‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 52 sur 398 · BAG · texte numérisé non relu

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riche; on y trouvait peu de dicotylédones, et les arbres de nos climats, notamment le bois de construction, y étaient rares. Cette exubérante fertilité provenait d'abord de la bonté du sol et du climat, puis des irrigations produites par les crues annuelles du Tigre et de l'Euphrate, irrigations que les habitants avaient régularisées à grands frais, et mises à proflt au moyen d'écluses et de canaux, dont un grand nombre étaient même navigables , et qui s'étendaient sur toute la surface du pays.

Les Babyloniens étaient célèbres par leur habileté dans les arts, par la perfection de leurs tapis et autres objets de luxe. Ils avaient accaparé une grande partie du commerce de l'Asie, et leur réputation comme marchands et négociants était universelle, Ezécb. 17, 4. Tandis qu'ils remplissaient par terre toutes tes routes un peu fréquentées des caravanes, Esaïe, 43, 14., nous les montre faisant aussi le commerce des mers, mais à ce qu'il parait avec des vaisseaux étrangers, surtout phéniciens. Leurs richesses devinrent immenses et ne furent surpassées que par leurs vices et leurs débordements de tous genres. Us adoraient le feu, et s'estimaient très habiles dans l'astrologie, la magie et l'art de la divination, Dan. 2, 2. sq. 5, 7. Es. 47, 12. C'est de chez eux que cette prétendue science s'introduisit dans le pays de Canaan, Es. 2, 6. et peut-être même en Egypte, v. Caldée.

Le christianisme s'y introduisit de bonne heure, essentiellement, à ce qu'il paraît, au milieu des familles juives dispersées qui s'y trouvaient depuis la captivité, et dont les ancêtres n'avaient pas voulu jouir du privilège qui leur était accordé de pouvoir rentrer dans leur patrie, v. 1 Pierre 5, 13., cf. Ps. 87, 4. L'apôtre Pierre écrivit de Babylone la première de ses épltres, et peut-être aussi la seconde. Ce fut aussi là que les Juifs comptèrent leurs plus fameuses synagogues depuis la dernière destruction de Jérusalem ; et c'est d'elles que sortit cette vaste compilation rabbinique connue sous le nom de Talmud.

BACA, nom d'une vallée qui se trouvait sur le chemin de Jérusalem. Ce mot signifie mûrier; il signitie aussi les pleurs, et c'est à cette dernière étymologie qu'il est fait allusion Ps. 84, 6 « Passant dans la vallée de Baca, ils la rédui sent en fontaines (d'abondance ou de réjouissances). » Il est possible que cette vallée fût la même que celle de Réphaïm, q. v.

BAGUE. Les Orientaux d'autrefois, comme ceux d'aujourd'hui, aimaient à .se parer d'un grand nombre de bagues. Les hommes n'en portaient généralement qu'aux doigts; ces anneaux renfermaient en même temps leur cachet. Les femmes, en revanche, et les enfants des

deux sexes, en portaient à profusion , aux doigts, au nez, aux oreilles, aux bras et aux pieds, v. Boucles, et Cachets.

BAHAL (seigneur ou mari.) Ce fut peut-être dans les premiers temps le nom qu'on donnait au vrai Dieu. Du moins est-il sûr que c'était le nom générique de tous les faux dieux de l'Orient, comme Hastaroth était celui de leurs déesses. Les Moabites, les Phéniciens, les Assyriens, les Caldéens et souvent les Hébreux, eurent leur Bahal, qui, suivant les circonstances, s'appelait Bahal-Bérilh, Bahal-Péhor, Banal Zébub, etc. De là aussi la terminaison Bal qui caractérise beaucoup de noms d'origine phénicienne , tels que Annibal, Abibal, Asdrubal, Adherbal, etc.; v. encore Elh-Bahal, 1 R. 46, 31. Ce mot de Bahal entrait souvent dans la composition des noms de personnes ou de villes , et alors les Hébreux pieux le changeaient en béseth ou 6oseth qui signifie honte. Ainsi de Jérubbahal Us avaient fait Jérubbéseth, Jug. 6, 32. 2 Sam. 11, 21 ; d'Esbabal ls-Bosetb, et de Merib- Bahal, Méphiboselb, 1 Cbr. 8, 33. 34. 2 Sam. 2, 12. 9, 6. — Bahal est quelquefois féminin (p. ex. Rom. 11,4. dans le grec), de même que Hastaroth sert parfois à désigner une divinité masculine. D'autres fois on lit Bahalim, pluriel de Bahal, soit parce qu'il y avait plusieurs divinités de ce nom, soit seulement parce qu'on le représentait sous divers images. Le culte de Babal et de son épouse Hastoreth était accompagoé de toutes sortes d'abominations. On entretenait toujours un feu allumé dans leurs temples, et on leur élevait des autels dans les bocages, sur les lieux élevés, et même sur les toits des maisons. Jér. 32, 29. 2 Rois 17, 16, 23, 4-13. Jug. 2, 13. ». Hastoreth.

