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savant catholique, admettent avec lui que l'île désignée sous le nom de Caphtor est celle de Crète ou Candie : d'après Jér., 1. c, et Am. 9, 7., les Philistins auraient passé en Palestine de l'tle de Caphtor, et ce nom de Caphtorim serait plusieurs Tois employé, Deut. 2, 23. et ailleurs, pour désigner les Philistins. Ces données ne s'accordent guère avec le passage de la Genèse qui fait descendre les Philistins des Chasluhim. La supposition la plus probable, sans être forcée, c'est que les Philistins sont partis d'Egypte en se détachant de la nation des Chasluhim, pour se rendre a l'Ile de Caphtor, et que de la ils ont émigré plus tard et sont venus occuper les côtes sud de la Palestine. On peut opposer sans doute à l'opinion de Calmet, que les habitants de la Crète ont déjà un nom dans l'Ancien Testament, celui deKérélhlens, \ Sam. 30, U. Ez. 25, 16. Soph. 2, 5., et qu'il est peu probable que la même contrée ait eu deux noms si différents ; mais de ce que ce n'est pas ordinaire, cela ne prouve pas que cela n'ait pu arriver cependant; en outre, le premier nom est beaucoup plus ancien que le second, et les caractères historiques ou géographiques de la Crète sont tellement d'accord avec ce que l'Ecriture nous dit de Caphior, qu'il est difficile de ne pas admettre l'identité de ces deux contrées. La Crète était déjà très peuplée à l'époque de la guerre de Troie, puisque Homère l'appelle l'Ile aux cent villes, et Hérodote reconnaît que ses habitants, originairement barbares, ne venaient pas de la Grèce. Homère dit qu'on parlait différentes langues en Crète, à cause de la diverse origine des peuples qui s'y trouvaient, les uns Grecs, les autres vrais et anciens Cretois, antiques habitants de la contrée et IpJi se prétendaient eux-mêmes nés du sol de la Crète.
CAPPADOCE, contrée de l'Asie Mineure qui, depuis Tibère, passa exclusivement sous la domination romaine. Elle est séparée ail sud, par le Taurus, de la Cilicie et de la Syrie septentrionale; au nord une chaîne parallèle au Taurus la sépare du Pont; à l'occident, elle louche a la Phrygie et â la Galalie; à l'orient, a la petite Arménie, mais sans frontières naturelles. Quoique bieu arrosée, elle est peu fertile; les moulagnes sont nues, et les piailles il'olîreiii que des pâturages. La Cappadocc s'étendait primitivement jusqu'au Polit; maté sous Alexandre une satrapie s'élablit en celle contrée, et la Cappadoce rentra dans les limites indiquées cidessus. La langue des Câppadocleris n'offrait âlicun rapport avec leà langues sémitiques, et bien qu'ils portent chez Hérodote le noili Oè Syriens (I, 72. .'i, il*. 7, 72.), on ne peut leur chercher une origine sémitique; v. encore le Commencement de l'article Caphtorim. — Ils1 ne jouissaient pas, non plus que les habitants dé
l'tle de Crèle, d'une excellente réputation; Ils passaient en particulier pour perfides et lâches, au point que l'expression cappadociser était devenue proverbiale pour désigner ces vices de caractère. Un bon nombre de Juifs étaient établis au milieu d'eux. Act. 2, 9. 1 Pierre 1,1.
