‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 79 sur 398 · HA · texte numérisé non relu

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des ruminants, avec l'ongle séparé et le pied fourchu. Ce sont les seuls caractères auxquels nous puissions essayer de le reconnaître; nos versions françaises ont traduit par chamois les deux noms hébreux; Luther a fait une différence en traduisant Ackô, Deut. 44, 5-, par bouquetin, et Yahel dans les autres passages par chamois. Il est évident, par le contexte comme par ce qui nous en est dit, que c'est dans ces familles de chèvres sauvages que nous devons chercher l'animal dont il s'agit, mais il est difficile d'en préciser l'espèce; l'analogie de l'arabe favorise davantage l'opinion qui traduit ïahel par bouquetin, et le plus simple serait d'admettre peut-être que le nom de Yahrl se rapportait à l'espèce tout entière, et que le féminin Yabaleh désignerait le chamois, que l'on aurait regardé comme la femelle du bouquetin (Gesenius). Un trouve maintenant encore des bouquetins dans les montagnes du Liban et de l'Anti-Liban, même aussi dans l'Arabie Pélrée, et des chamois sur le mont Carmel. — Le proverbe arabe « plus beau qu'un bouquetin , » s'appliquerait mieux au gracieux chamois qu'a cet animal grand -cornu; il rappelle aussi la comparaison de Salomon, Prov. 5, 49., où il est question de la femelle du chamois plutôt que de celle du cerf. On trouve encore, sur le mont Sinal, une troisième espèce de chèvre de montagne, que les Arabes appellent Beddeu, et qui parait particulière à cette contrée.

CHANDELIER. Le chandelier sacré, entièrement d'or, Ex. 25, 31-40., était placé dans le lieu saint; il était continuellement allumé, et nulle autre lumière n'éclairait le tabernacle; on peut a juste titre le considérer comme un symbole de la Parole de Dieu, sans laquelle l'Eglise demeurerait dans les ténèbres, cf. Ps. 419, 405. 2 Pierre 4, 2t. Il était formé d'un piédestal surmonté d'une lampe, et duquel parlaient six autres bras, trois de chaque côté, qui portaient six lampes semblables à la première, toutes ornées de fleurs, de calices d'amandiers et de pommes. Sou apparence avait donc quelque rapport avec la forme d'un arbre, et nous voyons aussi les effets de la Parole de Dieu comparés au développement d une plante, Jacq. 4, 21. Ps. I, 2. 3. Les fleurs représenteraient alors la sainte joie produite par la Parole divine, les pommes ses qualités vivifiantes. Prov. 25, H. Cant. 2, 5., et l'amandier son prompt accomplissement, Jér. 4, 44. 12. (v. Amandier), Nomb. 47, 8-40.

Dans le temple de Salomon, au lieu d'un seul candélabre, il y en avait dix, également d'or pur, et de forme semblable, cinq au nord et cinq au midi, 1 II. 7, 49. 2 Chr. 4, 7., qui furent tous transportés en Caldée, Jér. 52, 49. Il parait que, dans le temple de Zorobabel, il n'y en

avait de nouveau qu'un seul, 4 Macc. 4, de même que plus tard dans le temple d'Hérode, Josèphe, Bell, jud., 7, 5. Ce chandelier, ainsi que la table sainte, fut mis, après la destruction de Jérusalem, dans le temple que Yespasien fît bâtir à la paix; sur l'arc de triomphe de cet empereur, au mont Palatin, l'on voit encore, parmi les monuments de sa gloire, le chandelier des Juifs.

CHANGEURS, Malth. 24, 42. Jean 2, 45.

L'impôt du temple, Ex. 30, 43., qui devait se payer annuellement pour les frais de culte et d'entretien, se percevait chaque année à époque fixe. D'après' un ouvrage talmudique, on annonçait publiquement le 4" Adar (45 à 20 février) que le moment du payement était venu; le 45 Adar, les changeurs ouvraient leurs bureaux dans les villes du pays, et se transportaient pour le 25 du même mois à Jérusalem. Il fallait que les Juifs soumis à l'impôt eussent occasion de se procurer l'ancienne monnaie dans laquelle ils étaient obligés de s'acquitter, et les changeurs n'avaient guère autre chose à faire qu'à la leur fournir contre une espèce d'agio. Ce métier, chez les Juifs, remonte à une haute antiquité.

CHANTRES. Ce fut sous les règnes de David et de Salomon que des chantres furent établis pour le service de l'autel et du temple, 4 Chr. 25, 4. sq. ; ils furent choisis parmi les Lévites qui. étant devenus fort nombreux et n'ayant plus à s'occuper du désassemblement du tabernacle, pouvaient s'adonner a la musique avec d'autant plus de facilité qu'ils n'avaient guère à s'inquiéter de leur subsistance. Il y eut dès le commencement i,00(> chantres, conduits et dirigés par Asapu, Héman rt Jédulhun, chefs de la musique. Les vingt-quatre lils de ces trois Lévites étaient a la lêle de vingt-quatre compagnies de chanteurs, et chacun d'eux avait encore sous sa direction onze maîtres d'un mng inférieur, sans doute pour conduire les chœurs et faire des répétitions partielles : il n'y avait pas de femmes au milieu d'eux (v. cependant 4 Chr. 25, 5.). Dans les cérémonies solennelles, les Réhalhiies occupaient le milieu du temple, les Mérarites la gauche, et lesGuersoniles la droite. Ils ne portaient pas ordinairement de costume particulier; cependant lors de la translation de l'arche dans le temple de Salomon, ils parurent vêtus de tuniques de ûn lin, 2 Chr. 5, 42. — Le maitre-chantre (Menazèach) auquel un grand nombre de Psaumes sont consacrés ou dédiés, n'était probablement pas ce que nous appelons chez nous un chantre, celui qui donne le ion et qui conduit le chant, mais un chef de musique, chargé de faire répéter et exécuter les morceaux qui lui étaient confiés; et cette inscription semble désigner les psaumes qui étaient plus