Si ce fut Nimrod, ou Bélus , ou Hercule le Tyrien, qui le premier reçut les honneurs divins, c'est ce qu'on ne peut établir positivement ; mais il parait constaté que les Phéniciens adoraient sous ce nom le soleil, et la lune sous celui de Hastaroth.

Les Moabites commencèrent avant le temps de Moïse à rendre un culte à Babal, et les Hébreux s'y livrèrent déjà du temps de ce législateur et prophète, Nomb. 22, 41. Ps. 106, 28.; ils retombèrent dans cette idolâtrie après la mort de Josué et sous les juges Ehud, Gédéon et Jephté, Jug. 2, 13. 3, 7. 6, 25. 10, 6. Samuel parait l'avoir entièrement fait disparaître pendant le temps de son administration, mais deux cents ans plus tard , Achab et Jézabel la réintroduisirent avec toutes ses abominations : quatre cent cinquante prêtres furent consacrés à Bahal, et presque autant à Hastaroth. Couverts de honte par Elie sur le mont Carmel, et l'impuissance de leurs dieux ayant été démontrée, ils furent saisis et mis à mort par l'ordre

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du prophète. Joram, fils d'Achab, n'adora pas Babal sans doute, mais le peuple continua de demeurer dans l'idolâtrie. Après sa mort, Jchu, feignant une grande vénération pour l'idole, convoqua devant ses autels tous les prêtres de mensonge dévoués au culte de Bahal, et il les fit passer tous au lil de l'épée. Peu de temps après, le souverain sacrificateur Jéhojada, tuteur de Joas, supprima le culte de Babal dans le royaume de Juda, mais Achaz et Manassé l'y restaurèrent. Josias l'abolit de nouveau, et de nouveau ses fils le rétablirent dans toute sa force, 1 R. 16, 31. 18, 18. 2 R. 10, 21. Jér. 19, 5.

BAHALA et Bahalé, v. Kiriatb-Jéharim.

BAHALATH. v. Bahal-Gad.

BAHAL-BÉRITH, nom de l'idole qu'on adorait à Sicbem, et dont les Israélites tirent leur dieu après la mort de Gédéon, Jug. 8, 33. Peutêtre était-ce la Bérith ou Boré des Phéniciens, fille de leur Yénus et d'Adonis, ou seulement Bahal envisagé comme garant des alliances (Bérith, alliance); ce serait alors le Orkios des Grecs et le Jupiter Sponsor, ou Fldius-Ultor des Romains.

BAHAL-GAD, ville située au pied nord-ouest du mont Hermon, dans la vallée du Liban, à l'extrême frontière nord-est de la terre promise ; peut-être aussi le nom d'une des sommités de PHermon, Jos. 11, 17. 1t, 7. 13, 5. Elle possédait un temple dédié au soleil ou à Bahal, dont la célébrité remonte à des temps très anciens : de là son nom grec d'Héliopolis, et ses noms hébreux de Belh-Séraès, Jos. 1 9, 38 . Jug. 1, 33., de Baal-Hammon, Cant. 8, 11., de Bahalath, 1 R. 9, 18. , si toutefois ces divers noms désignent bien la même ville dont les ruines étonnent encore les voyageurs par leurs proportions gigantesques. — Quelques - uns, comparant 1 R. 9, 18. 2 Chr. 8, 6., et Jos. 19, 14., pensent qu'il faut chercher le Bahalath que fortifia Salomon, dans le voisinage de Guézer et de Betb-Horon, par conséquent dans la tribu de Dan : ces trois villes auraient été bâties et fortifiées pour prévenir une irruption des Egyptiens; mais dans 1 R. 9, 17. 18. on voit au contraire que Guézer et Beih-Doron sont liées l'une â l'autre, tandis que Bahalath paraît l'être davantage à Tadmor (Palmyre). Le nom moderne de Bahalath est Baalbeck, si, comme nous le pensons, on doit la chercher sur les frontières de la Syrie; là, dans un petit village à peine habité maintenant, l'on trouve comme monuments d'une grandeur passée, les ruines du temple du Soleil, les blocs les plus lourds qui aient été jamais remues par la main d*s hommes, des blocs de 23 m. de longueur, larges de 4 m. et épais d'autant, présentant ainsi des masses de plus de 350 m. cubes; et

