‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 72 sur 398 · CAD · texte numérisé non relu

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lion. Quant au butor, on le trouverait plutôt dans l'hébreu yanschouph, Lév. 11, 17. Deut. 14, 16. Es. 34, 11. Le butor est une espèce de héron, mais moins haut sur jambes, et le corps plus charnu ; il est si sauvage el si stupide que son nom est devenu une espèce d'insulte. On le trouve partout où il y a des marais solitaires, en Angleterre, en Danemark, en Suisse, et dans les parafes plus chauds de l'Italie et de l'Egypte. ». Chat-huant et Cormoran.

BUZ, 1° fils par Mile», de Nachor frère d'Abraham, Gen. 22, 11., fut apparemment l'un des ancêtres d'Elihu, l'ami de Job, 32 , 2. Son nom se retrouve plus tard, Jér. 25, 25., où il est cité à côté de Dédan et de Téma , comme formant un petit Etat monarchique sur les confins ou dans les limites de l'Arabie Déserte. On ne connaît aucune ville qui puisse maintenant nous mettre sur la voie de l'ancien emplacement de cette cité. — 2° Fils de Habdiel, et père de Jahdo, de la tribu de Juda, 1 Chr. 5, 14., inconnu.

BUZI, père du prophète Ezéchiel, Ez. 1, 3.

CAB ou Kab, 2 R. 6, 25., la dix-huitième partie de l'Epha, ou du Bath, la sixième partie d'un sat, ou environ 24 coquilles d'œuf ; ». Mesures.

CABUL. 1° Ville sur les frontières de la tribu d'Aser, Jos. 19, 27. — 2° Nom que Hiram, roi de Tyr, donna dédaigneusement aux pays que Salomon lui offrit en récompense des services qu'il lui avait rendus pendant la construction du temple, en charrois, métaux et bois précieux, 1 R. 9, 13. Cabul signifie déplaisant, aride. Il faut chercher re district dans les parages rudes et peu fertiles qui se trouvent au nord-ouest de la ebaine des montagnes galiléennes, qui séparent la l'hénicie de la Palestine.

CACHET. Les Orientaux ont de tout temps regardé les cachets ou sceaux munis d'un petit manche élégant, comme un des ornements les plus agréables et les plus nécessaires pour l'homme. Les Hébreux n'ont point fait exception à cette règle, Cant. 8, 6. Agg. 2. 23. Jér. 22 , 24. Hérodote raconte la même chose des Bab\ Ioniens. De nos jours encore les Persans portent des cachets, ou à leurs doigts, ou suspendus à leur cou et retombant avec grâce sur la poitrine. L'empreinte consiste ordinairement non dans uni- figure, mais t-implemenl dans le nom du propriétaire entouré d'une maxime de Mahomet, comme d'une auréole favorable. On se sert pour cire d'une espèce d'encre de Chine résineuse, ou de terre sigillée pour des objets

un peu considérables, tels que scellés sur les portes, etc. C'est en leur remettant le sceau ou l'anneau de l'Etat, que les princes orientaux avaient coutume d'élever à quelque charge ou dignité ceux de leurs sujets qu'ils croyaient devoir honorer de celle faveur. Gen. 41, 42. Est. 3, 10. 8, 2.

CADAVRES. La manière dont les anciens Hébreux préparaient les morts pour la sépulture, et dont ils les ensevelissaient, nous est à peu près entièrement inconnue : tout ce que nous en savons, c'est que dans les temps primitifs de l'antique simplicité, c'étaient les plus proches parents, fils et frères, qui pourvoyaient eux-mêmes directement à la sépulture de celui qu'ils venaient de perdre, Gen. 25, 9. 35, 29. Jug.

16, 31. Plus lard, d'autres restèrent chargés de ces soins funéraires, et Amos, 6, 10. semble même compter au nombre de ses menaces les plus redoutables, le fait que les morts n'auront pour les porter au sépulcre, que leurs plus proches parents. La coutume de fermer les yeux aux morts et de les embrasser, remonte à la plus haute antiquité, Gen. 46, 4. 50, 1 -, cf. Iliade, 1 1, 452. , Enéide, 9, 487., Plin. , 1 1 , 55. Dansles temps postérieurs nous voyons le cadavre lavé aussitôt après la mort, Âet. 9, 37., puis enveloppé dans un grand linceul, Matlh. 27, 59. Marc 15, 46. Luc 23, 53., ou, plus ordinairement, tous les membres enveloppés de langes, Jean 11, 44., et des aromates interposés entre le corps et ces tissus, Jean 19, 39., cf. 12, 1. 7.

Aux funérailles des princes, ou des seigneurs juifs, le mort était revêtu de ses habits les plus précieux, et l'on faisait autour de lui des fumigations abondantes des parfums les plus exquis.

Le prompt ensevelissement des morts, que l'on trouve avoir été en usage chez les Juifs d'un âge subséquent, Act. 5, 6. 10., se fondait sur les idées de souillure el de pureté légales, exposées Nomb. 19, 11.; les patriarches el les Orientaux de cette époque ne se pressaient pas autant, Gen. 23, 2. sq. Le mort était ordinairement déposé dans une bière (peut-êlre ouverte), el porté sur un brancard, suivi de ses parents et de ses amis, 1 Sam. 25, 1 . 2 Sam. 3, 31. Luc 7, 12. 14. Act. 5, 6. 10. Avanl le départ du convoi, la maison était remplie de cris de deuil, d'hymnes funèbres, et de bruits d'instruments, Matth. 9, 23. Marc 5, 38., cf. Jér. 9,

17. 2 Chr. 35, 25.; quelquefois même, d'après la Mishna, les Juifs avaient, comme les Grecs et les Romains, des femmes salariées pour plfUier. — Après l'ensevelissement venaient l« repas de deuil, 2 Sam. 3, 35. Jér. 16, 5. 7. Os. 9, 4. Ez. 24, 17. , et ces repas qui se faisaient d'abord dans l'intimité, devinrent plus tard, chez les familles riches, des repas d'apparat,

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