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particulièrement destinés à être chantés, et qui avaient un caractère public.

CHARDONS, Jug. 8, 7. 46. — t>. Epines.

CHARS, Chariots. On trouve déjà dans l'ancienne histoire d'Israël les chariots employés comme moyens de transport pour les vases du tabernacle, Nomb. 7, 3., pour l'arche, 4 Sain. 6, 7. 8., 2 Sam. 6, 3., pour fouler le grain, Amos 2 , 4 3. , ou pour conduire des princes et des rois : dans ce dernier cas, c'étaient plutôt des équipages d'apparat, 4 Sam. 8, 41. 2 Sam. 4 5, 4 . , que des voitures de voyage ; on en trouve cependant, Gen. 45, 49., 4 R. 12, 48. 22, 35. 2 R. 9, 27. Act. 8, 28. La Palestine étant peu propre, à cause de ses montagnes, à la circulation des chars, les Israélites préféraient les montures aux attelages, et se servaient ordinairement d'ânes, de chevaux et de mulets; les chariots n'apparaissent que rarement dans leur histoire, et presque toujours dans des occasions solennelles ou dans des moments extraordinaires; ils formaient presque un apanage des riches.

Les chariots dont l'Ecriture parle le plus souvent sont les chariots de guerre; ils étaient de deux sortes, ceux qui servaient aux princes et aux généraux, et ceux que l'on envoyait, armés de fer, pour briser les rangs des ennemis, et ravager leurs armées; on trouve même, 2 Macc. 13, 2. des chariots armés de faux, que le roi de Syrie amenait contre la Judée. Les auteurs profanes, Diodore de Sicile, Quinle-Curce, Xénophon, racontent combien étaient effroyables dans leurs effets, ces machines roulantes, hérissées de piques et de lances de tous les côtés; au timon, des piques avec des pointes de fer qui regardaient en avant ; au joug des chevaux, deux pointes longues de trois coudées ; et partout des crocs de fer. Quelquefois on mettait encore sur ces chariots plusieurs hommes bien armés, qui combattaient a coups de dards cl de flèches. L'essieu était plus long que celui des chars ordinaires, et les roues plus larges et plus fortes, pour pouvoir résister à l'effort du mouvement, et atin que le chariot fût moins sujet à verser, au milieu des heurts et des chocs que sa forme irrégulière pouvait lui faire rencontrer. Le siège du cocher était une espèce de petite tour de bois bien solide, à hauteur d'appui, et le cocher s'y tenait, armé de toutes pièces et couvert de fer.

Les plus anciens chariots de guerre dont on ait connaissance sont ceux de Pharaon, qui furent submergés dans la mer Rouge. Nous en voyons encore dans l'armée des Cananéens, Jos. 44,4., dans celle des habitants de la vallée que la tribu de Juda ne put déposséder, Jug. 4, 19., dans celle de Siséra, Jug. 4, 3., chez les Philistins qui, dans leur guerre contre Saul, ne

comptèrent pas moins de 30,000 chariots attelés et 6,000 chevaux de cavalerie, 4 Sam. 43, 5., et, enfin, dans l'armée de Hadarhéser, à qui David prit mille chariots, dont il conserva cent pour son usage; mais il ne parait pas que ni loi, ni aucun autre roi hébreu, se soient jamais servis de chariots pour la guerre, et nous ne voyons aucune expédition dans laquelle Salomon ail employé un seul des 4,400 chariots et des 42,000 chevaux qu'il possédait, 4 R. 40, 26.; aussi l'inégalité du terrain en eut -elle rendu l'usage fort inutile et fort embarrassant.

Quant aux chars que montaient les rois et les généraux dans les batailles, on n'en connaît pas bien la forme; mais on peut croire qu'à l'exception des accessoires meurtriers, elle se rapprochait assez de celle des autres chariots de guerre par la longueur de l'essieu et le peu de hauteur des roues; ils étaient ordinairement suivis d'un autre chariot vide, afln que s'il arrivait un accident au premier, la course et les travaux du roi ne fussent pas interrompus, 2 Cbr. 35, 24., cf. Gen. 44, 43.

