‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 47 sur 398 · ATH · texte numérisé non relu

ATH

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Athéniens se donnèrent pour chefs les Archon- 1 les, espèce de magistrats nommés d'abord à vie, puis pour dix ans seulement, puis en On pour un an, et dont le pouvoir ressemblait beaucoup à celui des rois. Ils finirent par se constituer en démocratie pure, sous Solon, vers 588. Quatre siècles plus lard, les Athéniens, qui étaient tombés, sous la puissance des rois de Macédoine, successeurs d'Alexandre, subirent avec eux le joug des Romains ; ils le portaient encore aux jours de notre Seigneur.

Athènes brilla de bonne heure, au sein du monde idolâtre, par ses succès dans les sciences et dans les arts. Peu de villes donnèrent le jour à plus d'hommes illustres, et jouirent de plus de gloire. La littérature et les beaux arts y survécurent à la ruine de sa puissance et de sa liberté : Athènes demeura longtemps le centre des sciences, et de toutes parts on allait à l'école de ses grands maîtres, puiser cet atlicisme dont les Romains eux mêmes faisaient tant de cas. Ce fut aussi l'une des villes où le paganisme prit le plus de développements, et où il se formula de la manière la plus précise. Jaloux d'adorer tous les dieux, sans en excepter aucun, les Athéniens avaient , par surcroit de précaution, élevé un aulel au Dieu inconnu, Act. 17, J3., ou plutôt à un dieu inconnu, au dieu quelconque qu'on pouvait avoir oublié. Peut-être même existait-il plusieurs autels consacrés aux divinités étrangères et inconnues. Saint Paul, avec cette habileté, cet à propos, cette argumentation ad hominem qui le caractérise à un si haut degré comme orateur, rattache à ce fait qu'il a sous les yeux, et qui est bien connu des Athéniens, tout ce qu'il va dire à celte population légère et distraite. 11 ne vient pas annoncer quelque nouvelle étrange, inattendue; mais ce Dieu inconnu dont les Athéniens semblent attendre qu'il se manifeste, saint Paul le connaît et veut le leur faire connaître aussi. Ses auditeurs, d'accord avec Paul sur le point de départ, et piqués par la curiosité de savoir quelles conclusions il tirera de ses prémisses, l'écoutent avec attention, et entendent l'Evangile; mais, comme toujours, peu d'entre eux le recurent, et lorsque l'Apôtre vint a parler de la résurrection, ils se dispersèrent en se moquant. Quelques-uns crurent la Parole, Denys l'Aréopagite, Damaris, et d'autres; la plupart la rejetèrent.

Athènes, au temps de Paul, était déjà à une époque de décadence. Conquise par Sylla, elle avait vu détruire ses plus beaux édifices; elle languit jusqu'aux temps d'Adrien qui s'efforça de lui rendre son premier lustre. Sa chute graduelle a été ensuite l'effet des troubles du moyen âge. Ce n'est plus maintenant qu'une ville de 48 à 20.000 âmes; mais sa population

tend à augmenter de nouveau. Résidence royale, elle a vu depuis quelques années s'élever dés édifices plus somptueux que ses cabanes et ses ruines traditionnelles; toutefois elle a beaucoup a faire encore pour reprendre en Europe la place à laquelle elle a droit. Chrétienne, en face de la Turquie musulmane, elle peut rêver d'un bel avenir; elle est le centre naturel de l'Orient nouveau. L'opinion publique se préoccupe d'Athènes plus qu'elle n'a fait depuis des siècles, et c'est à un simple citoyen de Genève, a M. Eynard, que la Grèce doit sinon la résurrection de sa nationalité, du moins l'intérêt général et l'appui des puissances européennes, de l'Angleterre en particulier.

ATTALIE, ville maritime de la Pamphylie, à l'embouchure du fleuve Kaltarrhaetes, et résidence principale d'un préfet de Rome; elle portait le nom d'Attale Philadelphe, roi de Pergame, son fondateur; elle subsiste encore de nos jours sous le nom de Antali, et n'est pas sans importance. Paul et Barnabas y passèrent en allant de Perge à Aniioche, Act. U, Î5., mais nous ne savons rien de plus sur l'histoire religieuse de cette ville, sinon qu'au cinquième et au sixième siècle, il s'v trouvait un évêque. ATTIRSATHA, r. Néhémie.

AUGUSTE, Luc 2, 4., d'abord appelé Caïus Oclavius, était petit-fils de Julia, la sœur de Jules-César. Son grand oncle l'avait adopté pour son lils, et le déclarait par son testament, son principal héritier. Le jeune Octave, poussé par une ambition excessive qui le faisait aspirer à la domination de sa patrie, prit une part active aux guerres qui déchiraient la république romaine, et déploya tout ensemble beaucoup de hardiesse, de ruse et de cruauté. Il sut se défaire de ses ennemis en les détruisant les uns par les autres, jusqu'à ce qu'il ne lui resta plus qu'un seul adversaire, le consul Marc- Antoine, il le vainquit à la bataille d'Aclium, et se fit dès lors adjuger par le sénat de Rome, le pouvoir suprême avec le tilre d.'/mperator (général victorieux), ceux de roi et de dictateur étant odieux au peuple romain, et celui de consul ne suffisant pas à l'ambition d'Octave, parce qu'il ne conférait cette dignité que pour un an, et qu'Octave entendait bien ne pas se dessaisir du pouvoir. Il fut aussi nommé Auguste, et même Père de la patrie ; il prit en outre le nom de César qu'il légua à ses successeurs. Dans la suite il fit sans doute semblant d'abdiquer, il offrit même sa démission au sénat : mais il choisissait bien son temps, ce n'était qu'une comédie : il avait gayné le sénat par des flatteries et des largesses, le peuple par sa modération et sa douceur, l'armée par les succès de ses généraux. Son pouvoir fut ainsi trempé à neuf et consolidé pour la vie; le sénat et le

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