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CHI

ornaient de pierreries ou d'autres joyaux précieux. Les femmes qui se respectaient ne sortaient guère avec des cheveux flottants que lorsqu'elles étaient dans le deuil ou dans une grande affliction, Luc 7, 38. Les cheveux noirs passaient pour les plus beaux; Cant. 5, 41. v. Chauve.

Dieu avait aussi défendu aux prêtres de se couper les cheveux en rond, Lôv. 49, 27., défense qui se rapporte sans doute à quelque usage païen que nous ne connaissons plus.

CHÈVRE. Les chèvres, comprises avec les moutons sous le nom général de Tsôn, formaient le menu bétail en opposition avec le gros bétail, Bakhar, ou les bœufs. Les patriarches en possédaient, comme de nos jours encore les Bédouins, de nombreux troupeaux, Gen. 45, 9. 32, 4 4. 37, 31., et les Israélites postérieurs tirent également consister une grande partie de leur fortune dans le nombre de ces animaux, I Sam. 25, 2. tant. 6, 5. Prov. 27, 26. La chèvre était un animal pur; on s'en servait pour les repas et pour les saeriflces, Deul. 1 i, 4., et Ton choisissait de préférence, comme encore maintenant, les jeunes chevreaux, Gen. 27, 9. 38, 20. Jug. 6, 19. 43, 15., cf. 1 Sam. 46, 20. On eu estimait beaucoup le lait, Prov. 27, 27., que l'on regardait comme plus sain que celui de la brebis. Les prophètes, les prédicateurs de la repentance , et en général les hommes à principes sévères, ainsi que les nécessiteux, se couvraient ordinairement de peaux de chèvres : on se servait encore du poil de ces animaux pour faire des couvertures de tentes, Ex. 26, 7. 35, 6. 30, 14., peut-être aussi des matelas. Les chèvres des Bédouins sont communément noires; dans la Syrie et la Basse-Egypte elles sont plus grosses que les nôtres, d'un rouge clair, et les oreilles pendantes. Il ne parait pas que la chèvre angora soit jamais désignée dans la Bible.

La défense de cuire le chevreau dans le lait de sa mère, Ex. 23, 19. 34, 26., c'est-à-dire dans du beurre, pouvait avoir pour but de favoriser l'agriculture par l'obligation de se. servir d'huile pour l'assaisonnement des viandes : le législateur, qui voulait lixer au sol la nation juive, devait multiplier les occasions qui en rendissent les produits nécessaires. Mais il est difficile de n'y pas voir aussi, ne fût-ce que dans l'expression, une de ces prescriptions touchantes qui, en inspirant la pilie et la sympathie pour les animaux, devaient adoucir le cœur de l'homme.

L'empire macédonien est représenté, Dan. 8, 5., sous l'emblème d'un •< bouc sortant d'entre les chèvres, •» et l'on remarque que la Macédoine, dans les premiers temps de son histoire, possédait une telle, multitude de chèvres, que

plusieurs villes prirent ces animaux pour leurs symboles, et les frappèrent sur leurs monnaies: les habitants même prirent le nom d Egéens (chevriers), qui s'est conservé jusqu'à nos jours dans le nom de la mer Egée.

CHEVREUIL, v. Gazelle.

CHIEN, animal déclaré impur par la loi juive, et méprisé de tout l'Orient. Les anciens ne s'en servaient guère que pour la garde des maisons, des champs ou des troupeaux, Job 30, 4 .; il ne parait pas qu'on s'en servit pour la chasse, o. cet art. On trouve cependant dans l'histoire de Tobie, 5, 23. 44, 3. et Malth. 45, 27., une preuve que les chiens dits d'agrément n'étaient pas tout à fait inconnus aux Hébreux. L'A. T. nous montre parfois les chiens comme on les voit encore de nos jours dans les pays chauds, courant par bandes, sans maîtres, altérés et avides, 1 R. 44, 44. 46, 4. 24, 49. 3 R. 9,36. cf. Ps. 59, 44. Luc 46, 2., se nourrissant même de cadavres, 4 R. 21, 23. 22, 38. Jér. 15.3. Sauvages et presque féroces, on les a vus quelquefois , pressés par la faim , se jeter sur les hommes ; et la mesure commandée Ex. 22, 3t. semble se justifier autant comme aflalre de prudence (une nourriture assurée aux chiens), que comme précepte de pureté légale. Comme la vigilance et le cri d'avertissement sont le caractère qui les distinguait le plus chez les Hébreux. Esaïe a pu appeler chiens muets, 56, 40., les faux prophètes qui, dormant eux-mêmes, laissent les peuples s'endormir dans leurs fautes et dans leurs péchés.

On a vu en quelle basse estime ces animaux étaient auprès des Juifs, et l'on ne s'étonner» pas que le nom de chien ait été l'injure la plus humiliante qu'ils aient su inventer. Job se plaint de se voir insulter par des jeunes gens dont il n'aurait pas voulu admettre les pères parmi les chiens de ses troupeaux, Job 30, 4. David, Rabaissant devant Saiil et voulant lui faire sentir que son injuste persécution ne peut en aucune manière 1 honorer, lui dit : « Qui poursuis-tu, roi d'Israël? un chien mort, une puce! »4Saœ 24, 15.; la même expression se retrouve plus d'une fois dans l'histoire de. David, 4 Sam. 43. 2 Sam. 9, 8. 46, 9., cf. à R. 8, 4 3. Le «on de chien, comme le terme correspondant « cynique, n venu du grec, se prend souvent aussi pour désigner des hommes sans pudeur et sans retenue ; et c'est dans ce sens que plusieurs interprèles entendent les mots « le prix d'un chien - qui se trouvent, Deut. 23, 48., dans un contexte qui vient à l'appui de cette opinion. L'apôtre saint Paul, en disant : « Prenez gardp aux chiens, « Phil. 3, 2., semble vouloir indiquer à la fois de faux docteurs et des nommes immoraux, comme il s'en trouve souvent partm ceux qui falsifient, la doctrine de Christ, cf.

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