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les uns des chapons, selon d'autres des oies). Cependanl les riches st-uls faisaient de la viande un usage habituel, 1 R. 4, 23. Néh. 5, 18. Les pauvres n'en mangeaient que les jours de fêle, ou dans des occasions solennelles, Luc 15, 23., ainsi que font encore aujourd'hui les Arabes. L'épaule élaii la panie la plus recherchée. Les Hébreux n'avaient pas le droit de manger de viandes dans lesquelles se trouvait du sang, parce que, dit le législateur, l'ame de la béle est dans son sang, Gen. 9, 4. Lév. 3, 17. 7, 26. 17, 10. Deut. 12, 27.; cette défense semble avoir été reproduite par les apôtres pour les membres de la nouvelle alliance, Act. 15, 20. 29. Ils ne pouvaient pas toucher non plus à des viandes qui avaient été d'abord sacrifiées à des idoles, et les judéo-chrétiens continuèrent d'observer cette règle, mais ils en lurent dispensés pour les cas où ces viandes leur seraient présentées dans des repas ou a la boucherie, sans qu'ils en pussent connaître I histoire et l'origine; ils ne durent s'en abstenir que lorsque des frères faibles leur feraient observer qu'elles avaient servi a des sacrifices, et cela à cause de la conscience de leurs frères, qui pourrait en être blessée, 4 Cor. 8; 40, 25. Dom Cal met fait observera ce sujet qu'en effet « le royaume de Dieu ne consiste pas dans la nourriture, ni dans le choix des viandes et des boissons," Hom. 14, 47. I Cor. 8, 8., et les chrétiens savent qu'à cet égard aucune règle ne leur est imposée de la part de Dieu, mais bien de la part de quelques hommes qui « se sont révoltés de la foi, s'adonnant aux esprits séducteurs et aux doctrines des démons, enseignant des mensonges par hypocrisie, et ayant une conscience cautérisée, défendant de se marier, commandant de s'abstenir des viandes que Dieu a créées pour les lidèles, * 1 Tim. 4, 1-3.
— Le passage Jean 4 , 4 3. où il est dit de ceux qui croient : « Us ne sont point nés de sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme (âvcpoç), mais ils sont nés de Dieu, » a beaucoup embarrassé les interprètes. Les difficultés sont dans les détails. Ce passage est composé de trois propositions qu'il est diflicile d'accorder entre elles et de coordonner. Si l'un des membres de celte trilogie manquait (la chair, comme dans le manuscrit £ et dans trois autres, ou la volonté de l'homme, comme dans B), la difficulté disparaîtrait, mais la critique les maintient tous les trois, et l'on doit se demander quels sont les rapports de ces trois ternies : le sang, la volonté de la chair, et la volonté de l'homme.
Quelques-uns, comme Bleek, et même Tholuck, y voient les trois phases de la génération naturelle: la concupiscence sans conscience
d'elle-même, la chair avec la conscience d'ellemême, et la volonté ; — Augustin : les deux sexes d'abord, la semence* puis la femme (la chair, cf. Malth. 49, 5. Eph. 5, 29.), et l'homme; — Tholuck : la semence, l'appétit sensuel en général (Eph. 2, 3.), et la passion de l'homme; il s'appuie sur d'autres passages qui opposent également la chair à l'esprit, Jean 3, 6., ou la semence de Dieu à la vie du péché, 4 Jean 3, 9.
D'autres introduisent dans leur explication des allusions ou un sens tiguré, qui s'écartent des idées relatives à la naissance naturelle de l'homme. Origène : les sacrifices (le sang), la circoncision (la chair), et le zèle pour la loi (la volonté de l'homme). Leclerc : ils ne sont point nés d'Abraham, ni d'esclaves étrangères alliées au peuple de Dieu (Deut. 24, 14.), ni même de prosélytes. — Benget : les ancêtres , les parents, le père. C'est trop recherché.
