À UT S
Parmi les autel» que les Juifs élevèrent comme peuple béni de l'Eternel, mentionnons encore celui du Jourdain, qui fut surnommé Hed, c'est-à-dire témoin, et celui du mont Héba), sur les pierres brutes duquel la loi devait être gravée en caractères durables, Jos. 22. Deut. 27, 4-8. Malheureusement ce peuple ingrat et dur ne dressa que trop souvent d'autres autels, à l'instar de ceux des païens, et son histoire nous le montre plantant des bocages autour de ces monuments, tandis que l'Eternel n'avait pas voulu qu'on mit aucun arbre près de ses autels, Deut. 16, 24. Les hauts lieux étaient en quelque 6orte des autels tout trouvés, qui semblaient aux Juifs devoir les rapprocher du ciel et de Dieu.
Quant aux païens, ils avaient aussi, comme on sait, leurs autels consacrés à leurs divinités, et le nombre en était considérable, vu la facilité avec laquelle ils décrétaient de nouveaux dieux, jusque-là qu'il n'a pas dépendu d'eux que deux apôtres chrétiens ne devinssent à Derbes deux divinités païennes, Act. 44. Nous avons parlé, s. v. Athènes, de l'autel à un dieu inconnu.
AUTRUCHE. L'es pèce appelée par les naturalistes slrulbio camelus, et qui est celle que Ton comprend ordinairement sous le nom d'autruche, a la taille d'un chameau, de longues jambes, de courtes ailes, des plumes extrêmement estimées comme ornements, et le cou assex fort, d'environ un mètre de longueur. Elles ne volent pas, mais leur course est extrêmement rapide et pareille à celle des meilleurs chevaux de Barbarie. Xénophon raconte que l'armée de Cyrus le jeune trouva près de l'Êuphrate un grand nombre d'autruches, et qu'on leur donna la ebasse avec les chevaux les plus vigoureux, sans pouvoir les atteindre. Le mot hébreu que nous traduisons par autruche est Baih-Yahanèh (tille de la voracité); mais les interprètes sont peu d'accord sur le sens de ce mot; quelques-uns, comme Luther et Martin, le traduisent par cbal-huant; d'autres, comme Calmet, par cygne. La traduction que nous avons adoptée se justitie par les considérations suivantes. D'abord elle a pour elle presque tous les anciens (les Septante, saint Jérôme, Aquila, Symmaque, etc.), et l'analogie de la langue arabe. En outre, tous les passages de l'Ecriture qui parlent de cet oiseau s'accordent parfaitement avec ce que nous savons de l'autruche, Lév. 44, 46. Deut. 44, 46. Il est mis au nombre des animaux impurs, probablement à cause de l'Indifférence avec laquelle il avale tout ce qu'il rencontre, blé, vers, pièces de monnaie, pierres et sable; son estomac est devenu proverbial A cet égard, quoiqu'on n'en soit plus à l'idée qu'elle digère tout ce qui entre dans son corps. Les Arabes cependant, les Ethiopiens, les In-