celte ville, ajoute Braem, est à peine mentionnée dans l'histoire! Elle sert aujourd'hui de capitale aux Moutoualis, montagnards farouches et pillards qui rôdent aux environs.

BAHAL-HANAN (grâce de Bahal), fils de Hacbor, septième roi des Edomites. Son nom donnerait Heu de croire que le culte de Bahal avait alors prévalu chez les descendants d'Esaii, comme chez ceux de Canaan. Gen. 36, 38.

BABAL-HATSOR, ville près d'Epbraïm, â 15 kilom. environ nord-est de Jérusalem, entre Béthel et Jcrico. Il y en a qui croient que c'est Hatsor de la tribu de Juda, Jos. 15, 25. Mais alors il faudrail la placer plus au midi. C'est là qu'Absalon fit le festin qu'il ensanglanta par le meurtre de son frère Amnon. 2 Sam. 13, 23.

BAHAL-HEKMON, Jug. 3, 3. 1 Chr. 5, 23. Une partie du mont Hermon ; peut-être la même que Bahal-Gad.

BAH A LIS, roi des Uammonites qui envoya Ismaël, fils de Néthania, pour assassiner Guédalia, commissaire de Nébucadnetsar auprès des Juifs restés en Canaan, Jér. 40, 14. Cette mission ne pouvait avoir d'autre motif que la haine enracinée des Hammonites contre les Juifs, et l'espoir de profiter ensuite des troubles qui résulteraient de la mort du gouverneur: aussi parait-il bien que les Juifs regardèrent la mortde Guédalia comme une calamité publique. Ismaël, de son côté, se prêta de fort bonne grâce à la mission de meurtre dont il était chargé, poussé par la jalousie, parce qu'étant de sang royal, il n'avait pas été nommé gouverneur.

BAHAL-MEHON, Nomb 32, 38.; Beth-Bahal- Méhon, Jos. 13, 17.; Beth-Méhon, Jér. 48, 23.; Béhon, Nomb. 32, 3. Probablement ce n'était qu'une même ville avec différents noms; elle appartenait à la tribu de Ruben. Les Hébreux l'enlevèrent à Sihon, qui l'avait peut-être conquise lui-même sur les Moabites : ceux-ci la reprirent, mais elle fut plus tard détruite par les Caldéens, cf. Ez. 25, 9. Il parait cependant qu'elle fut rebâtie de nouveau, et qu'elle existait sous les Maccabées.

BAHAL-PEHOR, Nomb. 25, 3. Idole des Moabites et des Madianiles ; quelques-uns pensent que c'était le Mitsraïm, ou l'Osiris des Egyptiens, ou le Priape des Grecs : elle s'appelait Pèbor,du lieu où était son temple, comme Jupiter fut appelé Olympien, du mont où il était adoré. Ce lieu a pris ensuite le nom de Bahal- Pébor, et plus t;>rd nous le retrouvons aussi sous celui de Beth-Pébor, Deul. 4, 46. Le changement de Bahal en Beth se retrouve également dans quelques-uns des noms qui suivent.

BAHAL-PERATSIM, endroit qui se trouvait dans la vallée des Réphaïm, où David mit en

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déroute les Philistins, 2 Sam. 5, 20. 4 Chr. 44, 44., cf. Es. 28, 21. Il pouvait cire à 5 kilom. sud-ouest de Jérusalem.

BAHAL-SALISA, 2 R. 4, 42., ville ou village de la Palestine, probablement dans le pays de Salisa, 4 Sam. 9, 4., mais du reste inconnu. Eusèbe et Jérôme font mention d'un Belh- Salisa, ville à 25 ou26kilom.au nord de Diospolis : ce pourrait bien être la même.