D'autres enfin voient, dans les deux premiers termes, deux périphrases de la génération humaine, et, dans le troisième, la volonté de l'homme en général ; Lampe : generatio secundum ordinetn nature, libido lasciva (4 Jean 2, 16. 2 Cor. 7, 4. Eph. 2, 3.), adoplio (Gen. 47, 12. 43.); — Henry: une famille spéciale (opposée à 4 Pierre 4, 23.). la naissance naturelle, indiquant la filiation (Gen. 6, 3.), la volonté humaine, Rom. 9, 16. Il est prouvé par Jacq. 1, 20., que le mot avt;p peut se prendre, même au singulier, dans le sens de homme, sans l'idée du sexe. Et c'est à ce sens qu'il nous parait le plus simple de s'attacher; il est indiqué dans la traduction parapbraslique de Beausobre : « Us ne tirent leur naissance ni du sang, ni du désir de la chair, ni de la volonté humaine. » Ce passage est ainsi parallèle de 1 Pierre 1, 23.: « Vous avez été régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible. » Ils sont nés, non de l'amour humain, mais de l'amour de Dieu. Cf. encore Eph. 2, 3. 5, 25. sq. 1 Jean 3, 1. Jacq. 1, 18.
Gerlach l'entend à peu près de la même manière. L'apôtre, dit-il, veut, par toutes ces expressions accumulées, exprimer vivement et fortement celle pensée, qu'aucune origine charnelle, aucun eflort de la nature corrompue de l'homme, livrée a elle-même, ne peut eugendrer des enfants de Dieu. Il y a même une progression dans les termes : d'abord en général, ils ne sont pas du sang (grec, des sangs), c'est-àdire des familles, quelles qu'elles soient, contrairement à la fausse sécurité que les Juifs fondaient sur leur origine (8, 33.); ils ne sont pas nés non plus « de la volonté de la ehair, » c'est-à-dire de la nature humaine corrompue, infirme, mortelle, portant eu elle toutes les suites du péché; enfin, d'une manière plus pré-
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cise encore, ils ne sont pas nés de la volonté de f homme (littéral, du mari), mots qui marquent l'impossibilé absolue où est tout homme de produire des êtres qui, par naissance, méritent le litre d'enfanU de Dieu. — Les deux dernières expressions feraient peut-être aussi penserà un sens spirituel, et indiqueraient que la volonté de la nature humaine, ni celle d'aucun homme, ni l'emploi de toutes ses facultés, ne suffira jamais pour régénérer l'homme et le rendre enfant de Dieu. Dans ce sens aussi ce qui est né de la chair est (et reste) chair, 3, 6. (Bonnet et Baup).
D'après M. Godet (Comment.), Jean décrit la naissance humaine en général, sous ses formes diverses, d'abord dans ses éléments matériels (les sangs), puis dans l'attrait naturel, enfin dans le plan humain, c'est-à-dire dans une volonté plus relevée, et plus indépendante de l'imagination sensuelle. Or la vie supérieure à laquelle l'homme a été destiné dès le commencement, est un don de Dieu, et provient d'une communication étrangère à l'ordre primitif.
Notons encore un dernier essai d'interprétation qui se recommande par lui-même et par ce qu'il a de simple et d'ingénieux , autant que par le nom de son auteur, M. Frèd. de Rougemont. Dès le début de son évangile, Jean met en relief l'absolue nécessité de la nouvelle naissance, et il en définit la nature en l'opposant aux trois erreurs principales que Jésus eut a combattre pendant le cours de son ministère : il établit ainsi que le caractère d'enfant de Dieu est un don de Dieu, et qu'il ne vient — ni des sangs, c'est-à-dire de la filiation d'Abraham par une longue suite de générations, comme le pensaient les faux croyants de Jérusalem, 8, 3t. 39., — ni de la volonté de la chair, comme l'espéraient, dans le domaine de la liberté et de la vie psychique, les fougueux zélotes de la Galilée, 6, 15. 26., — ni enfin de la volonté de l'homme, même la plus noble, la plus honnête et la plus élevée, comme pouvaient le rêver des Nicodèmes dans leurs aspirations vers un ordre de choses meilleur, 3, 2. Ceux-là seulement qui ont reçu la Parole, sont rendus aptes à devenir enfants de Dieu.
— Gai. 5. 17. Quand saint Paul dit que l'esprit convoite contre la chair, il n'entend pas que l'âme bataille contre la chair, ou la raison contre la sensualité; mais l'àme même, en tant qu'elle est gouvernée par l'Esprit de Dieu, combat contre soi, en tant qu'elle est encore vide de l'Esprit de Dieu, etadonnée à ses cupidités. (Calvin).
CHALACH, 2 R. 17, 6. 18, 41. Peut-être le même endroit que Calah q. v.; mais l'un et l'autre sont peu connus. On compare la province de la Calachène dont parlent Ptolémée et
Strabon , qui était située entre les sources du Lyeus et du Tigre ; ou encore la ville arabe de Cholwan, ancienne résidence d'été des califes, à cinq journées de Bagdad, située d'après d'Anville entre le 63° et 64° longitude et le 34° et 35° latitude. Il y a de la marge pour choisir.
