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s'y vouaient se logeaient ordinairement en dehors des villes, près des rivières, ou sur les bords de la mer. Ce fui chez l'un de ces humbles ouvriers que saint Pierre passa plusieurs jours, ei que l'Esprit lui annonça qu'il ne devait plus regarder comme impur ce que Dieu lui-même avait purilié.
ÇOSAA1, (ils d'Elmodam, et l'un des ancêtres de notre Sauveur par Marie, Luc 3, 28.
COSBI, tille deTsur l'un des principaux d'entre les Madianiles, Nomb. 25, 15. 18. Balaam, n'ayant pu maudire les enfants d'Israël, avait voulu les faire maudire de Dieu même, en les entraînant dans le mal. Sur son conseil, |es Madianiles avaient invité les Israélites à une grande fêle païenne des plus dissolues; ceux qui se rendirent à cet appel et qui participèrent aux impurs divertissements des païens furent frappés d'une fort grande plaie, et 24,000 d entre eux succombèrent. Moïse menaça de mort ceux qui continueraient à pécher, et la sentence fut exécutée par pbinées, qui frappa de sa lance le juif Zimri et cette Cosbi, qui, joignant l'impudence à l'impureté, s'étaient présentés publiquement, en compagnie l'un de l'autre, devant Moïse et devant l'assemblée des enfants d'Israël, comme ils pleuraient à U porte du tabernacle. L 'infâme machination de Balaam échoua donc confre la fermeté des chefs d'Israël, et les Madianiles apprirent par leur expérience que le crime est un mauvais allié : Dieu, qui avait ordonné à Israël de les épargner, Deut. 2, 9., leur retira cette protection et commanda à Moïse de les exterminer, Nomb. 31, 2. 3.
COTON, produit d'un aibrp ou d'un arbrisseau qui se trouve principalement aux Indes, en, Egypte et en Chypre, mais qui peut aussi croître et être cultivé en Syrie et en Palestine, Ez. 27, fG. 1 Chr. 4, 21. On distingue souvent l'arbre et l'arbuste (le gossypium arboreum el le gossypiuni herbaceura), mais les deux espèces n'en font qu'une seule. L'arbuste à colon, qui croit spontanément dans les contrées de l'Asie Antérieure, est une plante annuelle qui s'élève a 1 mètre environ, et même jusqu à 2, quand elle est cultivée et soignée : la lige est rougeàtre dans sa partie inférieure; les rameaux sont courts, couverts de poils ej. semés de taches noires; les feuilles grandes, molles, vert foncé, et à cinq lobes : les Ûeurs prennent naissance â l'origine des feuilles; elles sont en forme de cloches, jaune pâle et couleur pourpre vers le bas; le fruit est une capsule; d'abord de la grosseur d'une noisette, il devient bientôt aussi gros qu'une noix et s'ouvre de lui-même en octobre; le peloton de laine végétale qu'il renferme se développe à la chaleur el n'est pas moins grand qu'une pi>mme; il contient sept petites graines grisâtres ou brunes, cofonneuses et ovèes, dont |
le noyau donne une huile qui n'est pas sans utilité. — L'arbre à coton est plus méridional; c'est aux Indes surtout qu'on le trouve; il atteint deux hauteurs d'homme et ne diffère guère de l'arbuste que par la taille; sa culture a pris dans les Etats-Unis du Sud des développements considérables; il réussit de même en Algérie. Quant à la connaissance que les Juifs avaient du coton, et à l'usage qu'ils en faisaient, r. Lin.