C'est dans un chariot de feu que le prophète Elle fut enlevé de la terre, 2'R. 2, 44., elle prophète Elisée, voulant fortifier la foi de son serviteur (ce n'était plus Guéhazi) contre les entreprises du roi de Syrie, lui fil voir la montagne pleine de chevaux et de chariots de feu, l'armée de l'Eternel, qui entouraient Elisée. Soit que l'Ecriture ait voulu descendre aux formes humaines pour expliquer la présence et la force divines, soit que les choses du ciel ne diffèrent des choses humaines que par leur perfection el par leur sainteté consumante, soit enfin que, dans un moment donné, l'armée céleste ait revêtu l'apparence des armées terrestres, mais pour se montrer en même temps une armée foudroyante, nous devons admettre les faits tels qu'ils nous sont racontés, sans nous arrêter à des considérations ou à des hypothèses plus ou moins légères ou frivoles, sur la nature de ces chariots, ou plutôt sur la question de savoir s'ils ont été réels ou s'ils n'ont été qu'apparents. 11 y a des chariots de feu dans l'armée qui veille autour des rachetés de Jésus. Et le paganisme qui, souvent, n'est qu'une grossière défiguration de la vérité, avait aussi consacré à ses divinités des chars et des chevaux; Hérodote, Xénopbon et Quinle-Curce parlent des chariots blancs, traînés par de magnifiques chevaux de la même couleur et couronnés de guirlandes, que les Perses consacraient au soleil dans leurs cérémonies solennelles. Le roi Josias fit brûler des chariots que ses prédécesseurs avaient voués au culte de cet astre, 2R. 23, 44.

L'Ecriture parle encore d'une autre espèce de chariots, ceux des aires, dont on se servait

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pour briser la paille ou pour séparer le grain de l'épi, v. Es. 25, 40. 28, 27. 41, 15. Am. 1, 3. 2, 43. Ils étaient portés sur des roues fort basses, garnies de fer, qu'on roulait sur la paille ; d'autres fois même c'étaient de simples rouleaux de bois armés de crocs, des herses, 2 Sam. 42, 34., que l'on faisait passer sur les gerbes; cf. Virgile, Géorg., 4, 463. 464. (Dans ce passage de Virgile trahea est un chariot sans roues, et tribula une espèce de chariot armé de dents de toutes parts). Ces chariots champêtres ont une fois, et à la honte d'un grand roi, été employés à broyer des ennemis vaincus : David s'étant emparé de Rabba, ville de Hammon, en prit les habitants et les mit sous des scies et sous des herses de fer, 2 Sam. 42, 34. Ces scies n'étaient probablement pas autre chose que les chariots à roues, appelés scies par les Seplante et par saint Jérôme (plaustrum habens rostra serrantia), et les herses étaient les traîneaux sans roues, l'autre espèce de char à battre le blé. Amos, 4, 3. dit que les Israélites de Galaad ont éprouvé un traitement semblable de la part du roi de Damas, et l'on sait que les anciens Germains, les Carthaginois et les Romains avaient imaginé de faire mourir les hommes sous des claies chargées de pierres. On peut cependant expliquer d'une manière moins cruelle le passage 2 Sam. 42, 34. David aurait simplement mis ses prisonniers au travail des scies et des herses, il les aurait employés à ce genre d'occupations.

CHASLUHIM, descendants de Mitsraîm, Gen.

40, 14., et par conséquent peuplade émigrée d'Egypte. Les uns veulent y voir les Pentapoiitains, habitants de la Cyrénaique ; d'autres l'entendent des habitants de Pentaschœnos, dans la Basse-Egypte; d'autres cherchent les Cbasluhims dans la Tbébaîde ; d'autres comparent encore la province de Casiotis entre Pelusium et Gaza ; Dom Calmel suppose qu'ils se seront établis sur la côte occidentale de la mer Rouge, vis-a-vis de la ville de Coloca. Dans ce conflit d'opinions contradictoires, celle de Bochart parait encore la plus probable, c'est qu'il s'agit de la Colchide, sur les bords orientaux de la mer Noire; Hérodote, Diodore, Amm. Marcellin affirment que ces Colchiens étaient des émigrés d'Egypte, et les deux noms Colchi, <3iaslcbim, sont à peu près les mêmes, à l'exception de l'S.

CHASSE, chasseur, u L'exercice de lâchasse, dit Buffbn, doit succéder aux travaux de la guerre, il doit même les précéder ; c'est l'école agréable d'un art nécessaire. » (Art. Cerf.) Lorsque l'Ecriture parle du premier chasseur, elle nous le montre aussi comme un puissant conquérant, Gen. 40, 9. La chasse, dans les premiers temps du monde, n'était pas un amu-

sement, elle était un travail , une occupation : c'était subir des dangers pour le bien de la société; aussi, dans toute l'antiquité et en Asie surtout, les chasseurs élaienl-ils très respectés.