BAHAL-THAMAR (Baal des palmiers), Jug.

20, 33., lieu près de Guibba. Peut-être que les Cananéens y adoraient Bahal dans un bocage planté de palmiers. C'est là que la tribu de Benjamin fut presque entièrement détruite par les autres tribus, à cause du crime des Benjamites contre la femme d'un lévite d'Ephraïm.

BAHAL-TSEPHON (Bahal du Nord), Ex. 44, 2. Nomb. 33, 7. Etait-ce une idole placée à l'extrémité nord de la mer Houge, comme pour garder l'entrée de l'Egypte, ou bien une place fortifiée? c'est ce qu'on ne saurait décider : cette dernière opinion est cependant la plus probable, mais elle peut se concilier avec l'autre, en admettant que la ville avait prisson nom de l'idole même qui s'y trouvait placée.

BAUAL-ZEBUB (Bahal des mouches), 2 R. 4, 2. 3., dieu de Hékron. Il parait, ou qn'on le représentait sous l'image d'une mouche, ou qu'on le regardait comme appelé à garanlîr de la piqûre des mouches malfaisantes : peoHHre était-ce le même que le Hacor de Cyrène à qui l'on attribuait un semblable pouvoir, et que le Jupiter chasse-mouches (apomuïos) des Grecs. Le culte de cette fausse divinité était encore en usage au temps de notre Sauveur, puisque les Juifs l'accusèrent de chasser les démons par Bcclzébul le prince des démons, c'est-à-dire par Satan, comme Je montre la réponse de Jésus, Malth. 42, 24., cf. 10, 25. Marc 3, 22. Lur.M, 45. 48.; mais en passant dans la langue hébraïque, le nom du dieu païen avait été défiguré de diverses manières, conformes au mépris que les Hébreux professaient pour tout ce qui venait du dehors, en religion surtout. Les uns l'appelaient Réelzébul (ou Zéboul), dieu du fumier, surnom dont le sens n'a pas besoin d'explication sans doute, mais dont la formation grammaticale n'est pas tout à fait conforme au génie de la langue hébraïque, puisque fumier se dit Zebel, et non Zéboul; cependant chacun sait que lorsqu'il s'agit d'un jeu de mots, l'on ne se montre pas trop exigeant quant à l'exactitude et a la précision linguistique. D'autres, à ce qu'il parait, appelaient ce faux dieu Bahal ou Béelzébuth, soit qu'on veuille)* voir un pluriel abrégé de Bahal zébub pour Buhalzébubolli, soit que les habitants d'Llekron aient eux-mêmes voulu donner, au nom de leur divinité, celte terminologie qui la faisait ressembler un peu â

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relie de Bahaliébaoth, l'Eternel des armées, des Hébreux ; soit qu'ils aient cherché auprès des nations étrangères à cacher ce qu'il y avait de puéril dans l'image et dans les attributions de leur dieu, en déroutant par un simple changement de lettres, les recherches qu'on eût pu faire à ce sujet; soit enfin que les Hébreux euxmêmes se fissent scrupule de nommer exactement par son nom une divinité païenne. A côté de ces diverses explications sur le nom de Béelzébuth, il en resterait encore une, c'est que celle manière d'écrire ne serait autre chose qu'une faute d'orthographe : on ne peut guère se prononcer d'une manière absolue, et chacun peut choisir l'explication qui lui paraîtra le plus probable.

BAHANA et RECAB, fils de Rimmon, Benjamites, officiers dans l'armée de Sattl. Désespérant, après la mort de leur maître, de voir réussir son parti et celui de son fils leur nouveau roi Is-Boseth, ils se défirent de lui pendant son sommeil. lai tranchèrent la tète, et s'en furent la porter au prétendant, dans l'espoir d'en obtenir une riche récompense. Mais David, après leur avoir reproché vivement I horreor de leur trahison, ordonna qu'on les mit à mort, qu'on leur coupât les mains et les pieds, et qu'on les suspendit au-dessus de l'étang de Hébron, 2 Sam. 4, ce qui fut immédiatement exécuté.

