‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 76 sur 398 · CER · texte numérisé non relu

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dont l'imagination ou la superstition l'ont en- j avait, au-dessous du commandant, des lieutetourée ; voilà la messe. | nants et des sous-lieutenants, Act. 24 et 22.

Les mots de Jean 6, 48-58. n'ont aucun rapport k cette cérémonie. Jésus lui-même, après avoir parlé de manger sa chair, et de boire son sang, ajoute que « ses paroles sont esprit et vie, » et que « la chair ne sert de rien, » 6, 63.

La communion indigne, 1 Cor. 41, 27. 29., consiste simplement à se rendre à cette cérémonie en en oubliant le but, ou en y apportant de mauvaises dispositions, de bravade ou d'hypocrisie. Celui qui y reçoit sa condamnation serait déjà condamné sans cela.

Disons enfin que c'est bien à tort qu'on applique généralement à la seule cène le commandement que Dieu nous donne de laisser là notre offrande quand nous avons quelque chose contre noire frère, ou plutôt « quand il a quelque chose contre nous, » et que nous n'avons pas fait notre possible pour l'apaiser, Matth. 5, 23. 24. Il s'agit là de tout acte de culte quelconque, lecture, prédication, chant, prière même et autres. La cène n'est ni notre offrande, ni une offrande ou un sacrifice ; elle en est simplement la commémoration. « Non que Christ s'offre plusieurs fois lui-même, mais ayant été offert une seule fois pour ôter les péchés, » etc. Hébr. 9, 25-28., cf. 40, 10.: « l'oblation qui a été faite une seule fois du corps de Christ. » — v. encore les art. Coupe, et Pâques.

CENS ou Capitalion, impôt d'un demi-sicle (1 fr. 65 c.) que chaque Israélite devait payer en passant par le dénombrement. Ex. 30, 1 3. Quelques-uns pensent que c'était un impôt annuel, d'autres que chaque Israélite le payait une fois dans sa vie, pour « faire le rachat de leurs personnes ; » d'autres croient qu'on n'était tenu de le payer qu'aux époques de dénombrement, et que ce fut pour y avoir manqué que David vit son peuple atteint de mortalité; d'autres enfin croient que cet impôt fut ordonné à Moïse, par extraordinaire, et qu'il devait être décrété de nouveau à des époques indéterminées, sans avoir été jamais un impôt régulier. Le revenu de cet impôt était affecté au service du temple. — Au retour de la captivité, un impôt annuel d'un tiers de sicle fut établi pour les frais du culte, Néh. 10, 32. — Après la ruine du temple de Jérusalem, les Romains obligèrent les Juifs à payer un demi-sicle par tête pour l'entretien du temple de Jupiter Capitoltnus.

CENTENIER, ou cenlurion, officier commandant cent hommes dans l'armée romaine, Matth. 8, 5. Ce'ui qui présida au supplice de Jésus, Matth. 27, 54. Luc 23, 47., était un Allemand, d'après la tradition ; il finit par reconnaître le Fils de Dieu. Corneille de Césarée était eente-

CEPHAS, p. Pierre.

CERCUEIL. Les Egyptiens et les Hébreux s'en servaient même lorsqu'ils embaumaient leurs morts. Les cercueils, ou bières, étaient proportionnés à la taille du défunt, à sa qualité et au prix que l'on voulait y mettre. D'ordinaire le dessus du cercueil indiquait le nom et les titres de la personne qui y était renfermée, si c'était un homme ou une femme, etc. Des ligures, des peintures ou d'autres ornements accompagnaient les couvercles du cercueil des grands personnages. Parfois cependant on se passait de cercueil ; le mort était emporté sur un brancard et couché dans la fosse, garnie et recouverte de larges dalles de pierre; les riches étaient portés en terre sur un lit, souvent très splendide, et déposés dans un sépulcre taillé dans le roc, 2 Sam. 3, 34. Luc 7, 44. — v. Sépulcres.

CERF, animal que les Hébreux désignaient ordinairement sous les noms de aval, ayalah, ayèletb, sans en distinguer, comme nous, les différentes espèces et familles; c'est ainsi que les antilopes et les gazelles étaient probablement comprises sous le même nom général, quoique la gazelle, q. v., eût aussi le nom particulier de Tsebi. Le cerf est très connu; il se rencontre jusque dans les forêts de l'Asie méridionale. Les Hébreux le comptaient au nombre des animaux purs, de même que le daim, Deut. 12, 15. 14, 5. 1 R. 4, 23. La course rapide de ce gracieux animal, Gen. 49, 21., est souvent célébrée par les poètes sacrés, Ps. 18, 34. 2 Sam. 22, 34. Cant. 2, 9. 17. 8, 44. Es. 35, 6., cf. Virg., j£n., 6, 802.

CERVOISE, boisson dont le nom se trouve toujours joint à celui du vin. Lév. 40, 9. Nomb. 6, 3, Deut. 29, 6. Jug. 13, 4. 1 Sam. 1, 15. Prov. 20, 1. 31, 4. Es. 24, 9. Un des vœux du Nazaréat était l'abstinence de celte boisson fermentée. On ne sait pas exactement ce qu'était la cervoise, probablement une espèce de vin falsifié dont les anciens fabriquaient diverses sortes. Pline parle (14, 19.) de vin d'orge, et d'un vin de dattes que l'on préparait dans tout l'Orient, en laissant infuser quelque temps des dalles dans une quantité d'eau suffisante, et en les pressant ensuite comme des raisins dans la cuve; cette boisson ne parait pas cependant avoir été très saine; elle causait d'assez fréquents maux de tête. Les talmudistes mentionnent encore un vin de miel dont le mode de fabrication est inconnu. C'est entre le vin d'orge et le vin de dattes qu'il faut probablement opter pour trouver la cervoise. Saint Jérôme, qui parle des diverses boissons que nous

nier dans la cohorte italique, Act. 10, 4. sq. Il y | venons de nommer, ne se prononce pour au

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