COUDÉE, mesure naturelle, usitée chez tous les anciens peuples, comme le pied l'a été chez les peuples modernes. La coudée est la longueur comprise entre le coude replié et l'extrémité du doigt du milieu, Deut. 3, 11. Selon notre manière de compter, ce serait 0m 54 (1 pied, 7 pouces, 1Q lignes et demie). D'après Origène et saint Augustin, la coudée dont Noé se servit pour la construction de l'arche était six fois aussi grande que la coudée ordinaire; mais ce système est inadmissible. Une hypothèse du même genre est celle de Louis Capelle et de quelques autres, qui prétendent que chez jes Hébreux il y avait, a côté de la coudée ordinaire, la coudée sacrée, qui était double de la première. Ils s'appuient sur ce que Nomb. 35, 4. les faubourgs des villes |évitiques ont, au premier verset, 1,000 coudées de longueur, et au verset suivant, 2,00Q; et sur ce que 1 R. 7, 15. |es deux colonnes de bronze du temple de Salomon ont 18 coudées de hauteur, tandis que 2 Chr. 3, 15. elles eu ont 35, à peu près le double. — D'autres encore, admettant la même distinction, ne donnent à la coudée sacrée qu'une palme de plus qu'4 la coudée ordinaire, se fou dant sur Ez. 40, 6. 43, 13. ; mais, dans ces deux passages, il est question de la coudée hébreue, comparée â la coudée de Rabylpne (0m 45), à laquelle les Juifs s'étaient aecoutumés pendant la captivité, et le prophète a bien soin d'indiquer que la coudée dont il parle est la vraie, l'ancienne coudée, plus grande d'une palme que la coudée à laquelle ces Uebreux modernes étaient habitués. |1 ne parait donc pas qu'il faille admettre que les I|ébreux aient eu pour leur usa^e ordinaire, en Palestine, deux coudées différentes; aussi, rien ne nécessite cette supposition, bien que les uns trouvent l'arche trop petite avec ses 300 coudées de longueur, et que d'autres ne trouvent pas non plus Goliath assez grand avec ses six coudées et une paume de hauteur.
COUDRIER. C'est ainsi que nos versions traduisent l'hébreu Louz, Gcn. 30, 37.; il doit se rendre plutôt par amandier, q. v.
COULEURS. Le blanc, le noir, le jaune el quelques autres couleurs sont mentionnées dans l'Ecriture, Canl.5, 11. Ps. 68, 13. Zach. 6, 2. 3. Apoc. 6, 2. 4. 5. 8., elc. ; les principales sout le
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pourpre, l'écarlate et le cramoisi, dont nous parlerons en leur place.
COULEUVRE, Gen. 49, 17., bébr. Shephipbon. probablement la couleuvre dite cornue, ou céraste (la plupart des autres couleuvres sont inoffensives); elle a un peu plus de 2 cen- Um. de largeur sur une longueur de om, 40 environ. La couleur de son dos et de ses flancs est brune ; elle est blanche sous le ventre : sur sa létc sont deux espèces d'antennes ou de cornes sensibles, en forme de nœuds. Elle se cache ordinairement dans le sable où sa couleur la rend assez difficile à apercevoir : au moindre mouvement, au moindre bruit qui se fait autour d'elle, elle s'élance de sa retraite avec impétuosité, et fond sur sa proie, attaquant également les hommes et les chevaux, et d'autres grands animaux. En comparant les Danites à la couleuvre, le patriarche voulait donc annoncer que cette tribu s'agrandirait et ferait des conquêtes sur ses ennemis par la ruse, plus que par la force et la valeur. — v. Serpents.
