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dans l'extrémité de leurs champs, et qu'ils le cédassent au pauvre, Lév. 49, 9. Et pour éviter les fraudes qui auraient pu se mêler dans cette pratique, ils avaient déterminé un point fixe à l'observation de cette loi, et ils laissaient la soixantième partie de leur champ pour cet usage.

5° Les épis qui tombaient pendant la moisson étaient employés à la même Un, Lév. 49, 9. Et si vous consultez Josèphe (Ant. juiv., 8, 4.), il vous dira que cet ordre de Dieu les obligeait non-seulement de céder aux pauvres ces épis qui étaient tombés comme par hasard, mais d'en laisser tomber même volontairement et de propos délibéré, cf. Ruth 2, 46.

6° Us étaient obligés de donner chaque année pour les sacrificateurs la quarantième partie de leurs revenus; du moins c'est ainsi que le sanhédrin avait expliqué la loi de Deut. 48, 4.

7° Ils en devaient un dixième pour l'entretien des Lévites, Nomb. 48, 24.

8° Les revenus que portait la terre chaque septième année étaient pour les pauvres, du moins le propriétaire n'y avait pas plus de droit que les étrangers, Lév. 25, 23. Et les Juifs ont eu une si grande idée de ce précepte, qu'ils prétendent que c'est pour l'avoir violé, qu'ils ont été transportés à Babylone. C'est à cela qu'ils rapportent ces paroles du Lévitique 26, 34. : « Alors la terre prendra plaisir à ses sabbats tout le temps qu'elle sera désolée, et lorsque vous serez au pays des ennemis, la terre se reposera et prendra plaisir à ses sabbats.» Cf. 2 Chr. 36, 24 .

9° Toutes les dettes contractées parmi le peuple devaient être remises entièrement après le terme de sept ans, Deut. 45, 2. En sorte qu'un débiteur qui durant sept années était hors d'état de s'acquitter, devait être parfaitement absous.

Ajoutez à toutes ces dépenses les occasions extraordinaires, tant de sacrifices, tant d'oblatioos, tant de voyages à Jérusalem; ajoutez-y le demi-sicle du sanctuaire, et vous verrez que Dieu avait imposé à son peuple un tribut qui allait à près de la moitié de ses revenus.

AUTEL, espèce de table destinée à recevoir les saintes offrandes que l'on présentait à l'Eternel, et qui y étaient consumées en tout ou en partie. Le premier autel que mentionne la Bible est celui que Noé construisit en sortant de l'arche, Gen. 8, 20. Il est assez probable toutefois qu'Abel offrit également son sacrifice sur un autel, l'élévation de la victime étant une idée aussi naturelle que celle qui cherche Dieu au-dessus de la terre, c'est à dire en haut. Les autels qui furent construits dès lors par Noé, Abraham, Jacob, Job, et d'autres encore avant Moïse, ne se composaient guère que de

pierres brutes ou de terre amoncelée. Lorsque Salomon consacra le temple, il fit de tout le milieu de la cour ou du parvis, comme un vaste autel où il immola et brûla ses nombreuses victimes. Depuis l'érection du tabernacle, il y eut deux autels, celui des holocaustes et celui des parfums. L'autel des holocaustes , tel que Moïse le construisit, était une espèce de coffre en bois de sittim, surmonté de plaques d'airain pour le préserver du feu. 11 avait environ 5m 76 de longueur, autant de largeur, et2m46 du hauteur; à chaque angle il y avait une corne d'airain, où s'attachaient les victimes. La plaque supérieure était en forme de gril ; les cendres tombaient dans un bassin a l'intérieur. Cet autel pouvait se transporter; on l'enveloppait de couvertures, et les lévites le chargeaient sur leurs épaules, au moyen de barres en bois de sittim recouvertes d'airain. Celui que Salomon fit construire avait des dimensions beaucoup plus considérables; mais on ignore s'il était d'airain massif, si l'intérieur était en maçonnerie, ou même s'il n'était point creux en dedans. Il avait 45m 42 de long, autant de large, et environ 7™ 50 de haut; on y montait du côté de l'orient par un plan incliné. 11 parait que l'autel qui fut reconstruit après la captivité avait 24» 42 à la base, et 48 m. au sommet (v. Ex. 27, 4-9.2 Chr. 4, 4., etc.).

L'autel des parfums était une petite table de bois de sittim recouverte d'or, carrée, ayant 0m 72 de côté, et un peu moins de 4m 44 en hauteur. Une corniche d'or l'entourait; aux quatre angles était une corne également d'or, et l'on pouvait le transporter au moyen de barres de bois de sittim plaquées en or.

Ces deux autels furent solennellement consacrés par aspersion de sang et par l'onction sainte; chaque année on en arrosait les cornes avec le sang versé dans le grand jour des expiations. L'autel des holocaustes était placé dans la cour extérieure, à peu de distance de la face orientale du tabernacle ou du temple : c'est là qu'on offrait le sacrifice perpétuel du matin et du soir, outre une multitude d'autres oblations; c'est la que se réfugiaient, en certains cas, ceux qui s'étaient rendus coupables de quelque crime. L'autel des parfums était placé dans le sanctuaire, devant le second voile ; on y brûlait soir et malin l'encens consacré, et l'on n'y pouvait offrir quoi que ce fût d'autre. La loi ordonnait d'entretenir continuellement le feu de l'autel auquel s'était mêlé le feu céleste descendu sur les premières victimes d'Aaron. L'autel des holocaustes est une figure de Christ, notre parfaite expiation et notre refuge contre la colère à venir : et l'autel des parfums nous représente Jésus-Christ comme notre avocat e notre éternel intercesseur. Ex. 30. Hébr. 9.

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