BAHASA, 4 R. 46, 27. 2 Chr. 46, 4. sq., (Ils d'Ahija, de la tribu dlssacar, généra) en chef des armées de Nadab, conspira contre son maître, le vainquit, le mit à mort, et monta sur le trône a sa place. Il fut ainsi le troisième roi d'Israël, 46 av. C. A peine établi sur le trône, Il fil égorger toute la famille de Jéroboam, selon l'usage des usurpateurs d'exterminer les dynasties qu'ils veulent remplacer par la leur; il choisit Tirtsa pour sa résidence, et voulut fortifier Rama, ville frontière située entre ses Etats et ceux de Juda; mais Asa, roi de Juda, traita avec Ben-Hadad, roi de Syrie, qui rompit son alliance avec Bahasa, et sortit contre lui ; il attira son ennemi vers le Nord et le vainquit. Bahasa fut de même en hostilités constantes avec Asa, mais ne put rien entreprendre contre ce monarque aimé de Dieu, il régna vingtquatre ans; sa longue administration montra sa prudence et son habileté, comme son usurpalion même avait prouvé son courage : mais ces vertus toutes terrestres, si même le monde cotisent à les décorer de ce nom, ne purent le préserver des châtiments d'en haut. Après avoir servi de verge à l'Eternel pour punir la famille de Jéroboam, il entendit le prophète Jéhu prononcer contre sa race les mêmes malédictions que le prophète Ahija avait prononcées contre la maison de Jéroboam. Ela son fils lui succéda.

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mais, deux ans après, sa dynastie n'existait plus ; Zimri l'usurpateur avait assassiné le fils d'un usurpateur impie, et mis a mort toute sa maison. — Le nom de Bahasa se retrouve 1 R. Il, 22. 2 R. 9, 9. Jér. 41,9.

BAHURIM, ville de la tribu de Benjamin, a î kilom. environ nord-est de Jérusalem ; 2 Sam. 3,46. 16, 5. 47, 18. On croit que c'est la même que Fiai mon.

BAILLIS, Dan. 3, 2. Les différents noms donnés dans ce passage aux officiers de la cour et du royaume de Nébucadnetsar, sont difficiles â traduire, et n'expriment pas tous des idées qui puissent nous être claires, parce que plusieurs des charges désignées ne sont pas connues, et que d'autres se rapportent à des fonctions qui sont sans analogie parmi les peuples de l'Occident, soit anciens, soit modernes. Nous en donnerons ici la traduction aussi exacte que possible, et s'il y a quelque chose à ajouter sur quelques-unes de ces Fonctions, nous le ferons à leurs articles spéciaux. « Nébucadnetsar fit convoquer les satrapes, les gouverneurs lieutenants (du roi), les gouverneurs de provinces (militaires?), les juges supérieurs (au Heu de baillis), les trésoriers, les juges, les hommes de loi, et tous les fonctionnaires (sous- gouverneurs, on employés) des provinces, etc. »

BAINS. Les bains sont en Orient plus nécessaires que partout ailleurs à cause de l'ardeur du climat, soit sous le point de vue de la propreté, soit sous le rapport sanitaire, comme mesure de précaution contre les maladies de la peau si répandues dans les pays chauds, où la poussière, les miasmes et la transpiration se réunissent pour les rendre redoutables. Aussi les bains étaient-ils regardés chez les Hébreux comme un objet de première nécessité, cf. Néh. 4, 23., et dans certains cas la loi même les prescrivait en guise de publication pour ceux qui étaient entachés de quelque souillure, cérémoniclle ou légale, de telle sorte qu'ils étaient, a cet égard, en relation intime avec la religion mosaïque. Des ablutions (q. v.) étaient ordonnées pour les lépreux, Lév. 14, pour celui qui avait mangé d'une béte morte de mort naturelle, 17, 15. 16.; pour celui qui avait louché un reptile, 22, 6., cf. encore 15, 5. 13, 58. Nomb. 49, 19. Deut. 23, 11. — On ne se baignait pas seulement dans les fleuves, Lév. 45, 13. 2 R. 5, 10.; il y avait aussi dans les maisons des grands, et dans leur cour, des salles de bains, 2 Sam. 14, 2., et même, plus tard, les Juifs eurent, comme les Grecs et les Romains, des bains publics dans leurs principales villes. Hors de leurs pays, et là où les populations juives et païennes se trouvaient mélangées, les Juifs ne craignaient pas de se rencontrer aux

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