CAPRE. C'est ainsi qu'on appelle les fruits d'un arbrisseau, le câprier épineux, qui se rencontre fréquemment en Asie, en Afrique et dans le sud de l'Europe : les jeunes boutures de cet arbre et ses fleurs en bourgeons se mangeaient, soit crues, soit assaisonnées de vinaigre, et avaient, dit-on, la propriété d'aiguiser l'appétit et de pousser à la volupté. Le câprier atteint quelquefois dans les jardins la hauteur d'un petit arbre; souvent aussi ses nombreuses liges rampent sur le sol, ou pendent le long des murailles; .ses rameaux sonl armés d'épines, et ses feuilles ovées, non dentelées, et presque sans pétiole. C'est au mois de mai que la floraison est le plus forte; les Oeurs, qùi portent une soixantaine d'étamlnes de couleur rouge, durent presque lout l'été, et donnent naissance â une baie allongée, comme l'olive, tl'une chair épaisse, et renfermant une graine dure, eu forme de rognons, et d'un goût fort et piquant. Le câprier se cultivait en Palestine, èt portait en hébreu, au dire des rabbins, le nom f sèlepli oïl Niizbah; son fruit (hébr., Abionah) n'est nommé que Ecel. 12, 7., où nos versions ont traduit: « Quand l'appétit s'en ira; » et Lnther r « Wenn aile Lusl vergeht; » remplaçant ainsi l'Image parla chose représentée. Le texte porte proprement : « (Juaiid la câpre se rompt, ou est rendue huile; » et le sens de celte figure est, oh bien : Lorsque la câpre, malgré sa saveur, n'a plus d'effet sur le vieillard; ou bien : Quand le vieillard, semblable à la câpre à la lin de 1 été, se rompt parce qu'il est mûr, et perd sa graine et sa force.
CAPTIFS, CAPTIVES, v. Esclaves.
CAPTIVITÉ, v. Exil.
CARAN, ou Haran, ou Charran, ancienne ville de Mésopotamie, célèbre déjà comme la première retraite d'Abraham, après qu'il eut quitté le pays des Caldéeils, Gen. 11, 31. Le patriarche eut la douleur d'y voir mourir Taré, soii père, et il dut l'y eiisevelir (v. 32). C'est à Caraii que demeurait Laban, frère (le Rébecca, et lorsque le rusé Jacob se fat empare de la bénédiction paternelle, ce fut à Caran qu'il se réfugia, d'après le conseil de sa mère, 27, 43. 28, 10. 29, 4. A l'époque d'Ezéchias, cette ville, ainsi ipie bien d'autres, était tombée sous la domination assyrienne, 2 R. td, 12. Es. 37, 12. Elle était (llarau?) en rapports dé commerce avec les Tyricns, Ez. 27, 23. C'est la même ville sans doute qu'il faut voir dans lé nom de Chame, oii Crassus, consul et général de l'ar-
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mèe romaine, fut défait et mis 2k mort par les Parthes, 52 av. C. Elle était située entre l'Euphrate et le Chaboras, â deux journées environ de la jonction de ces deux fleuves : d'après Basnage et le père Hardouin, il faudrait au contraire la chercher en deçà de l'Euphrale et plus près de Canaan; Hardouiu même veut confondre Caran avec Palmyre, mais les conjectures de ces deux savants ne sont pas appuyées de raisons suffisantes, et le texte de l'Ecriture, qui place Caranen Mésopotamie, est clair et positif.
CARKÉMIS, ville fortifiée de la Mésopotamie, située sur la rive orientale de l'Euphrate, à l'endroit où ce fleuve reçoit les eaux du Chaboras. Les Assyriens s*en étalent emparés. Es. 4o, 9. Néco, roi d'Egypte, un Pharaon, la conquit sur le roi d'Assyrie, 2 Chr. 35, 20., cf. 2 K. 23, 29.; mais il en fut dépossédé par Nébucadnetsar, en la quatrième année de Jéhojakim, fils de Josias, roi de Juda, Jér. 46, 2. Carkémis était probablement le Cercusium, Circesium, ou Circessum des Grecs, à mi-chemin d'Antiocbe à Séleucic, aujourd'hui appelé Karkisia ; selon d'autres (Paulus), ce serait la ville appelée par les Syriens Pérath-Maïson, ou Mésène, la capitale du gouvernement de Bassora. Dioctétien en lit un des boulevards de l'empire romain.
