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Matin. 7, 6. Notre Sauveur, en excluant de sa maison les chiens, les empoisonneurs, les impudiques, etc., Apoc. 22, 45., a pris ce root dans le même sens. Saint Pierre, et déjà Salomon, comparent les pécheurs dans leurs rechutes, aux chiens qui retournent à ce qu'ils ont vomi. 2 Pierre 2, 22., cf. Prov. 26, 44 . Enfin David représente comme des chiens dévorants les ennemis qui ne cessent de le persécuter. Ps. 22, 46. 20.; et si Ton prend ce psaume dans son sens prophétique, on retrouvera cette idée que les plus grands ennemis de Christ et du christianisme sont les chiens spirituels, l'incrédulité et l'immoralité.
CHIFFRES, v. Nombres.
CHINE, v. Sinim.
CUIOS, Act. 20, 45., île de l'Archipel, très fertile, située entre Samos el Lesbos, et dépendante de l'Ionie dans l'Asie Mineure; maintenant Scio, appelée par les Turcs Saki-Adassi, ou île du Mastic. Ses principales productions sont le mastic el le vin. La ville principale, qui porte le même nom que l'Ile, a un bon port; il a joui d'une certaine importance : au temps des Romains elle comptait encore comme ville libre.
CHLOÉ, 4 Cor. 4, 41., femme disciple de l'Eglise de Corintbe. Ce fut sa famille qui avertit Paul des désordres qui régnaient à Corinthe, et des rivalités qui existaient entre les disciples d'Apollos, de Cépbas el de Paul. Quelques-uns pensent qu'elle fit écrire elle-même, et qu'elle employa pour cela Stéphanas, Forlunai et Achaïque, « les prémices de l'Achaïe. » C'est à cette lettre que paraît répondre l'Apôtre dans les six premiers chapitres de son «pitre ; il en avait reçu une autre des Corinthiens eux-mêmes qui le consultaient sur des objets moins importants que l'union fraternelle, et ce n'est qu'après leur avoir adressé les sévères avertissements qu'exigeait la lettre de Cbloé, qu'il passe enfin, 7, 4., a la réponse directe aux Corinthiens. Quant à la personne même de Chloé, elle est tout à fait inconnue, au point que quelques-uns ont cru pouvoir en faire un nom d'homme.
CHONJA, Jér. 22, 24. 27. 38, 4., un des noms de Jéchonias, q. v.
CHORAZIN, village ou bourg, nommé deux fois à coté de Belhsaîda, Matlh. 44, 24. Luc 40, 43., et probablement situé, comme cette ville, dans la Galilée et sur la rive occidentale de la mer de Tibériade, mais du reste inconnu ; peutêtre le Keràzeh dont Kciih a visité les ruines, qu'il dit assez considérables (Evidences, etc.). Saint Jérôme le met à 2,000 pas de Capernaûm, et Eusébe, mais certainement par erreur, à 42,000. Quelques-uns comparent le « //a/o.veth des nations, » Jug. 4-, 2., d'autres le noms hé-
breu Choraschim (lieux escarpés, 2 Chr. 27, 4., inexactement traduit forêts); d'autres lisent en deux mots Chora Zin, la contrée de Zin ; quelques voyageurs modernes enfin (Seelzen, etc.) comparent des ruines qu'ils ont trouvées sur la rive orientale du lac de Génésarelh, sous le nom de Kalathel-Hœrsa, ou, d'après Burkhardl, Kalat el Hossn ; mais outre que ce rapprochement de noms est bien vague, bien insignifiant, la donnée elle-même est en contradiction avec le peu que saint Jérôme nous en a laissé. Il faut donc s'en tenir à cette simple indication que Chorazin était dans le voisinage de Belhsaîda. Cette malheureuse ville n'existe plus; elle a vu s'accomplir les menaces du Seigneur, qui l'avait honorée de sa présence , de ses discours et de ses miracles , qui n'y a recueilli aucun fruit de ses travaux, et qui lui a déclaré avec, douleur et indignation que, si les villes païennes de Tyr et de Sidon eussent vu ses œuvres et entendu ses paroles, elles se seraient depuis longtemps repenties avec le sac el la cendre. Les évangiles ne disent rien de la mission de Jésus à Chorazin, quoiqu'ils la connussent puisqu'ils y font allusion, ce qui prouve qu'ils n'ont pas eu la prétention de donner une biographie complète du Sauveur. Cf. Jean 24, 25.
CHOUETTE, Lév. 4 4, 47. p. Chat-huant.
CHRONIQUES. Le nom actuel de ces livres leur a été donné par saint Jérôme; les Juifs les nommaient Diberé hayamim, journaux, paroles des jours ; et les Grecs leur avaient donné le nom que les Latins leur conservent encore, de Paralipomènes ou choses omises, qui correspond à ce que dans notre langue nous appellerions un Supplément. Les neuf premiers chapitres contiennent des tables généalogiques, documents auxquels les Israélites devaient attacher beaucoup d'importance, soit à cause de l'attente du Messie, soit parce que toutes les propriétés foncières étaient inséparablement liées à l'existence de la famille. Le reste du premier livre, 40-29, et les neuf premiers chapitres du second, contiennent l'histoire de David et de Salomon; et la fin du deuxième livre, 40-36, l'histoire du royaume de Juda depuis le schisme jusqu'à l'exil. Les livres des Chroniques ne sont cependant pas une simple répétition des livres de Samuel et des Rois. On remarquera facilement des différences notables dans la manière dont les faits sont présentés dans les Rois et dans les Chroniques, même des contradictions apparentes. Les livres des Chroniques donnent beaucoup plus de détails sur tout ce qui tient au culte (par exemple lorsqu'il s'agit des préparatifs que (il David pour la construction du temple, 4 Chr. 22, 28. 20), sur l'organisalion des classes sacerdotales, 4 Chr. 23, 24, 26, sur la musique sacrée, ibid., 26. Ce caractère,
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