CHALCÉDOINE, le troisième fondement de la nouvelle Jérusalem, Apoc. 21, 49. C'est une pierre, à moitié transparente, siliceuse, de la même nature que l'agate et la cornaline, tantôt incolore, tantôt bleu de ciel, ou nuancée d'autres couleurs; elle correspond à l'agathe, Ex. 28, 19.
CHAMBRE haute, v. Maisons.
CHAMEAU. Cet animal, maigre sans finesse, élancé sans élégance, léger sans grâce, est trop connu pour que nous ayons à parler de son gros dos, de son cou sec et long, de sa petite tète, de ses courtes oreilles, de son poil gris ou fauve. Il a de 2 m à 2 50 de hauteur. L'excroissance grasse , glanduleuse et charnue qu'il porte sur le dos fournit aux Arabes une nourriture succulenle et recherchée, aux voyageurs un siège sûr et solide. Les noms de dromadaire et de chameau n'indiquent pas deux espèces différentes, mais seulement deux familles distinctes subsistant de temps immémorial dans l'espèce du chameau. Le. dromadaire n'a qu'une bosse, et se trouve en Syrie et en Palestine sous le nom de chameau lurcoman, chameau arabe : il ne porte que 3 à 400 kilog. Le chameau proprement dit, ou le chameau à deux bosses, est plus grand et plus fort; il porte jusqu'à 800 kilog. ; on le distingue du dromadaire par les noms de chameau bactrien ou chameau turc-, mais il est plus délicat, il craint davantage la chaleur, et l'on ne peut pas s'en servir dans les mois les plus chauds de l'année. L'espèce du dromadaire est beaucoup plus nombreuse et plus répandue que celle du chameau ; mais l'une et l'autre sont circonscrites entre la Chine et l'Arable, sans s'élever plus au nord ni descendre jusqu'aux Indes.
Si pendant sa vie le chameau peut remplacer à la fois, et avantageusement, le cheval pour la course et le trait, la vache pour le lait, l'âne par sa sobriété, la brebis par son poil qui tombe chaque année, et enfin le bois par sa fiente, que les Arabes font sécher au soleil et qu'ils font brûler ensuite, il sert encore après sa mort, et aucune partie de cet utile animal ne se perd. Quand on le lue, sa chair nourrit les Arabes, ou bien les caravanes altérées trouvent dans ses quatre estomacs de l'eau pour apaiser la soif qui les dévore; souvent même, au milieu desdéserts.on le tue toutexprès pourboire celte eau, lorsque rien ne fait espérer qu'on en puisse trouver ailleurs. Sa peau sert à faire des san-
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tlales ou des outre» solides et d'une grande capacité, dans lesquelles on conserve et transporte de l'eau, du beurre, des grains et tels autres objets de commerce ou d'utilité particulière. On en fait aussi des courroies et des cordelettes dont on se sert en en attachant cinq ou six les unes aux autres, pour puiser l'eau des citernes. Quelquefois encore, on étend des peaux tout entières, dans lesquelles on recueille la rosée et la pluie du ciel, et ces citernes artificielles servent à abreuver les troupeaux.
