‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 65 sur 398 · BOC · texte numérisé non relu

BOC

à donner une audience aux ambassadeurs de cette nation, qui venaient lui demander la paix, parce que leur pays dépendait de celui du roi pour ses approvisionnements.

BLE, v. Froment.

BOANERGÈS (boan, d'après De Dieu, Frilsche, Bloomfield, Robinson, forme galiléenne pour ben, tils; rognez, de ragaz, tremblement, ébranlement, tonnerre), surnom de Jacques et de Jean, Marc 3, 17. Plusieurs commentateurs pensent que ce surnom fut donné aux lils de Zébédée à cause de la se eue dans laquelle ils voulurent, à l'exemple d'Elie, faire descendre le feu du ciel sur une bourgade des Samaritains qui avait refusé de recevoir le Sauveur, Lue 9, 51. sq. Jésus leur dit alors : « Vous ne savez de quel esprit vous êtes animés; » paroles qui impliquent certainement un blâme et non un éloge comme le prétendent quelques théologiens. Sous sa forme la plus adoucie, ce blâme signifierait : Vous confondez les deux économies : sous l'ancienne, Elie a pu frapper de la foudre ceux qui méconnaissaient sa mission; sous la nouvelle, qui est une alliance d'amour, il n'en est plus ainsi : le Fils de l'homme n'est pas venu pour faire périr les âmes des hommes, mais pour les sauver. Les mots du v. 55 : « censura fortement" excluent, dans tous les cas, l'idée d'une louange, et si le nom de Boanergès a quelque rapport avec cette circonstance, ce ne serait que comme un souvenir que Jésus leur rappelle : Fils du tonnerre, hommes de zèle et de puissance, oubliez-vous de quel esprit vous déviiez être animés P Cependant, même avec celle modification dans le sens, le nom de Boanergès ne parait que difficilement pouvoir se placer ici. Olshausen, pour sa part, nie toute espèce de corrélation entre le fait et le surnom. Il n'y a pas d'exemple, dit -il, qu'un blâme ait jamais été formulé de telle manière que le souvenir en fût rattaché comme surnom à celui qui avait commis une faute, et ce serait plus étrange encore dans ce cas-ci, où la conduite des deux apôtres, blâmable au point de vue chrétien, se justifiait cependant au point de vue juif, nonseulement en théorie et d'une manière générale, mais encore par l'exemple d'Elie qu'invoquent les apôtres. Puis le fait que ce surnom n'est rappelé que 3!arc 3, 17., dans la liste des apôtres, parallèlement au surnom de Pierre donné à Simon comme un des caractères de sa mission future, comme éloge, ne permet pas de supposer qu'immédiatement après, en parlant de deux des apôtres les plus distingués avec Pierre, un blâme soit enregistré d'une manière aussi éclatante. Les Pères de l'Eglise Pont ainsi pensé dès le commencement , et ils ont vu dans les mots « fils du tonnerre » le portrait du caractère apostolique des flls de Zébédée.

Nous modifierons ce jugement en rapportant • le nom de Boanergès à l'œuvre des apôtres plutôt qu'à l ui- caractère. Il rappellerait l'ébranlement que l'Evangile devait occasionner dans le monde, Agg. 2, 5-7., cf. Hébr. 4 2, 26. Jér. 23, 29. Jacques est trop peu connu pour qu'on puisse dire jusqu'à quel point sa personnalité légitimait le surnom qu'il reçut, et quant à Jean, la douceur de son caractère est si proverbiale qu'on a peine à se le représenter comme un tils du tonnerre. Cependant, comme on a eu occasion de le voir ailleurs, sa douceur n'a rien d'efféminé, sa fermeté était plus égale que celle de plusieurs de ses collègues, et il se montre dans ses épîlres. dans la première surtout, nonseulement si zélé, mais encore si intrépide dans sa lutte contre les erreurs et les fausses doctrines, que le nom de Boanergès n'aurait rien d'étrange, même appliqué à sa personnalité. v. encore 2 Jean 4 0., et l'Apocalypse.

Ces surnoms, comme ceux qui furent donnés à Simon, à Abram, à Jacob, ont pour but de caractériser le nouvel homme; ils sont le symbole de la nouvelle nature, de la nouvelle naissance; cf. Es. 62, 2. 65, 15. Apoc. 2, 47. Le Seigneur, en appelant ses serviteurs, leur donne de nouveaux noms.

BOAZ (force, fermeté). C'est le nom d'une des deux colonnes d'airain qui étaient devant le temple; celle-ci était à main gauche; celle de droite s'appelait Jakin (fermeté), 2 Chr. 3, 47. Elles avaient entre elles deux 35 coudées de hauteur, soit environ 20 mètres (3, 45.) : ailleurs, la hauteur de chacune est indiquée en nombres ronds, de 48 coudées, soit 4 0 mètres, 4 R. 7, 45. Jér. 52, 21. Ces colonnes étaient creuses; I épaisseur de l'airain était de quatre doigts (6 à 8 centimètres); elles avaient une circonférence de 12 coudées (6m 50). un peu plus de 2 mètres de diamètre. Les chapiteaux avaient 5 coudées, ou 2m50. Jér. 52, 21-22. 4 R. 7, 46 ; en quelques passages, leur hauteur est calculée à 3 ou 4 coudées, différence qui provient de ce qu'on ne compte pas toujours les ornements qui accompagnaient le chapiteau. Le corps de celui-ci était de 3 coudées; les ornements entre le chapiteau et le fût de la colonne occupaient une coudée ; il y en avait encore une, consacrée aux décorations de la partie supérieure.

BOCAGES. Ce furent là les premiers temples dans lesquels on adora la Divinité : les païens faisaient même de chaque forêt, grande ou petite, la demeure de certains génies. La terreur secrète qu'inspire l'obscurité, le silence qui règne dans les bois, peut-être aussi le sentiment de la solitude et de l'isolement, élèvent l'âme et la disposent à un vague besoin d'adoration religieuse; les hauts lieux qui se présentent comme

Bût

Page 1