La chasse était déjà connue des Hébreux à l'époque de leur vie patriarcale et nomade, quoique peut-être elle ne fût pratiquée que par les branches moins bénies des familles sémitiques, Gen. 25, 28. 27, 3. Plus tard elle devint une habitude, Lév. 47, 4 3. Prov. 12, 27., destinée soit à la prise du gibier, soit à la destruction des animaux malfaisants et dangereux qui n'étaient point rares en Canaan. Les armes des chasseurs étaient l'arc, Gen. 27, 3., la lance, le javelot, les filets (même pour de gros animaux comme la gazelle (ou bœuf sauvage), Es. 54 , 20., et le lion, Ez. 49, 8.; cf. Eccl. 9, 12. Ps. 91, 3.), et des fosses dans lesquelles on attirait par surprise les animaux dont on voulait s'emparer, surtout les lions, cf. Ez. 19, 4. 2 Sam. 23, 20. Il ne parait pas que les Israélites se servissent de chiens, ni de faucons dressés, quoique ces auxiliaires aient été et soient encore fort en usage en Orient; le gibier qu'auraient abattu ces animaux eût été souillé pour les observateurs de la loi mosaïque, Lév. 17, 15., à moins cependant qu'on ne les eût dressés a saisir seulement la proie sans la tuer. — Nous voyons, Jug. 14, 6. 4 Sam. 47, 35. quelques exemples d'hommes vaillants qui, sans le secours d'aucune arme , ont su faire leur chasse et tuer de redoutables bêtes féroces.

Les prophètes représentent quelquefois la guerre sous l'emblème de la chasse. Jér. 4 6, 46. annonce les veneurs (ou chasseurs) qui viendront contre Israël, sans doute les Caldéens et les Perses; cf. Ez. 32, 3. 43, 20. Lam. 3, 52. Ps. 94, 3. Mich. 7, 2.

CHAT-HUANT. Les deux premiers animaux indiqués Lév. 44, 46. Deut. 44, 45., et traduits par nos versions « le chat-huant et la hulotte, » doivent se traduire plutôt par « l'autruche femelle et l'autruche mâle. » C'est le même mot, B'noth-Yaaneh, que nos versions ont partout traduit par chat-huant (sauf Job 30, 29., hiboux), et qui doit partout aussi se traduire par autruche, Es. 43, 24. 34, 43. Mich. 4, 8. Les animaux mentionnés dans l'Ecriture sainte et qui, d'après quelques versions, appartiendraient à la famille des chats-buauts sont les suivants :

Le Tin'chimeth, oiseau impur; Lév. 44, 48. Deut. 44, 46. Bochart, d'après Onkélos, le traduit par noctua; les Septante par porpuyrio, espèce de mouette ou poule d'eau; la Vulgatc et nos verrons par cygne ; cette dernière traduction serait favorisée par le contexte.

Le Yanschouph, Lév. 44, 47. Deut. 14, 16. Es. 34, 14. Luther et nos versions le traduisent par hibou, de même que Bochart. Les Septante

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et la Yulgate ont Ibis. Gesenius, s'appuyant sur l'élymologie de ce nom, qui vient de nascbaph (souffler), pense à une espèce de héron, le butor, qui pousse un bruit éclatant comme celui d'un instrument à vent. Il est difficile de rien prononcer.

Le shabaph, Lév. H , 46., traduit hibou cornu par (Edman ; coucou par nos versions; mouette par les Septante et la Yulgate, et en partie par Bochart; ce dernier sens est peu probable, à cause du contexte, qui ne parle que d'oiseaux de terre; on ne peut rien décider.

Le Kôs, Lév. 11, 47. Deut. 14, 16. Ps. 102.7., Martin et Ostervald le traduisent par chouette, de même que Luther; la plupart des traducteurs le rendent par hibou. L'accord des interprètes et des lalmudistes, ainsi que le passage du psaume indiqué, qui nous montre le Kôs habitant au milieu des ruines, vient a l'appui de cette traduction. Bochart veut au contraire y voir le pélican, par des motifs étymologiques.

Le Tachmass, Lév. 11, 46. Deut. 44, 15. Les Septante, Onkelosetla Yulgate traduisent chathuant; cette version peut être soutenue mieux que celle de nos Bibles qui lisent hulotte; mais la plupart des commentateurs se sont prononcés d'après une étymologie un peu vague (chamass, être violent) pour la traduction autruche mâle.

Quant au chat-huant proprement dit, il n'en est pas question dans la Bible.

CHATAIGNIER. Le mot Harmon que nos versions et Luther ont traduit par châtaignier, Gen. 30, 37. Ez.31, 8., indique plutôt une espèce d'érable ou de platane, le platanus orientalis, très commun en Orient, aimé de Platon, chanté par Virgile et par Homère, et qui croit aussi rhez nous dans les terrains humides: son tronc est droit et élevé; son écorce grise et fine tombe chaque année, le bois est d'un très beau blanc, et sert en Asie à la construction des vaisseaux; ses rameaux et ses branches donnent beaucoup d'ombrage, ses feuilles ressemblent à celles de la vigne, laineuses et sises sur un long pétiole ; ses fleurs sont réunies en de petites touffes rondes el verdâtres, elles commencent à paraître avant les feuilles. C'est à la fin de l'automne que mûrit sa semence, renfermée dans de petites loges garnies d'une espèce de laine. — Les arbres nommés, Gen. 30, 37., sont donc le peuplier (ou storax), l'amandier et le platane.

CHATIMENTS. Tout le système pénal de la législation mosaïque reposait sur l'idée du lalion, idée ancienne, Gen. 4, 4 4. 9, 5., simple et naturelle; expression exacte et vraie de la justice. En l'introduisant dans sa loi, Moïse n'a fait que la conserver, en la restreignant et la réglant par une foule de dispositions de nature

à lui ôter le caractère de la haine et de la vengeance, ». Talion.

