UT
taire : c'était déjà l'ancienne qui pressentait l'inutilité de la circoncision faite de main eu la chair ; c'était déjà l'ancienne, et Moïse lui-même, qui de la part de l'Eternel appelait les Hébreux à la véritable sainteté, lorsqu'il leur dit : « Circoncisez donc le prépuce de votre cœur, » Deut.40, 16., cf. Jér. 9, 85.
Après la mort de Jésus, et dès les premiers temps de l'établissement de son Eglise sur la terre, des disputes s'élevèrent entre ses disciples sur la nécessité d'assujettir ou non à cette cérémonie les païens qui passaient au christianisme : nous aurons à en reparler ailleurs; rappelons seulement ici que saint Paul déclan d'une manière générale et positive « que celui qui se circoncit reste sous l'obligation d'accomplir toute la loi, » Gai. 5. 3., et que le concile de Jérusalem délivra officiellement les lldèles d'entre les païens de toutes les cérémonies mosaïques, et en particulier de celle de la circoncision, Act. 45, 24. 28. «9.
Reste enfin le cas de Timothée, Act. 46, 3., la circoncision que saint Paul donna à ce disciple, et qui parait contradictoire avec la conduite qu'il tint plus tard avecTite, Gai. 2, 3. Il n'y a aucune contradiction dans la manière dont les deux récils nous sont présentés ; dans les Galates, il est dit qu'on n'obligea point Tile, et dans les Actes rien ne semble indiquer que Timotbée ait manifesté quelque répugnance à se soumettre à cette cérémonie : s'il y était volontairement disposé, il n'y avait rien dans le système de Paul qui pût l'empêcher d'y consentir; cet apôtre disposé à se faire tout à tous, et Juif aux Juifs, 1 Cor. 9, 20., devait plutôt saisir avec joie l'occasion qui lui était offerte de faire aux bébraïsanls une légère concession pour leur prouver son peu d'entêtement, son laisser aller dans les choses secondaires, sa tolérance et son amour pour la paix, qui le faisait céder lorsqu'il ne s'agissait que de vues personnelles, particulières, sur des points peu importants, mais qui ne l'amenait cependant à aucune concession sur les articles mêmes de la foi.
CIRE, v. Abeilles.
CITEKNES. Comme les pluies ne tombent que deux fois l'an en Palestine, que les sources y sont rares, et que les villes sont presque toutes bâties sur des hauteurs, il faut par divers moyens obvier au manque d'eau qui se fait si généralement sentir. Les citernes sont des réservoirs destinés à recueillir les eaux du ciel. Les Orientaux, et les Hébreux en particulier, en avaient creusé un grand nombre dans les plaines et sur les montagnes, et l'on montre encore dans les environs de Nablus (Sicheru) la fontaine de Jacob, Jean 4, 6., au bord de laquelle s'assit notre Sauveur parlant avec la Samaritaine. Ces citernes menaient eu général le