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dam une première révision du texte de Martin, puis en 1744 une seconde plus complète, qui est en quelques endroits une traduction nouvelle, mais qui manque en général de vigueur autant que d'élégance. Dès lors l'idée d'une révision plus fondamentale des versions reçues a fait des progrès au sein des Eglises protestantes, quoique l'exécution n'ait pas encore entièrement répondu à c,e que l'on peut désirer. La version de Genève, 4805, est plus littéraire que littérale. Celle de M. Perret-Gentil d.; Neuchatel est un beau monument de science théologique, et mérite d'être appréciée. L'édition de Paris, 1850, revue et corrigée sur les textes originaux par des pasteurs français, constate un progrès notable ; son prix et son format s'opposent malheureusement à ce qu'elle devienne populaire. 11 s'en prépare enfin deux traductions nouvelles, l'une à Genève, dont le Peritateuque et les Psaumes ont déjà paru ; l'autre à Parts, sous les auspices de l'Alliance universelle, qui ne tardera pas à être complètement terminée.
Quant au N. T., la version de Genève, 1835, a eu le malheur de devenir un drapeau entre les mains des partis; elle prête le flanc à quelques critiques, mais elle ne méritait ni les hostilités ni l'enthousiasme dont elle a été l'objet; sur plusieurs points très importants, malgré sa tendance dogmatique, elle a reçu dans le texte la leçon orthodoxe, et relégué la variante dans les notes. La version suisse (Lausanne, 4839) se distingue par son exactitude et souvent par le bonheur avec lequel sont rendues les tournures mêmes de l'original : quelquefois cependant elle est rude et obscure; la 2« éd. (Lyon 4849) est accompagnée de parallèles; la 3e renferme un grand nombre de corrections et d'améliorations. — Indiquons encore la traduction de M. le pasteur Arnaud (Paris, 1858); celle de Vevey, 4 859, faite sous l'influence de M. Darby : et enfin celle de M. Albert Rilliet, faite pour la première fois d'après le manuscrit du Vatican (Genève, 4859 et 60), et enrichie de nombreuses notes. — L'édition de Genève, imprimée à Bruxelles, 4843, à l'usage des catholiques- romains, restera comme un monument de l'activité des pasteurs de Genève, et du zèle avec lequel les dames de cette ville ont su faire, pour la Parole de Dieu , ce que leurs mères avaient déjà fait pour conserver à leur patrie une précieuse collection d'histoire naturelle. Les passages dont la lecture est plusparticu-
regard des versets dont elles sont destinées à faire ressortir le sens.
La langue anglaise possède une version authentique , officielle, qui date de Wicleff et de Tyndale (4380 et 1526). et passe pour une des meilleures de celles qui existent ; la Tract Society en a publié diverses éditions avec cartes, notes, et parallèles; les strophes des livres poétiques y sont indiquées, autant du moins qu'on peut les reconnaître dans l'original, et ces versions ont reçu le nom de Paragraph Bibles. Le docteur Conquest a publié une version nouvelle avec 20,000 corrections; il y en a dans le nombre de fort peu importantes. Tout le monde enfin connaît les publications de MM. Bagster et Son. Les travaux bibliques de cette librairie, ses élégantes éditions, ses polyglottes, ses commentaires, ses cartes, son allas biblique, lui ont fait une réputation plus qu'européenne, et placeront son nom dans l'histoire à côté de celui des Estienne pour le zèle chrétien, desElzêvirspourla perfection typographique. — Notons encore The Domestic Bible du Rév. Ingram Cobbin, avec commentaire, plusieurs centaines de gravures, etc., et la nouvelle édition illustrée du Comment, de Matthieu Henry, laite par les soins des Rév. E. Bickersteth, docteur Steane, Brown, Cobbin, etc.
L'Allemagne a la version que lui a donnée le fécond et puissant génie de Luther, chefd'œuvre de science, de travail et de piété; celle de Meyer de Francfort, enrichie de notes précieuses, courtes et substantielles; l'éd. de Van Ess, populaire chez les catholiques; enfin celle du professeur De Weltc, qui jouit d'une réputation justement méritée. — La Haus-Binel de Richler est très appréciée comme commentaire élémentaire et pratique.
Les dictionnaires bibliques sont nombreux : en anglais on a celui de Cal met, traduit et augmenté par Taylor, ceux d'Alexander, de J. Kitto, de William Smith, de Walson, etc.; en allemand, ceux de Winer, de Zeller et Layrer, et la grande Encyclopédie de Herzog ; enfin en français celui du bénédictin Dom Calmet, point de départ de presque tous les travaux modernes qui ont été faits dans ce genre; et, parmi les ouvrages d'une moindre étendue, la Biographie sacrée, de M. Coquerel.
BICHE , animal gracieux , doux et paisible, Prov. 5, 49., auquel le Sage compare la femme que l'on aime. David fait allusion à la course rapide de cet animal, Ps. 18, 33., et Jacob, bénissant ses fils, dit de Nephthali « qu'il est
lièrement recommandée, sont notés d'une raie comme une biche échappée; il donne des pa-
bleue, parallèle à la marge: ceux qui réfutent d'une manière directe les erreurs de Rome sont soulignés à l'encre rouge, et de nombreuses notes, toutes de controverse, sont collées en
rôles qui ont de la grâce. » La biche est très attachée à ses petits, et Jcr. 14, 5., pour peindre la sécheresse et la désolation de la terre, dit que la biche même, dans la campagne, aban-