Les peines capitales, q. \\, jouaient un grand rôle dans cette législation, soit comme châtiment, soit comme moyens d'intimidation, Deut. 4 7, 43. Puis venaient les peines corporelles, le fouet et la prison, q. v.; enfin des amendes, fixées dans certains cas par la loi, Deut. 2i, 19. 29., dans d'autres abandonnées â la discrétion de l'offensé, Ex. 21 , 22., ou destinées à remplacer pour le coupable les peines corporelles auxquelles il était condamné, Ex. 21 , 29. La restitution était, en tout cas, la première peine du dommage causé, si uni est qu'on puisse l'appeler une peine, mais celte restitution, simple dans le cas de dommage involontaire, Ex. 21, 33. 34., montait jusqu'aa quintuple dans le cas d'un dommage fait avec intention, ou pour une chose volée, 22, 4. sq. — L'exil, l'augmentation de la peine en cas de récidive, el les supplices étaient inconnus à li législation mosaïque; plus tard ils furent introduits dans les mœurs et dans les traditions rabbiniques : l'ancienne coutume de l'imputation, par laquelle on enveloppait toute une famille dans la peine d'un coupable, n'est point sanctionnée dans la loi ; elle y est même interdite, Deut. 24, 16., cf. 2 H. 14, 6.; Dieu s'était réservé de juger des cas dans lesquels elle devrait être pratiquée, Jos. 7, 45. 24., parce que seul il peut juger de la participation morale d'une famille au crime d'un de ses membres. - L'ensemble des peines marquées dans la loi mosaïque, comme toutes les autres dispositions de cette loi, est empreint d'un caractère de douceur bien rare dans les temps anciens, el cbei les nations policées, ou sauvages, de celte époque reculée. Les châtiments sont proportionnés aux délits, la faute est punie, l'offensé est satisfait, et l'injustice évitée autant que possible ; toutes les précautions sont prises pour abriter l'innocent, et dans plusieurs cas où la perspicacité humaine n'aurait pu se prononcer avec certitude, le jugement de Dieu intervient, Nomb. S, 11. etc. Mais, douces dans la répression des délits contre la société et contre des citoyens, les peines sont d'une sévérité frappante pour les délits religieux, et pour de légères infractions aux lois sur la police, ou sur la pureté légale. Ce contraste esl du même genre â peu près que celui que noas trouvons dans le fait que deux chapitres seuls sont consacrés a l'immense récit de la création, tandis qu'il y en a plus de vingt pour la description des différentes pièces du tabernacle. Même contraste encore entre les neuf chapitres consacrés à l'histoire «les premiers patriarches, et les trente et un qui nous racontent l'histoire de la seule famille d'Abraham jusqu'à Joseph.

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C'est que la partie intellectuelle, spirituelle, vivante de l'homme considéré comme individu, est de beaucoup plus réelle et sérieuse que son existence matérielle, ou même que la vie de l'humanité tout entière. Ce qui est le plus important, Dieu le raconte avec, le plus de détails, ii développe ce qui doit être développé, et laisse dans l'ombre ce qu'il n'est pas nécessaire de connaître; ainsi le chef de la théocratie a dû Taire ressortir avec une force toute particulière, et frapper de peines extraordinaires, les plus petites infractions à la loi divine, les moindres manquements à la sainteté, les déviations même extérieures, même cérémonielles, même physiques, de la loi sainte, juste et pure, qui devait régir le peuple Ibéocratique. Il fallait avant tout que les Hébreux eussent en horreur le mal, la souillure; et pour que cette nation peu intelligente comprit la nature de la sainteté, il fallait que des châtiments sévères servissent, par leur influence menaçante, à préserver les Israélites des moindres impuretés légales, des choses qui n'étaient même impures que typiquement et parce que le législateur les avait déclarées telles. Il fallait, pour ainsi dire, demander le plus pour avoir le moins; comme on interdit à un enfant l'entrée d'un jardin, lorsqu'on veut seulement l'éloigner des fruits qu'il renferme.

CHAUVE. Les têtes chauves pour lesquelles le monde moderne professe une espèce de respect facile à comprendre, à cause des idées de méditations profondes, ou de grands et intéressants malheurs dont elles semblent être le symbole, ne jouissaient pas du même privilège chez les anciens. César se trouvait trop heureux de pouvoir dissimuler, à force de lauriers, son front chauve et nu; et les Juifs, en particulier, voyaient quelquefois dans cette infirmité un avant-coureur de la lèpre, rien moins que cela, cf. Lév. 13, 40. sq. 21, à tel point qu'un homme chauve était regardé comme incapable de remplir les fonctions de prêtre. Le prophète Elisée fut insulté par une troupe d'enfants, parce que sa tête était nue, 2 R. 2, 23. ; et Esaie, parmi les humiliations dont il menace les filles de Sion, annonce que l'Eternel découvrira

sommet de leur tête, 3, 17. 24., cf. Jér. 47, 5 Am. 8, 40.