Les patriarches regardaient déjà le chameau comme une de leurs principales richesses, Geo. 12, 16. 24, 10. 30, 43. 31, 47. 32, 7. Job, dans le temps de sa prospérité, possédait 3,000 chameaux; plus lard il en eut jusqu'à 6,000, Job 4, 3. 42, 12. Les Madianites, les Hamaléciles et les peuplades voisine? des Hébreux possédaient des chameaux aussi nombreux que le sable qui est au bord de la mer, Jug. 6, 5. 7, 12. 4 Sam. 45, 3. 27, 9. Gen. 37, 25. Jér. 49, 32. Les Israélites des temps postérieurs ne firent pas moins de cas de cet utile animal, 4 Chr. 27, 30, Esd. 2, 67., cf. Tobie 9, 1. Sa chair était interdite comme impure, Lév. 41,4. Deul. 44, 7. ; mais il parait que son lait ne l'était pas. On se servait des chameaux pour le transport des marchandises ou des bagages militaires, Gen. 37, 25. Jug. 6, 5. 4 R. 10, 2. 2 Cbr. 9, 1. 2 K. 8, 9. Es. 21, 7. 30, 6. 60, 6., à cause de leur force, de leur sobriété, et de la sûreté de leur pas dans les sables ou sur les montagnes; ils servaient aussi de montures, Gen. 24, 64. 1 Sam. 30, 17.; les femmes s'asseyaient dans des espèces de corbeilles ou paniers, solidement attachés des deux côtés de l'animal, couverts d'un dais et garnis de tentures, souvent magnitiques; on en voit un exemple, Gen. 31, 34; les hommes cependant montaient plus ordinairement, comme cela se fait encore en Arabie, sur des selles légères, ou sur le poil nu de l'animal, comme sur nos chevaux. On employait aussi les chameaux dans les guerres; ils étaient ornés et équipés somptueusement. Ceux qui parurent dans les guerres des Madianites portaient des croissants autour du cou, comme si le croissant eût déjà du par avance être le signe symbolique des inlidèles de l'Orient, Jug. 8, 21.26. Cyrus avait également une cavalerie d'archers montés sur des chameaux, Es. 24, 7., et les historiens Hérodote et Xénophon racontent que les chevaux de Crésus, effrayés à la vue de ce spectacle inattendu, se ruèrent sur leurs cavaliers et donnèrent ainsi la victoire à Cyrus. Les Arabes, de nos jours, montent des chameaux aussi bien que des chevaux lorsqu'ils se mettent en campagne.
Ainsi qu'on vient de le dire, cet animal mue
chaque printemps, et perd en un ou deux jours tout son poil, qu'on recueille avec soin, et doot on fait des couvertures, des tapis, des sacs, ou de grossiers vêtements. L'apôtre de la solitude et de la repentance, Jean- Baptiste, dont notre Sauveur a dit qu'il n'était point vêtu d'habits précieux. Matth. 14, 8., était en effet couvert d'un manteau de poil de chameau, Matth. 3, 4.
Nous trouvons, Matlh. 19, 24. Marc 40, «5. Luc 18, 25., un proverbe cité par notre Seigneur, et qui n'est pas toujours bien compris: « Je vous dis qu'il est plus aisé qu'un chameau passe par le trou d'une aiguille, qu'il ne l'est qu'un riche entre dans le royaume de Dieu. » Cette figure, peu en rapport avec celle que nous emploierions, a paru à quelques interprèles si forcée, qu'ils ont cru devoir substituer au mol grec camélos le mot camilos, qui se prononce* peu près de même et qui signifie une grosse corde, un câble de vaisseau; rien n'empêche que cette variante ne soit admise, rien, excepté cependant l'accord des manuscrits. Mais comme celte variante, qui s'accommode assez avec nos usages, ne s'accommode pas avec ceux de l'Orient, il faut s'en tenir au texte ordinaire; c'était une habitude orientale, pour exprimer la difficulté d'une chose, de dire qu'il serait plus facile de faire passer un chameau ou un éléphant par le trou d'une aiguille.
CHAMEAUPARD, ou Caméléopard, hébr. Zemèr, animal dont Moïse permet l'usage aux Hébreux. Les uns font du chameaupard le produit d'une panthère et d'un chameau, ou plutôt d'une chamelle et d'une panthère mâle; mais outre que ce produit serait un animal fabuleux, on ne peut admettre que Moïse ait donné comme une viande pure celle d'une béte issue de deux bêtes impures. D'autres pensent que par chameaupard ou Zéraèr, il faut entendre la girafe (Ostervald, Sacy) ; mais il est peu probable que Moïse ail donné une place daos la loi sur les viandes à cet animal qui appartient exclusivement aux régions brûlantes de l'Afrique et de l'Inde au delà du Gange. Luther enfin traduit Zémèr par élan; cette espèce de cerf n'appartient point non plus aux latitudes de l'Asie Mineure, il habite les pays froids, et rien ne vient à l'appui de celte interprétation (Bocharl, Gesenius, Winer. Rosenmuller). L'opinion moderne est que le Zèmèr doit signifier une espèce particulière de gazelle ou d'antilope, sans que l'on puisse préciser laquelle. — Ce nom ne se trouve que Deul. 1i», 5. version de Martin.
CHAMOIS, Deul. 4 4, 5. Job 39, 4. Ps. 104, 48. 4 Sam. 24, 3. D'après ces divers passages, l'animal hébreu Ackô ou Yahel habite les rochers rt les hautes montagnes; on le trouvait en abondance dans les environs de Hen-Guédi; sa chair était pure, et il appartenait à la famille
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