CIT
nom de la ville la plus voisine, ou le nom de leurs propriétaires, comme Deut. 40, 6. les citernes (Béérotb) des dis de Jahakan. Assez étroites à leur ouverture, elles s'élargissaient ordinairement à mesure qu'elles étaient plus profondes, et cette forme, qui les rendait peu propres à recueillir en abondance l'eau du ciel» empêchait du moins l'évaporation trop abondante des eaux renfermées dans le réservoir. On les fermait au moyen d'une pierre, Gen. 29, 2., pour les abriter contre le sable mouvant du désert, ou contre la soif des étrangers et de leurs troupeaux ; et les Bédouins savent si bien encore fermer l'ouverture de leurs citernes > qu'il est presque impossible de les découvrir, cf. 2 Sam. 47, 49. A l'approche d'un ennemi, ou pour 6e venger de quelqu'un, l'on comblait les puits et les citernes, pour essayer de faire périr par la soif, ou du moins pour faire souffrir cruellement ceux qui auraient compté s'y désaltérer, Gen. 26, 15. 2 R. 3, 25. 2 Chr. 32, 3. Es. 45, 6. Les nomades regardent la propriété de ces puits comme un bien précieux dont on ne cède pas facilement l'usage à d'autres tribus , ainsi qu'il paraît d'après Nomb. 24, 22. Il résulte de là que ces citernes devaient être des occasions de rixes et de combats fréquents, soit entre tribus, soit entre particuliers, Gen. 24, 25. 26, 45.
Dans la saison chaude de l'année, et en général quand les citernes sont vides, elles servent de prisons; Joseph et Jérémie y furent enfermés, Gen. 37, 22. Jér. 38, 6., et les prophètes emploient des images de cette nature pour exprimer les angoisses de leur âme ou les maux qui les oppressent, Ps. 55, 24. 69, 45. 88, 7. Une citerne est mentionnée en passant, 2 Sam. 47, 48., comme ayant servi de cachette et de lieu d'abri.
Il y avait ordinairement, dans les villes, des citernes publiques et banales, de la grandeur moyenne desquelles on peut juger par le fait qui nous est rapporté Jér. 44, 6. 7, 8. de soixante et dix hommes dont lsmaël Ut jeter les cadavres dans la citerne (Martin, mal traduit, une fosse). Elles étaient tantôt carrées, tantôt cylindriques, et solidement enduites de mortier et de chaux, atin d'empêcher l'eau de fuir et de se perdre; quelques-unes cependant n'étaient que creusées dans la terre, et présentaient, lorsqu'elles venaient à être à sec, un fond de vase et de boue, Jér. 38, 6. On les couvrait d'une pierre. Ex. 24, 33., ou bien on les entourait d'une barrière, soit comme gardefou, pour prévenir des accidents, soit surtout pour les préserver ellea-mênies. Les particuliers opulents avaient dans la cour de leurs maisons des citernes pour leur usage particulier, 2 Sam. 17, 48., et ce n'était pas pour eux