COUPE. La coupe de Joseph, dont il esi parlé Gen. 44, 5. sq., a passablement ému les interprètes, à cause des paroles de Joseph qui charge son maître d'hôtel de poursuivre les onze frères accusés de vol : mais l'on n'est pas même d'accord sur la traduction exacte de ces paroles ; nos versions lisent : « N'est-ce pas là la coupe dans laquelle mon seigneur boit, et par laquelle très assurément il devinera ? » D'autres (Luther, Vulgate, etc.) traduisent ces derniers mots par ceux-ci : « dont il se sert pour prédire Cavenir, » pour deviner avec certitude. La première traduction est plus simple, et chacun la comprend ; elle a même le défaut d'être trop simple : en s'apercevant que vous lui avez pris sa coupe, mon seigneur devinera que vous la lui avez volée; c'est trop clair : on doit suppléer quelques mots pour lui donner un sens passable, et l'on dit, par exemple : Est-ce que par celle iniquité mon maître ne devinera pas les autres ? Cette paraphrase pouvait signilier quelque chose pour Joseph, elle ne signitiait rien pour le maître d'hôtel; mais il est possible que Joseph, en lui ordonnant de tenir ce langage, voulût parler à la conscience de ses frères, et certes ceux-ci étaient à même de comprendre. Toutefois paraphraser n'est pas traduire, et l'on doit ici ajouter tout un sens pour en trouver un. — En admettant la seconde version, l'on se demande si Joseph se serait en effet servi de sa coupe pour prédire l'avenir, ou si ses gens le croyaient ainsi, ou si le maître d'hôtel ne tient ce langage que pour s'accommoder à la croyance commune des Egyptiens qui regardaient Joseph comme un très habile magicien, ou enfin, s'il veut seulement intimider les frères de Joseph, en leur |
faisant croire que celui-ci est très versé dans l'art de la divination. Il y a des défenseurs pour chacune de ces opinions, et l'on doil se rappeler que les anciens reconnaissaient une sorte de divination par la coupe; ils prétendaient, entre autres, qu'Alexandre le Grand avait une coupe au moyen de laquelle il voyait dans l'avenir des choses naturelles et surnaturelles (et plusieurs traits de sa vie prouvent qu'en effet il trouvait quelquefois la double vision au fond de sa coupe). On devinait, soit en jetant dans l'eau de la coupe des lames de métal sur lesquelles étaient gravés certains caractères mystérieux, soit en y laissant tomber des gouttes de cire fondue, qui, d'après la manière dont elles se groupaient, donnaient la réponse aux questions présentées. Nous savons jusqu'à quel point l'on peut accorder créance à toutes ces ressources de la science magique ancienne; mais, quoiqu'il en soit, il est évident que si Dieu avait accordé à Joseph le don d'interpréter les songes, il n'était pas un mage ou un devin oriental livré à la merci de son verre. On peut supposer, si l'on veut, que les Egyptiens, ignorants et païens, ne sachant à quoi attribuer les vertus et la science surnaturelle de leur gouverneur, les aient attribués à quelqu'un des meubles dont il se servait, et à sa coupe en particulier. Mais l'on peut adopter aussi l'une des deux traductions suivantes, autorisées par l'original :
N'est-ce pas la coupe que mon seigneur
cherche avec beaucoup de soin ; ou... par laquelle il a voulu vous éprouver P
La coupe (nos versions ont breuvage) est employée quelquefois dans l'Ecriture pour signifier le partage, le lot, l'héritage de quelqu'un: c'est ainsi que David s'écrie : L'Eternel est la part de mon héritage et de mon breuvage, Ps. 46, 5., soit qu'il veuille dire : Il me suffit, et je ne veux point de part aux festins des méchants; soit qu'il fasse allusion à ces mêmes festins où l'on remplissait les coupes aussi souvent que les conviés le désiraient.
Le même psalmiste s'écrie encore : Je prendrai la coupe des délivrances, et j'invoquerai le nom de l'Eternel, Ps. H 6, t3., cérémonie qui parait avoir été pratiquée réellement chex les Juifs, et dont on trouve un exemple dans un livre beaucoup plus moderne, et tout à fait apocryphe, le troisième des Maccabées, 6, 27., où l'on voit les Juifs d'Egypte offrir à l'Eternel des coupes dans les festins qu'ils firent pour leur délivrance. Quelques interprètes croient cependant qu'il faut entendre par là le vin que l'on répandait sur les victimes d'actions de grâce, Ex. 29, 40. Nomb. t5, 5.58. 7. 44.
La coupe est encore mentionnée dans le dernier repas que Jésus fit avec ses disciples, et
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