CHAUVE-SOURIS (hébr. Batalleph). Animal impur, nommé Lév. 11, 19. Deut. 44, 48. Es. 2, 20. Quelques auteurs, d'après les rabbins, ont voulu y voir l'hirondelle, et Luther l'a ainsi traduit dans les deux premiers des passages indiqués, quoique, dans celui d'Esaïe, il ait mis chauve-souris. Cet animal, souris par son corps et presque oiseau par ses ailes, cependant sans plumes, appartient à la classe des mammifères c'est une des familles les plus variées qui exis-

tent; on en compte plus de trois cents espèces différentes qui se distinguent par leur grosseur, la grandeur, l'étendue, la finesse de leurs membranes, le nombre de leurs oreilles, etc. On en trouve en Orient, et jusqu'en Chine et sur les côtes du Malabar, qui sont beaucoup plus grosses que les nôtres, que l'on engraisse, que l'on sale, et dont on fait un mets, à ce que l'on assure, fort délicat.

CHEMIN d'un sabbat. La montagne des Oliviers, dit saint Luc, est près de Jérusalem le chemin d'un sabbat, Act. 1, 42. Il est évident que par cette expression l'on doit entendre la portion de chemin qu'il était permis aux Israélites de faire le jour du sabbat hors de leurs demeures. La loi de Moïse, Ex. 16, 29., défend aux voyageurs du désert de sortir au sabbat pour aller recueillir la manne ; et les Juifs postérieurs, si attachés à la lettre de la loi, avaient onclu de ce passage que la plus grande course qu'ils pussent faire dans le jour du Seigneur, devait être calculée d'après la distance qui se rouvait entre le tabernacle et les rangs les plus éloignés du camp d'Israël au désert, dislance qu'ils avaient calculée être de 2,000 coudées environ ; ils avaient donc établi pour règle que personne ne pourrait s'éloigner des murs de la ville, ou des frontières de son territoire, de plus de 2,000 coudées. Il est assez remarquable que cette défense, relative au chemin d'un sabbat, ne se trouve nulle part ailleurs que dans le verset indiqué, lequel même n'est pas très direct-, mais tout l'ensemble des autres lois sabbatiques était tel , que les Juifs en avaient dû conclure qu'il leur était défendu de voyager, ou de se fatiguer par de trop longues promenades dans le jour du Seigneur : et nous pouvons penser que. sans autre détermination plus précise ou plus minutieuse, ce qu'on appelait chemin d'un sabbat n'était pour les Juifs pieux et fidèles , qu'une promenade hors de l'enceinte de leur endroit, plus ou moins longue, selon les forces et l'âge de chacun, de nature à reposer le corps plus qu'à le fatiguer, et toujours en harmonie avec la sainteté de ce Jour. Le traité talmudique Erubin donne quelques détails sur les limites imaginées par les rabbins, et sur les cas où il pouvait être permis d'outrepasser ces limites; il se range à l'opinion des 2,000 coudées. D'autre» rabbins parlent de trois distances différentes, permises suivant les personnes et leurs circonstances; la grande distance, de 2.800 coudées (4 ,440 m., probablement Act. 4 , 42.); la distance moyenne ou sacrée, de 3,000 coudées (1,050 m.), et la petite, ou le chemin naturel d'un sabbat , 1,800 coudées (900 m.). Les Grecs estimaient à 6 stades le chemin d'un sabbat, et si l'on compte le stade à environ 400 au degré (112 à îi£0 m.), le chemin d'un sabbat

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équivaudrait à un bon quart de lieue (4,202 à 4,320 m.); c'est en effet à peu près la dislance que les voyageurs comptent enlre Jérusalem et le mont des Oliviers; quelques-uns comptent une demi-lieue; mais on sait combien les distances sont en général sujettes à des évaluations différentes, et d'ailleurs ces derniers paraissent avoir compté la distance jusqu'au sommet de la colline, tandis que dans le passage des Actes il s'agit plutôt du pied.

CHEMISE, v. Vêtements.

CHÊNE. C'est par ce mot que nos versions traduisent le plus souvent les noms hébreux Eil. Elan, Allah, Elôn et Allôn, bien qu'elles rendent aussi quelquefois les trois premiers par le mot Térébinthe, q. v. Sous le point de vue étymologique, ces différents noms indiquent tous en général un arbre fort, dur et solide, quoique probablement, dans les usages de la langue, ils eussent chacun leur signification spéciale , et l'on ne se trompera guère en admettant que par Elon et Alon il faille entendre le chêne.

Cet arbre, dont on trouvait en Palestine au moins cinq espèces différentes, abondait particulièrement dans les forêts du territoire de Basants. 2, 43. Ez. 27, 6. Zach. 44, 2.; lesTyriens s'en servaient pour faire les rames de leurs vaisseaux. Il y en avait aussi sur la rive occidentale du Jourdain, Jug. 9, 6. 37., et ils étaient l'objet d'un certain culte d'affection : sous l'un de ces arbres fut ensevelie Débora, la nourrice de Rébecca, Gen. 35, 8., sous un autre, plus tard, Saûl et ses fils, 4 Sam. 34, 43. 4 Cbr. 40, 42.; on y sacrifiait aux dieux païens, Os. 4, 43., et des forêts de chênes servirent de lieux de réunions à des assemblées nationales, Jug., I. c. La longue vie de ces arbres les rendait propres à servir de désignations topographiques, 4 Sam. 4 0, 3., et souvent ils prenaient le nom des lieux où ils étaient plantés, Gen. 43, 48. Deut. 44, 30. (mal traduit plaines). On en faisait aussi des idoles, Es. 44, 4 4. L'espèce de chêne mentionnée dans ce dernier passage, et appelée en hébreu Thirzèh, est beaucoup plus dure encore que le chêne ordinaire; ses feuilles sont indivises, obovées, dentées et couvertes de petits poils à la partie inférieure; son nom même, en arabe, signifie très dur.