CARMEL. 4° Chaîne de montagnes entre Aseret Issacar, Jos. 19,26., qui s'étend le long du rivage sur une distance de 30 kilom., avant que de faire saillie dans la mer cl d'y former un promontoire; la beauté et la fertilité de ces montagnes leur ont fait donner le nom de Cartel, qui signifie vigne de Dieu, ou aussi mont des champs fertiles. Le Carmel est élevé de 4,000 mètres au-dessus de la mer, il est plus haut au nord-est qu'au sud-ouest; les eaux y sont abondantes, l'air y bsl sain, toute espère de culture y prospère ; les pâturages sont encore aujourd'hui couverts de fleurs odoriférantes dont on fait une espèce de thè; dans la région
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furent foudroyées pour avoir parlé au prophète avec un ton inconvenant vis-à-vis d'un envoyé de l'Eternel, 2 R. 4. Elisée fit aussi du Carmel sa demeure, après que son maître eut été enlevé au ciel, 2 R. 2, 25. 4, 25. On montre encore la grotte où Èlie doit avoir enseigné les mystères de la prophétie; évidemment taillée de main d'homme dans le roc le plus dur, c'est, dit Lamartine, une salle d'une prodigieuse élévation ; elle n'a d'autre vue que la mer sans bornes, et l'on n'y entend d'autre bruit que celui des flots qui se brisent continuellement contre l'aréte du cap. Sur le sommet le plus aigu du cap du Carmel , se trouve maintenant un beau monastère, tout construit à neuf, tout éblouissant de blancheur, et bleu plus confortable que les cavernes des prophètes. — Esaïe, 33, 9. 10., Amos, 1,2., Nahum, 1, 4. et Jér. 50, 49., annoncent la désolation de celte montagne et son rétablissement futur.
2° Le Carmel de Juda, Jos. 15, 55., ville située sur une montagne calcaire du même nom, riche eu pâturages, à 10. kilom. sud -ouest de la vallée d'Hébron; c'est là que demeurait Nabal, mari d'Abigaïl, 1 Sam. 25, 5., et que Saùl, au retour de son expédition contre Hamalec, érigea un arc de triomphe, 1 Sam. 45, 12. Les Romains y avaient une garnison du temps de saint Jérôme; les croisés trouvèrent encore celle ville, et Seelzen raconte qu'on lui a montré, sur les bords de la mer Morte, une montagne nommée El Carmel, ou Kurmul, près de laquelle se voient des ruines assez considérables.
CAROUGES, ou Caroubes, v. Gousses.
CARPUS ou Carpe, disciple de saint Paul, demeurant à troas, dont les Grecs ont fait l'un des soixante et dix disciples, évangélisfc de leur pays, et entin évêque dfc Bérée. Paul, passant à Troas, a\ait laissé chez lui un manteau de voyage, quelques livres et des parchemins, qu'il redemanda plus lard avec instance, i Tim. 4,
supérieure croissent dés p'uls el des chênes, 13. Lev. 21 montré que l'hiver élail proche, el
plus bas des oliviers et des lauriers, Es. 35, 2. Du sommet, on jouit d'une vue magnifique et fort étendue sur les côtes et la .Méditerranée; le pays environnant est frais et verdoyant; au pied de la montagne coule vers le nord le torrent de Kison. Le côté occidental est remarquable par un grand nombre de cavernes spacieuses, qui peut-être furent habitées jadis par les Cananéens, et qui plus tard l'ont été par des solitaires; elles servaient aussi de lieux de refuge et de places de sûreté, Am. 9, :j. Le séjour d'Elie sur le Carmel esi bien comiu ; on se rappelle sa lutte avec le roi Achab et avec les piètres de Bahal, lorsque seul 11 put faire descendre le feu du ciel sur les holocaustes qu'il avait préparés, 1 R. 18. ; ou se rappelle les trois cinquantaines d'Acbazia, dout les deux premières
que Timothée devait retourner à Rome avant celte époque ; l'on comprend que Paul eu prison sentit le besoin d'avoir quelques vêtements plus chauds, èl ce détail prouve a la fois la pauvreté de Paul el son peu de prétentions à l'endroit des macérations inutiles; il n'est pas négligent pour les choses extérieures de la vie, el il ne vise pas a rendre sa situation plus pénible afin de pouvoir s'en glorifler. Quant aux livres qu'il réclame, et surtout quant aux parchemins, ou se demande quels ils étaient : c'est sur parchemin qu'on écrivait les livres importants, el l'on pense que c'était le Code de l'A. T. ; cependant il serait au moins singulier que Paul eût lai>*é quelque pari sa Bible comme un bagage embarrassant; quelques auteurs ont en conséquence supposé qu'il s'agissait de copies de lettres;