‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 6 sur 398 · AAR · texte numérisé non relu

AAR

loeauste pour la congrégation d'Israël, et pendant qu'il bénit l'assemblée, le feu du ciel descend et consume le sacrifice (ch. 9). Après cela, au mépris de l'ordonnance divine, les deux fils aînés d Aaronj Nadab et Abitau, voulant offrir le parfum, prennent ailleurs que sur l'autel d'airain le feu dont ils emplissent leurs encensoirs et sont consumés par l'Eternel. Aaron supporte avec résignation ce coup terrible, mais juste; ni lui ni ses fils lie prennent le deuil de ces rebelles : cependant ils ne mangent point les restes de la victime qui avait été offerte en propiliation pour les péchés du peuple, et comme Moïse, irrité, leur reproche d'avoir ainsi violé la loi de l'Etemel, Aaron justifie ses enfants, rappelle la brèche qui a été faite dans sa famille, et demande si dans cette circonstance douloureuse ils auraient pu se réjouir par un festin (ch. 40). Une année s'était à peine écoulée, qu' Aaron et Marie, jaloux de l'autorité qu'exerçait Moïse, lui reprochèrent durement son mariage avec une Ethiopienne. Aaron, dont la présence au tabernacle était journellement nécessaire (et qui peut-être était moins coupable), ne reçut aucun châtiment de son insubordination; mais Marie fut frappée de la lèpre. Le souverain sacrificateur reconnut aussitôt 1.) faute qu'il avait commise, il demanda son pardon et celui de sa sœur, implorant avec instance la guérison de cette dernière, Nomb. 42. Quelque temps après, Coré et ses complices, portant à leur tour envie au souverain sacrificateur, voulurent s'ingérer dans les fonctions du sacerdoce. Le Seigneur ayant détruit miraculeusement ces rebelles, le peuple s'éleva contre les deux frères comme s'ils eussent été les meurtriers de Coré et des siens; mais le châtiment ne se lit pas attendre, et l'Eternel envoya sur eux un fléau qui menaça de détruire la congrégation tout entière. Aaron, dont les prières avaient déjà arrêté le bras de Dieu lorsqu'il frappait les premiers coupables, sauva encore, au péril de sa vie, ses frères si ingrats et si injustes envers lui. Il court entre les vivants et les morts, l'encensoir à la main; il fait propiliation pour leurs péchés, et le fléau s'arrête. En récompense de sa charité, et pour couper court ù toute contestation future sur les fonctions sacerdotales, Dieu confirme Aaron dans son office, en faisant fleurir la branche d'amandier qu'il avait déposée dans le tabernacle, tandis que celles qu'y avaient placées les onze autres tribus demeurèrent sèches et stériles, Nomb. 16 et 17.

Il n'est plus reparlé d' Aaron jusqu'à la journée de Méribah, en laquelle lui et Moïse péchèrent par un manque de confiance en l'Eternel. Pour punir cette offense et pour montrer que la sacriticalure lévitique n'était pas capable

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