CHENIX (xoîvtÇ), Apoc. 6,6., mesure de capacité pour les choses sèches; il contenait deux setiers, le quart d'un batb, d'après Hésychius (9 litres); selon Boeckh, la quantité de froment nécessaire à la nourriture d'un homme pour un jour; ce serait bien vague, et la mesure serait susceptible de varier beaucoup.

CHERUBINS. Ils sont nommés dans plusieurs passages de la Bible; déjà Gen. 3, 24., comme gardiens du chemin qui conduit à l'arbre de la

vie; puis ils sont représentés en or massif sur le propitiatoire, Ex. 25, 18., en broderie sur les couvertures et les voiles du tabernacle, Ex. 26, 1 . 36, 8. 35., en relief sur les lambris du temple de Salomon, 1 R. 6, 32. 35., et sur la cuve d'airain, 4 R. 7, 29. Les prophètes les voient dans leurs visions, entourant le trône de Dieu, Ez. 4, 5. 10, 4. Apoc. 4, 6.

Quant à la figure de ces êtres mystérieux, les premiers livres nous apprennent qu'ils avaient à la fois des mains d'hommes, Gen. 3, 24., et des ailes, Ex. 25, 20. 4 R. 6, 24.; mais des passages d'Ezéchiel et de l'Apocalypse, nous pouvons conclure qu'ils réunissaient en eux la figure de l'homme, du lion, du taureau et de l'aigle. Parlant de ces données, on pourrait, avec Baehr (Symbolik des mos. Cultus), considérer les chérubins comme les représentants les plus élevés de la création, réunissant en leur personne quatre perfections principales de Dieu en tant qu'elles se reflètent dans les créatures, savoir : la sagesse, représentée par l'homme; la force productrice, représentée par le taureau; la majesté, par le lion, et la toutescience, par l'aigle. Comme les représentants les plus parfaits de la création , des forces divines, il est naturel que nous les trouvions placés aussi près que possible dn trône de Dieu, et que leurs images se retrouvent dans le tabernacle, et ailleurs, comme une prédication silencieuse de la gloire de Dieu. D'après Rind, ils seraient les emblèmes de l'Eglise. Rien n'oblige à douter qu'ils ne soient des êtres réellement existants.

CHEVAL. Cet animal était bien connu de l'ancienne Egypte, où il se faisait déjà remarquer par ces belles proportions, cette vivacité, cette force et cette légèreté qui caractérisent encore aujourd'hui, suivant les rapports de Sonnini et des autres voyageurs, les chevaux de cette contrée, v. Gen. 47, 17. 50, 9. Ex. 9, 3. On s'en servait pour la guerre, Ex. 1 4, 9. 23. — Les Cananéens, qui demeuraient en Palestine, avaient aussi une cavalerie, et ils l'employèrent contre les Israélites qui venaient chez eux pour les déposséder, Jos. 11,4. Jug. 4, 3. 7. 13. 5, 22. 28. Il en fut de même, plus tard, des Syriens, 2Sam. 8, 4., qui laissèrent 4 ,700 hommes de cavalerie au pouvoir de David lorsqu'ils se furent levés pour aller recouvrer leurs frontières vers l'Euphrate.

Les Israélites, au contraire, ne connurent que tard l'usage du cheval : au milieu de leurs plaines les patriarches nomades ne virent jamais paître que des animaux humbles et débonnaires, et le coursier qui semble provoquer aux combats n'y frappa jamais la terre de son pied, ni l'air de son hennissement. Puis la loi de Moïse, qui constituait Israël en république

