Es. 40, 22. Job 26, 10. Prov. 8, 27.; ailleurs encore elle nous la montre suspendue dans le vide. Job 26, 7. : autant de notions inconnues des anciens, et qui eussent passé pour hérétiques en cour de Rome, aussi bien que le mouvement de la terre de Galilée. Le passage Luc 47, 34. 34., où le glorieux avènement de notre Seigneur est annoncé comme devant avoir lieu pour les uns de jour, pour les autres de nuit, semble encore supposer la rota-

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tion de la terre et le mouvement diurne. Il y aurait cependant quelque chose d'abusif à trop insister sur cette idée.

ASTROLATR1E, Astrologie, Astronomie, ».

l'article précédent.

ASYNCRITE, Rom. 46, 1 4., est inconnu. Les Grecs le font évêque d'Hyrcanie.

ATAD, Cananéen qui possédait une aire dans le lieu qui fut appelé Abel->lhsraïm (deuil d'Egypte), en suite du deuil que les fils de Jacob et les Egyptiens menèrent sur ce patriarche. Gen. 50, 44., v. Abel-Mitsraïm.

ATIIAL1K (heure de l'Eternel). On devrait écrire Hatalie; mais Racine a immortalisé une orthographe fautive, et peut-être plus harmonieuse; c'est presque maintenant le seul nom connu de cette méchante reine. Elle était petitefille de Homri, et fille d'Achab et de Jézabel; elle épousa Joram, roi de Juda, et sut entraîner à l'idolâtrie son époux et son fils Achazia, 2 R. 8, 48. 26. (884 av. C). La révolution de Jéhu ayant fait périr la famille entière d'Achab, et avec elle Achazia, qui se trouvait alors à Samarie, Alhalie s'empara du trône laissé vacant par la mort de son fils, et, pour s'en assurer la possession, elle extermina toute la race royale. Joas, son petit-fils, encore à la mamelle, échappa seul au massacre, grâces aux soins d'une tante, Jéhosébab , sœur de son père. Caché dans le temple, et secrètement élevé pendant six ans par son oncle Jèhcjadab, souverain sacrificateur, il est proclamé roi â l'âge de sept ans. Les cris de vive le roil éveillent l'attention de la régente usurpatrice; elle accourt, elle regarde, elle voit dans le temple un roi déjà oint de l'huile sacrée et assis près de la colonne selon la coutume des rois; les capitaines, les sacrificateurs et tout le peuple font entendre des cris de joie qui se mêlent au bruit retentissant des trompettes. Elle s'écrie :« Conjuration ! conjuration! » elle déchire ses vèlemenis, elle voudrait recourir aux quelques créatures qui lui sont restées fidèles; mais sa dernière heure a sonné : seulement le souverain sacrificateur ne permettra pas qu'on mette à mort cette profane dans la maison de l'Eternel; on la chasse du temple, et en rentrant dans son palais, elle trouve le châtiment qu'elle a si justement mérité. 2 R. 44. 2 Chr. 23. — v. Coquerel, Athalie et Ester.

ATHÈNES, ville célèbre de la Grèce, située dans une plaine délicieuse, à environ 40 kilom. est de Corinthe. Elle passe pour avoir été bâtie 4580 ans av. C, c esl-à-dire à peu près au temps de Josué ; mais il est probable que c'est placer celte origine quelques siècles trop tôt. Athènes fut d'abord gouvernée par des rois de la famille de Cècrops, Egyptien, son fondateur. Au bout de 487 ans, à la mort de Codrus, les

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