BLA
donne le faon dont elle s'est déchargée pour courir après l'herbe. Cf. Job 39, 4., ei Ps. 29, 9., où le prophète, parlant des tempêtes qui soni la voix de l'Eternel, dit qu'elles facilitent le laborieux enfantement des biches. — Dans le passage des Prov. 5, 19., il est plus probable qu'il s'agit de la femelle du chamois; v. Chamois.
B1DKAR (dans la douleur), 2 R. 9, 25.. capitaine de la suite de Jéhu, qui avait entendu les menaces prononcées par Eiie contre Aehab, lorsque celui-ci se fut emparé de la vigne et de la possession de Naboth. A la mort de Joram, fils d'Achab, il fut chargé d'exécuter les vengeances divines, et de jeter en quelque endroit du champ de Naboth le corps de Joram, frappé d'une flèche par Jéhu.
BIÈRE, v. Cercueil.
BIGTHAN (qui nourrit) et Térés (odoriférant), Est. 2, 21 -23., eunuques d'Assuérus, conspirèrent contre leur maître, et cherchèrent ù mettre la main sur lui. Mardochée ayant découvert leur complot, ils furent pendus à un gibet.
BIKHATH-AVEN. r. Aven.
BILDAD (vieille amitié), descendant de Suah, fils d'Abraham et de Kêtura, l'un des quatre amis de Job qui le visitèrent dans son affliction. Il commence d'abord par soutenir que Dieu ne punit sévèrement que les grands coupables; Job s'était oublié, et Bildad croit devoir lui opposer la justice divine et Tordre moral que Dieu a établi dans le monde; il s'appuie de l'autorité d'anciens sages; quoiqu'il attaque Job plus violemment que ses autres amis, il espère cependant que pour lui aussi la justice de Dieu se manifestera. Dans son dernier discours, il célèbre la grandeur et la sainteté divines, Job t, 11. 8, 1. 18, 1. 25, 4. sq.
BILHA (vieille, fanée), 4° d'abord simple servante de Racliel, puis concubine de Jacob, enfanta Dan et Nepbthali. Ce fui avec elle que Ruben entretint un commerce criminel. Geu. 29, 29. 30, 3. 35, 22. 37, 2. 46, 25. — 2" Bilha. ville de Siinéon. 1 Chr. i, -29. r. Kiriath-Jéha rim.
BISLAM, Esd. 4, 7., Milhrédat et Tabéel, furent au nombre des plus violents ennemis des Juifs sous Artaxcrcès; ils obtinrent, par leurs manœuvres astucieuses, que les travaux de reconstruction fussent interrompus à Jérusalem; on ne sait pas au juste quelle charge ils occupaient; ils formaient apparemment un collège administratif, une espèce de chancellerie, v. Kéhum.
B1THRON, 2 Sam. 2, 29., passage ou district, à ce qu'il paraît, par lequel on se rendait à Mahanajim depuis le Jourdain.
B1THYN1E, province '"isud du Pont-Euxin,
à l'ouest du Pont et de la Galatie, au nord de l'Asie propre, et à Test de la Proponlide; ses villes principales étaient Pruse, Nicée, Nicoraédie, Chalcédoine, Libysse et Thermes. Quand Paul voulut y aller prêcher l'Evangile pour la première fois, le Saint Esprit ne le lui permit pas, Act. 16, 7.; mais plus tard une Eglise y fut fondée , et bon nombre de païens y furent convertis. 1 Pierre 1, 1. On connait l'histoire de cette Eglise jusqu'au Xe siècle ; de nos jours encore on trouve dans cette contrée quelques misérables restes de christianisme. Ce fut à Nicée, plus anciennement appelée Anligonia, et maintenant Isnick, qu'eut lieu, en 325, le premier concile œcuménique; il déclara l'arianianc contraire à l'Ecriture. L'an 451 se tint à Chalcédoine le quatrième concile général, où l'eutychianisme Tut condamné.
BITUME , v. Asphalte.
BLASPHÈME , crime dont on se rend coupable envers Dieu lorsqu'on attaque, nie, ou ridiculise ses perfections, sa Parole ou ses ordonnances, ou qu'on lui attribue quelque volonté, ou quelque action basse ou mauvaise. 2 Sam. 12, 14. Tite 2, 5. Apoc. 13, 6. Quelquelois la même expression est employée pour désigner l'insulte, la calomnie ou la médisance contre les hommes, 1 R. 21, 10. Rom. 5, 8. (dans l'original). Le blasphémateur était puni de mort par la loi de Moïse, Lév. 24, 46. Quant au blasphème contre le Saint Esprit, quelquesuns pensent que c'est le crime des Pharisiens qui attribuaient à Satan les miracles du Seigneur, Matth. 12, 31.; mais en considérant attentivement Hébr. 6, 4. 5. 10, 26 30. (r. encore I Jean 5, 16.), on se convainc qu'il faut entendre par là une incrédulité obstinée et malicieuse, qui résiste jusqu'au bout aux convielions imprimées par le Saint-Esprit. « C'était, dit un prédicateur célèbre, renier la religion, la haïr, la persécuter par un principe de malice, lorsqu'on était convaincu qu'elle était émanée du ciel. » (Saurin, Serin, sur le péché irrémissible.) Celui qui connaît Dieu et lui résiste peut être pardonné, car la connaissance du Fils modifiera peut-être ses sentiments. Celui qui connaît le Fils peut encore, s'il blasphème, être pardonné, parce qu'il n'a connu qu'imparfaitement; mais celui qui connaît le Saint-Esprit, c'est-à-dire qui a reçu toutes les grâces possibles, et toute la connaissance, celui-là, s'il blasphème, il le fait parce qu'il est désespérément malin; il ne pourra pas être pardonné, parce qu'aucune connaissance nouvelle ne pourra changer ses dispositions et son hostilité. Son péché est sans remède.
BLASTE, chambellan du roi Hérode Agrippa, Act. 12, 20. Gagné sans doute par les dons des Tyriens et des Sidoniens, il engagea son maître