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interdit positivement les « amas de chevaux, » défense nécessaire après le séjour d'Egypte, où les Hébreux avaient appris à connaître et sans doute à admirer ce noble animal, mais défense qui devait tomber d'elle-même aussitôt que les Israélites, par leur incrédulité et leur ambition, auraient amené un changement dans leur constitution, établi la royauté, et ouvert la voie des conquêtes que la loi mosaïque avait elle-même prévue. Aussi voyons-nous déjà le second des rois, David, se monter une cavalerie, modeste encore, avec les dépouilles syriennes; et Salomon, par son alliance avec l'Egypte, multiplier d'une manière inouïe, et en bien peu de temps, l'usage du cheval dans ses Etals : il eut bientôt 4,000 étables pour ses chevaux de trait, 42,000 hommes de cavalerie et 4,400 chariots, 4 R. 4, 26. 40, 26. Ce commerce était l'un des revenus royaux les plus considérables, car Salomon percevait sur chaque attelage un droit d'entrée de MO pièces d'argent (près de 2,000 fr. , si l'on doit entendre par pièces d'argent des sicles, ce qui serait exorbitant ; mais c'est peu probable : quelques auteurs pensent qu'il s'agit du prix de l'attelage), et sur chaque cheval 450 pièces; aussi faisait-il de ses innombrables chevaux plus une affaire de richesse, de luxe et de pompe qu'une affaire de guerre, et nous ne voyons pas qu'il les ait employés dans aucune de ses expéditions militaires. Les cours voisines et les seigneurs des royaumes étrangers, qui voulaient cultiver son amitié, lui envoyaient aussi chaque année, à côté de beaucoup d'autres présents, des mulets et des chevaux; les rois qui lui succédèrent continuèrent d'avoir leurs équipages et leur cavalerie : Achab, 4 R. 22, 35. 2 R. 9, 25.; Joram, 2 R. 3, 7.; Jébu, 2 R. 9, 46., etc.; cf. 2 R. 4 4, 46. Jér. 47, 25. 11 y avait même à Jérusalem une porte qu'on appelait la Porte des Chevaux. 11 ressort des passages 1 R. 48, 5. Ara. 4, 40. Es. 30, 46. que non-seulement les rois, mais aussi les particuliers possédaient des chevaux , lesquels on employait même à fouler le blé, Es. 28, 28. On les nourrissait d'orge et de paille, 4 R. 4, 28.

Les conquérants de l'Asie orientale s'avancèrent souvent contre Israël avec de nombreuses troupes de cavalerie bien montées, Es. 5, 28. Et lorsque les prophètes parlent de l'armée des Caldéens en particulier, ils ne négligent jamais de mentionner les chevaux de combat qui devaient en faire la force, Jér. 6, 23. 8, 46. 50, 37. 54 , 24. Ez. 26, 7. 40. A ces armées les Israélites, peu confiants dans leur chef céleste, voulurent en opposer d'autres du même genre, et se cherchèrent des auxiliaires dans la cavalerie renommée de l'Egypte, Es. 34, 4. 36, 9. Jér. 4, (3. Hab. 4, 8. Ez. 47, 45., cf. Jér. 46, 4. 47, 3. : ils oublièrent que l'Eternel avait dit: « Mau-

dit soit l'homme qui se confie en l'homme, et qui fait de la chair son bras, » Jér. 47, 5. Et ils furent emmenés en captivité, malgré les roseaux du Nil dont ils avaient espéré se faire une arme et un bouclier.

L'Arménie et la Médie étaient célèbres pour la bonté de leurs chevaux; quant à l'Arabie, elle ne promettait rien encore de tout ce qu'elle a tenu depuis à cet égard.

On ne ferrait pas les pieds des chevaux comme on le fait de nos jours, mais on cherchait à rendre leur corne aussi dure que possible, Es. 5, 28.; ou bien on l'entourait quelquefois de semelles ou de sandales, comme celle des chameaux. L'équipement des chevaux se composait d'un mors, Ps. 32, 9., d'une housse ou d'une selle, Prov. 30, 34 ., quelquefois d'une sonnette, Zach. 44, 20. On se servait de fouets pour les presser, Prov. 26, 3. Les chevaux blancs étaient regardés comme les plus magnifiques ; on les donnait aux généraux victorieux, cf. Apoc. 6, 2. 49, 44. 44. Virg., vEn.,3, 537. Des chevaux d'autres couleurs sont mentionnés Apoc. 6. Zach. 4, 8. 6, 2. 3. 6. 7. — La scène de Ha m an, conduisant Mardochée sur le cheval du roi et le promenant en triomphe par la ville de Susan, rappelle les honneurs dont Pharaon combla Joseph lorsqu'il le (it conduire sur un chariot royal, en l'établissant le second personnage de toute l'Egypte, Gen. 44, 43.

Quant aux chevaux du soleil, et aux chevaux de feu qui enlevèrent Elie, v. Chariots.

On connaît la sublime et poétique description de cet animal dans le discours de l'Eternel, Job 39, 22-28.

CHEVELURE, cheveux. Une longue et forte chevelure passait chez les Hébreux pour un des plus beaux ornements de l'homme, Jug. 46, 22. cf. Ez. 8, 3.; mais il parait que les jeunes gens seuls (Absalon) avaient coutume de la laisser flotter, 2 Sam. 44, 26., tandis que les hommes plus âgés la rasaient davautage et la coupaient avec des rasoirs, à l'exception des Nazaréens qui ne la coupaient pas , et des sacrificateurs qui se servaient de ciseaux, cf Ez. 44, 20. Plus tard on regarda les longs cheveux chez un homme comme l'indice d'un caractère efféminé, 4 Cor. 44 , 4 4., et il fut ordonné aux prêtres de les couper fréquemment, presque tous les quinze jours. C'était en quelque sorte une mesure de propreté, et les esclaves eux-mêmes étaient soumis à la tonsure, Gen. 44, 44. Ce ne fut plus qu'en suite d'un vœu que les hommes purent, et seulement momentanément, laisser s'allonger leur chevelure, Act. 48, 4 8. Les femmes, en revanche, y attachaient un grand prix, 4 Cor. 4 4. Elles les arrangeaient en tresses, Gant. 4, 4. 4 Tim. 2, 9., ou les frisaient, Es. 3, 24, 4 Pierre 3, 3., et souvent les

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